Dominique🇲🇫⚜️ retweetet

Un message puissant de Makram Rabah, professeur adjoint d'histoire à l'Université américaine de Beyrouth :
Peuple libanais, vous devez cesser de vous mentir à vous-mêmes.
Ce pays n'est pas « coincé » dans une guerre régionale, et ce n'est pas une victime du hasard ou de la malchance.
La vérité est plus simple et plus dure : le Liban est sous occupation iranienne, et c'est la vraie raison pour laquelle il se transforme en un champ de bataille.
Les Gardiens de la Révolution iraniens et le Hezbollah utilisent les Libanais - tous les Libanais - comme des boucliers humains.
Ce n'est pas un slogan. Ce n'est pas une exagération. C'est la réalité.
Plus d'une centaine de frappes israéliennes sur le Liban devraient être un signal d'alarme. Votre maison n'est pas sûre, votre quartier n'est pas sûr, votre région n'est pas sûre - pas parce que c'est le destin, mais parce qu'il y a des gens qui ont décidé d'utiliser ces espaces civils pour leurs projets : cacher leurs armes, tenir leurs réunions, gérer leurs réseaux, stocker leur argent parmi la population, et rencontrer leurs maîtresses.
Vous n'êtes pas protégés. Vous êtes exposés, et vous êtes morts - ne laissez personne vous dire le contraire.
Quelques heures avant que le calme fragile de Beyrouth ne soit brisé par des bombes, le Hezbollah ne se préparait pas à la désescalade ou à une solution. Il consolidait son contrôle - politique et militaire - dans une sorte de coup d'État progressif, dissimulé sous la bannière de la "victoire divine". Et cette bannière lui donne effectivement le droit de faire taire tout opposant, de le menacer, et si nécessaire, de le tuer.
Ce n'est pas de la résistance. C'est de la folie.
Bien sûr, les bombes qui sont tombées sur Beyrouth laisseront des cicatrices. Mais Beyrouth est habituée à guérir ses blessures et à se relever.
Ce qui ne guérira pas, c'est autre chose : la persistence de cette logique sectaire toxique qui a transformé les Libanais - en particulier les chiites - en des outils dans un projet plus grand qu'eux. Un projet qui ne leur demande pas leur avis, ne les représente pas, mais exige qu'ils en paient le prix.
C'est la logique qui a transformé le Liban en un pays de déplacement permanent. Les gens fuient, reviennent, et fuient à nouveau. Et à chaque fois, on leur dit "attendez un peu".
Ce n'est pas de la résilience. C'est un effondrement lent.
Et si ça continue comme ça, l'issue est claire : une explosion de l'intérieur.
Le salut aujourd'hui ne vient pas des slogans. Il vient d'un acte simple : défendre votre vie. La vie de vos enfants. La vie de votre famille. Et ne laissez personne vous convaincre que cette réalité est normale ou quelque chose que vous devez accepter.
Le Hezbollah n'arrêtera pas. Parce que sa survie est liée à cette réalité, même si le prix est le pays tout entier.
Et voici la vraie question : Allez-vous continuer à vivre dans un système qui transforme vos maisons en cibles, ou allez-vous commencer à récupérer votre pays - l'État, les rues, et ce que signifie être un citoyen ?
Et s'il y a des armes, ou des éléments, ou des réseaux opérant entre les maisons, la responsabilité n'est pas d'ignorer ou de s'adapter. La responsabilité est de les rejeter, de les exposer, et d'exiger que cette réalité soit abordée dans le cadre de la loi, collectivement, et si nécessaire, même si ça vous gratte la peau.
Tout ce qui est en deçà est de la folie, et la folie tue.
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