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changer le monde

Paris, Ile-de-France 가입일 Şubat 2012
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Mathilde Panot
Mathilde Panot@MathildePanot·
J'ose espérer qu'aucun socialiste, macroniste ou député de droite n'osera venir pleurer à chaudes larmes sur une fermeture de classe dans son département. Car c'est directement le refus de censurer ce gouvernement qui a permis la suppression de 4000 postes de professeurs.
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Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon@JLMelenchon·
Rappel à Macron : doctrine Chirac quand on tire sur un Français sous casque bleu les Français ripostent. Sinon Netanyahu recommencera.
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Antoine Léaument 🇫🇷
Vous faites encore confiance aux sondages ? Et bien regardez cette vidéo. Ce n'est pas de la science : c'est du doigt mouillé ! (Extrait du documentaire «Dans la cuisine des sondages» d'Alain Hertoghe)
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Duval Philippe
Duval Philippe@p_duval·
France 2026
Duval Philippe tweet media
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Jojo le poisson
Jojo le poisson@Jojo_le_poisson·
@seitnom @PixAile @BrivaelFr Question plus psychologique que politique sans doute, mais quand on est embarqué sur le Titanic, quoi de mieux à faire que continuer à danser ?
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
"Ce qu'il faut à la France c'est beaucoup plus de riches et beaucoup moins de pauvres. Pas moins de riches et plus de pauvres." J'ai commencé à communiquer sur ces sujets il y a quelques mois. Je suis entrepreneur dans la tech, cofondateur d'une boîte d'intelligence artificielle qui tourne bien. On est passés par le plus prestigieux accélérateur de startups au monde en Californie, et on est financés par des investisseurs internationaux de premier plan. Contrairement à beaucoup d'entrepreneurs dans la tech et l'IA en France, j'ai pas fait les grandes écoles. Je suis autodidacte, j'ai grandi en province, classe moyenne, rien de spectaculaire. J'ai appris à coder seul à 15 ans et j'ai tout construit à partir de là. Et pourtant j'ai réussi à atteindre ce niveau-là. Je vous laisse en tirer les conclusions. Je dis tout ça pas pour flex, je dis ça pour poser le contexte : je fais partie des gens qui pourraient être extrêmement égoïstes. Faire ma vie, optimiser mon truc, ne rien dire, et regarder le pays s'enfoncer depuis mon écran. Sauf que la France c'est le pays où j'ai grandi. Et quand je vois le niveau des débats économiques en France, quand je vois la démagogie de certains partis qui surfent sur la détresse des gens en leur vendant des solutions qui ont échoué partout où elles ont été essayées, je me dis qu'on est en train de paver la route du pire. 2027 arrive. Et si on se plante sur ces sujets-là, c'est pas les riches qui vont trinquer. Les riches ils partent. Ils ont déjà un pied dehors. Ceux qui vont payer l'addition, comme toujours, ce sont les plus fragiles. Ceux au nom de qui on prétend parler. Ceux qu'on utilise comme argument pour justifier des politiques qui les enfoncent davantage. Comprendre l'économie c'est comprendre cette phrase. Le but c'est pas d'avoir moins de riches, c'est d'avoir moins de pauvres. L'un nivelle par le bas, l'autre tire par le haut. L'un redistribue un gâteau qui rétrécit, l'autre crée les conditions pour que le gâteau grandisse pour tout le monde.
