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@Helios_MC

"Sadness is caused by intelligence, the more you understand certain things, the more you wish you didn't understand them." — Charles Bukowski.

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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
Je vais essayer d’écrire ces mots sans tomber dans l’émotion. Quand on a lancé Finneko avec Cyril, Martin et ma femme, je n’imaginais pas une seule seconde qu’on atteindrait aussi vite ce niveau d’écoute et de crédibilité. Au début, comme avec tous les projets, nous avons eu nos moments de doutes et de galères. À titre personnel, j’étais dans une période très problématique et Finneko ressemblait clairement à un all-in. Aujourd’hui, ce all-in a payé et nous avons construit une incroyable communauté. Une communauté qui nous fait confiance, et à qui on essaie de rendre au centuple à tous les niveaux. Surtout, j’ai retrouvé quelque chose que j’avais perdu depuis longtemps : le plaisir, la liberté, et surtout l’envie. Grâce à Finneko, j’ai également rencontré des personnes incroyables, et l’une d’elles m’a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser. Ainsi, je vous annonce que je rejoins Christophe Barraud @C_Barraud en tant qu'économiste au sein de Lior Global Partners à Monaco pour prendre part activement à l’équipe de recherche et de gestion, et contribuer à l’analyse des dynamiques macro et à la construction des stratégies d’investissement. C’est un rêve de gosse qui se réalise, et je vous le dois en grande partie. Surtout, je ne remercierai jamais assez toute l’équipe et @NCheron_bourse pour cette rencontre. Côté Finneko, je reste pleinement impliqué pour développer le projet et le représenter. On ne fait que commencer 😉 Croyez en vous et ne lâchez jamais rien, c'est la vraie leçon de vie de mes 10 dernières années, et Dieu sait que j'en avais besoin.
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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
🚨 Aujourd’hui, on a une situation assez déroutante. Les marchés américains sont proches de leurs plus hauts alors que le moral des consommateurs est au plus bas. Il y a un vrai décalage entre ce que vivent les gens et ce que price le marché. 🧐 Si on regarde le graphique, on compare deux choses très différentes. D’un côté, le S&P 500, qui représente la valorisation des grandes entreprises américaines et une projection des profits futurs. De l’autre, le consumer sentiment, qui mesure le ressenti des ménages à un instant donné, donc leur perception de l’économie, de leur pouvoir d’achat et de leur situation financière. Il n’y a pas vraiment de corrélation long terme entre les deux. Le marché suit une trajectoire haussière assez régulière, portée par la croissance économique, l’innovation, l’inflation et les gains de productivité. À l’inverse, le sentiment des consommateurs est extrêmement volatil et évolue en fonction des cycles, des crises, de l’inflation, du chômage ou encore du climat politique. 📚 Historiquement, les moments où le sentiment des consommateurs est très bas correspondent souvent à des périodes de stress économique (crises, récessions, inflation élevée) mais ce ne sont pas forcément les pires moments pour investir, bien au contraire. Très souvent, ces phases coïncident avec des points bas ou des phases de reprise du marché. Aujourd’hui, ce qui interpelle vraiment, c’est l’ampleur du décalage. Le marché est haut, tiré par certaines thématiques très fortes alors que le moral des ménages est très dégradé. Il y a plusieurs forces structurelles derrière ce phénomène. 1⃣ D’abord, il y a un effet richesse très asymétrique. Les ménages les plus aisés, qui détiennent la majorité des actifs financiers, bénéficient directement de la hausse des marchés. Ils consomment, investissent, et soutiennent une partie de l’économie. À l’inverse, les classes moyennes et modestes subissent davantage l’inflation, la hausse des taux, le coût de la vie. Du coup, le sentiment moyen est mauvais mais la consommation globale tient encore. 2⃣ Ensuite, il y a un sujet de concentration du marché. Le S&P 500 ne reflète pas parfaitement l’économie réelle dans son ensemble car il est largement tiré par quelques grandes entreprises qui bénéficient de dynamiques très spécifiques autour de l’IA. Ces entreprises captent une part disproportionnée de la performance du marché, ce qui donne une impression de solidité globale, alors que le reste de l’économie est parfois plus fragile. 3⃣ Enfin, il y a tout le narratif autour de l’IA et de la productivité. Les investisseurs ne regardent pas uniquement la situation actuelle et anticipent les transformations à venir. L’idée dominante aujourd’hui est que l’IA pourrait générer des gains de productivité massifs, améliorer les marges des entreprises et soutenir la croissance sur plusieurs années. Ce narratif suffit à justifier des valorisations élevées même dans un environnement macro qui reste incertain. 🤔 Est-ce que ce décalage est un problème ? La réponse est à nuancer. Ce type de divergence peut durer longtemps mais il faut comprendre ce que ça implique. On est dans un environnement où la macro est fragile avec une perception négative, des tensions sur le pouvoir d’achat, des incertitudes politiques, mais où la micro, c’est-à-dire les entreprises, reste solide, portée par l’innovation et certaines dynamiques sectorielles. ⚠️ Le risque, en revanche, se situe dans la transmission. Si le sentiment des consommateurs finit par impacter réellement l’économie, via une baisse de la consommation, une montée du chômage ou une pression sur les marges des entreprises, alors les anticipations de profits devront être révisées à la baisse. C'est à ce moment-là que le marché n’aura plus le choix que de se réaligner avec la réalité économique. ✅ En pratique, pour un investisseur, il y a deux erreurs à éviter. La première est de penser qu'un sentiment bas signifie que le marché va baisser, et l’histoire montre même souvent l’inverse. La deuxième est d’ignorer complètement ce type de divergence car plus l’écart entre perception et réalité de marché est important, plus le système devient instable. Pas forcément demain mais potentiellement à moyen terme. Le vrai enjeu est de comprendre quand et pourquoi ces deux réalités finissent par se reconnecter.
