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@_bc1qs
Développeur web freelance et gamer passionné. --- Contributeur net. Minarchiste. ("Nazi" selon les gauchistes)


Honjitsu no gaikokujin difference 💀











Bon, ça fait quelques années que j'observe la communication des partis et élus de gauche/écolo (et comment c'est repris par certains de mes amis), et à force de revoir les mêmes patterns, je pense avoir identifié les 12 principales fonctionnalités du logiciel socialiste. 🧵👇


je soulève + que les mecs qui me disent de retourner à la cuisine (bref c'est l'heure de soloQ) twitch/loupiote3



🇫🇷 FLASH | Un homme de 65 ans, se revendiquant comme "raciste", a mené une "chasse à l’enfant de couleur" en ouvrant le feu à la carabine sur des enfants âgés de 6 à 11 ans, ce dimanche en Haute-Loire. Un enfant de 10 ans a été blessé au mollet. (Le Progrès)


🔴 L'influenceur insoumis @Ilangabet participerait à des groupes de messageries consacrés au doxxing et à la persécution de militants conservateurs anonymes.

Le Syndrome de Neuilly-sur-Silicon : Autopsie d’un Wrapper à 299$ (Résumé audio en pièce jointe) - Précision, comme le cher @brivael m'a bloqué, je suis triste de vous le dire... il ne verra jamais mon billet ! 😥 Hier, mon fil 𝕏 a été littéralement tapissé par le nom de notre ami @brivael , en pleine tournée promotionnelle pour écouler ses fameux "calls" bradés à 299 balles. Vu notre passif — et le fait que les lois implacables de la thermodynamique l'aient récemment poussé à chercher refuge derrière son bouton "bloquer" plutôt que d'assumer ses équations —, j'ai forcément eu l'irrépressible envie de gratter un peu le vernis. Juste pour voir ce qui se cachait réellement derrière la vitrine. En horlogerie, il y a un terme précis pour ce genre de phénomène : une super-fake. De loin, l'illusion est parfaite. Le boîtier brille sous les néons de l'algorithme, ça hurle « Silicon Valley » à pleins poumons, et ça arbore fièrement le poinçon « YC S24 » sur le cadran comme un gage de noblesse absolue. Le profane, fasciné par le polissage, est ébloui. Mais pour peu que l'on possède l'outillage adéquat et qu'on y colle l'oreille, le tic-tac trahit une fâcheuse arythmie. Et quand on fait enfin sauter le fond de boîte en s'attendant à découvrir un calibre manufacture à grande complication... on tombe sur un vulgaire mouvement à quartz en plastique, qui tient au scotch double face. Posons donc le postulat de départ, histoire de dissiper la brume : nous ne sommes pas face à un visionnaire de la DeepTech ni à un prophète de l'IA. Nous observons la masterclass d'un pur produit de l'ingénierie sociale, un illusionniste de l'attention réduit à vendre du vent à 299$ la demi-heure pour tenter de colmater les fuites d'un modèle économique sous perfusion. Acte I : Le Cosplayeur de la Valley (et le complexe de Neuilly) Sur 𝕏, notre homme a soigneusement cultivé sa posture. Il se rêve en héraut du techno-libéralisme, biberonné à Peter Thiel, distribuant ses leçons de "build" à une plèbe embourbée dans ce qu'il appelle avec un dégoût non dissimulé la "mentalité française cassée". Il se drape dans le pragmatisme brutal de la Silicon Valley, persuadé que fustiger l'indignation morale et la "jalousie hexagonale" suffit à lui forger un totem d'immunité. C'est le complexe de l'élu : lui a compris, les autres subissent. Sauf que l'on ne s'improvise pas "Delaware-first" juste en saupoudrant ses tweets de franglais et d'acronymes. Quand on soulève le capot de ce mastodonte de l'IA qui brandit fièrement sa levée de "5M$" (astucieusement convertis de l'euro au dollar pour l'exotisme), la chute est d'une violence administrative absolue. Exit le garage mythique de Palo Alto. Bienvenue dans la très classique, très bourgeoise et très franchouillarde SAS ATOMY. Immatriculée au tribunal de commerce de Nanterre. Siège social : Neuilly-sur-Seine. Le grand frisson libertarien et la disruption mondiale s'arrêtent net au péage de l'A14. Du cosplay de tech-bro dans toute sa splendeur. Mais l'ironie atteint son paroxysme quand on se penche sur la comptabilité du prophète. Pour un parangon de la