Patrick Boitet

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Patrick Boitet

Patrick Boitet

@PatrickBoitet

Journaliste. ex red chef @UOSLP @NLE_FTV @SurLaLigne Essaye de garder les yeux ouverts et quelques principes.

Paris, France Beigetreten Mart 2016
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Mehdi (e/λ)
Mehdi (e/λ)@BetterCallMedhi·
de nouveau, les États-Unis viennent de bombarder l'université Beheshti, l'une des dix meilleures universités d'Iran, après l'université des sciences et technologies c'est la deuxième université ciblée et cette fois ils ont aussi frappé l'Institut Pasteur et la société pharmaceutique Tofiq arrêtez-vous une seconde et lisez cette liste, une université, un institut de recherche médicale, une entreprise pharmaceutique: ce sont les mêmes institutions qui ont permis à l'Iran de passer de 58ème à 4ème mondial en nanotechnologies, de produire ses propres biosimilaires anticanceréeux exportés dans 50 pays, de développer des nanofibres biomédicales et des kits de diagnostic par nanobiocapteurs comme je vous l'explique depuis des semaines ici ce sont ces institutions qui constituent le véritable moteur de la souveraineté iranienne et maintenant ils bombardent l'Institut Pasteur, réfléchissez à ce que ça signifie, l'Institut Pasteur c'est de la recherche médicale, des vaccins, des traitements, de la santé publique, ça n'a strictement rien à voir avec le programme balistiquee ou nucléaire, on est passé d'assassiner des scientifiques individuellement à bombarder les universités et maintenant on bombarde les instituts médicaux, chaque étape franchie élargi la cible et révèle un peu + la vérité sur cette guerre et je pense que c'est là qu'il faut être lucide sur ce qui se joue réellement, comme je vous l'ai déjà dit à de nombreuses reprises l'Iran est la seule puissance souveraine du Moyen-Orient, la seule qui conçoit fabrique et déploie ses propres systèmes d'armement, la seule qui a construit un écosystème scientifique autonome sous 40 ans d'embargo total, pendant que l'Arabie Saoudite sous-traite sa défense au Pentagone et que le Qatar héberge la plus grande base aérienne américaine de la région et c'est précisément cette souveraineté qui est la cible, pas le régime, pas les mollahs pas le nucléaire comme le prétend BFM à travers un narratif qui relève encore d’une fois de la manipulation médiatique c’est la SOUVERAINETÉ de l’Iran qui est précisément visée ici parce qu'un pays souverain au Moyen-Orient c'est un pays que vous ne contrôlez pas, un pays dont vous ne décidez pas la politique étrangère, un pays qui ne vous achète pas vos armes et qui ne signe pas vos accords de normalisation d'ailleurs je crois que la liste des cibles dit tout sur les véritables intentions car pour moi quand vous bombardez un site militaire vous faites la la guerre à une armée PAR CONTRE quand vous bombardez une université un institut médical & une entreprise pharmaceutique vous faites la guerre à un peuple je crois que le but ici est d’essayer d’amener l’Iran à l'état de client, à l'état de dépendant, à l'état de tous ses voisins qui ne savent rien produire sans l'aval de Washington et c'est EXACTEMENT ça que cette guerre révèle la souveraineté scientifique et technologique d'un pays est perçue comme une menace existentielle par ceux qui ont bâti leur hégémonie sur la dépendance des autres et c’est aucun doute LE SIGNAL LE PLUS IMPORTANT QUE VOUS DEVEZ COMPRENDRE DE CETTE GUERRE un signal que vous endenterez jamais sortir de la bouche des officiers des chaînes d’info payés à dérouler le narratif atlantiste de l’OTAN qui n’est rien d’autre que de bruit sans valeur ce que vous regardez c'est la destruction méthodique de la capacité d'un pays à penser, à soigner, à innover et à exister en tant que nation souveraine je l'ai dit et je le répète, vous ne bombardez pas des universités et des instituts médicaux quand vous êtes en train de gagner une guerre, vous les bombardez quand vous avez décidé que la seule façon de gagner c'est d'empêcher un peuple de produire de l'intelligence et c’est exactement ce se passe ici
IRIB (Islamic Republic of Iran Broadcasting)@iribnews_irib

🚨Minutes ago, American fighter jets targeted one of Iran's top ten universities, Beheshti University, in Tehran. Previously, the University of Science and Technology, the Pasteur Institute, and the Tofiq Pharmaceutical Research Company were targeted.

