Albenque Pierre
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#militaryfood #usnavy 🇺🇸🍽 US sailors deployed in the Iran war are facing dire shortages aboard ships like the USS Tripoli and USS Abraham Lincoln. Families report that service members are rationing meager meals, sometimes just a scoop of shredded meat, a single tortilla, or boiled carrots, with no fresh produce available. Hygiene essentials like shampoo, toothpaste, and even coffee are running out, forcing sailors to share what little they have. To help, families have sent care packages filled with snacks, socks, and vitamins, but the US Postal Service suspended all mail delivery to military ZIP codes in April due to the conflict. by @CybeleMO in @USATODAY eu.usatoday.com/story/news/pol…


Cher Jacques Sapir : @russeurope Je vous réponds avec un peu de retard, après avoir pris connaissance de vos tweets, dont le ton ne m’a pas semblé particulièrement apaisé. Pour ma part, je m’efforce de ne pas recourir à l’invective, a fortiori en public. 1. Vous avez formulé des critiques sur mon livre "Occidents, Enquête sur nos ennemis" (qui vient de paraître chez Plon) sans, me semble-t-il, l’avoir lu, ni même feuilleté. C’est du moins l’impression que donnent vos messages. Je trouve la méthode discutable, surtout de la part de quelqu’un qui se présente comme un chercheur. Pour ma part, j’essaie toujours de lire les auteurs avant de porter un jugement sur leur travail. Je vous ai lu avant de vous critiquer. 2. Sur le fond, oui, je ne crois pas à la thèse de la «désoccidentalisation du monde». C’est même la thèse principale de mon livre : je défends l’idée que les valeurs de l’Occident demeurent désirables et actives à l’échelle mondiale. En cela, ma position diffère de la vôtre, comme de celle d’autres auteurs comme Emmanuel Todd ou d'anciens ministres, pourtant bien plus sérieux que vous, comme Hubert Vedrine ou Dominique de Villepin qui considèrent que ces valeurs auraient cessé de compter ou d’exercer une force d’attraction. Je crois au contraire que de nombreux exemples contemporains montrent qu’elles continuent à être perçues comme des références – qu’il s’agisse de démocratie, d’État de droit, de libertés publiques ou de justice. C’est ce que je démontre dans ce livre, à partir d’exemples précis. Lorsque vous écrivez que certains pays auraient « choisi la désoccidentalisation », je peine à comprendre ce que recouvre exactement cette formule, tant sur le plan conceptuel qu’empirique. 3. Vous semblez mettre en doute la valeur des entretiens et des témoignages comme matériaux d’enquête. Je ne partage pas ce point de vue. Les sciences sociales, le journalisme, l’histoire orale et même le travail judiciaire reposent largement sur ce type de sources. Y renoncer c'est abandonner des pans entiers de la recherche et jeter à la poubelle la plupart des sociologues et tous les juges ! Ce n'est pas sérieux. La propagande du Kremlin est-elle une base scientifique meilleure ? 4. Mon livre repose précisément sur une méthode pluraliste : près de 2 000 entretiens dans 52 pays, mais aussi un important appareil critique, des données, des documents, une bibliographie et des notes mises en ligne. L’ensemble représente 247 pages de sources complémentaires et plus de 1 500 références. Cette méthode est explicitée dès l’ouverture du livre ainsi que sur le site qui l’accompagne : occidents.fr 5. Je reconnais volontiers être passé à côté de votre livre sur la fin de l’ordre occidental, et je vous prie de m’en excuser. Mais selon GFK – consulté ce jour –, votre livre s'est vendu depuis sa parution, au total à : 207 exemplaires (total sur plus de un an et demi). Le mien se vend actuellement, selon mon éditeur, à beaucoup plus que 207 exemplaires chaque jour... Ce sont juste des éléments factuels. 6. J’ai bien enquêté en Indonésie et au Vietnam, auxquels je consacre plusieurs pages, après y avoir travaillé sur le terrain. C’est pourquoi votre remarque à ce sujet m’a surpris. Là encore, elle me laisse penser que vous n’avez pas pris connaissance de mon ouvrage avant de le critiquer. 7. Vous écrivez que "la Chine représente un modèle de modernité, et la Russie un modèle universitaire". Je vous laisse la responsabilité de cette appréciation. Pour ma part, je considère qu’on ne peut discuter de ces modèles sans affronter frontalement la question de la démocratie, des libertés publiques, de l’indépendance de la justice, des droits fondamentaux et de la corruption. C’est précisément l’un des enjeux de mon livre. 8. Si vous m’aviez lu, vous auriez vu que je considère Alexandre Douguine non comme un penseur, mais comme une figure idéologique fasciste, et que je met en doute son influence sur Vladimir Poutine. Je l’écris explicitement et j’essaie de l’établir à partir d’éléments précis. Sur ce type de sujet, l’essentiel est moins d’affirmer que de démontrer. 9. Oui, mon livre entend contester de façon argumentée les thèses que vous défendez depuis longtemps, comme d’autres auteurs de votre courant de pensée. C’est même l’un de ses objectifs : proposer une réfutation structurée de cette lecture du monde, que je juge contestable dans ses hypothèses comme dans ses conclusions. 10. Reste enfin une question intellectuelle et politique plus large : comment expliquez-vous l’évolution de vos positions au fil des années ? C’est une interrogation que je formule sans polémique personnelle, mais parce qu’elle me paraît éclairer votre lecture actuelle du monde. Mon livre s’intéresse précisément à ces basculements idéologiques, à ces renversements d’alliances et de représentations, ainsi qu’à leurs effets sur le débat public. J’y défends, pour ma part, une conviction simple : il est encore nécessaire de prendre au sérieux les valeurs démocratiques, les libertés publiques et l’idéal européen, et de les défendre sans complexe face aux récits autoritaires. Voilà pourquoi je ne crois pas qu'un chercheur français puisse se faire l'avocat du Kremlin ou de Pékin, défendre les idées de Poutine, rejeter la démocratie et les droits de l'homme, ou choisir Moscou contre la France. C'est à ces idées malades que je consacre mon livre. Je choisis les faits contre les croyances. Vous trouverez ma réponse plus complète ci-dessous : mon livre. Bien à vous, Frédéric Martel










a giant culture clash” between Dutch and German shipbuilding: One executive describes the debacle as “a great Wagnerian drama”. Europe’s rearmament meets reality: the story of a failed frigate project via @FT @laurapitel as.ft.com/r/05fd23d1-439…