création de valeur et du "signal prix", la pudeur est soudainement de mise : les comptes de sa fameuse SAS sont pudiquement couverts par une déclaration de confidentialité. Circulez, y'a rien à auditer. Pourtant, il revendique à qui veut l'entendre "+1000 clients payants". Très bien. Faisons les mathématiques basiques que son audience refuse de faire. Avec un abonnement de base à 39$, on obtient un ARR (Revenu Annuel Récurrent) qui fait doucement sourire. Dans le monde impitoyable des vrais Venture Capitalists — ceux-là mêmes qu'il aime name-dropper —, ce niveau de traction le place tout droit dans la catégorie "pré-revenu". Pour un fonds d'investissement, c'est au mieux la validation d'une idée ; au pire, un hobby monétisé. On comprend soudain beaucoup mieux la nécessité absolue de faire les fonds de tiroir en vendant des appels d'une demi-heure. Acte II : Le Calibre en Plastique (Ou le mythe de la DeepTech) Sur les réseaux, notre homme aime se draper dans la toge de l'esthète. Il se pose en croisé intransigeant contre le "slop" — cette bouillie numérique générée à la chaîne par des IA sans âme qui pollue nos fils d'actualité. À l'écouter, lui seul détiendrait le "framework" absolu pour préserver le "goût humain", l'authenticité et la pureté créative. Zéro automatisation crasse, zéro IA qui réfléchit à sa place, juste de l'orfèvrerie digitale. Le Templier du bon goût, en somme. Le problème, c'est que l'audit technique de son fameux "moat" (ses douves défensives infranchissables, dans le jargon de la Valley) révèle une tout autre ingénierie. Son monopole technologique imprenable ressemble furieusement à un monstre de Frankenstein. Argil n'est pas une révolution fondamentale codée à mains nues dans les laboratoires secrets de Neuilly. C'est un wrapper. Une très jolie interface graphique, certes, mais un vulgaire orchestrateur qui sous-traite le vrai miracle aux ingénieurs des autres. Sous le capot, ça tourne avec la matière grise d'autrui : on y branche du Veo 3, du Sora 2 ou du Hailuo pour la vidéo, et on vient gentiment surfacturer l'API d'ElevenLabs pour vous donner de la voix. En d'autres termes, on n'est plus dans la DeepTech, on est dans le dropshipping d'API. Mais là où le cynisme s'élève au rang de chef-d'œuvre absolu, c'est quand on s'intéresse à ceux qui financent la boutique. Le narratif éthique du "builder authentique" se prend une balle entre les deux yeux lorsqu'on découvre ce que fait l'un de ses investisseurs stratégiques, le YouTuber Kwebbelkop, avec la technologie Argil. Son usage ? Il exploite l'API pour vomir littéralement des milliers de "Shorts" 100 % automatisés par mois, en dormant. Notre pourfendeur de la médiocrité est en réalité le gérant de l'usine d'embouteillage du slop qu'il fustige à longueur de tweets. Il pleure à chaudes larmes sur la pollution numérique, tout en vendant les pots d'échappement en gros. Acte III : La Thermodynamique du Bullshit (L'audience de plastique) Il y a une chose fascinante avec les lois de la physique : elles se contrefoutent de votre personal branding. J’avais déjà eu l’occasion de lui rappeler gentiment les principes implacables de la thermodynamique spatiale (ce qui m'avait valu un blocage préventif d'une lâcheté olympique), mais visiblement, ses lacunes scientifiques s'étendent aussi aux lois de la statistique. Parlons un peu de cette croissance miraculeuse, cette véritable érection algorithmique qui l'a propulsé de 9K à 15K abonnés en l'espace de trois heures. Même au sommet de la gloire, la viralité organique ne défie pas le principe de conservation de l'énergie à ce point. La vérité, c'est que contrairement à son prétendu génie, la réalité de ses courbes s'achète tout simplement avec une carte bleue prépayée. Mais le véritable chef-d'œuvre comique intervient quand la plateforme décide de passer un coup de balai. 