Ibrahim Al Ansary
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Dépêche Kal Akal révèle de nouvelles preuves de crimes contre l’humanité commis en Azawad L’Association Kal Akal exprime sa plus vive indignation face à la multiplication des crimes graves commis contre les populations civiles par les forces armées maliennes et les mercenaires d’Africa Corps, dans plusieurs localités de l’Azawad. Les informations collectées par nos équipes témoignent d’une campagne de violence systématique marquée par des exécutions extrajudiciaires, des frappes indiscriminées, des actes de torture et des représailles ciblant les populations civile. Le 19 mai 2026, une frappe de drone menée par l’armée malienne et Africa Corps a visé une voiture Hilux transportant des passagers civils dans la localité d’Amasrakhad. Cette attaque a causé la mort de trois civils, dont Youssouf Ag Aljimit, propriétaire du véhicule. Cette frappe s’inscrit dans une série d’attaques répétées contre des moyens de transport civils dans les zones désertiques de l’Azawad. Le 14 mai 2026, dans la zone sud de Lerneb Tilemsi, les forces FAMa appuyées par les mercenaires russes ont assassiné deux civils bergers; Mohamed Abdoullahi dit (Irou) Ag Hamma, âgé de 64 ans ; Mahmoud dit (Houtou) Ag Mohamed, âgé de 25 ans. Leur corps retrouvé des jours plus tard. L’Association Kal-Akal dénonce un acte de barbarie supplémentaire contre des civils sans défense dont la seule présence dans leur zone de pâturage semble désormais suffire à les condamner à mort. Par ailleurs, des découvertes particulièrement choquantes ont été documentées dans le camp d’Amachach à Tessalit. Des langues humaines sectionnées y ont été retrouvées attachées ensemble sur un fil et suspendues, avec l’inscription ( Tessalit ) laissée sur les lieux. Les photographies exclusives collectées par l’Association révèlent une scène d’une extrême cruauté qui soulève de graves soupçons d’actes de torture, de traitements inhumains et de crimes contre l’humanité. Ces faits illustrent l’ampleur des exactions que les autorités maliennes tentent de dissimuler à la presse nationale et internationale. Le 21 mai 2026, plusieurs familles kal-Tamasheq du quartier 4 de Gao ont subi des fouilles violentes et des actes de pillage de leurs biens aux environs de 10 heures. Un vieillard a également été arrêté et emmené vers une destination inconnue. Ces opérations de harcèlement contre des familles civiles accentuent le climat de peur et de persécution qui règne dans la ville. L’Association Kal-Akal signale également que la maison du docteur Choughaib Ag Ouadoussan à Kidal a été ciblée par des frappes aériennes de l’armée malienne et d’Africa Corps le 20 mai 2026. Quelques jours plus tard, le 22 mai 2026, le bâtiment du gouvernorat de Kidal a été entièrement détruit à son tour, aggravant davantage les destructions touchant les infrastructures civiles et administratives de la région. Face à cette escalade alarmante, l’Association Kal-Akal appelle les Nations unies, les organisations internationales de défense des droits humains, ainsi que la communauté internationale, à ouvrir une enquête indépendante et urgente sur ces crimes commis contre les populations civiles en Azawad. Le silence et l’inaction face à de tels actes risquent d’encourager davantage d’atrocités contre des populations déjà profondément meurtries par des années de conflit. Association Kal-akal Kidal le 23/05/2026
