Brivael - FR@BrivaelFr

Je vais prendre le temps de répondre sérieusement parce que ce tweet est un excellent résumé de pourquoi le débat économique tourne en rond en France. C'est un raisonnement qui a l'air logique, qui sonne juste intuitivement, et qui est faux. Et comprendre pourquoi il est faux c'est comprendre 80% de l'économie. L'argument repose sur un axiome : "seul le travail crée la richesse." Ça vient de Marx, qui l'a lui-même hérité de Ricardo et Smith (ironie du pseudo). C'est la théorie de la valeur-travail. Et c'est le socle de tout le raisonnement. Si cet axiome est vrai, alors oui, logiquement, le capitaliste "vole" le travailleur. Si cet axiome est faux, tout l'édifice s'effondre. Spoiler : il est faux. Et on le sait depuis 1871. Premier problème : la valeur ne vient pas du travail, elle vient de l'utilité. Si je passe 10 000 heures à peindre un tableau que personne ne veut acheter, j'ai travaillé, mais j'ai créé zéro richesse. Si je trouve un diamant par terre en 2 secondes, j'ai créé énormément de valeur sans presque aucun travail. La valeur d'un bien est déterminée par ce que quelqu'un est prêt à payer pour l'obtenir, pas par le temps qu'il a fallu pour le produire. C'est la révolution marginaliste de 1871 (Jevons, Menger, Walras), et aucun économiste sérieux dans le monde ne la conteste aujourd'hui. Deuxième problème : "le capital ne fait que multiplier la productivité du travail." C'est présenté comme si c'était anodin. Mais multiplier la productivité du travail c'est littéralement la chose la plus importante de l'histoire économique humaine. Un ouvrier avec une pelle déplace 1 tonne de terre par jour. Le même ouvrier avec une pelleteuse en déplace 500. La différence c'est quoi ? Le capital. Quelqu'un a investi de l'argent pour concevoir, fabriquer et mettre à disposition cette pelleteuse. Sans ce capital, l'ouvrier est toujours à la pelle. La pelleteuse n'est pas tombée du ciel. Elle existe parce que quelqu'un a renoncé à consommer son argent aujourd'hui pour l'investir dans un outil productif. Ce sacrifice s'appelle l'épargne, et sa mise en oeuvre productive s'appelle le capital. Et c'est ça qui transforme une heure de travail humain en quelque chose de 500 fois plus productif. Troisième problème : "il y a toujours un travailleur pour actionner la machine." Oui. Et il y a toujours quelqu'un qui a conçu la machine, quelqu'un qui a financé sa fabrication, quelqu'un qui a identifié le besoin du marché, quelqu'un qui a organisé la production, quelqu'un qui a trouvé les clients, quelqu'un qui a pris le risque que tout ça foire. Le travailleur qui actionne la machine est un maillon indispensable de la chaîne. Mais il n'est pas le seul maillon. Et dire que seul son maillon compte c'est nier l'existence de tous les autres. Quatrième problème : "le milliardaire s'accapare les fruits d'un travail qu'il n'a pas réalisé." Le milliardaire n'a pas réalisé le travail manuel. Mais il a réalisé autre chose : l'allocation du capital. C'est-à-dire décider où investir les ressources pour qu'elles produisent le maximum de valeur. Et c'est un travail extraordinairement difficile et rare. Si c'était facile, tout le monde serait milliardaire. Pour chaque Elon Musk qui réussit, il y a 10 000 entrepreneurs qui ont tout perdu. Le milliardaire qui reste milliardaire c'est celui qui alloue le capital mieux que les autres, c'est-à-dire celui qui prédit mieux que les autres ce dont la société a besoin. Quand il se trompe, il perd tout. Quand le salarié se trompe, il touche quand même son salaire. Et c'est ça la réalité que cet axiome de départ masque. Le capitaliste ne "prend" pas au travailleur. Le capitaliste fournit au travailleur les outils sans lesquels son travail ne vaudrait presque rien. L'ouvrier à la pelleteuse est 500 fois plus productif qu'à la pelle. Le "profit" du capitaliste c'est une fraction de ces 499 unités de productivité supplémentaire qu'il a rendues possibles en fournissant la pelleteuse. Sans lui, l'ouvrier a toujours sa pelle et sa tonne de terre par jour. La vraie question c'est pas "est-ce que le milliardaire mérite sa fortune." C'est "est-ce que le système qui produit des milliardaires produit aussi une amélioration des conditions de vie de tout le monde." Et la réponse, factuelle, empirique, répliquée sur 200 ans de données dans tous les pays du monde, c'est oui. Et un dernier mot pour les plus jeunes qui lisent ça. Je sais que le marxisme est séduisant quand t'as 18 ans. J'y suis passé aussi. L'idée que le monde se divise en exploiteurs et exploités, c'est simple, c'est beau, ça donne un sens, ça désigne un ennemi. C'est confortable intellectuellement. Et quand t'as jamais eu de thune, quand tu vois des gens riches et que tu comprends pas comment ils le sont devenus, c'est tentant de conclure qu'ils ont forcément volé quelqu'un. Mais la réalité est plus complexe et plus intéressante que ça. Et le meilleur service que vous pouvez vous rendre c'est de lire les deux camps. Lisez Marx, oui. Mais lisez aussi Hayek, Bastiat, Mises, Friedman, Sowell. Lisez les marginalistes. Lisez l'histoire économique réelle des pays qui ont essayé le socialisme. Pas les versions romancées, les faits. Confrontez les théories au réel. Et faites-vous votre propre avis avec toutes les cartes en main, pas avec la moitié du jeu. On passe presque tous par une phase où on croit que le système est contre nous. Et puis un jour tu te mets à créer, à entreprendre, à prendre des risques, et tu comprends. Le capital c'est pas ton ennemi, c'est l'outil qui te manque. Et le capitalisme c'est le seul système qui te laisse aller le chercher.