𝕏 lance une purge de bots, et paf : notre prodige perd 4K abonnés dans la foulée. N'importe quel fraudeur pris la main dans le sac aurait fait profil bas. Pas lui. Il dégaine l'excuse du siècle, la carte du martyre, accusant des "forces obscures" de lui avoir envoyé des milliers de faux comptes pour le discréditer. C'est le syndrome de persécution élevé au rang d'art contemporain. C'est le roi de la victimisation 3.0 : l'homme qui achète des abonnés au kilo sur le dark web et qui pleure au complot quand le videur de la boîte les jette sur le trottoir. Résultat des courses ? Il trône aujourd'hui sur un empire de 32 000 abonnés d'une inertie absolue. C'est un désert d'engagement où l'entropie est à son maximum (voir ses stats sur un an comparées aux miennes, cliquez sur l'image). Face à une critique factuelle, chiffrée et sourcée, on s'attendrait à voir débouler sa fameuse armée de "builders" intellectuellement supérieurs pour défendre le bunker. Que nenni. Sa milice prétorienne se résume à deux ou trois profils anonymes avec des avatars de dessins animés qui viennent bégayer des "t'as le seum" ou "tu fais pas la kichta". Zéro argumentaire. Zéro défense technique. Juste le vide sidéral d'une communauté de plastique, incapable de laisser deux neurones entrer en collision pour formuler une pensée propre. La Conclusion : La Fissdeputerie Tarifée (L'Estocade) Et nous voici enfin au cœur du réacteur, la véritable raison d'être de tout ce cirque numérique : le tunnel de la honte. Analysons un instant l'anatomie de ce pivot désespéré. Notre visionnaire a d'abord tenté le coup de bluff ultime en accrochant une étiquette à 1000$ pour 30 minutes de son temps précieux. Le résultat ? Un silence si assourdissant qu'on aurait pu entendre une mouche voler dans son canal d'acquisition. Face à l'absence miraculeuse de pigeons suffisamment fortunés pour le subventionner, il casse les prix à 299$ et tente, avec un aplomb qui force presque le respect, de faire passer cette capitulation en rase campagne pour un "A/B testing de marché". Appeler sa propre banqueroute d'engagement une "stratégie d'optimisation", c'est de la voltige sémantique. Le verdict clinique est sans appel. Nous n'avons pas affaire à un bâtisseur d'empire, mais à un opportuniste assis sur un siège éjectable dont il ne contrôle même pas le bouton. Il sait pertinemment que son wrappersous perfusion sera balayé, évaporé, instantanément rendu obsolète par la prochaine mise à jour native d'OpenAI ou de Google. Le chronomètre tourne. Son seul et unique business model à court terme consiste donc à traire frénétiquement sa base d'abonnés de plastique tant que le mirage hypnotise encore quelques badauds. Alors, pour conclure, un petit conseil à ceux qui, malgré tout, hésiteraient encore à dégainer leur carte bleue. N'y allez surtout pas en pensant investir dans votre avenir technologique ou comprendre l'algorithme. En revanche, si vous considérez que 299$ est un prix acceptable pour vous offrir un billet au premier rang et assister en direct à la masterclass clinique d'un mythomane en pleine chute libre, foncez. Ne le voyez pas comme un appel de consulting. Voyez-le comme une place de théâtre pour la dernière représentation avant la fermeture définitive.

🔸Je pense qu'il doit y avoir un juste milieu dans la fissdeputerie. Avec une ristourne des enfers, vous pouvez vous faire 30 minutes de call avec Brivael. Le prix est donc passé de 1000$ à 300$. Pour un "appel" les gars. On est clairement dans la fissdeputerie mais si y a des clandos pour payer (et il y en a) grand bien leur fasse à eux tous. Mais là où moi je suis dans la fissdeputerie, c'est que j'ai tellement offert mes savoir-faire sur ce réseau, gratuitement à des tas gens qui ont pu se développer ensuite... Moi aussi, je ne suis pas mieux parce qu'après je suis en galère comme un connard à pas pouvoir me payer un micro, une caméra et un foutu PC pour continuer de grandir. J'ai offert gratuitement mon travail tant de nombreuses fois... Je le regrette car j'ai dévalorisé la valeur de ce travail ce qui fait de moi un exemple inverse de la fissdeputerie. Mais dans cette histoire, c'est Brivael qui gagnera toujours et certainement pas moi. @brivael je te tag pour pas te prendre en traître, mais ton move, je le trouve vraiment dégueulâsse (mais dit à la façon de Roman Freyssinet tu vois), mais si y a des teubés qui te payent après tout, tant mieux pour toi.



