
D’abord, il y a eu les Jeux olympiques. Le drapeau russe revient. Puis la culture. La « grande culture russe », soigneusement orchestrée par les propagandistes du Kremlin, se réinstalle à la Biennale de Venise. Comme si rien ne s’était passé. Comme si rien ne se passait encore. Et ensuite, la télévision publique. Hier soir, sur France 2, Sergueï Lavrov a parlé. Longuement. Tranquillement. Pas confronté, mais installé. Ses mensonges répétés, ses crimes niés, sa guerre réécrite sans coût, sans rupture. Ce n’est pas une erreur journalistique. C’est une séquence. J’ai de la sympathie personnelle pour Léa Salamé. Mais ce que j’ai vu dépasse une simple décision éditoriale. C’était une interview faible et extrêmement, extrêmement dangereuse! Mal préparée. Marquée par un manque flagrant de faits, des faits simples, directs. Et surtout par LA PEUR. La peur de confronter. La peur de nommer. La peur de tenir. Et j’ai donc une très mauvaise nouvelle pour vous : vous n’avez rien appris. Et vous avez échoué au test. Quand l’agresseur viendra plus près, vous ne serez pas surpris. Vous lui offrirez du temps d’antenne.