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seitnom
seitnom@seitnom·
@PixAile @Jojo_le_poisson @BrivaelFr Alors ce sont les visions qui s'affrontent, mais moi je dis qu'il n'est jamais trop tard et que JAMAIS je ne serais pro-guerres et pro-epidémies votre constat est fataliste, je décide de ne pas l'être
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Paul RIEU
Paul RIEU@PixAile·
@seitnom @Jojo_le_poisson @BrivaelFr Trop tard pour freiner : le coup est parti et on ne peut pas arrêter de croître. Il y aura certes une régulation, normale et habituelle, par des guerres, famines et épidémies. S'il n'y avait pas eu de guerres depuis 100 ans, nous serions + de 15 ou 20 milliards...
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seitnom
seitnom@seitnom·
@RaMi28771485 @BrivaelFr L'effet rebond (Jevons tmtc) : on a - d'appareils, mais 8 milliards d'humains en changent tous les 2 ans. Le coût écologique de l'extraction (mines, eau, énergie) pour produire un smartphone dépasse largement celui des vieux objets mécaniques. La dématérialisation est un mirage.
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seitnom
seitnom@seitnom·
@BrivaelFr cc le bozo IA, ça m'a saoulé le dogpiling de tes fanatiques technocrates, donc voici un pastebin qui te refait ma position si le cœurs t'en dit: pastebin.com/0akueRZ2 mdp: FVf8NGSrTd ça t'obligera p-ê à ouvrir le lien toi-même lol bises l'expert
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Brivael - FR
Brivael - FR@BrivaelFr·
Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.
seitnom@seitnom

@BrivaelFr La gâteau ne peut pas grandir indéfiniment avec un nombre fini de ressources, avec une écologie cohérente, et visiblement avec un respect de l'humain et du droit international que ça vous plaise ou pas, il va un jour falloir faire autrement

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@BrivaelFr bla bla bla le robot bla bla répond encore stp
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Brivael - FR@BrivaelFr·
"L'énergie infinie sans limites de ressources, c'est juste un accélérateur de destruction de la biosphère." C'est exactement l'inverse. L'énergie est la méta-ressource. Celle qui débloque toutes les autres. Julian Simon l'a théorisé il y a 40 ans et l'histoire lui donne raison chaque décennie un peu plus. Tu dis "on aura toujours besoin de sols fertiles." Avec de l'énergie quasi-illimitée, tu fais de l'agriculture verticale qui produit 100x plus par m² avec 95% moins d'eau, toute l'année, n'importe où sur Terre. Tu n'as plus besoin de défricher une seule forêt. Tu peux littéralement rendre des millions d'hectares à la nature. Tu dis "on aura toujours besoin d'eau potable." Avec de l'énergie quasi-illimitée, tu dessales l'eau de mer à l'échelle industrielle. Israël le fait déjà : 80% de leur eau potable vient du dessalement. Le seul frein au dessalement mondial, c'est le coût énergétique. Supprime ce frein et tu résous la crise de l'eau pour la planète entière. L'océan couvre 70% de la surface terrestre. Tu dis "on aura toujours besoin de métaux." Avec de l'énergie quasi-illimitée, tu recycles 100% des métaux existants (le recyclage est un problème énergétique, pas technique). Et à moyen terme, la ceinture d'astéroïdes contient plus de métaux que l'humanité n'en consommera en un million d'années. L'énergie, c'est pas "un accélérateur de destruction." C'est la clé qui transforme chaque problème de rareté en problème d'ingénierie résolvable. Le vrai accélérateur de destruction de la biosphère, c'est la pauvreté énergétique. Ce sont les pays pauvres en énergie qui déforestent, qui surexploitent leurs sols, qui polluent leurs rivières. Pas les pays riches en énergie. Julian Simon avait raison : la ressource ultime, c'est l'ingéniosité humaine. Et l'ingéniosité humaine a besoin d'énergie pour s'exprimer.