ATTENTION PROPOS CHOQUANTS « Moi, j’ai su** des queues qui puaient pour de l’hé**ine... Je suis très content de l'avoir fait ! » « Pourquoi il n’y aurait pas des échanges de services se**els contre des activités ? » « C'est d’abord un savoir-faire. Il y a de la technique, il y a de l’expérience » — Raz et Mouffette (ZawaProd) Contexte : Au tout début d’un stream de Mouffette, quand Raz passe, Mouffette rigole en proposant ses “services” (oui, ce genre de services) à toute la Zawa (mais surtout à Wissam). Avant d’enchaîner sur une réflexion beaucoup plus premier degré. NB : La dépendance de Raz à certains produits est un sujet récurrent dans les streams de la Zawa : buff.ly/ar1dRCm NB2 : Agentivité désigne la capacité de l’être humain à agir de façon intentionnelle sur lui-même, sur les autres et sur son environnement









Dans les coulisses d'un billet : Pourquoi mon IA ne fait pas le boulot à ma place. Je le vois bien, votre petit sourire en coin quand je lâche le mot « IA » au détour d'une conversation ou dans un de mes threads. Je le connais par cœur, ce regard mi-amusé, mi-condescendant, qui crie en silence : « Ah, d'accord, le mec a juste tapé une phrase magique et la machine a pondu son texte pendant qu'il se faisait un burger ». Souvent, on me reproche, ou du moins on me suspecte, d'avoir trouvé la poule aux œufs d'or de la feignantise intellectuelle. Le mythe du distributeur automatique a la vie dure. Pour beaucoup, mon processus créatif se résume à ouvrir une fenêtre de chat, taper un truc du genre : « Fais-moi un texte de 2000 mots sur Viktor Orban, les paris en ligne et les sondages. Mets de l'humour, stp. Merci bisous. », puis de cliquer sur "Générer", faire un bon vieux copier-coller des familles, et boom, me voilà auteur. Laissez-moi vous briser une illusion tout de suite : si je faisais ça, mon compte 𝕏 ressemblerait à du Wikipédia sous Xanax. Ce serait chiant à mourir, lisse comme une carrosserie neuve, et surtout, ça n'aurait absolument pas ma gueule. Alors, asseyez-vous, prenez un café (un vrai, coulé par une vraie machine ou un humain, pas un JPEG généré par Midjourney), je vais vous montrer, autopsie à l'appui, comment on cuisine un billet quand on est un curioscepticosapioiste. On va prendre l'exemple de l'article sur les marchés prédictifs : x.com/lactetue/statu… L’Étincelle : La curiosité n'a pas de puce en silicium Tout commence toujours, invariablement, dans le monde réel (ou du moins sur la place publique de 𝕏). L'IA ne scrolle pas mon fil d'actualité en se posant des questions existentielles sur l'avenir géopolitique. C'est moi, avec mes yeux fatigués et mon cerveau qui tourne un peu trop vite, qui m'arrête sur une anomalie. Récemment, je tombe sur un tweet de @bluetouff : « 23 millions de $ de volume, ça commence à chiffrer. Orban perdrait selon les marchés prédictifs. » Je m'arrête. Les marchés prédictifs ? Parier de l'argent sur une élection pour en deviner l'issue ? Je n'y connais strictement rien. Zéro. Nada. Mon détecteur à curiosité s'affole. Je pose donc la question publiquement en répondant : « Vraie question, c'est solide comme façon de faire, ou c'est très aléatoire ? » L'échange s'engage. @RockMik m'explique que c'est aléatoire mais que si les gens y mettent leur propre argent, c'est qu'ils ont des arguments. @bluetouff en remet une couche : « ça traduit mieux des intentions de votes que les sondages, quand tu mises de l'argent, tu ne mens pas. [...] regarde l'élection de Trump, les sondages le donnaient perdant, polymarket le donnait gagnant. » Bim. Ça y est. Le sujet m'a attrapé. C'est ça, l'étincelle. C'est 100 % organique, c'est un humain qui s'étonne et qui décide de creuser. À ce stade, l'IA est toujours éteinte. Le Terrier du Lapin Blanc : L'interrogatoire socratique C'est ici que j'invoque mon partenaire de crime : Gem. Mais attention, je ne lui demande pas de m'écrire un article. Ce serait comme demander à un prof de physique quantique de vous faire vos lacets. Non, je l'utilise comme un sparring-partner