Mame Birame Wathie
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Mame Birame Wathie
@MBWBMW
Journaliste-écrivain, président du Conseil d'administration de la SSPP Le Soleil.

Hundreds of millions of people throughout the world are immersed in extreme poverty. Yet, disproportionate wealth remains in the hands of a few. It is an unjust scenario, in the face of which we cannot fail to question ourselves and commit to change things. There is no lack of resources at the root of disparities, but the need to address solvable problems related to a more equitable distribution of wealth, to be achieved with moral sense and honesty.









📌 Le texte de Mame Birame Wathie!👇🏾En résumé: le Sénégal n’est un pays sérieux! “Le véritable problème de nos universités réside dans l’absence totale de perspectives pour les étudiants qui s'agrippent à leur bourse comme un employé le ferait à son salaire. « Fatou a une robe » jusqu'à quand ? Fatou a grandi, la robe s'est déchirée. La page aurait dû être tournée depuis longtemps. Alors que le monde évolue si rapidement et qu'il est de plus en plus question de nouvelles technologies, d'ingénierie, l'Ucad est encore figée au moyen âge. A la Faculté des Lettres et des Sciences humaines, qui concentre près de 51% des effectifs, on dispense des cours d'anglais, d'espagnol, de portugais, d'italien etc. dans des départements éponymes, à des étudiants programmés pour prendre, plus tard, le relais de leurs enseignants des cycles antérieurs. Pour briser ce cercle vicieux, certains se tournent vers des écoles de formation professionnelle dans l’espoir de trouver un emploi autre que l'enseignement. A la Faculté des Sciences juridiques, le schéma est pratiquement le même : 1000 entrent, 10 sortent, le reste s'évapore. A la Faculté des Sciences et techniques, la science sans pratique, a fini par ruiner l'âme des "génies en herbe". Certains diront même que leur place à la faculté de Médecine leur a été prise au profit d'étrangers, de Marocains notamment. C'est parce que ce système a failli que les étudiants déploient autant d'énergie non pas pour pousser à l’éclaircissement des horizons assombris mais pour assouvir un besoin présent, persistant. Pendant ce temps, certains professeurs et autres chercheurs-qui ne trouvent rien du tout- s'en lavent totalement les mains qu'ils s'en vont pourtant tremper dans des filières privées, créées au sein même de l'université. Le mal est profond. L'émotion ne ferait que l'exacerber. Il faut plutôt beaucoup de courage pour l'endiguer. Une première solution consisterait à délocaliser la Faculté des Lettres dont les filières doivent être professionnalisées et celle des Sciences Juridiques dont les effectifs doivent être réduits pour un enseignement beaucoup plus rigoureux. Prévue initialement pour moins de 5 000 étudiants, l'Université Cheikh Anta Diop, confinée dans un périmètre de 80 hectares, grignotés par divers entrepreneurs privés, ne peut en accueillir 100 000 sans constituer une bombe pouvant exploser à tout moment. La jeunesse est notre premier atout. Elle doit être protégée et encadrée. Il y va du devenir de ce pays. Repose en Paix Abdoulaye Ba. MBW Ancien président de la Commission sociale de l’Amicale des étudiants de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines. Ancien président de l’Amicale des étudiants de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines.”
