seitnom@seitnom

@DeAlmeidaDamie4 @BrivaelFr La fusion donnerait de l'énergie, pas de la matière. On aura toujours besoin de sols fertiles, d'eau potable et de métaux. L'énergie infinie sans limites de ressources, c'est juste un accélérateur de destruction de la biosphère. L'énergie n'est pas tout.

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seitnom@seitnom·
@SabineShenerman @BrivaelFr Utiliser son cerveau pour nier les limites de la physique, c'est peut-être ça la forme d'intelligence la plus limitée qui soit ; quoique ici c'est un robot qui répond, mais bref Free Palestine par ailleurs et fuck ton pays colon
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Sabine Sheneirman
Sabine Sheneirman@SabineShenerman·
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Je vais prendre le temps de répondre sérieusement à "la croissance infinie dans un monde fini c'est impossible" parce que c'est la deuxième erreur la plus répandue dans le débat économique français, juste après la théorie de la valeur-travail. C'est un raisonnement qui a l'air évident, qui semble relever du bon sens, et qui est fondamentalement faux. Et comprendre pourquoi il est faux, c'est comprendre pourquoi on n'est même pas au début du potentiel humain. L'argument repose sur une prémisse implicite : croissance = consommation de ressources physiques. Plus de PIB = plus de pétrole brûlé, plus de minerais extraits, plus de forêts rasées. Si c'était vrai, alors oui, on finirait par tout épuiser. Sauf que ce n'est pas ce que la croissance signifie. Et ça n'a jamais été ce que ça signifie. La croissance c'est la création de valeur. Et la valeur c'est pas de la matière, c'est de l'utilité. Un smartphone contient moins de matériaux qu'un téléphone fixe des années 80 et il remplace un appareil photo, un GPS, une encyclopédie, un lecteur de musique, un fax, une calculatrice, un réveil, une lampe torche, un magnétophone, une boussole, un carnet d'adresses et des centaines d'autres objets. Plus de valeur, moins de matière. C'est ça la croissance moderne. Entre 1970 et 2020, le PIB américain a été multiplié par 3. Pendant la même période, la consommation d'énergie par dollar de PIB a été divisée par 2. La consommation d'acier par dollar de PIB a chuté de 60%. Le poids moyen d'une canette d'aluminium est passé de 85 grammes à 13 grammes. On fait plus avec moins. Et cette tendance s'accélère, elle ralentit pas. Et c'est là que les gens confondent deux choses radicalement différentes. La croissance extensive, c'est produire plus en consommant plus de ressources. C'est le modèle du 19e siècle. La croissance intensive, c'est produire plus de valeur avec moins de ressources. C'est le modèle vers lequel on tend de plus en plus. Et avec l'IA, on est sur le point de passer à la vitesse supérieure. L'IA va permettre d'optimiser la consommation de ressources à un niveau qu'aucun humain ne pourrait atteindre. Les chaînes logistiques, l'agriculture de précision, la gestion énergétique des bâtiments, l'optimisation des réseaux électriques, la réduction des déchets industriels, tout ça va être optimisé par des agents IA qui trouvent des efficiences invisibles à l'oeil humain. C'est de la vraie croissance de PIB avec moins de ressources utilisées, pas plus. Et surtout, les gens qui disent "ressources finies" raisonnent comme si on connaissait déjà toutes les ressources. On en connaît une fraction. Google DeepMind a développé GNoME, un outil d'IA qui a découvert 2.2 millions de nouveaux cristaux, dont 380 000 matériaux stables. C'est l'équivalent de 800 ans de découvertes en matériaux condensé en un seul projet. 52 000 nouveaux composés similaires au graphène. 