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Mehdi (e/λ)
Mehdi (e/λ)@BetterCallMedhi·
BFM quand Tsahal publie un communiqué : « selon l'armée israélienne» BFM quand les gardiens de la révolution publient un communiqué : « selon la propagande du régime des mollahs » BFM quand Israël annonce une frappe: « frappe ciblée » BFM quand l'Iran annonce une frappe : « information à prendre avec des pincettes » BFM quand un porte parole de Tsahal est en plateau: micro ouvert zéro contradiction BFM quand une info vient de Téhéran : «attention c'est de la communication de guerre » ce sont tous ces petits détails de formulation que vous ne remarquez plus à force de les entendre qui construisent le narratif brique par brique le biais est dans le vocabulaire avant d'être dans le contenu, un camp a droit au langage militaire officiel l'autre a droit au langage de la méfiance et au bout de quelques mois votre cerveau a intégré la hiérarchie sans même s'en rendre compte bienvenue au cœur de la propagande occidentale les amis
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Nain Portekoi 🇨🇵
Nain Portekoi 🇨🇵@Nain_Portekoi·
Si ce saccage du magasin d'un palestinien par des suprématistes racistes ne vous rappelle pas d'autres saccages de magasins par d'autres suprématistes racistes à une autre époque, alors vous n'avez pas bien écouté en Histoire.
Tevfik@tevfik_hams

Burası Batı Şeria.. Hamas yok, savaş yok hiçbir şey yok ona rağmen sırf Filistinli diye siyonistlerin saldırısına maruz kalıyor. Bunun gibi saldırılar her gün yaşanıyor ama ses çıkaran yok..!!

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Patrick Boitet
Patrick Boitet@PatrickBoitet·
´Israel veut vivre en paix avec ses voisins’ est le plus grand des mensonges. En Cisjordanie, pas de Hamas, pas de guerre, mais néanmoins des attaques quotidiennes par des colons, soutenus par l’armée israélienne. La sauvagerie de suprémacistes juifs, armés par 🇺🇸🇪🇺🇬🇧
Daniel Lambert@dlLambo

"Israel wants to live in peace with its neighbours" is the biggest lie of all time. This is the West Bank. No Hamas, no war, yet attacked like this daily by "settlers" backed by the IDF. A savagely violent Jewish supremacy armed by the EU/UK/US

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Eric Coquerel
Eric Coquerel@ericcoquerel·
Donc : d’un côté une GAV illégale d’une députée, @RimaHas , et un procès pour « apologie du terrorisme » pour un tweet évoquant les convictions d’une personne accusée d’avoir commis un attentat en 1972. De l’autre, le porte-parole de l’armée israélienne, Olivier Rafowicz, qui peut parler pendant des heures sur les chaînes de tv françaises pour promouvoir les actions hors droit international d’un gouvernement dont le premier ministre est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, et responsable d'un génocide selon les Nations Unies. Deux poids deux mesures en matière d’apologie, non ?
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amnestyfrance
amnestyfrance@amnestyfrance·
Israël annonce cesser ses achats d'armes françaises. On croyait que la France ne vendait "aucune arme" à Israël d'après notre gouvernement 🤡 N’était-ce pas plutôt à la France de cesser la vente de ses armes à Israël au vu du génocide en cours à Gaza ?amnesty.fr/reperes/ventes…
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Nicolas Hervieu
Nicolas Hervieu@N_Hervieu·
Et voilà. Comme cela était prévisible, l'interdiction par le @prefpolice de la « rencontre annuelle des musulmans de France » est suspendue par le juge des référés. Atteinte grave & manifestement illégale aux libertés fondamentales car *rien* ne justifiait cette interdiction.
Nicolas Hervieu tweet media
Nicolas Hervieu@N_Hervieu

Interdire un rassemblement de musulmans car ils sont *eux-mêmes* menacés par le terrorisme & « l'ultra-droite » ? C'est le monde à l'envers. Et d'une légalité plus que douteuse. A l'évidence, certains ont oublié la célèbre jurisprudence Benjamin du @Conseil_Etat (1933)...

