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Suisses de souche, vous avez voté non à l’initiative à 10 mio, vous voulez trois gamins ou plus… vous vous êtes tirés une balle dans le pied.
Vous voulez une famille nombreuse parce que vous aimez la Suisse telle que vous l’imaginez encore : sûre, agréable, avec de l’espace, des écoles qui tiennent la route et une qualité de vie qui permet de respirer. Mais cette Suisse a pris du plomb de gros calibre dans l’aile.
En refusant ce plafond, vous avez validé une croissance démographique qui va tout bouffer. Et quand je dis tout, je parle surtout des marges de manœuvre pour aider concrètement votre famille telle que vous la voudriez.
Chaque année, l’immigration nette ajoute des dizaines de milliers de personnes qui ont besoin de logements, de crèches, d’écoles, d’hôpitaux, de trains. Les milliards qui pourraient servir à des vraies mesures natalistes, soit des baisses d’impôts massives pour les familles de 3 enfants suisses de souche, des congés parentaux correctement payés, des primes de naissance généreuses, des aides au logement ciblées, vont d’abord servir à gérer l’urgence, la guerre en Ukraine, les logements temporaires pour faux demandeurs d'asile, les classes surchargées ingérables à cause d'un gouffre culturel, les infrastructures qui craquent. Vous aurez droit à des mesurettes, pas à un vrai tournant en faveur des familles suisses de souche.
Pour trois gamins, il faut de la place. Un 4-5 pièces, idéalement avec un bout de jardin ou proche de la nature. Aujourd’hui, dans l’arc lémanique, à Zurich ou Bâle, c’est déjà la galère : comptez facilement 3000 à 4000 CHF de loyer par mois pour un 4-5 pièces correct, des listes d’attente interminables, des crèches à 1000-2000 CHF par enfant et par mois (selon revenus), et des primes d’assurance-maladie qui tournent autour de 1500-2000 CHF par mois pour toute la famille. En maintenant la pression démographique, vous avez choisi que ça empire. Résultat, beaucoup de couples suisses de souche coincent déjà au premier ou au deuxième enfant et repoussent ou abandonnent carrément l’idée du troisième parce que « c’est trop cher » ou « on ne trouve rien de correct ». Vous avez voté, vous l’avez voulu.
Ajoutez à ça les trains bondés, les écoles surchargées, les routes saturées, les temps d’attente aux urgences qui s’allongent. Élever des enfants demande de la fiabilité et de la sérénité.
On nous a vendu que sans immigration massive, l’économie s’effondrerait. Pourtant le Japon, avec une immigration très faible, montre qu’on peut compenser le vieillissement par plus de productivité, de l’automatisation massive (robots dans l’industrie, les services et même les soins) et en misant sur les gens d’ici. Mais tant qu’on a l’option facile d’importer de la main-d’œuvre, pourquoi faire l’effort coûteux d’une vraie politique familiale ambitieuse ?
Votre vote a renforcé ce cercle vicieux : moins d’enfants suisses → plus d’immigration → encore moins d’incitations à en faire.
Au fond, c’est une question de cohérence. Vous voulez transmettre quelque chose de cette Suisse que vous aimez. Mais en acceptant qu’elle change de visage et de densité à toute vitesse, vous acceptez que vos enfants grandissent dans plus de concurrence, moins d’espace, et une cohésion qui s’effrite.
Je vous le prédis, ils vous haïront pour ça, et ça a déjà commencé.
On ne peut pas tout avoir : une Suisse ouverte sans limite ET une politique qui priorise vraiment les familles qui veulent s’agrandir ici.
Dans cinq ou dix ans, quand les aides resteront timides et que les prix continueront de grimper, souvenez-vous de ce vote.
La Suisse à 10 millions et plus ne sera plus le pays idéal pour élever des enfants suisses de souche. Vous l’aurez choisi.
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