intellectuel. Je lui demande un cours. Je descends dans le terrier du lapin blanc et je le cuisine. Je pose une question. Il répond. Sa réponse fait naître une zone d'ombre dans mon esprit, alors je relance avec une question plus pointue. Je le contredis. Je lui demande de nuancer. C'est un harcèlement textuel en règle, un interrogatoire de police sous lampe à incandescence. « Comment on évite les manipulations de marché ? Et si un milliardaire décide de fausser les cotes en misant à perte ? C'est quoi la différence fondamentale avec un vulgaire bookmaker PMU ? » Pendant ce très, très long échange, je n'écris pas une seule ligne de mon futur article. Je modélise le concept dans ma tête. L'IA m'aide à tordre le Rubik's Cube du sujet jusqu'à ce que toutes les faces soient alignées et que je comprenne intimement la mécanique du "bouzin". Le but n'est pas de générer du texte, c'est de générer de la compréhension. Le Conseil de l'Ordre : L'OSINT façon rouleau compresseur Une fois que j'ai pigé la théorie, il est hors de question de s'arrêter là. C'est le moment d'être paranoïaque et rigoureux. Place à l'artillerie lourde. Fini de discuter avec un seul interlocuteur, on passe en mode investigation OSINT (Open Source Intelligence). Je mobilise le Conseil des Trois : 1. Gemini (dans sa version Pro, pas le jouet gratuit). 2. ChatGPT (pareil, on sort le moteur V8). 3. L'IA "maison" développée par mon frère (pour avoir une architecture et une réflexion différentes). Je leur lance à tous les trois des requêtes de deep recherche indépendantes sur le sujet précis que je viens d'apprendre. Je veux des chiffres, des études de cas, des failles systémiques. Je lis les trois rapports (que je tiens à votre disposition). Je les confronte. Je cherche les contradictions entre eux pour éviter d'avaler la première hallucination venue. Une fois cette masse de données ingérée, je demande une synthèse finale à Gem pour verrouiller le tout, histoire d'être absolument certain de ne pas avoir raté l'angle mort. Le périmètre intellectuel est sécurisé. Si je dois raconter des conneries, au moins, elles seront sourcées. Le Squelette : L'art de ne pas se perdre en chemin À ce stade, j'ai une montagne d'informations dans la tête et sur mon écran. Je sais exactement de quoi je veux parler, et surtout, j'ai choisi le "fil" de mon billet. L'angle d'attaque. Je demande alors à l'IA de me faire un plan de rédaction basé exclusivement sur la synthèse que l'on vient de valider ensemble. Pourquoi ? Parce que quand je me mets à écrire, je pars dans tous les sens. J'ai des digressions qui ont des digressions. Ce plan, c'est mon squelette, mon garde-fou. C'est juste un pense-bête structurel pour m'assurer que, pris dans l'élan de ma propre prose, je n'oublie pas d'expliquer une variable clé à la ligne 450. L'IA joue ici le rôle d'un simple gestionnaire de projet avec un tableau Excel. La Viande sur les Os : C'est moi qui tape, bordel Nous y voilà. L'instant de vérité. C'est le moment où toutes les fenêtres d'IA sont minimisées en bas de l'écran. La page est blanche. Et c'est moi qui pose mes doigts sur le clavier. C'est ma partie préférée. La viande, les muscles de l'article, l'humour, le sarcasme, le rythme, les tacles glissés et les références absurdes... tout ça, c'est mon ADN. Aucune IA au monde n'a mon vécu, mes obsessions, ou mon envie viscérale de troller amoureusement mes lecteurs. La machine peut vous donner la température de l'eau, mais elle ne peut pas vous raconter ce que ça fait de s'y noyer avec le sourire. Quand j'écris, je mets mes tripes sur la table. Je tape, je rature, je cherche la punchline qui va faire mouche, la transition qui va vous arracher un rictus. Si un texte n'a pas d'âme, on s'en rend compte en trois paragraphes. Mon style, c'est la seule chose que je refuse catégoriquement de déléguer. C'est Franky qui vous parle, pas un algorithme. Le Crash-Test : La finition horlogère Le texte est posé. Il est beau, il sent la sueur et le café froid. Mais l'enthousiasme a souvent la