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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
🚨 Avec l’audition de Kevin Warsh aujourd’hui, nous arrivons potentiellement au moment où le marché commencera à re-pricer ce que sera la politique monétaire américaine pour les prochaines années. 🤔 Depuis des années, la banque centrale a élargi son champ d’action, en intégrant des sujets comme la stabilité financière, le climat ou encore certaines dimensions sociales. Warsh, lui, pousse pour une vision beaucoup plus stricte avec une Fed recentrée sur sa mission de base, à savoir inflation et emploi. Cela veut dire une institution potentiellement moins interventionniste, moins flexible et surtout plus lisible dans la théorie sauf que cette vision arrive dans un contexte politique explosif. 🧐 D’un côté, Warsh insiste sur l’indépendance de la Fed qui est le pilier de sa crédibilité depuis des décennies. De l’autre, la pression politique, notamment de la Maison-Blanche est très clairement orientée vers une baisse des taux. Le marché commence à tendre l’oreille parce que l’indépendance d’une banque centrale est ce qui ancre les anticipations d’inflation et donc toute la courbe des taux. Si les investisseurs commencent à douter de cette indépendance, même légèrement, on peut très vite voir une réaction sur les taux longs, avec une prime de risque qui remonte. En clair, même si les taux courts baissent, les taux longs peuvent monter. C’est un scénario que le marché n’aime pas du tout. 📚 Comme déjà dit, ce qui rend le profil de Warsh encore plus intéressant reste son positionnement économique. Historiquement, il est plutôt classé dans le camp hawkish, quelqu’un de vigilant sur l’inflation et critique des politiques monétaires trop accommodantes, notamment après la crise de 2008. Mais récemment, son discours a évolué en laissant entendre que des baisses de taux pourraient être justifiées, en particulier dans un monde où certaines forces structurelles, comme la technologie ou l’IA, exercent une pression désinflationniste. Ce type de profil, dans un environnement déjà incertain, a tendance à générer de la volatilité parce que le marché déteste ne pas savoir où est la fonction de réaction de la banque centrale. 📈 En parallèle, il y a un jeu d’équilibriste qui se met en place. Warsh doit convaincre les marchés qu’il restera crédible sur l’inflation, tout en évitant un affrontement frontal avec le pouvoir politique qui, lui, a tout intérêt à voir les taux baisser rapidement. S’il penche trop du côté politique, il perd la confiance des investisseurs. S’il reste trop orthodoxe, il risque de se retrouver en conflit avec la Maison-Blanche. Cette tension est immédiatement pricée par les marchés parce qu’elle conditionne la trajectoire des taux, du dollar et des actifs risqués. 🤷‍♂️ Le marché est face à un dilemme assez classique mais rarement aussi visible. À court terme, l’idée d’un président de la Fed potentiellement plus ouvert à des baisses de taux peut soutenir les actifs risqués, mais à moyen terme, si cette orientation est perçue comme politiquement influencée ou mal calibrée, on peut avoir une dégradation de la crédibilité de la Fed, et donc une remontée des taux longs, une pression sur le dollar, et des conditions financières qui se resserrent malgré tout. C’est le genre de configuration où le marché peut se tromper de combat au départ avant de réajuster violemment. En début d’année, je parlais d’incertitudes géopolitique, budgétaire (avec les droits de douane et autres) et monétaire qui pourraient apporter de la volatilité en ce premier semestre. Il serait temps de voir, enfin, un volet s’éclaircir.
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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
🚨 Ce fut un weekend bien problématique entre l’Iran et Trump. 🤔 Je ne vais pas revenir sur les faits ni sur l’analyse géopolitique mais je reste effaré par ceux qui estiment que tout rentra dans l’ordre rapidement sur ce volet. Cependant, pour les marchés, c’est une autre histoire. 🤷‍♂️ Mon avis global et les secteurs visés n’ont pas changé malgré tout. Les indicateurs à surveiller restent toujours les mêmes : passage interdit de l’EURUSD sous 1.15, du baril au dessus des 100$, du 10 ans américain sous 4% (car pricing d’un risque récessif) et du S&P500 sous le Trump Put à 6500 points. 📈 Nous sommes dans un range 6500-7000 points sur le S&P500 depuis septembre. Nous l’avons cassé par le bas en mars puis réintégré suite à un majestueux TACO. Aujourd’hui, nous l’avons cassé par le haut et sommes en train de le retester. Si réintégration, nous aviserons, tout simplement. ✅ Au-delà d’un marché largement guidé par les narratifs et le flux d’actualités, l’enjeu pour vous est surtout de traduire chaque information en lecture macro. C’est ce filtre qui permet de distinguer ce qui relève du simple bruit de marché de ce qui a réellement un impact. Cela reste toujours un environnement pour les traders.
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Finneko@finneko_prgrm

🚨 Je vois certains comptes Twitter s'indigner de ce rally sur les marchés, et je peux les comprendre car ça peut paraître contre-intuitif à première vue. En réalité, le marché price un scénario, et surtout une trajectoire. 🏦 Le point de départ de mon raisonnement fut la conférence de presse de Powell qui a mis en lumière la résilience de la consommation des ménages américains, soutenue par l'effet de richesse, notamment dans les services. Même si l'Amérique "d'en bas" rencontre des difficultés, l'économie américaine ne montre pas de signes d'inquiétude majeure à court terme concernant sa croissance. Le marché de l'emploi se normalise compensant les licenciements par les embauches. L'incertitude principale réside finalement dans l'inflation dont l'évolution dépendra de la durée du conflit actuel. Du coup, le point clé de mon raisonnement était que le marché ne trade pas le conflit en lui-même mais sa durée et ses conséquences macro. 🤔 Dans mon scénario, il y avait une hypothèse centrale : une fin de conflit/apaisement prochainement qui permettrait d’éviter un vrai scénario stagflationniste ou récessionniste aux yeux du marché. Si ça se confirme, alors ce qu’on vit aujourd’hui sera perçu rétrospectivement comme un simple trou d’air. Dans ce cas, les flux vont se repositionner assez logiquement sur les matières premières liées à la croissance, les métaux précieux (en couverture géopolitique), les émergents, l'IA/robotique, et une partie des financières et des actifs réels. 1⃣ Pourquoi ces poches-là ? Parce que derrière, il y a un enchaînement macro assez cohérent. D’abord, la question du dollar. À court terme, il sert de refuge, donc il tient, mais si le stress retombe, il y a un vrai risque de retournement du DXY. Un dollar qui baisse est mécaniquement favorable aux matières premières et aux émergents. Ajoutez à cela une géopolitique qui reste instable structurellement, et on a un cocktail qui soutient les métaux précieux et certaines commodités stratégiques. 2⃣ Ensuite, le deuxième pilier de mon scénario est l’IA. Même dans un environnement un peu dégradé, l’IA reste le moteur principal de la croissance américaine. Les entreprises peuvent couper ailleurs, licencier, optimiser leurs coûts mais elles ne vont pas couper les investissements dans l’IA. Les CAPEX sont “protégés” sur ce segment (pour l'instant), et le marché le comprend très bien. C’est pour ça que les valeurs liées à l’IA, aux semi-conducteurs, à la robotique ou même aux drones restent structurellement payés. 💵 Côté Fed, ça donne aussi quelque chose d’assez subtil. Si le marché du travail commence à montrer des signes de faiblesse, mais sans effondrement, la Fed ne va pas forcément arrêter son cycle mais plutôt le décaler. On reste dans une logique de détente monétaire mais plus lente. Ce n’est pas un pivot brutal mais un ajustement et les marchés actions peuvent très bien vivre avec. 3⃣ Le troisième point, plus politique, est l’idée que certaines dynamiques électorales pourraient rebattre les cartes aux États-Unis. Sans rentrer trop dans le détail, le marché commence aussi à intégrer des scénarios politiques qui peuvent influencer la régulation, la fiscalité et donc les flux sectoriels. C’est quelque chose qui va monter en puissance dans les prochains mois. 🤷‍♂️ Maintenant, là où il faut être très clair, c’est que le marché n’est pas rationnel au sens où il aurait raison, il est cohérent avec le scénario qu’il price. Aujourd’hui, il price un scénario optimiste qui reste conditionnel, qui tient tant que certaines variables ne dérapent pas. Si le conflit s’enlise, si le pétrole explose durablement, si l’inflation repart, si les taux longs remontent violemment, alors tout ce narratif peut se retourner très vite. C’est pour celà qu’il ne faut pas tomber dans l’euphorie actuelle. Le marché est en train de profiter d’une fenêtre et monte parce qu’il peut monter, pas parce que tout va bien. ⚠️ Mon scénario est en train d’être validé mais il faut le comprendre pour ce qu’il est. C'est un pari du marché sur un monde où les risques restent contrôlés. Tant que ce pari tient, on peut continuer à voir de la performance mais le jour où il est remis en question, l’ajustement peut être brutal, très brutal. Les prochaines vraies données macro, les résultats d’entreprise, les signaux sur l’inflation, les taux, l’énergie vont décider si on prolonge ce rally ou si on revient à la réalité.