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Emma 🇨🇭
Emma 🇨🇭@EmmaRobinsonss·
Israël demande aux chrétiens et aux Druzes du Sud Liban de ne pas cacher des musulmans libanais .. Ça vous rappelle quelque chose ?
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The News
The News@thenews_fr·
🚨 URGENT – Laurent Nuñez assume : « Nous avons interdit le rassemblement des musulmans de France car nous le rattachons clairement à la mouvance des Frères musulmans. » Pourtant, l'arrêté préfectoral initial invoquait exclusivement un « risque d’attentat » pour justifier l'interdiction. Cette contradiction caractérise un détournement de pouvoir : l'administration a utilisé son pouvoir de police administrative à des fins de lutte idéologique, alors que la loi ne lui confère ce pouvoir que pour la préservation de l'ordre public. En outre, ce revirement fragilise la qualification juridique des faits retenue initialement. Le référé-liberté étant en cours d’examen ce matin avec @Me_GuezGuez, merci de partager au maximum
The News@thenews_fr

☪️🇫🇷 Rassemblement annuel des Musulmans de France (RAMF) : l’interdiction contestée en justice La Fédération des Musulmans de France a été notifiée hier soir (1er avril 2026 à 21h) par la Préfecture de Police d’un arrêté d’interdiction de la 40ᵉ édition du RAMF, prévue du vendredi 3 au lundi 6 avril 2026 au Parc des Expositions du Bourget. En réaction, un référé-liberté a été déposé immédiatement. L’audience aura lieu demain vendredi 3 avril 2026 à 9h devant le Tribunal administratif de Paris. Dans l’attente de la décision, les préparatifs du salon se poursuivent sur place.

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Brian Allen
Brian Allen@allenanalysis·
Lindsey Graham tonight: He is calling for the destruction of infrastructure that allows Iran “to function as a nation.” Power grids. Water systems. Civilian infrastructure. That is not a military target. That is a war crime under the Geneva Conventions.
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Sulaiman Ahmed
Sulaiman Ahmed@ShaykhSulaiman·
BREAKING: CHINA DESTROYS TRUMP Trump: We need $2 billion a day to reopen the Strait of Hormuz China's FM Senator: But the Strait of Hormuz was already open before the war? The root cause of this disruption is your illegal military operations against Iran. You have created a Global Crisis OUT OF NOTHING”
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Manouck
Manouck@Manouck44·
Pour rappel, l'Etat a déployé un important dispositif policier pour que le gala "Israël for ever" puisse avoir lieu alors que Smotrich devait être présent et que Nili Kupfer-Naouri est présidente de l’association. Ce deux poids deux mesures est insupportable.
Préfet de Police@prefetpolice

À la demande du ministre de l’Intérieur, @NunezLaurent, j’ai pris un arrêté interdisant la 40ᵉ édition de la Rencontre annuelle des musulmans de France, du 3 au 6 avril 2026, au Parc des Expositions de Paris – Le Bourget. Cette décision s’inscrit dans un contexte national et international marqué par des tensions accrues et un niveau de menace terroriste élevé, des risques de troubles à l’ordre public et la forte mobilisation des effectifs de la @prefpolice sur les jours à venir.

