




Cyril Gelibter
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@Winpac89
Docteur en histoire. Parle français russe et anglais. Renseignement, relations internationales, histoire. https://t.co/rZSWLOc6gC







Bon, je lis comme d'habitude des tonnes de remarques totalement à l'Ouest sur les raisons de l'échec d'implantation d'un supercalculateur. Non le problème ce n'est pas le montant des subventions, la commission, l'Allemagne, le marché européen de l'énergie, la CGT ou le résultat des municipales. (Même si on aurait beaucoup de choses à dire sur tout ça.) Le problème c'est l'absence de marché. Une entreprise s'installe là où il y a des clients. FluidStack est parti parce qu'Anthropic, un seul client américain, lui a offert un contrat plus gros que tout ce que la France proposait. La France n'a pas de demande organisée assez grosse pour justifier l'installation de centres de calcul IA de cette taille. Mais comme je l'explique dans cet excellent article que je vous encourage à lire ( le sale petit secret oublié de la puissance x.com/larroumecj/sta… ) cela peut se régler assez facilement. Étape 1 : un programme militaire d'IA à 2 milliards par an. C'est un sixième du coût de la dissuasion nucléaire, pour une technologie du même niveau de criticité. Ça crée un premier client garanti. Étape 2 : rendre obligatoire, sans dérogation, l'hébergement souverain pour toutes les données sensibles de l'État et des opérateurs d'importance vitale (énergie, transport, santé, défense). Aujourd'hui c'est théoriquement requis par la doctrine « Cloud au centre », mais en pratique tout le monde prend la dérogation. Quand c'est réellement obligatoire, c'est plusieurs milliards de commandes redirigées d'un coup. Étape 3 : étendre aux entreprises publiques. EDF, SNCF, La Poste, banques régulées. Et rappellons que si on peut faire tout ça, c'est grâce à l'article 346 du Traité de Rome négocié par De Gaulle en 1957 (oui, à peu près 100% des trucs qui font que la France peut s'en sortir en 2026 viennent d'un mec né au XIXe siècle.) Le chemin est clair, simple, évident. Il nous reste à avoir le courage de l'emprunter.









"Nous ne participerons pas à une coalition d’ouverture de vives forces du détroit d’Ormuz car la situation actuelle ne le permet pas : le conflit est en cours, et la France n’en fait pas partie. Une désescalade doit d’abord avoir lieu, après quoi, nous sommes prêts à contribuer le moment venu à une mission internationale pour la liberté de circulation maritime." Retrouvez mon interview dans le JDD 👇 lejdd.fr/International/…



NEW from @nytimes: Netanyahu embraced a plan by the Mossad chief to ignite a regime change uprising in Iran for a quick victory. He used it to help convince Trump to start the war — despite doubts among some senior US and Israeli officials. It was a critical flaw in war plans.

According to a U.S. intelligence report, assembled prior to the anti-government protests in early January, which was shown to President Donald J. Trump a week before the start of the Iran War, Reza Pahlavi, the Exiled Crown Prince of Iran, they concluded lacked a sufficient network inside the country to lead an effective overthrow of the Islamic Republic. “They never took him that seriously,” Vali Nasr, a Professor at Johns Hopkins, said of the Trump Administration. “There’s a difference between having an organization on the ground versus just having people who like you. If you’re going to help change a regime, you have to have a ground game.” Trump and his aides began referring to Pahlavi as the “loser prince,” according to The New Yorker.









3 weeks have now passed following the start of the US 🇺🇸-Israeli 🇮🇱 operation to topple the regime in Iran 🇮🇷 🔸The Islamic regime is still holding 🔸The Hormuz Strait is closed 🔸Iran continues to retaliate 🔸No new protest in Iran 🔸US/ISR operations continue 🧵THREAD🧵1/20⬇️

@WhiteHouse Maybe you shouldn’t have started the war first on false pre-tenses

En sciences sociales, généraliser à partir d’un ou deux cas est extrêmement compliqué. Cela dépend de nos connaissances causales préalables, de nos connaissances préalables sur les populations de cas et sur la fréquence des variables contextuelles qui activent ou inhibent les mécanismes causaux, des données issues de l'analyse des processus dans les études de cas, et de la manière dont ces données actualisent nos connaissances préalables sur les mécanismes causaux et les contextes dans lesquels ils opèrent ou non. Et cela pose un pb bcp plus général pour la théorie militaire 👇