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@Eolkhan Avant de critiquer, regardez les chiffres de mortalité du tétanos en France avant les années 50 et l’évolution. Pauvre 🤡pathétique.









@JusteMilieu3 Démontre d'abord que mon texte était faux sur le fond, prends un peu de ton temps, démonte mes arguments, prouve-moi que je me suis planté, et on rediscute d'une potentielle vidéo...






Juste Milieu : L'art de tomber du côté où l'on penche (avec une perruque de clown) Mesdames, Messieurs, et vous les "élites" qui nous regardez en tremblant depuis vos bunkers climatisés : asseyez-vous. Aujourd’hui, on dissèque une pièce d’orfèvrerie. Une vidéo de 48 minutes produite par le média « Juste Milieu », où Rémi Tell — notre chevalier blanc de la "réinformation" — nous explique avec le sérieux d’un physicien des cordes en fin de banquet que le fact-checking est mort, enterré par l'affaire Epstein. Si le ridicule était une source d'énergie renouvelable, cette vidéo pourrait alimenter la France entière jusqu’en 2050. Mais comme nous sommes entre curiosepticosapioistes, on ne va pas juste rire ; on va sortir le scalpel et pratiquer une autopsie de la mauvaise foi. 1. Le Sophisme de la Charte de Munich : L'argument du "Conducteur Honnête" Rémi commence très fort en nous sortant la Charte de Munich de 1971. Son raisonnement est un chef-d’œuvre de logique circulaire : "Puisque le code de déontologie dit que le journaliste doit dire la vérité, créer un service de fact-checking est une escroquerie." Traduction pour les gens normaux : Puisque le Code de la Route interdit de brûler les feux rouges, l'existence des radars et de la police routière est une insulte à l'intelligence des conducteurs. Mieux encore : puisque le meurtre est illégal, la police scientifique est une supercherie coûteuse. C'est ce qu'on appelle un sophisme de l'existence. Rémi postule que l’énoncé d’une règle annule la nécessité de vérifier son application. C'est mignon, c'est romantique, mais dans le monde réel — celui où l'on ne vend pas des billets pour un spectacle intitulé « Zinzin » — on sait que la confiance n'exclut pas le contrôle. Prétendre que le fact-checking est une "escroquerie" parce que les journalistes devraient être parfaits, c'est le niveau zéro de l'analyse systémique. C'est l'argument du gamin pris la main dans le pot de confiture qui hurle : "Tu n'as pas le droit de vérifier ma bouche, j'ai promis d'être sage !" 2. Le "Hachoir à Saucisses" : Ou quand la rigueur devient un crime Rémi nous sort ensuite la métaphore du hachoir : les fact-checkers resserreraient tellement la grille qu'ils finiraient toujours par trouver un petit truc qui coince pour décrédibiliser un article. C'est fascinant. Pour lui, vérifier la précision d'une prémisse majeure dans un raisonnement, c'est du "pinaillement". En physique, si tu te plantes d'une virgule dans la constante de gravitation, ton satellite finit en crêpe sur la Lune. En horlogerie, si tu ignores un grain de poussière dans l'échappement, ta montre à 50 000 euros devient un bracelet inutile. Mais en "réinformation", apparemment, la précision est une forme d'oppression. Rémi nous explique que chercher la petite bête, c'est malhonnête. Sauf que dans une démonstration, si la petite bête est la base de ton argument, ton argument est une bestiole morte. Ce qu'il appelle un "hachoir", c'est juste ce qu'on appelle, dans le monde civilisé, la méthode scientifique. 3. Le Sophisme Génétique : L'argent des autres pue, le mien sent la lavande L'argument massue de la vidéo : "Ils sont payés par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah ou par l'État, donc ils mentent." On est ici en plein sophisme génétique. On juge la validité d'une information non pas sur sa correspondance avec le réel, mais sur l'identité de celui qui a payé le café du rédacteur. ▶️ Si un fact-checker démontre que la Terre n'est pas plate avec un financement public, la Terre devient-elle plate pour autant ? ▶️ Si un laboratoire financé par l'État prouve que 2+2=4, doit-on par principe répondre que ça fait 5 pour rester "libre" ? Mais le plus croustillant, c'est l'asymétrie totale de Rémi. Il dénonce les financements des autres, mais oublie de préciser que son propre business model repose sur la monétisation de l'indignation. Pour que Rémi remplisse ses salles de spectacle et vende ses abonnements, il a un besoin vital que son audience soit en colère, suspicieuse et persuadée d'être entourée de complots. Qui a le plus gros conflit d'intérêts ? Le journaliste subventionné qui doit rendre des comptes à une charte, ou l'auto-entrepreneur de la colère qui perd son gagne-pain si, par malheur, une information s'avère banale et sans complot ? 