Beau Gosse Prétentieux_Backup@BoGossPrebackup
Lorsqu'il est devenu le 47ème Président des États-Unis, j’ai salué le moment où Trump a enfin serré la vis sur son territoire et refusé qu’on crache impunément sur son pays. Contrairement à ce que l’on accepte trop souvent en France, cette fermeté m’a paru juste et légitime.
Mais sur l’Iran et le Liban, le masque est tombé.
L’homme qui promettait de « régler le problème iranien une bonne fois pour toutes » a capitulé sans condition.
Tous les observateurs sérieux s’accordent sur ce constat accablant : il a trahi ses promesses les plus fermes. Derrière les grands discours, sa seule véritable priorité reste lui-même.
Quels que soient les enjeux géopolitiques, la sécurité d’un allié ou la parole donnée, sa boussole pointe invariablement vers sa popularité, les cours de la Bourse et les intérêts financiers qu’il peut tirer de chaque dossier.
Netanyahu, lui, peut être critiqué, moqué, accusé de tous les maux ; on le dépeint comme un homme qui sauve sa peau. Peut-être. Mais il n’a jamais mis en danger l’existence même de son pays pour servir ses intérêts personnels. Trump, si.
C’est triste, mais prévisible.
En politique, le cynisme pur et les calculs électoraux ne laissent aucune place à la loyauté, à la parole tenue, ni à la moindre once de principe.
Les belles promesses n’étaient que du vent.
Et ce n’est pas seulement Israël qui en paie le prix amer.
La population iranienne, abandonnée et sacrifiée, voit s’envoler tout espoir de liberté.
Les Libanais, pris en otage par le #Hezbollah, subiront eux aussi les conséquences de cette lâcheté.
Quant aux pays de la région qui ont cru bon de se placer comme vassaux d’un régime iranien terroriste, ils découvriront bientôt que Téhéran leur fera payer au centuple leur rapprochement avec les États-Unis.
L’Occident, et particulièrement l’Europe, spectatrice passive comme à son habitude, dont la voix n’a jamais été entendue, s’est même réjouie de cet « accord ».
Elle en subira les conséquences à moyen et long terme. Mais comment pourrait-il en être autrement ?
Déjà gangrenée de l’intérieur par l’islamisme qu’elle a si longtemps refusé de nommer, l’Europe récolte aujourd’hui ce qu’elle a semé par lâcheté et aveuglement.
Trump n’a pas seulement capitulé devant l’Iran.
Il a livré la région, et une partie de l’Occident avec.