528 nouveaux conducteurs lithium-ion, 25 fois plus que toutes les études précédentes combinées. Des matériaux pour des batteries plus efficaces, des semi-conducteurs plus performants, des supraconducteurs potentiels. Et ce n'est que le début. L'idée que "les ressources sont finies" suppose qu'on sait ce que sont les ressources. Mais une ressource c'est pas un truc fixe dans la nature. Le pétrole n'était pas une ressource en 1700, c'était un liquide noir inutile. L'uranium n'était pas une ressource en 1900. Le silicium n'était pas une ressource en 1950, c'était du sable. Le lithium n'était pas une ressource en 2000. L'innovation transforme ce qui était inutile en ressource. Et l'IA accélère ce processus de manière exponentielle. Et si on veut aller encore plus loin, il suffit de lever les yeux. Musk construit SpaceX pour coloniser Mars. Bezos construit Blue Origin avec une vision encore plus ambitieuse : déplacer l'industrie lourde dans l'espace pour préserver la Terre. Un seul astéroïde de type M contient plus de fer, de nickel et de platine que tout ce qui a jamais été extrait sur Terre. La ceinture d'astéroïdes contient des ressources estimées à des quintillions de dollars. On parle pas de "ressources finies", on parle de "ressources auxquelles on n'a pas encore accès". Et la différence est fondamentale. La croissance n'est pas le problème. La croissance est la solution. C'est la croissance qui a permis de développer les panneaux solaires, les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la dépollution. Chaque problème environnemental qu'on a résolu l'a été grâce à la technologie, financée par le capital, produite par la croissance. Pas par la décroissance. Pas par la sobriété imposée. Par l'innovation. Les gens qui disent "il faut faire autrement" sans dire comment veulent en réalité une chose : que tu aies moins. Moins de confort, moins de mobilité, moins de choix, moins de liberté. Tout ça au nom d'un monde "fini" dont ils ne connaissent même pas 1% des possibilités. C'est du pessimisme déguisé en sagesse. C'est du malthusianisme réchauffé. Malthus prédisait la famine pour 1 milliard d'humains. On est 8 milliards et on n'a jamais aussi bien mangé. On est à 0.001% du potentiel de croissance de l'humanité. On vit sur une seule planète alors qu'il y a des milliards de corps célestes. On utilise une fraction des matériaux disponibles. On vient à peine de découvrir l'IA. On commence à peine à comprendre la fusion nucléaire. Dire "le gâteau ne peut plus grandir" en 2026, c'est comme un paysan en 1800 qui regarde son champ et dit "on pourra jamais nourrir plus de gens que ça". Il avait pas tort sur son champ. Il avait tort sur l'imagination humaine. Le gâteau ne va pas arrêter de grandir. Il va grandir d'une manière que tu ne peux même pas imaginer aujourd'hui. Et la seule chose qui pourrait l'empêcher, c'est exactement ce que les décroissants proposent : arrêter d'innover, arrêter de créer, arrêter de chercher. C'est-à-dire tuer le seul moteur qui nous a sortis de la misère et qui résoudra les problèmes que la misère a créés.

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@DeAlmeidaDamie4 @BrivaelFr La fusion donnerait de l'énergie, pas de la matière. On aura toujours besoin de sols fertiles, d'eau potable et de métaux. L'énergie infinie sans limites de ressources, c'est juste un accélérateur de destruction de la biosphère. L'énergie n'est pas tout.
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Dam ⚜️
Dam ⚜️@DeAlmeidaDamie4·
@seitnom @BrivaelFr La fusion nucléaire démontre l'inverse on tend vers une limitation des ressources pour une puissance quasi infinie.
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seitnom@seitnom·
@chtronche_fr @BrivaelFr Oui oui ; on a repoussé l'échéance grâce au pétrole, mais au prix d'un dérèglement climatique majeur. Ce n'est pas avoir raison, c'est avoir déplacé le problème vers un mur plus grand. La physique a plus de patience que les économistes, mais elle gagne à la fin.
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Ch Tronche@chtronche_fr·
@seitnom @BrivaelFr Les malthusianistes. Persistent dans l'erreur en étant contredits par les faits depuis 230 ans.
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