fâcheuse tendance de faire des entorses à la réalité. C'est le moment de renvoyer l'ascenseur. Je prends montexte, celui que je viens d'écrire avec mes petites mains, et je le balance dans le Conseil des Trois (les trois IA). Leur mission ? Un fact-checking impitoyable de ma propre prose. Je leur demande de traquer la moindre inexactitude factuelle, la moindre affirmation un peu trop péremptoire que mon ego aurait pu laisser passer. On vérifie que la plume n'a pas trahi les faits établis lors de la phase OSINT. Enfin, dernier passage obligatoire dans un outil spécialisé pour corriger les fautes de frappe, la grammaire et l'orthographe (parce que l'inspiration va toujours plus vite que l'index droit). C'est le polissage du cadran avant de refermer la montre. L'Exosquelette Intellectuel Voilà le secret de fabrication. Voilà la réalité crue derrière le fantasme du "bouton magique". L'Intelligence Artificielle, dans mon quotidien, n'est pas un nègre littéraire qui écrit à ma place pendant que je regarde le plafond. C'est un exosquelette pour l'esprit. Elle me donne de la force pour soulever des montagnes de données, de la vitesse pour synthétiser, de la précision pour ne pas m'étaler factuellement. Elle me permet d'être plus rigoureux, plus pointu, plus complet. Mais à la fin de la journée, c'est toujours le pilote à l'intérieur de l'armure qui décide de la destination, qui choisit le chemin, et qui ressent le frisson de la course. C'est moi qui tiens le volant. Alors la prochaine fois que vous lirez un de mes "gros pavés" et que vous penserez avec un petit rictus : « Pff, c'est ChatGPT qui lui a écrit ça », rappelez-vous ce billet. L'IA a peut-être aiguisé le couteau et préparé la planche à découper, mais c'est moi, et moi seul, qui vous ai cuisiné le plat. Et franchement, je doute qu'un algorithme sache doser le sel et le sarcasme avec autant d'amour.

Le Syndrome de Neuilly-sur-Silicon : Autopsie d’un Wrapper à 299$ (Résumé audio en pièce jointe) - Précision, comme le cher @brivael m'a bloqué, je suis triste de vous le dire... il ne verra jamais mon billet ! 😥 Hier, mon fil 𝕏 a été littéralement tapissé par le nom de notre ami @brivael , en pleine tournée promotionnelle pour écouler ses fameux "calls" bradés à 299 balles. Vu notre passif — et le fait que les lois implacables de la thermodynamique l'aient récemment poussé à chercher refuge derrière son bouton "bloquer" plutôt que d'assumer ses équations —, j'ai forcément eu l'irrépressible envie de gratter un peu le vernis. Juste pour voir ce qui se cachait réellement derrière la vitrine. En horlogerie, il y a un terme précis pour ce genre de phénomène : une super-fake. De loin, l'illusion est parfaite. Le boîtier brille sous les néons de l'algorithme, ça hurle « Silicon Valley » à pleins poumons, et ça arbore fièrement le poinçon « YC S24 » sur le cadran comme un gage de noblesse absolue. Le profane, fasciné par le polissage, est ébloui. Mais pour peu que l'on possède l'outillage adéquat et qu'on y colle l'oreille, le tic-tac trahit une fâcheuse arythmie. Et quand on fait enfin sauter le fond de boîte en s'attendant à découvrir un calibre manufacture à grande complication... on tombe sur un vulgaire mouvement à quartz en plastique, qui tient au scotch double face. Posons donc le postulat de départ, histoire de dissiper la brume : nous ne sommes pas face à un visionnaire de la DeepTech ni à un prophète de l'IA. Nous observons la masterclass d'un pur produit de l'ingénierie sociale, un illusionniste de l'attention réduit à vendre du vent à 299$ la demi-heure pour tenter de colmater les fuites d'un modèle économique sous perfusion. Acte I : Le Cosplayeur de la Valley (et le complexe de Neuilly) Sur 𝕏, notre homme a soigneusement cultivé sa posture. Il se rêve en héraut du techno-libéralisme, biberonné à Peter Thiel, distribuant ses leçons de "build" à une plèbe embourbée dans ce qu'il appelle avec un dégoût non dissimulé la "mentalité française cassée". Il se drape dans le pragmatisme brutal de la Silicon