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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
🚨 Nouveau point sur le Portefeuille Finneko qui creuse encore plus l'écart avec le MSCI World (+8.5% de spread et 13% de performance sur 2026). 📈 Au programme, pas mal de mouvements mais également notre plan pour la suite des évènements. finnekoprgrm.substack.com/p/cette-cereal…
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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
Déjà que certaines personnes ici haïssent ce rally au plus haut point, alors imaginez si le sujet de la stagflation n'arrive plus sur la table 🤭
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Finneko@finneko_prgrm

🚨 Tout le monde parle de stagflation aux États-Unis avec ce qui se passe en Iran. Je pense que c’est un raccourci un peu rapide et surtout pas le bon prisme pour lire la situation actuelle. ➡️ Un choc géopolitique au Moyen-Orient peut faire monter les prix de l’énergie, et donc pousser l’inflation à la hausse, mais ça ne suffit pas à parler de stagflation. La stagflation est un cocktail beaucoup plus toxique avec inflation élevée, croissance qui ralentit fortement et choc d’offre durable. Mais aujourd’hui, la croissance américaine reste solide. 📊 Le sujet devient vraiment intéressant sur la lecture de l’inflation elle-même. Il faut absolument distinguer l’inflation headline de l’inflation plus collante, celle qui intéresse vraiment la Fed. Dans cette inflation collante, il y a deux gros blocs : les services et les loyers. 📈 Sur les services, le diagnostic est assez clair sur les derniers PMI et ça reste sticky parce que ça dépend des salaires. Tant que le marché du travail tient, avec un chômage bas et une certaine pression salariale, cette partie de l’inflation a du mal à redescendre rapidement. Sur les loyers, on commence à voir une décrue dans les données réelles (notamment sur les nouveaux baux), ce qui est plutôt désinflationniste. Mais le problème est le décalage de transmission vers les indices d’inflation officiels. Le CPI intègre les loyers avec beaucoup de retard. Même si la réalité du marché immobilier se calme, l’inflation mesurée peut rester élevée pendant plusieurs mois. 🤔 C’est pour tout cela que je suis moins catégorique que le consensus sur le scénario de stagflation. Aujourd’hui, on a plutôt une économie qui reste solide avec une inflation qui peut remonter ponctuellement via l’énergie, mais une dynamique sous-jacente qui n’est pas complètement hors de contrôle. Derrière ça, il y a un autre facteur qu’on sous-estime souvent : la productivité. Les gains liés à la tech, et en particulier à l’IA, commencent à jouer un rôle. La diffusion de la productivité dans l’économie prend du temps mais ça contribue quand même à soutenir la croissance sans générer immédiatement autant d’inflation qu’avant. 🤷‍♂️ Dans ce contexte, mon scénario de base reste toujour le même : 3% is the new 2% pour la Fed. Officiellement, la cible reste 2%, et ils ne peuvent pas dire autre chose, mais dans les faits, il y a déjà une forme de tolérance implicite à une inflation un peu plus élevée, tant que la croissance tient et que le marché du travail ne se dégrade pas. Le problème est que cet équilibre est fragile car si les anticipations d’inflation commencent à se désancrer, la Fed sera obligée de redevenir beaucoup plus agressive et le scénario peut vite basculer. 🏦 C’est aussi pour ça que la vraie variable clé aujourd’hui, ce n’est pas tant l’inflation en elle-même que le coût du capital. Toute la dynamique actuelle, notamment autour de l’IA, repose sur des investissements massifs. Je l'ai déjà dit mais ces investissements sont extrêmement sensibles aux taux d’intérêt. Tant que les taux restent élevés, le financement devient plus coûteux, les projets sont plus sélectifs et les valorisations peuvent être mises sous pression. La grande thématique structurelle reste intacte mais son rythme dépend directement des conditions monétaires. ⚠️ Pour moi, le vrai risque est un scénario où l’inflation repart légèrement à la hausse, la croissance tient, et la Fed se retrouve coincée, obligée de maintenir des taux élevés plus longtemps que prévu. Réponse dans les prochains trimestres et à condition que le conflit ne s'éternise plus, mais ceci est un autre sujet.

