
🇨🇿🇺🇦🇮🇱Ivo Brabec 🚑🐕🐱
3.2K posts



"Le gâteau ne peut pas grandir indéfiniment" : c'est exactement ce que Malthus disait en 1798. Il avait tort. Jevons en 1865 : le charbon va s'épuiser. Il avait tort. Ehrlich en 1968 : des centaines de millions de morts de faim dans les années 70. Il avait tort. Mais surtout la prémisse est fausse : il n'y a pas de ressources naturelles. Toute ressource est artificielle - le produit de la connaissance humaine. Le sable ne valait rien avant qu'on sache en faire des circuits intégrés. Le minerai de fer était inutile avant qu'on sache le fondre. ⛽️ Prenons le pétrole. Pendant des millénaires du pétrole suintait à la surface du sol au Moyen-Orient et en Pennsylvanie. Les gens marchaient dessus. Ils l'appelaient "bitume de montagne" et le trouvaient au mieux encombrant, au pire malodorant. Ce n'était pas une ressource c'était un problème. Puis qqn a compris qu'on pouvait le raffiner, le brûler, s'en servir. En qq décennies cette substance inutile est devenue la colonne vertébrale de la civilisation industrielle. Le pétrole n'a pas changé. C'est notre CONNAISSANCE qui a changé. Et depuis 1859 on a annoncé la fin du pétrole à peu près tous les 10 ans. Les journaux américains des années 1920 en étaient saturés - "famine pétrolière dans 2 ans", "il n'y a aucune raison d'espérer une offre future adéquate". Andrew Carnegie a littéralement creusé un lac artificiel pour stocker du pétrole avant sa disparition imminente. Carl Bosch (le génie derrière l'engrais synthétique) a englouti des fortunes dans un procédé pour fabriquer de l'essence à partir du charbon...... dans l'attente de la pénurie qui n'est jamais venue. Résultat ? La production mondiale est aujourd'hui à un niveau record historique. Ce qui s'est passé c'est que chaque fois qu'un gisement s'épuisait on en trouvait un autre - parce que la pénurie elle-même rendait la recherche rentable. Et quand on a inventé le fracking ce ne sont pas des gisements nouveaux qu'on a trouvés - c'est une connaissance nouvelle qui a transformé une roche inutile en ressource. C'est ça le principe. Répétons le : une "ressource naturelle" ça n'existe pas en soi. C'est toujours une solution à un problème, rendue possible par un état particulier de la connaissance humaine. Ce qui est réellement limité, à un instant T, c'est notre connaissance - pas la matière. La planète regorge de ressources. Chaque année le soleil déverse sur Terre près de 10 000 fois ce que l'humanité consomme en énergie - toutes sources confondues. Les réserves de combustible de fusion dépassent un milliard de fois notre consommation annuelle. Le fer, le cuivre, l'aluminium, le lithium : des gisements qui représentent chacun près de 100 ans d'usage au rythme actuel. Le phosphate et la potasse (qui nourrissent les engrais qui nourrissent les hommes) plus de 1 000 ans. Et le silicium (qui fait tourner tous nos ordinateurs et tous nos panneaux solaires) constitue 27% de la croûte terrestre. Il est littéralement partout sous nos pieds. Ce ne sont pas des ressources qui manquent. C'est la connaissance pour les exploiter, et la liberté de le faire. L'âge de pierre ne s'est pas terminé parce qu'on a manqué de pierres. L'âge du charbon ne s'est pas terminé parce qu'on avait épuisé les mines. On n'a pas inventé Internet parce qu'on manquait de papier. Chaque époque a inventé ses successeurs. Qu'est-ce qui fait qu'on cesse parfois de progresser ? Ce ne sont jamais les ressources physiques qui bloquent. C'est toujours les idées qu'on s'interdit, les technologies qu'on bloque, les énergies qu'on refuse d'utiliser.









Čtyři roky se debatovalo o tom, zda Ukrajina splní podmínky pro vstup do NATO a EU – o korupci, demokratických standardech, reformách. Jsou to otázky o tom, čím se Ukrajina musí prokázat. Málokdo se ale zeptal na druhou stranu: co ztratí Aliance, pokud Ukrajina nebude členem? Celý text @mich_steininger níže.

