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Marcel D.
Marcel D.@DubreuilhMarcel·
Les gars, vous ne le savez peut-être pas, mais aujourd’hui, normalement la guerre aurait dû s’arrêter. Ce qui se passe, c’est que J.D. Vance était en pleine négociation avec Kamal Kharazi (le gars en photo). 81 ans, ancien ministre des affaires étrangères d’Iran. C’est un diplomate expérimenté, pragmatique et modéré au sein du gouvernement iranien. Donc juste ici, tout va bien. J.D. Vance, via le Pakistan, est en pleine négociation avec ce monsieur. Trump est au courant. Et là, je vous le donne en mille... Israël, avec l’aval du président des États-Unis, Donald Trump, décident d’assassiner Kharazi en larguant une bombe directement sur son immeuble résidentiel le 1er avril 2026. Il se passe que le diplomate est grièvement blessé, mais c’est sa femme qui meurt suite à ce bombardement. Du coup, terminé la paix, l'Iran est pour la troisième fois trahie, Israël a eu ce qu’elle voulait avec l’aval du président Trump et dans le dos du vice-président américain J.D. Vance, qui faisait les allers-retours avec le Pakistan via le ministre des affaires étrangères, Ishaq Dar, qui servait d’intermédiaire et transmettait les messages iraniens au vice-président américain. Les médias d'État iraniens ont bien indiqué que le responsable supervisait les échanges avec les autorités pakistanaises afin d'organiser une rencontre avec Vance dans le but de mettre fin à la guerre. Et c'est bien une frappe américano-israélienne qui a touché l'immeuble résidentiel de Téhéran. Voilà où nous en sommes.
Marcel D. tweet media
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Kenneth Roth
Kenneth Roth@KenRoth·
More than 1,000 international law experts (myself included) warn that U.S. strikes on Iran violate the U.N. Charter (no evidence that Iran posed an imminent threat that could justify a self-defense claim) and may be war crimes (attacks on civilian sites). trib.al/lyTCOJB
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Shanaka Anslem Perera ⚡
JUST IN: You do not fire your Army Chief of Staff in the middle of a war for no reason. You fire him because of what comes next. Pete Hegseth called General Randy George on April 2 and told him to retire immediately. The Pentagon confirmed it within hours. No reason was given. Not publicly. Not privately. A senior Army official told Fox News that Hegseth offered George nothing: no misconduct, no operational failure, no policy disagreement on the record. Just a phone call and a career ending in the middle of the most significant American combat operation in two decades. George is the 24th general or admiral Hegseth has removed. But he is not the 24th. He is the one that matters. The Army Chief of Staff. The man whose signature sits between a president’s intent and the order that sends soldiers across a beach or into a tunnel complex. The 82nd Airborne is deploying right now. Marines from the 31st MEU are staged on the USS Tripoli. JSOC operators are at forward bases in Israel, Jordan, Saudi Arabia, and the UAE. Kharg Island, 90 percent of Iranian oil exports, sits 16 kilometres off a coast that someone will have to decide whether to approach. And the four-star general whose job it was to advise whether that approach should happen was removed 48 hours after Trump told the nation the war would continue for two to three more weeks. The replacement is Vice Chief General Christopher LaNeve. He was Hegseth’s senior military aide before this appointment. The man who carried the Secretary’s briefcase now commands the Army the Secretary is reshaping. The chain of command did not break. It shortened. The distance between a television studio and a combat order just collapsed to zero intermediaries who were not personally selected by the man giving the order. No reason was given. That is the tell. When someone is removed without explanation during a crisis, the explanation is the crisis itself. George either objected to something or was about to. The ground option. The power plant strikes. The Kharg raid. The escalation that turned a highway bridge in Karaj into rubble on the same day he was told to leave. Something in the next two weeks requires a chief who will not push back, and the Pentagon solved that problem by installing one trained as Hegseth’s aide. A former Fox News weekend host just fired a four-star general with combat tours in Iraq and Afghanistan, replaced him with his own former assistant, and did it during a live war in which the next decision could put American soldiers on Iranian soil for the first time in history. No hearing was held. No misconduct cited. The Army woke up on April 3 with a new chief it did not choose, in a war it did not start, preparing for a phase the previous chief apparently could not be trusted to execute. The question is not why George was fired. Every general in the building knows why. The question is what order is coming in the next fourteen days that required removing the one man in the chain of command who might have said no. The war has no perimeter. The chain of command has no objectors. And the next phase has no one left to stop it. open.substack.com/pub/shanakaans…