Valley, persuadé que fustiger l'indignation morale et la "jalousie hexagonale" suffit à lui forger un totem d'immunité. C'est le complexe de l'élu : lui a compris, les autres subissent. Sauf que l'on ne s'improvise pas "Delaware-first" juste en saupoudrant ses tweets de franglais et d'acronymes. Quand on soulève le capot de ce mastodonte de l'IA qui brandit fièrement sa levée de "5M$" (astucieusement convertis de l'euro au dollar pour l'exotisme), la chute est d'une violence administrative absolue. Exit le garage mythique de Palo Alto. Bienvenue dans la très classique, très bourgeoise et très franchouillarde SAS ATOMY. Immatriculée au tribunal de commerce de Nanterre. Siège social : Neuilly-sur-Seine. Le grand frisson libertarien et la disruption mondiale s'arrêtent net au péage de l'A14. Du cosplay de tech-bro dans toute sa splendeur. Mais l'ironie atteint son paroxysme quand on se penche sur la comptabilité du prophète. Pour un parangon de la création de valeur et du "signal prix", la pudeur est soudainement de mise : les comptes de sa fameuse SAS sont pudiquement couverts par une déclaration de confidentialité. Circulez, y'a rien à auditer. Pourtant, il revendique à qui veut l'entendre "+1000 clients payants". Très bien. Faisons les mathématiques basiques que son audience refuse de faire. Avec un abonnement de base à 39$, on obtient un ARR (Revenu Annuel Récurrent) qui fait doucement sourire. Dans le monde impitoyable des vrais Venture Capitalists — ceux-là mêmes qu'il aime name-dropper —, ce niveau de traction le place tout droit dans la catégorie "pré-revenu". Pour un fonds d'investissement, c'est au mieux la validation d'une idée ; au pire, un hobby monétisé. On comprend soudain beaucoup mieux la nécessité absolue de faire les fonds de tiroir en vendant des appels d'une demi-heure. Acte II : Le Calibre en Plastique (Ou le mythe de la DeepTech) Sur les réseaux, notre homme aime se draper dans la toge de l'esthète. Il se pose en croisé intransigeant contre le "slop" — cette bouillie numérique générée à la chaîne par des IA sans âme qui pollue nos fils d'actualité. À l'écouter, lui seul détiendrait le "framework" absolu pour préserver le "goût humain", l'authenticité et la pureté créative. Zéro automatisation crasse, zéro IA qui réfléchit à sa place, juste de l'orfèvrerie digitale. Le Templier du bon goût, en somme. Le problème, c'est que l'audit technique de son fameux "moat" (ses douves défensives infranchissables, dans le jargon de la Valley) révèle une tout autre ingénierie. Son monopole technologique imprenable ressemble furieusement à un monstre de Frankenstein. Argil n'est pas une révolution fondamentale codée à mains nues dans les laboratoires secrets de Neuilly. C'est un wrapper. Une très jolie interface graphique, certes, mais un vulgaire orchestrateur qui sous-traite le vrai miracle aux ingénieurs des autres. Sous le capot, ça tourne avec la matière grise d'autrui : on y branche du Veo 3, du Sora 2 ou du Hailuo pour la vidéo, et on vient gentiment surfacturer l'API d'ElevenLabs pour vous donner de la voix. En d'autres termes, on n'est plus dans la DeepTech, on est dans le dropshipping d'API. Mais là où le cynisme s'élève au rang de chef-d'œuvre absolu, c'est quand on s'intéresse à ceux qui financent la boutique. Le narratif éthique du "builder authentique" se prend une balle entre les deux yeux lorsqu'on découvre ce que fait l'un de ses investisseurs stratégiques, le YouTuber Kwebbelkop, avec la technologie Argil. Son usage ? Il exploite l'API pour vomir littéralement des milliers de "Shorts" 100 % automatisés par mois, en dormant. Notre pourfendeur de la médiocrité est en réalité le gérant de l'usine d'embouteillage du slop qu'il fustige à longueur de tweets. Il pleure à chaudes larmes sur la pollution numérique, tout en vendant les pots d'échappement en gros. Acte III : La Thermodynamique du Bullshit (L'audience de plastique) Il y a une chose fascinante avec les lois de la physique : elles se contrefoutent de votre personal branding. J’avais