Walid Hassan de Fabre-brie (P.H.D ; P.H.D)@Minietanto
On a compris Loriane.
Toute votre vie, on vous a répété que vous étiez brillante, que vous aviez des "capacités". Vous vous êtes construite autour de ce statut de première de la classe, la plupart des signaux positifs que vous avez perçus durant votre existence furent liés à votre réussite scolaire. Vous avez parfaitement enfilé ce rôle de la bonne élève, vous l'avez si bien joué qu'il vous a porté jusqu'au doctorat.
Mais voilà Loriane, X, c'est la jungle, ce n'est pas l'université. Ici, on ne peut pas appeler le professeur à la rescousse, on ne peut pas se plaindre à la maitresse que les autres ont été méchants. On ne peut pas non plus user de son petit statut de doctorante pour faire taire qui gêne, ni prétendre démontrer quoi que ce soit par le simple recours aux arguments ou aux figures d'autorité.
La pensée, quand elle est exprimée sur twitter, l'est à nu. Aucun diplôme ne la protège, aucun sophisme ne permet de la soustraire à la critique.
Ici Loriane, pour la première fois de votre vie, vous avez été jugée pour ce que vous valiez vraiment, vos réflexions et vos raisonnements ont été décortiqués, par l'usage de la raison, par des gens bien plus intelligents que vous, qui ont ce souffle d'âme et cette vivacité d'esprit instinctive qui fera toujours défaut aux premiers de la classe obéissants que vous représentez malheureusement à merveille.
Et ces réflexions, ces raisonnements, ont été démolis.
Alors comme beaucoup avant vous, vous vous êtes réfugiée dans des lieux communs pour éviter d'affronter la dure réalité de votre propre médiocrité.
"Les gens qui me réfutent sont méprisants, parfois même insultants, donc ils ne peuvent pas avoir raison".
L'insulte, en milieu scolaire, est inacceptable. Elle attise le conflit, renforce la volonté de se confronter. Un esprit moutonnier et scolaire a donc appris à la mépriser et à la voir comme l'arme des imbéciles.
C'est pourtant une erreur très chère Loriane. L'insulte est un moyen de donner de la valeur à la réfutation du contradicteur à qui l'on s'oppose.
Un individu qui se contenterait de vous réfuter poliment, gentiment, en ponctuant ses tweets de marques de gentillesse, de respect et d'acceptation ne donnerait aucune valeur à une éventuelle réfutation. Ces marques de gentillesse sont un moyen de se soustraire à l'éventuelle humiliation d'avoir eu tort.
En revanche, celui qui vous réfute et qui ponctue sa réfutation d'injures et de marques de mépris, voilà un courageux ! Le goût de la défaite est plus amer à celui qui prétendait vaincre avec mépris qu'à celui qui disait son adversaire talentueux et fort. Voilà donc quelqu'un qui n'a pas peur de donner une valeur énorme à la réfutation que vous pourriez produire, voilà une noble âme qui est prête à mettre sa fierté en jeu au service du débat et de la vérité.
Vous suscitiez, au début, de la colère. Ensuite vint le mépris. Maintenant, il n'y a plus que de la pitié.
Vous êtes pitoyable Loriane, et plutôt que d'affronter cette dure réalité, de vous mettre en retrait et de travailler à vous améliorer, vous vous enfoncez toujours plus profondément, plus bas que terre.
Vous n'avez même pas le courage d'être insultante, juste le vice d'être mesquine.