Shanaka Anslem Perera ⚡ tweet media
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Pourton.info
Pourton.info@lactetue·
Le Trump-tanic coule en direct (et la Maison Blanche nous jure que c'est un sous-marin) Vous pensiez sincèrement que le sommet absolu de l'incompétence de cette semaine était détenu par Pam Bondi ? Résumons l'exploit de l'Attorney General : foirer magistralement le dossier Epstein et, dans un élan de génie absolu, envoyer par erreur les preuves à charge des documents secrets de Mar-a-Lago directement à l'opposition démocrate. Un suicide professionnel d'une pureté cristalline. D'ailleurs, la sentence vient de tomber : pendant que Trump déclarait publiquement qu'elle faisait un "travail formidable" (la fameuse technique du baiser de la mort), il lui annonçait en privé que son mandat touchait à sa fin. Mais face à cette prouesse, Donald Trump, piqué au vif qu'on puisse lui voler la vedette du naufrage, a manifestement posé son verre en disant : "Hold my Diet Coke". Ce qui s'est déroulé ces dernières 24 heures aux États-Unis n'est plus de la politique. C'est une tragi-comédie en mondovision, un effondrement narratif si colossal que même les scénaristes de Veepl'auraient refusé pour manque de réalisme. Sortez le pop-corn, on décortique le plus grand crash de communication de la décennie. Acte I : Le "Off" (ou comment braquer sa propre base électorale) Avant même que Trump ne prenne la parole officiellement, la Maison Blanche a accompli un exploit technique digne de Pierre Richard : uploader par erreur sur YouTube une vidéo d'un déjeuner privé de Pâques. Dans ce "Off", le Président se lâche devant un parterre de soutiens évangéliques et de pasteurs. L'aveu est d'un cynisme sidérant. Trump y admet que la petite expédition punitive en Iran coûte la bagatelle d'environ un milliard de dollars par jour. Alors, comment financer ce caprice martial et ses réductions d'impôts massives (le fameux projet de loi "One Big Beautiful Bill") ? C'est simple : il annonce son intention de sabrer dans Medicare, Medicaid et la Social Security. Comprenez bien la manœuvre : le type s'apprête à faire payer sa guerre au Moyen-Orient en sacrifiant les frais médicaux et les retraites de sa propre base électorale. Du côté du Parti Républicain, c'est la panique absolue. Le Speaker de la Chambre, Mike Johnson, fait face à une mutinerie ouverte de ses propres troupes. Les élus modérés, terrifiés à l'idée de devoir expliquer aux retraités de la classe ouvrière du Midwest qu'ils devront vendre un rein pour payer leur insuline, fuient le navire pour sauver leur siège aux élections de mi-mandat. Acte II : La Guerre de Schrödinger Puis vient le moment solennel de l'allocution. Le bureau ovale, l'adresse à la nation historique... Ah non, pardon, Trump est debout dans le Cross Hall de la Maison Blanche. Les yeux mi-clos, cherchant son souffle avec la peine d'un marathonien asthmatique, il lit son prompteur comme s'il découvrait la langue anglaise en direct. L'énergie est si basse qu'on se croirait à une veillée funèbre. Sur le fond, c'est le paradoxe absolu. Une "guerre quantique". D'un côté, Trump annonce triomphalement que les objectifs stratégiques sont "presque terminés" et que l'Iran n'est "essentiellement plus une menace". Mais dans la même respiration, il promet de bombarder le pays "extrêmement fort" pendant les deux à trois prochaines semaines. On a gagné, la mission est un succès total, mais on va quand même tout raser pendant un mois. Logique imparable. Le plus beau ? Le motif officiel de cette guerre était de neutraliser la menace nucléaire iranienne. Face à la presse, Trump avoue en substance qu'il s'en moque éperdument. L'uranium est "tellement profond sous terre" qu'il ne compte même pas s'en préoccuper. Résultat de ce coup de génie stratégique : l'armée américaine a pulvérisé les infrastructures civiles et militaires de l'Iran, mais leur laisse 440 kg d'uranium hautement enrichi, de quoi fabriquer une douzaine de têtes nucléaires. L'Iran n'a plus rien à perdre et a désormais toutes les raisons d'accélérer la militarisation de son stock. On applaudit l'artiste. Acte III : Géopolitique de bac à sable et recadrage des "Adultes" C'est ici