déjà eu l’occasion de lui rappeler gentiment les principes implacables de la thermodynamique spatiale (ce qui m'avait valu un blocage préventif d'une lâcheté olympique), mais visiblement, ses lacunes scientifiques s'étendent aussi aux lois de la statistique. Parlons un peu de cette croissance miraculeuse, cette véritable érection algorithmique qui l'a propulsé de 9K à 15K abonnés en l'espace de trois heures. Même au sommet de la gloire, la viralité organique ne défie pas le principe de conservation de l'énergie à ce point. La vérité, c'est que contrairement à son prétendu génie, la réalité de ses courbes s'achète tout simplement avec une carte bleue prépayée. Mais le véritable chef-d'œuvre comique intervient quand la plateforme décide de passer un coup de balai. 𝕏 lance une purge de bots, et paf : notre prodige perd 4K abonnés dans la foulée. N'importe quel fraudeur pris la main dans le sac aurait fait profil bas. Pas lui. Il dégaine l'excuse du siècle, la carte du martyre, accusant des "forces obscures" de lui avoir envoyé des milliers de faux comptes pour le discréditer. C'est le syndrome de persécution élevé au rang d'art contemporain. C'est le roi de la victimisation 3.0 : l'homme qui achète des abonnés au kilo sur le dark web et qui pleure au complot quand le videur de la boîte les jette sur le trottoir. Résultat des courses ? Il trône aujourd'hui sur un empire de 32 000 abonnés d'une inertie absolue. C'est un désert d'engagement où l'entropie est à son maximum (voir ses stats sur un an comparées aux miennes, cliquez sur l'image). Face à une critique factuelle, chiffrée et sourcée, on s'attendrait à voir débouler sa fameuse armée de "builders" intellectuellement supérieurs pour défendre le bunker. Que nenni. Sa milice prétorienne se résume à deux ou trois profils anonymes avec des avatars de dessins animés qui viennent bégayer des "t'as le seum" ou "tu fais pas la kichta". Zéro argumentaire. Zéro défense technique. Juste le vide sidéral d'une communauté de plastique, incapable de laisser deux neurones entrer en collision pour formuler une pensée propre. La Conclusion : La Fissdeputerie Tarifée (L'Estocade) Et nous voici enfin au cœur du réacteur, la véritable raison d'être de tout ce cirque numérique : le tunnel de la honte. Analysons un instant l'anatomie de ce pivot désespéré. Notre visionnaire a d'abord tenté le coup de bluff ultime en accrochant une étiquette à 1000$ pour 30 minutes de son temps précieux. Le résultat ? Un silence si assourdissant qu'on aurait pu entendre une mouche voler dans son canal d'acquisition. Face à l'absence miraculeuse de pigeons suffisamment fortunés pour le subventionner, il casse les prix à 299$ et tente, avec un aplomb qui force presque le respect, de faire passer cette capitulation en rase campagne pour un "A/B testing de marché". Appeler sa propre banqueroute d'engagement une "stratégie d'optimisation", c'est de la voltige sémantique. Le verdict clinique est sans appel. Nous n'avons pas affaire à un bâtisseur d'empire, mais à un opportuniste assis sur un siège éjectable dont il ne contrôle même pas le bouton. Il sait pertinemment que son wrappersous perfusion sera balayé, évaporé, instantanément rendu obsolète par la prochaine mise à jour native d'OpenAI ou de Google. Le chronomètre tourne. Son seul et unique business model à court terme consiste donc à traire frénétiquement sa base d'abonnés de plastique tant que le mirage hypnotise encore quelques badauds. Alors, pour conclure, un petit conseil à ceux qui, malgré tout, hésiteraient encore à dégainer leur carte bleue. N'y allez surtout pas en pensant investir dans votre avenir technologique ou comprendre l'algorithme. En revanche, si vous considérez que 299$ est un prix acceptable pour vous offrir un billet au premier rang et assister en direct à la masterclass clinique d'un mythomane en pleine chute libre, foncez. Ne le voyez pas comme un appel de consulting. Voyez-le comme une place de théâtre pour la dernière représentation avant la fermeture définitive.