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Finneko
Finneko@finneko_prgrm·
🚨 Pour Elon Musk, si l’IA détruit des emplois, il suffirait de distribuer un revenu universel élevé financé par l’État, et comme les robots produiront en abondance, il n’y aurait même pas d’inflation. La promesse me semble bien fragile voire utopique. ➡️ Si l’IA et la robotique deviennent capables de produire une grande partie des biens et services à moindre coût, on entre dans une logique profondément désinflationniste. C’est ce qu’on a observé avec certaines phases de mondialisation ou d’innovation technologique avec plus d’offre, des coûts qui baissent, et donc une pression à la baisse sur les prix. Dans ce monde, l’idée d’un revenu universel n’est pas absurde non plus. Si le travail ne distribue plus suffisamment de revenus, il faut bien maintenir la demande, sinon toute la machine économique se grippe. 🤔 Le problème est que ce raisonnement suppose un monde parfaitement fluide alors que dans la réalité, l’inflation n’est jamais uniquement une question d’offre. C’est toujours un équilibre entre l’offre et la demande et surtout entre des offres qui ne s’ajustent pas toutes à la même vitesse. Injecter massivement du pouvoir d’achat via des chèques publics stimule immédiatement la demande mais en face, toute l’économie ne devient pas instantanément automatisée. Certains secteurs comme le logement, la santé, l’éducation, l’énergie restent contraints et rigides. Donc même si on a une abondance sur certains biens, on peut avoir des tensions fortes sur d’autres. C’est là que l’inflation réapparaît mais de manière plus ciblée. 💰 La question de la répartition est aussi un point sous-estimé. L’IA ne va pas créer une richesse diffuse et homogène. Elle va, au moins dans un premier temps, concentrer énormément de valeur entre les mains de ceux qui possèdent le capital technologique comme les grandes entreprises, les détenteurs de données et d’infrastructures. Si l’État intervient ensuite pour redistribuer cette richesse via un revenu universel, tu te retrouves avec une économie où la production est concentrée et la demande redistribuée. Ce déséquilibre peut créer du pouvoir de fixation des prix du côté des producteurs. Donc même avec une production abondante, on n’élimine pas mécaniquement le risque d’inflation. 💸 Le financement est un autre angle mort. Quand on parle de chèques de l’État, on parle soit de déficit public, soit de création monétaire, soit d’une fiscalité très lourde sur le capital. Aucun de ces leviers n’est neutre car tant que l’offre suit, les injections passent bien, mais dès que l’offre est contrainte, la masse monétaire finit par se traduire en inflation. Penser que la productivité liée à l’IA va systématiquement absorber toute création monétaire, c’est vivre dans le monde Oui-Oui. ⚠️ Le vrai sujet reste le modèle de société. Aujourd’hui, notre équilibre repose sur quelque chose de très simple : le travail structure tout, il donne un revenu mais aussi un statut, une utilité sociale, une identité. Remplacer cela par un revenu universel, même généreux, règle une équation financière tout en créant un vide sociétal. Une société où une part significative de la population est durablement sortie du système productif pose des questions de stabilité. 🧐 Autre chose : si la production est concentrée entre quelques acteurs technologiques et que les revenus sont distribués par l’État, on crée une double dépendance au capital et à la décision politique. C’est un changement majeur dans la manière dont une société fonctionne. On ne passe pas simplement à une économie avec plus d’IA. On est en train de basculer vers un système où la création de richesse dépend de moins en moins du travail humain, et de plus en plus du capital technologique. Dans ce monde-là, la question n’est plus seulement « comment gagner sa vie » mais « qui possède quoi » et c’est clairement ça qui devrait vous poser problème.
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🚨 Déjà le 9ème épisode de "Whatever It Takes" ! 🎙️ Pas une journée sans croire à une crise du système financier à cause du Private Credit. Du coup, avec @Osbrah, on a décidé de traiter le sujet pour vous dire comment on voit la suite ! Explications 👇 youtu.be/arvL8Yq_5lw
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Finneko
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🚨 L’Administration Trump a pris contact avec des constructeurs automobiles comme General Motors et Ford pour voir s’ils pourraient contribuer à la production d’équipements militaires. Cette info dit beaucoup plus sur le monde dans lequel on est en train d’entrer. 🧐 On ne parle pas d’un virage brutal où Ford se mettrait à produire des missiles demain matin. L’idée est d’utiliser des capacités existantes (usines, ingénieurs, etc) pour produire plus vite certains composants militaires, que ce soit des véhicules, des pièces, de la logistique ou même des éléments liés aux drones et aux systèmes modernes. Cette info révèle un problème beaucoup plus profond qui est que la base industrielle de défense actuelle n’est pas dimensionnée pour un conflit long ou simultané sur plusieurs fronts. 🇺🇸 Si les États-Unis, première puissance militaire mondiale, commencent à solliciter leur industrie civile, c’est qu’ils considèrent que leurs stocks et leurs capacités de production sont insuffisants face au contexte actuel. Entre l’Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et la rivalité avec la Chine, on sort clairement d’un monde de paix relative pour entrer dans un environnement où la contrainte géopolitique redevient structurante. On commence à voir les prémices d’une forme de légère économie de guerre. 📚 Ce schéma est d’ailleurs très classique dans l’histoire. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Detroit était devenue une machine à produire des tanks et des avions. Aujourd’hui, la logique est plus diffuse et technologique mais le mécanisme est le même et ce qui change est la nature des biens produits. On ne parle plus seulement d’acier et de blindés mais aussi de semi-conducteurs, de batteries, de logiciels, de systèmes embarqués. La frontière entre industrie civile et militaire devient de plus en plus floue. 🤔 On est en train de passer d’un monde dominé par la globalisation et l’optimisation des coûts à un monde dominé par la souveraineté industrielle et la sécurité nationale. Concrètement, ça veut dire plus de dépenses publiques, plus de relocalisation, plus de duplication des chaînes de production, et donc potentiellement plus d’inflation structurelle. Les politiques budgétaires deviennent expansionnistes finalement. 🇪🇺 Le problème est exactement le même en Europe mais la différence reste la vitesse et la culture politique. Là où les États-Unis peuvent avancer rapidement et de manière centralisée, l’Europe reste fragmentée avec des sensibilités très différentes selon les pays. Mobiliser des acteurs civils sur des sujets liés à la défense est politiquement plus délicat mais sur le fond, la logique économique est la même. ✅ Pour un investisseur, la vraie lecture est de comprendre que la géopolitique redevient une variable centrale dans la formation des prix de marché. On l’a déjà dit à plusieurs reprises mais on est dans un environnement où les cycles économiques vont être de plus en plus influencés par des décisions politiques, des contraintes stratégiques et des logiques de souveraineté. L’ère de 2012-2021 a bien touché à sa fin.
