Ferghane Azihari 🌐@FerghaneA
Vous passez à côté de l'essentiel de cette résolution, cher Darius.
Il suffit de la lire pour se rendre compte qu'on est face à une abjecte tentative de révisionnisme voire de négationnisme tendant à faire de l'esclavage des « Nègres » un crime exclusivement occidental, en taisant les forfaits des sociétés africaines et arabo-musulmanes.
La résolution s'ouvre de la manière suivante : « Commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves ».
Parler de la traite transatlantique, c'est très bien. Mais pourquoi seulement elle ? Les grands circuits de la traite négrière apparaissent d'abord sous l'impulsion de l'expansion islamique.
Rien dans la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU là-dessus.
Ah si !
On lit que « la traite à grande échelle des Africains réduits en esclavage amarqué une rupture profonde dans l’histoire de l’humanité, dont les conséquences traversent les siècles et les continents, et que le XVe siècle a marqué le début décisif de cette histoire exceptionnelle et sombre de la capture, du transport forcé et de l ’esclavage racialisé des peuples d’Afrique ».
Donc avant le XVe siècle, pas de traite négrière ! Formidable.
Ensuite, on apprend dans cette résolution que le colonialisme « a commencé il y a 500 ans ».
On comprend que par « colonialisme », on vise essentiellement l'expansion européenne vers les nouveaux mondes.
Avant l'ère des grandes découvertes européennes, pas de colonialisme non plus.
Les Africains dansaient gaiement autour du feu en se tenant par la main.
Les royaumes africains ne se battaient pas, ne s'envahissaient pas. Les Africains n'ont jamais constitué de vastes empires.
L'empire du Ghana, l'empire du Mali et l'empire Songhaï n'ont jamais existé.
Ces empires n'ont jamais pratiqué l'esclavage. Et avant que les Arabes et que les Européens arrivent en Afrique, les Africains se faisaient des bisous.
Bref, tout ça n'est pas à prendre au sérieux.
Il s'agit simplement pour cette coalition d'autocraties corrompues qu'on appelle « le Sud Global » de désigner un bouc-émissaire afin de flatter les bas instincts de leurs opinions internes, afin que celles-ci évitent de se poser les bonnes questions quant aux causes de leur sous-développement.