4. L'Épistémologie du PMU : La vérité par vote à main levée Tenez-vous bien, on arrive au sommet de la montagne. Rémi nous explique que la vérité est une construction sociale : « Ce qui est tenu pour vérité, c'est juste un basculement entre une version acceptée par le plus grand nombre et une version qui ne l'est pas. » C'est du relativisme post-moderne de compétition. Selon cette logique, la Terre est devenue ronde au XVIe siècle par un simple vote de l'assemblée, et l'affaire Epstein n'était qu'un « mythe » avant d'être « validée » par un tampon officiel. Sauf que non, Rémi. Personne de sérieux ne remettait en cause l'existence du réseau de prédateurs d'Epstein, qui était déjà une réalité judiciaire et documentaire bien avant ce grand déballage. Ce que le fact-checking dégommait — et continue de dégommer avec raison — ce ne sont pas les faits criminels, ce sont les fantasmes greffés dessus : le Pizzagate, les rituels à l'adrénochrome et les tunnels sataniques sous les pizzerias. La sortie de ces documents (déclassifiés à peine à 50 %, soyons précis pour ne pas faire comme lui) confirme que le réseau était une fosse septique encore plus vaste que prévu, mais elle ne valide toujours pas les délires de sectes buveuses de sang. Confondre la réalité (ce qu'Epstein faisait sur son île) avec sa perception sociale est une erreur de débutant. La déclassification ne « crée » pas la vérité, elle la rend simplement publique. Dire que les complotistes « avaient raison » sur Epstein parce que le réseau existait, c'est comme dire qu'un mec qui parie tous les jours sur l'invasion des extraterrestres a raison parce qu'on a découvert une nouvelle espèce de méduse. Ça ne valide pas sa méthode, ça prouve juste qu'il est prêt à tout mélanger pourvu que ça flatte son biais de confirmation. 5. La Fausse Symétrie : L'Arbitre qui porte le maillot de l'équipe B Le clou du spectacle, c'est sa posture de "Juste Milieu" (le nom de la chaîne, quel humour !). Il renvoie dos à dos les "anti-complotistes hystériques" et les "complotistes opportunistes". C'est la technique du centrisme radical fallacieux. Il passe 90% de son temps à pilonner les institutions, à moquer les fact-checkers et à valider des narratifs de rupture, pour ensuite dire : "Mais attention, les complotistes aussi font parfois des bêtises." C'est l'équivalent rhétorique de te mettre un coup de batte de baseball derrière la tête et de te donner un Doliprane en disant : "Tu vois, je soigne tout le monde." Il n'y a aucune symétrie. D'un côté, on a une méthode (le fact-checking) qui, malgré ses biais et ses erreurs humaines, se base sur des sources vérifiables, des liens cliquables et une possibilité de rétractation. De l'autre, on a une narration intuitive, basée sur le sarcasme, l'émotion et la conviction que "si on nous le cache, c'est que c'est vrai". Conclusion : Le "Zinzin" final La vidéo se termine — sans surprise — par une promotion pour son spectacle intitulé « Zinzin ! ». On ne peut pas inventer une telle chute. Rémi Tell nous a livré une performance magnifique. Il a utilisé la rhétorique pour invalider la logique, le sarcasme pour évincer les faits, et l'affaire Epstein pour valider un chèque en blanc à toutes les dérives futures. Ce n'est pas de l'information, c'est du divertissement pour sceptiques fatigués. La prochaine fois que vous croiserez une de ses vidéos, rappelez-vous : le "juste milieu" entre un astronome et un platiste n'est pas de dire que la Terre est une demi-sphère. C'est de dire que l'un a des preuves et l'autre a une imagination débordante. Rémi a une imagination débordante. C’est très bien pour un humoriste. C’est catastrophique pour quelqu’un qui prétend nous aider à comprendre le monde. Franky — Résumé : « Le "Juste Milieu", c’est l’oxymore le plus rentable de la décennie. C’est l’art de se peindre une cible de modéré sur le front pour mieux tirer à boulets rouges sur tout ce qui ressemble à une institution, une preuve ou une méthode. Rémi Tell a inventé la "vérité à géométrie variable" : un fait n’est vrai que s’il est déclassifié, et il n’est "juste" que s’il flatte le biais de confirmation d’une audience qui a remplacé sa boussole logique par un abonnement à la colère. » Allez, je vous laisse, je vais aller décrasser mes neurones de ce relativisme de caniveau avec une petite accélération en GLC 43 AMG. On peut tout remettre en question, sauf les lois de la physique. Bisous (sans biais).














@lonnibesancon Pas sûr que ça soit une bonne idée de pointer un flingue sur la police fédérale. Au bout d'un moment il faut assumer les conséquences, d'ailleurs c'est pareil en Europe, je vous défie de faire ça ici en imaginant vous en sortir indemne.