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Finneko
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1️⃣ Vous savez qui a l’ascendant sur l’autre. 2️⃣ Vous savez qu’il a eu chaud aux fesses et qu’il a clairement TACO. Pas mal pour un président américain 🤭
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🚨 Je vois certains comptes Twitter s'indigner de ce rally sur les marchés, et je peux les comprendre car ça peut paraître contre-intuitif à première vue. En réalité, le marché price un scénario, et surtout une trajectoire. 🏦 Le point de départ de mon raisonnement fut la conférence de presse de Powell qui a mis en lumière la résilience de la consommation des ménages américains, soutenue par l'effet de richesse, notamment dans les services. Même si l'Amérique "d'en bas" rencontre des difficultés, l'économie américaine ne montre pas de signes d'inquiétude majeure à court terme concernant sa croissance. Le marché de l'emploi se normalise compensant les licenciements par les embauches. L'incertitude principale réside finalement dans l'inflation dont l'évolution dépendra de la durée du conflit actuel. Du coup, le point clé de mon raisonnement était que le marché ne trade pas le conflit en lui-même mais sa durée et ses conséquences macro. 🤔 Dans mon scénario, il y avait une hypothèse centrale : une fin de conflit/apaisement prochainement qui permettrait d’éviter un vrai scénario stagflationniste ou récessionniste aux yeux du marché. Si ça se confirme, alors ce qu’on vit aujourd’hui sera perçu rétrospectivement comme un simple trou d’air. Dans ce cas, les flux vont se repositionner assez logiquement sur les matières premières liées à la croissance, les métaux précieux (en couverture géopolitique), les émergents, l'IA/robotique, et une partie des financières et des actifs réels. 1⃣ Pourquoi ces poches-là ? Parce que derrière, il y a un enchaînement macro assez cohérent. D’abord, la question du dollar. À court terme, il sert de refuge, donc il tient, mais si le stress retombe, il y a un vrai risque de retournement du DXY. Un dollar qui baisse est mécaniquement favorable aux matières premières et aux émergents. Ajoutez à cela une géopolitique qui reste instable structurellement, et on a un cocktail qui soutient les métaux précieux et certaines commodités stratégiques. 2⃣ Ensuite, le deuxième pilier de mon scénario est l’IA. Même dans un environnement un peu dégradé, l’IA reste le moteur principal de la croissance américaine. Les entreprises peuvent couper ailleurs, licencier, optimiser leurs coûts mais elles ne vont pas couper les investissements dans l’IA. Les CAPEX sont “protégés” sur ce segment (pour l'instant), et le marché le comprend très bien. C’est pour ça que les valeurs liées à l’IA, aux semi-conducteurs, à la robotique ou même aux drones restent structurellement payés. 💵 Côté Fed, ça donne aussi quelque chose d’assez subtil. Si le marché du travail commence à montrer des signes de faiblesse, mais sans effondrement, la Fed ne va pas forcément arrêter son cycle mais plutôt le décaler. On reste dans une logique de détente monétaire mais plus lente. Ce n’est pas un pivot brutal mais un ajustement et les marchés actions peuvent très bien vivre avec. 3⃣ Le troisième point, plus politique, est l’idée que certaines dynamiques électorales pourraient rebattre les cartes aux États-Unis. Sans rentrer trop dans le détail, le marché commence aussi à intégrer des scénarios politiques qui peuvent influencer la régulation, la fiscalité et donc les flux sectoriels. C’est quelque chose qui va monter en puissance dans les prochains mois. 🤷‍♂️ Maintenant, là où il faut être très clair, c’est que le marché n’est pas rationnel au sens où il aurait raison, il est cohérent avec le scénario qu’il price. Aujourd’hui, il price un scénario optimiste qui reste conditionnel, qui tient tant que certaines variables ne dérapent pas. Si le conflit s’enlise, si le pétrole explose durablement, si l’inflation repart, si les taux longs remontent violemment, alors tout ce narratif peut se retourner très vite. C’est pour celà qu’il ne faut pas tomber dans l’euphorie actuelle. Le marché est en train de profiter d’une fenêtre et monte parce qu’il peut monter, pas parce que tout va bien. ⚠️ Mon scénario est en train d’être validé mais il faut le comprendre pour ce qu’il est. C'est un pari du marché sur un monde où les risques restent contrôlés. Tant que ce pari tient, on peut continuer à voir de la performance mais le jour où il est remis en question, l’ajustement peut être brutal, très brutal. Les prochaines vraies données macro, les résultats d’entreprise, les signaux sur l’inflation, les taux, l’énergie vont décider si on prolonge ce rally ou si on revient à la réalité.
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🚨 Tout le monde parle de stagflation aux États-Unis avec ce qui se passe en Iran. Je pense que c’est un raccourci un peu rapide et surtout pas le bon prisme pour lire la situation actuelle. ➡️ Un choc géopolitique au Moyen-Orient peut faire monter les prix de l’énergie, et donc pousser l’inflation à la hausse, mais ça ne suffit pas à parler de stagflation. La stagflation est un cocktail beaucoup plus toxique avec inflation élevée, croissance qui ralentit fortement et choc d’offre durable. Mais aujourd’hui, la croissance américaine reste solide. 📊 Le sujet devient vraiment intéressant sur la lecture de l’inflation elle-même. Il faut absolument distinguer l’inflation headline de l’inflation plus collante, celle qui intéresse vraiment la Fed. Dans cette inflation collante, il y a deux gros blocs : les services et les loyers. 📈 Sur les services, le diagnostic est assez clair sur les derniers PMI et ça reste sticky parce que ça dépend des salaires. Tant que le marché du travail tient, avec un chômage bas et une certaine pression salariale, cette partie de l’inflation a du mal à redescendre rapidement. Sur les loyers, on commence à voir une décrue dans les données réelles (notamment sur les nouveaux baux), ce qui est plutôt désinflationniste. Mais le problème est le décalage de transmission vers les indices d’inflation officiels. Le CPI intègre les loyers avec beaucoup de retard. Même si la réalité du marché immobilier se calme, l’inflation mesurée peut rester élevée pendant plusieurs mois. 🤔 C’est pour tout cela que je suis moins catégorique que le consensus sur le scénario de stagflation. Aujourd’hui, on a plutôt une économie qui reste solide avec une inflation qui peut remonter ponctuellement via l’énergie, mais une dynamique sous-jacente qui n’est pas complètement hors de contrôle. Derrière ça, il y a un autre facteur qu’on sous-estime souvent : la productivité. Les gains liés à la tech, et en particulier à l’IA, commencent à jouer un rôle. La diffusion de la productivité dans l’économie prend du temps mais ça contribue quand même à soutenir la croissance sans générer immédiatement autant d’inflation qu’avant. 🤷‍♂️ Dans ce contexte, mon scénario de base reste toujour le même : 3% is the new 2% pour la Fed. Officiellement, la cible reste 2%, et ils ne peuvent pas dire autre chose, mais dans les faits, il y a déjà une forme de tolérance implicite à une inflation un peu plus élevée, tant que la croissance tient et que le marché du travail ne se dégrade pas. Le problème est que cet équilibre est fragile car si les anticipations d’inflation commencent à se désancrer, la Fed sera obligée de redevenir beaucoup plus agressive et le scénario peut vite basculer. 🏦 C’est aussi pour ça que la vraie variable clé aujourd’hui, ce n’est pas tant l’inflation en elle-même que le coût du capital. Toute la dynamique actuelle, notamment autour de l’IA, repose sur des investissements massifs. Je l'ai déjà dit mais ces investissements sont extrêmement sensibles aux taux d’intérêt. Tant que les taux restent élevés, le financement devient plus coûteux, les projets sont plus sélectifs et les valorisations peuvent être mises sous pression. La grande thématique structurelle reste intacte mais son rythme dépend directement des conditions monétaires. ⚠️ Pour moi, le vrai risque est un scénario où l’inflation repart légèrement à la hausse, la croissance tient, et la Fed se retrouve coincée, obligée de maintenir des taux élevés plus longtemps que prévu. Réponse dans les prochains trimestres et à condition que le conflit ne s'éternise plus, mais ceci est un autre sujet.

