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Dans un petit village paisible, vivait un jeune homme nommé Candide, un esprit curieux et avide de connaissances. Chaque soir, il trouvait refuge dans les émissions d'une chaîne de télévision qu'il chérissait tant, où la légèreté et l'esprit facétieux des programmes lui apportaient une diversion salutaire des turpitudes du quotidien.
Or, quelle ne fut pas sa consternation lorsqu'un jour, en allumant son poste, il découvrit que cette chaîne avait été interdite pour trois remarques jugées incongrues, mais insignifiantes, sur l'ordre cosmique des félins.
– Ô misérable destin ! s'exclama Candide. Pourquoi m'ôter ainsi mon modeste réconfort ?
Le lendemain, comme à son habitude, il se rendit au cours dispensé par le vénérable professeur Pangloss, un homme dont la science était aussi vaste que son esprit était étroit. Pangloss, hélas, ne manquait jamais une occasion de distiller des propos racistes et antisémites à ses élèves, sous le couvert de la sagesse académique.
Candide, plein de candeur, se permit de poser la question qui lui brûlait les lèvres :
– Monsieur, pourquoi notre cher programme de télévision a-t-il été interdit, alors que vos diatribes offensantes continuent d'être diffusées sans entrave ?
Pangloss, l'œil torve et la voix pontifiante, répondit sans l'ombre d'un doute :
– Mon cher Candide, il est de l'ordre naturel des choses que la légèreté soit proscrite, tandis que la gravité de mes enseignements, bien que sévère, soit tolérée. Car il est bien connu que le monde préfère la pesanteur de l'iniquité à la frivolité de l'innocence.
Candide, perplexe, méditait ces paroles absurdes en songeant que le monde avait sans doute perdu la raison. Comment était-il possible que des propos aussi venimeux fussent accueillis avec indifférence, tandis que quelques plaisanteries inoffensives provoquaient un tel émoi ?
– Tout est donc pour le mieux dans le pire des mondes possibles, conclut-il avec une ironie désabusée.
Ainsi, Candide apprit à ses dépens que la logique des hommes était bien souvent aussi tortueuse que les sentiers de la vertu, et que l'absurdité pouvait régner en maître sous le masque de la raison.
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