Manuel Bompard@mbompard
ALERTE : la préfecture de police de Paris veut interdire notre fête de la musique.
Depuis l’année dernière, la France insoumise, comme de nombreuses organisations politiques, associations, syndicats ou même entreprises privées, organise le jour de la Fête de la musique un concert gratuit et ouvert à tous à Paris.
L’année dernière, ce concert organisé aux abords du Canal Saint-Martin avait été un beau succès populaire et s’était parfaitement déroulé, comme l’ensemble des événements organisés par la France insoumise ces dernières années.
Pour l’édition de cette année, nous avions informé la préfecture par courriers du 21 avril et du 5 mai 2026 de notre volonté d’organiser un concert sur la place de la République. Nos échanges téléphoniques avec la préfecture n’avaient soulevé aucun problème pour l’organisation de cet événement, puisqu’aucun autre événement n’était prévu à cet emplacement.
En début de semaine, après l’annonce de cette nouvelle édition, une campagne a été engagée par le président du CRIF et relayée par le maire PS de Paris Centre pour obtenir son interdiction. Elle a été reprise dans des médias de manière mensongère, comme si la France insoumise voulait « privatiser la fête de la Musique », alors que cette fête s’est appuyée depuis son origine sur l’organisation libre par des individus ou des groupes d’individus de concerts et que tous ces événements sont ouverts à tous.
Nous apprenons ce jour que le préfet de Police de Paris vient de prononcer un arrêté d’interdiction de cet événement.
Cette décision de dernière minute, prise sous la pression de groupes et d’individus se déclarant publiquement hostiles à la France insoumise, est un privilège accordé à l'arrogance et au sectarisme.
Elle s’appuie sur un arrêté d’interdiction dont le contenu est totalement diffamatoire, s’attaquant à plusieurs artistes et personnalités, et complètement mensonger puisque ces personnalités et artistes ne figurent pas dans la programmation prévue. Dans quel pays interdit-on un événement en s’appuyant sur la présence de personnalités qui ne sont pas prévues au programme ?
Cette volonté d’interdiction est d’autant plus scandaleuse que la France insoumise travaille depuis plusieurs mois à l’organisation de cet événement. Elle a engagé des frais financiers importants. Des artistes ont réservé leur journée alors qu’ils auraient pu être sollicités pour d’autres initiatives. C’est tout ce travail d’organisation que la préfecture veut balayer d’un revers de la main en réponse à des pressions politiques inacceptables.
En attendant la dernière minute pour créer le désordre dans l'organisation de l'événement, le préfet de police montre son incapacité à rester au service de tous. Nous ne l’acceptons pas. C’est pourquoi nous attaquons cet arrêté en référé devant le tribunal administratif pour obtenir son annulation.
Nous alertons solennellement sur les dangers que fait peser sur le déroulement de la prochaine élection présidentielle ce type de pratiques autoritaristes qui cherchent à instrumentaliser des problématiques de maintien de l’ordre à des fins politiques. Nous demandons au Ministre de l’intérieur de prendre les dispositions nécessaires pour garantir une campagne présidentielle libre et équitable.