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🚨 C'est un sujet que nous suivons depuis près d'un an chez Finneko. Hier, deux infos sur le Private Credit tombent quasiment en même temps, et mises bout à bout, elles racontent une histoire beaucoup plus importante que ce qu’on pourrait croire au premier regard. 🧐 D’un côté, la Fed commence à interroger les banques sur leur exposition au crédit privé. De l’autre, des acteurs comme JPMorgan et S&P Global travaillent à créer des instruments dérivés pour shorter ce même marché. Ces produits incluront des boites de Private credit mais également des assureurs, des banques régionales et des sociétés de cartes de crédit. Alors que le patron des banques américaines cherche à mesurer le risque, le marché cherche à le vendre. 🤔 Quand la Fed interroge les banques, ce n’est pas parce qu’elle pense que le crédit privé va s’effondrer demain matin mais plutôt parce qu’elle cherche à comprendre les canaux de contagion. Le vrai sujet n’est pas le crédit privé en lui-même mais son interconnexion avec le reste du système. Les banques ne portent plus directement le risque comme avant 2008 mais elles financent les fonds, leur fournissent des lignes de crédit, structurent les opérations. Elles sont surtout devenues des facilitateurs du risque plutôt que ses porteurs directs. Ce n’est pas forcément le début d’une crise mais c’est toujours le signe que le système commence à se tendre. ➡️ En parallèle, le marché fait quelque chose de tout aussi révélateur. La création d’indices type CDS pour shorter le crédit privé change complètement la donne. Jusqu’ici, il était très difficile de parier contre ce marché car les positions étaient illiquides, peu standardisées et réservées à des acteurs spécialisés. En créant des instruments de ce type, on ouvre la porte à la couverture mais aussi à la spéculation. 🤷‍♂️ Je peux me tromper et je l'ai déjà dit à plusieurs reprises mais la suite ne ressemble pas nécessairement à un scénario type 2008. Powell a dit fin mars qu’il ne voyait pas, à ce stade, de menace systémique large. Le système bancaire est mieux capitalisé, le levier est moins concentré, et le crédit privé reste en grande partie en dehors du cœur du système, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de douleur. Simplement, elle sera probablement plus diffuse, plus lente, et plus difficile à lire. 📉 Le scénario le plus probable est celui d’une purge progressive avec un repricing lent, des investisseurs qui deviennent plus sélectifs, des levées de fonds qui ralentissent, et des spreads qui s’écartent. Ensuite on aurait une vraie segmentation du marché où les acteurs les plus solides, bien financés, avec des portefeuilles de qualité, vont tenir et même profiter de la situation. À l’inverse, les structures plus fragiles, plus exposées au retail ou avec des actifs de moindre qualité, vont entrer en zone de turbulence. ⚠️ D'ailleurs, c’est dans cette phase que peut apparaître une forme de capitulation mais elle sera probablement localisée. Certains fonds devront limiter les retraits, accepter des décotes, voire restructurer leurs portefeuilles. Les BDCs les plus exposées pourraient être sous pression. Surtout, les assureurs, qui sont parmi les plus gros porteurs de private credit, deviendront un point de surveillance clé car ils concentrent du risque. 🏦 Aurons-nous un sauvetage type 2008 ou 2023 ? Ça me paraît peu probable à ce stade parce que le risque est moins directement dans les banques, parce qu’il est plus diffus et fragmenté, et parce qu’il est politiquement plus difficile de justifier un sauvetage d’acteurs privés non bancaires. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’intervention mais je pense qu'elle sera plus indirecte. Les prochains mois devraient réserver quelques surprises.
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🚨 Ce qui se passe actuellement entre le S&P 500 et le marché du private credit raconte quelque chose de beaucoup plus profond que ce que la plupart des investisseurs perçoivent encore. 👉 Le graphique est très parlant : alors que le S&P continue de grimper sur fond de récit « soft landing + IA = marché imbattable », les géants du crédit privé décrochent les uns après les autres depuis plusieurs mois. 🤔 Pas un simple repli technique, mais une vraie divergence structurelle, un signal qui dans l’histoire des marchés a rarement été anodin. Généralement, quand une divergence s’installe entre actions et crédit, ce n’est pas une question d’opinion : le crédit a souvent raison avant les actions. Pourquoi ? Parce que le crédit voit passer la réalité avant qu’elle n’apparaisse dans les prix. Les BDC et fonds de private credit financent l’économie réelle : PME, mid-market, LBO sponsorisés. Elles sont donc en première ligne pour sentir l’usure financière quand le cycle tourne. ⚠️ Et aujourd’hui, le message est clair : les défauts arrivent. Les entreprises financées à taux variable, avec du levier élevé signé entre 2021 et 2022 dans des conditions euphoriques, se font maintenant rattraper par une réalité brutale : refinancements plus chers, pression sur la trésorerie, ralentissement de la demande. 🙅🏻‍♂️ Résultat ? Montée progressive des dégradations de crédit, provisions en hausse, pression sur les NAV, et surtout réduction de la liquidité sur un marché qui en manque par définition. C’est exactement ce que pricent aujourd’hui les $BXSL, $ARCC ou $OBDC : non pas un accident isolé, mais le début d’un cycle de défauts. 📉 Encore une fois, on n’est pas sur un scénario Lehman 2.0. Le private credit est beaucoup plus diversifié, mieux collatéralisé et institutionnalisé qu’en 2008. Mais il entre dans sa première vraie récession de son histoire, après avoir grandi trop vite parce que les banques se sont retirées. Et comme souvent, les excès ne se paient pas tout de suite : ils se paient à retardement. C’est exactement ce qu’on voit dans la divergence entre crédit et actions : le S&P price la narration, le crédit price la réalité. 😏 C’est aussi probablement pour ça que Powell prépare l’arrêt du QT. Pas pour des raisons académiques, mais parce que quelque chose commence à casser dans les canaux du financement réel. La FED ne communique jamais sur le stress du crédit privé, mais elle voit les tensions de liquidité avant tout le monde. Elle voit aussi le blocage progressif du refinancement dans le mid-market américain, les pressions sur les banques régionales déjà affaiblies par l’immobilier commercial, et le marché du repo qui commence à tendre. Dans ces conditions, continuer à drainer la liquidité via le QT reviendrait à prendre le risque d’un accident financier pur et dur. Résultat : pivot discret. Pas un pivot dovish, pas non plus un sauvetage officiel, mais un mouvement défensif pour éviter une contagion du crédit au marché global. ❌ Est-ce inquiétant ? Oui, parce que c’est un signal avancé que le marché actions refuse encore de voir. Est-ce le chaos ? Non. C’est simplement la normalisation d’un excès, un ajustement de cycle qui prendra des mois, pas des jours. Ce que ça raconte surtout, c’est que la complaisance actuelle sur le S&P, alimentée par l’IA et par la concentration des gains, ignore un message central : le coût du capital continue de mordre dans l’économie réelle, et ce n’est que le début. Au fond, ce graphe pose une question simple : qui croire – le narratif ou le crédit ? L’histoire des marchés a sa réponse : toujours commencer par écouter le crédit.