que le discours passe du ridicule au dangereux. Sur la question brûlante du détroit d'Ormuz (par où transite une artère vitale du pétrole mondial), Trump lève les mains en l'air et se dédouane totalement. L'Amérique n'en a "plus besoin", alors que les pays européens et asiatiques aillent se débrouiller pour sécuriser la zone eux-mêmes en allant "prendre et protéger" le détroit. En gros : "On a cassé le jouet, allez chercher les morceaux vous-mêmes au milieu des missiles balistiques iraniens". La réaction des alliés ne s'est pas fait attendre, et c'est une humiliation en mondovision. Emmanuel Macron, en déplacement à Séoul, a sorti la sulfateuse diplomatique. Il qualifie l'idée de rouvrir Ormuz par la seule force militaire de totalement "irréaliste" et tacle le président américain sans ménagement : "Quand on est sérieux, on ne dit pas le contraire de ce qu'on a dit la veille tous les jours". Pendant ce temps, à Londres, le Royaume-Uni organise une réunion de crise d'urgence virtuelle avec une quarantaine de pays pour gérer le blocage du détroit. L'intégralité du G7 est présente, aux côtés des Émirats et de Bahreïn... à l'exception notable des États-Unis. Washington est officiellement mis sur la touche par ses propres alliés, relégué au rang de partenaire non fiable. Et au Pentagone ? C'est l'asile à ciel ouvert. Le Secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, tweete avec allégresse qu'il va ramener l'Iran "à l'âge de pierre" (Back to the Stone Age). Pendant qu'il joue les cow-boys sur les réseaux sociaux en revendiquant l'absence de pitié ("no quarter"), les conseillers juridiques de son propre ministère font circuler des mémos paniqués. Ils l'avertissent que sa rhétorique enflammée l'expose directement, lui et ses troupes, à des poursuites pénales pour crimes de guerre selon le droit international et le code de justice militaire. Acte IV : Le Krach Express ou l'avènement de la "Warflation" Si le but de cette allocution télévisée était de rassurer les marchés financiers, on peut officiellement parler de désastre absolu. Les opérateurs économiques ont compris le message sous-jacent : Ormuz va rester bloqué, l'Amérique s'en lave les mains, et la guerre va s'éterniser. La sanction a été immédiate. Le marché de l'énergie a réagi avec une volatilité extrême. Le baril de Brent a explosé à la hausse, dépassant les 109 dollars , tandis que le WTI a flambé à plus de 111 dollars. L'impact sur l'économie réelle américaine est instantané : la moyenne nationale du gallon d'essence a franchi la barre douloureuse des 4,06 dollars. L'inflation par la guerre, ou "warflation", est là, et elle va détruire le pouvoir d'achat des ménages américains de façon foudroyante. À Wall Street, c'est le bain de sang. Le S&P 500, le Dow Jones et le Nasdaq ont tous plongé dans le rouge. Mais le phénomène le plus fascinant reste l'effondrement simultané des valeurs prétendument "refuges". L'Or et le Bitcoin ont dévissé de concert avec les actions. Pourquoi ? À cause d'une crise de liquidité brutale et de la mécanique implacable des appels de marge (margin calls). Les grands fonds d'investissement et les acteurs étatiques, pris à la gorge par l'effondrement de leurs portefeuilles actions, ont été contraints de liquider massivement leurs actifs rentables en urgence (or et cryptomonnaies) pour couvrir leurs pertes colossales. Conclusion : L'orchestre joue pendant que le navire coule Où en sommes-nous aujourd'hui ? La situation est tellement stratosphérique que même les alliés historiques du Président commencent à s'étrangler. L'idée d'invoquer le 25ème amendement n'est plus un simple fantasme de l'opposition démocrate. C'est Ty Cobb en personne, l'ancien avocat de la Maison Blanche sous la présidence Trump, qui a pris la parole pour qualifier le comportement du Président d'"insane" et demander publiquement pourquoi le Cabinet n'activait pas la procédure de destitution interne. Le Trump-tanic ne se contente pas de couler en silence. Son capitaine vient de saborder la salle des machines avec un discours chaotique, de jeter les canots de sauvetage au visage des alliés qu'il insulte, et de promettre à ses passagers de la classe économique qu'ils allaient devoir payer leur propre gilet de sauvetage en coupant dans leur assurance maladie. C'est brillant de bêtise. C'est terrifiant de réalité. Et le pire dans tout ça ? Nous ne sommes que le 2 avril 2026. L'histoire n'a même pas fini de s'écrire. PS : Un grand MERCI à @WilliamReymond et @Maintenantoff pour leur incroyable live d’hier soir, d’où provient une grande partie de mes infos, je vous invite à regarder leur émission de ce soir à 21h00 (GMT+1)
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