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🚨 Tout le monde parle de stagflation aux États-Unis avec ce qui se passe en Iran. Je pense que c’est un raccourci un peu rapide et surtout pas le bon prisme pour lire la situation actuelle. ➡️ Un choc géopolitique au Moyen-Orient peut faire monter les prix de l’énergie, et donc pousser l’inflation à la hausse, mais ça ne suffit pas à parler de stagflation. La stagflation est un cocktail beaucoup plus toxique avec inflation élevée, croissance qui ralentit fortement et choc d’offre durable. Mais aujourd’hui, la croissance américaine reste solide. 📊 Le sujet devient vraiment intéressant sur la lecture de l’inflation elle-même. Il faut absolument distinguer l’inflation headline de l’inflation plus collante, celle qui intéresse vraiment la Fed. Dans cette inflation collante, il y a deux gros blocs : les services et les loyers. 📈 Sur les services, le diagnostic est assez clair sur les derniers PMI et ça reste sticky parce que ça dépend des salaires. Tant que le marché du travail tient, avec un chômage bas et une certaine pression salariale, cette partie de l’inflation a du mal à redescendre rapidement. Sur les loyers, on commence à voir une décrue dans les données réelles (notamment sur les nouveaux baux), ce qui est plutôt désinflationniste. Mais le problème est le décalage de transmission vers les indices d’inflation officiels. Le CPI intègre les loyers avec beaucoup de retard. Même si la réalité du marché immobilier se calme, l’inflation mesurée peut rester élevée pendant plusieurs mois. 🤔 C’est pour tout cela que je suis moins catégorique que le consensus sur le scénario de stagflation. Aujourd’hui, on a plutôt une économie qui reste solide avec une inflation qui peut remonter ponctuellement via l’énergie, mais une dynamique sous-jacente qui n’est pas complètement hors de contrôle. Derrière ça, il y a un autre facteur qu’on sous-estime souvent : la productivité. Les gains liés à la tech, et en particulier à l’IA, commencent à jouer un rôle. La diffusion de la productivité dans l’économie prend du temps mais ça contribue quand même à soutenir la croissance sans générer immédiatement autant d’inflation qu’avant. 🤷‍♂️ Dans ce contexte, mon scénario de base reste toujour le même : 3% is the new 2% pour la Fed. Officiellement, la cible reste 2%, et ils ne peuvent pas dire autre chose, mais dans les faits, il y a déjà une forme de tolérance implicite à une inflation un peu plus élevée, tant que la croissance tient et que le marché du travail ne se dégrade pas. Le problème est que cet équilibre est fragile car si les anticipations d’inflation commencent à se désancrer, la Fed sera obligée de redevenir beaucoup plus agressive et le scénario peut vite basculer. 🏦 C’est aussi pour ça que la vraie variable clé aujourd’hui, ce n’est pas tant l’inflation en elle-même que le coût du capital. Toute la dynamique actuelle, notamment autour de l’IA, repose sur des investissements massifs. Je l'ai déjà dit mais ces investissements sont extrêmement sensibles aux taux d’intérêt. Tant que les taux restent élevés, le financement devient plus coûteux, les projets sont plus sélectifs et les valorisations peuvent être mises sous pression. La grande thématique structurelle reste intacte mais son rythme dépend directement des conditions monétaires. ⚠️ Pour moi, le vrai risque est un scénario où l’inflation repart légèrement à la hausse, la croissance tient, et la Fed se retrouve coincée, obligée de maintenir des taux élevés plus longtemps que prévu. Réponse dans les prochains trimestres et à condition que le conflit ne s'éternise plus, mais ceci est un autre sujet.
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🚨 Alors que la guerre en Iran continue de dégrader l’économie mondiale, les derniers chiffres ISM viennent de tomber aux États-Unis. Je les trouve extrêmement intéressantes car derrière des apparences plutôt solides, ils envoient un message beaucoup moins rassurant pour les marchés. 🧐 Si on s’arrête au headline, difficile d’y voir un problème immédiat. Le secteur des services ressort à 54.0 et l’industriel à 52.7. Les deux restent au-dessus de 50, donc en zone d’expansion. En clair, l’économie américaine continue de tourner et le scénario de récession brutale semble encore loin car la demande tient, en particulier dans les services où les nouvelles commandes explosent à 60.6. Mais le vrai signal n’est pas dans le chiffre principal. 1️⃣ D’une part, l’inflation. Les composantes prix payés repartent très fortement à la hausse, à 70.7 dans les services et surtout 78.3 dans l’industrie. Ce sont des niveaux historiquement élevés qui traduisent une hausse marquée des coûts pour les entreprises. Avec les tensions géopolitiques autour de l’Iran, le marché commence à intégrer un choc énergétique et des perturbations de la chaîne logistique. On n’est pas face à une inflation tirée par la demande mais à une inflation de coût. C’est toujours la plus problématique parce qu’elle comprime les marges sans forcément s’accompagner d’une croissance forte. 2️⃣ D’autre part, l’emploi. Le sous-indice emploi chute à 45.2 dans les services et reste en contraction à 48.7 dans l’industrie. Cela signifie que les entreprises continuent de produire et de répondre à la demande mais qu’elles commencent à réduire leurs embauches, voire à couper. Même si les États-Unis voient un boom de leurs gains de productivité, on est typiquement face à un signal avancé de ralentissement. Les entreprises anticipent une dégradation à venir même si elle n’est pas encore visible dans l’activité. ⚠️ Ainsi, on obtient une configuration très particulière : une économie qui tient encore, une demande qui reste solide, mais une inflation qui repart et un marché du travail qui se fragilise. On s’approche d’une forme de stagflation soft, un environnement de plus en plus inconfortable. Le marché est en train de pricer un choc externe avec la hausse des prix de l’énergie, des tensions logistiques et une incertitude accrue sur les chaînes d’approvisionnement. Tout cela alimente l’inflation sans soutenir la croissance, le pire cocktail à gérer pour les banques centrales. 🤔 Pour la Fed, la situation devient délicate. Jusqu’ici, on nous vendait un soft landing avec une inflation en baisse et des baisses de taux à venir, scénario auquel nous n’avons jamais cru, surtout pour le premier point. Avec des prix qui repartent à la hausse et une activité qui tient encore, il devient difficile de justifier un assouplissement rapide. La Fed risque de devoir rester restrictive plus longtemps que prévu. Ce simple changement de trajectoire est suffisant pour modifier profondément l’équilibre des marchés. 📊 Côté marché, les actions peuvent encore tenir à court terme parce que la croissance est toujours là mais la remontée des coûts et le maintien de taux élevés pèseront sur les marges et les valorisations. Sur les obligations, le message est également compliqué : une inflation qui remonte limite le potentiel de baisse des taux longs mais les matières premières et l’énergie ressortent comme les grandes gagnantes de ce type d’environnement. Historiquement, le terrain qui s’offre à nous est de loin le plus défavorable pour les marchés.

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🚨 Deux semaines de cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, et les marchés respirent. Le pétrole décroche et les indices repartent. Sur le papier, ça ressemble à un début de désescalade mais la réalité est beaucoup plus subtile voire plus fragile. 🤔 Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce cessez-le-feu n’est pas un accord de paix mais une pause. Une pause tactique, presque technique, qui permet aux deux camps de reprendre la main sans perdre la face. D’ailleurs, le fait que chacun revendique une victoire est déjà un signal en soi. Quand tout le monde gagne en géopolitique, c’est généralement que rien n’est réellement réglé. Les sujets de fond restent entièrement ouverts comme le nucléaire iranien, les sanctions, le rôle des alliés régionaux, et aucun d’entre eux n’a été traité en profondeur dans ce laps de temps. 🇮🇷 Le vrai cœur du sujet reste toujours le détroit d’Ormuz. C’est ça que le marché regarde, et c’est ce qui explique la réaction quasi immédiate sur le pétrole. La simple menace de blocage suffit à faire exploser les prix, et sa réouverture suffit à les faire chuter. Ce cessez-le-feu est donc avant tout un deal énergétique déguisé en accord géopolitique. Les États-Unis ont besoin de stabilité sur les prix de l’énergie, notamment dans un contexte politique et inflationniste tendu, et l’Iran a besoin de relâcher la pression sans entrer dans une confrontation directe trop coûteuse. 📈 Le cessez-le-feu ne résout rien mais réduit la probabilité du pire scénario : fermeture durable d’Ormuz, choc pétrolier global et escalade militaire incontrôlable. Pour un marché, ça suffit car ce qui est pricé n’est pas la paix mais la baisse du risque extrême. Mécaniquement, le pétrole baisse, les anticipations d’inflation se détendent, les taux se stabilisent et les actifs risqués reprennent un peu d’air. Un classique “relief rally”. ⚠️ Par contre, il faut faire attention parce que derrière cette réaction positive, la structure reste extrêmement fragile. Rien n’empêche un incident, une provocation, un proxy qui dérape, de remettre de la tension en quelques heures. Dans ce type de configuration, les mouvements sont violents. On peut très bien avoir un pétrole qui fait -10% sur une annonce puis +15% sur une autre. On reste dans un marché dominé par les headlines, pas par les fondamentaux. 🤷‍♂️ C’est pour ça qu’il est difficile d’imaginer une reprise durable, au sens d’un bull market propre, linéaire, porté par de la visibilité. Pour que ça arrive, il faut un minimum de stabilité macro et géopolitique. Sans visibilité, les investisseurs restent prudents. Certes ils participent à la hausse mais sans conviction forte. 🧐 Le scénario le plus probable est donc un marché en tendance haussière fragile. Des phases de rally quand la tension baisse puis des phases de stress dès qu’un événement remet du risque sur la table. Ce n’est pas un marché confortable pour du buy & hold agressif mais c’est un marché très tradable. Il faut accepter que la volatilité fasse partie du jeu, et surtout comprendre que le véritable baromètre reste le pétrole. Tant que le pétrole reste contenu, le marché peut tenir. Le jour où il repart violemment à la hausse, tout se reprice très vite derrière avec inflation, taux, etc. Au passage, joyeux TACO a tous 🤭🌮
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🚨 Alors que la guerre en Iran continue de dégrader l’économie mondiale, les derniers chiffres ISM viennent de tomber aux États-Unis. Je les trouve extrêmement intéressantes car derrière des apparences plutôt solides, ils envoient un message beaucoup moins rassurant pour les marchés. 🧐 Si on s’arrête au headline, difficile d’y voir un problème immédiat. Le secteur des services ressort à 54.0 et l’industriel à 52.7. Les deux restent au-dessus de 50, donc en zone d’expansion. En clair, l’économie américaine continue de tourner et le scénario de récession brutale semble encore loin car la demande tient, en particulier dans les services où les nouvelles commandes explosent à 60.6. Mais le vrai signal n’est pas dans le chiffre principal. 1️⃣ D’une part, l’inflation. Les composantes prix payés repartent très fortement à la hausse, à 70.7 dans les services et surtout 78.3 dans l’industrie. Ce sont des niveaux historiquement élevés qui traduisent une hausse marquée des coûts pour les entreprises. Avec les tensions géopolitiques autour de l’Iran, le marché commence à intégrer un choc énergétique et des perturbations de la chaîne logistique. On n’est pas face à une inflation tirée par la demande mais à une inflation de coût. C’est toujours la plus problématique parce qu’elle comprime les marges sans forcément s’accompagner d’une croissance forte. 2️⃣ D’autre part, l’emploi. Le sous-indice emploi chute à 45.2 dans les services et reste en contraction à 48.7 dans l’industrie. Cela signifie que les entreprises continuent de produire et de répondre à la demande mais qu’elles commencent à réduire leurs embauches, voire à couper. Même si les États-Unis voient un boom de leurs gains de productivité, on est typiquement face à un signal avancé de ralentissement. Les entreprises anticipent une dégradation à venir même si elle n’est pas encore visible dans l’activité. ⚠️ Ainsi, on obtient une configuration très particulière : une économie qui tient encore, une demande qui reste solide, mais une inflation qui repart et un marché du travail qui se fragilise. On s’approche d’une forme de stagflation soft, un environnement de plus en plus inconfortable. Le marché est en train de pricer un choc externe avec la hausse des prix de l’énergie, des tensions logistiques et une incertitude accrue sur les chaînes d’approvisionnement. Tout cela alimente l’inflation sans soutenir la croissance, le pire cocktail à gérer pour les banques centrales. 🤔 Pour la Fed, la situation devient délicate. Jusqu’ici, on nous vendait un soft landing avec une inflation en baisse et des baisses de taux à venir, scénario auquel nous n’avons jamais cru, surtout pour le premier point. Avec des prix qui repartent à la hausse et une activité qui tient encore, il devient difficile de justifier un assouplissement rapide. La Fed risque de devoir rester restrictive plus longtemps que prévu. Ce simple changement de trajectoire est suffisant pour modifier profondément l’équilibre des marchés. 📊 Côté marché, les actions peuvent encore tenir à court terme parce que la croissance est toujours là mais la remontée des coûts et le maintien de taux élevés pèseront sur les marges et les valorisations. Sur les obligations, le message est également compliqué : une inflation qui remonte limite le potentiel de baisse des taux longs mais les matières premières et l’énergie ressortent comme les grandes gagnantes de ce type d’environnement. Historiquement, le terrain qui s’offre à nous est de loin le plus défavorable pour les marchés.
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🚨 Selon Axios, les médiateurs iraniens feraient un dernier effort pour un cessez-le-feu de 45 jours. 🤔 Toujours une info de ce type en début de semaine. Toujours le même « média neutre ». Toujours « des sources proches du dossier » qui valideraient une info que même Reuters ne peut vérifier. En attendant, les marchés US, en pleine complaisance, continuent d’y croire et sont attendus dans le vert. En attendant de voir la suite, les autorités financières américaines, à l’image de la SEC, semblent encore en vacances.
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