Léna Ichkhanian

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@lenichkh

Réalisatrice du documentaire "Fenwick" sur la colère sociale en France. Projeté partout en France - bientôt sur Youtube. [email protected]

France Entrou em Aralık 2024
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Léna Ichkhanian
Léna Ichkhanian@lenichkh·
@LeMediaPolitiFR Bonjour, Nous travaillons sur un reportage pour M6. Si vous avez le contact de la personne concernée, merci de nous le transmettre. Un grand merci d'avance 🫶🏼
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Juan Branco ✊
Juan Branco ✊@anatolium·
Le film atterrit enfin en France, après une longue traversée du monde. Enfin, en France, non, puisque le système du cinéma Français n'autorise pas à le diffuser. Chez vous, gratuitement. À 20H. Amitiés et plein de pensées. youtube.com/watch?v=co3XI6…
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Juan Branco ✊@anatolium

Je vous écris à mon retour de Chine, d'où j'ai assisté aux derniers épisodes de la longue déliquescence de notre pays et d'un régime politique avarié. À quelques jours de mon départ pour la mostra de Sao Paulo, et alors que les institutions françaises m'ont préparé une semaine aux petits oignons, avec des tentatives de radiation, procédures pénales et autres billevesées qui finissent par lasser, j'aimerais vous dire quelques mots sur ce que j'y ai vu. J'étais invité par le plus grand réalisateur de cinéma chinois, Jia Zhang Ke, qui a créé dans la ville historique de Pingyao un festival. Je l'étais pour présenter en compétition, et après une avant-première dans une fondation privée à Moscou, mon premier long métrage. Le Massacre de Gilles de Rais. Un film, mon premier, sur l'affaire qui a inspiré Barbe-Bleue. Sur les institutions judiciaires, la violence, la justice et la sexualité. Sur un pouvoir qui meurt et qui fait mourir. Sur une société qui se fait l'arme et l'instrument des pouvoirs. Un film immontrable en France, comme tout ce qui de moi et de quelques autres provient, indexés à la demande de l'Elysée et de ses nombreuses cours, de leurs oligarques avariés. J'ai été heureux de le présenter devant des salles combles, saturées de jeunes, prêts à dévorer. J'ai eu une pensée pour Cannes, Venise, Locarno, qui chaque fois moins se montrent capables d'un quelconque courage, enfermés dans leurs certitudes et un entresoi financé à coups de millions par des puissances publiques et privées, éloignés de tout courage, empêtrés dans la lâcheté. J'ai eu droit au clin d'oeil merveilleux consistant à forcer LVMH, en l'occurence Louis Vuitton, à apparaître à mes côtés, signant éphémèrement la primauté de l'art sur l'êtintér. Shanghai, Xi'an et tant d'autres ont suivi. L'opportunité est ensuite venue de présenter mes travaux universitaires sur l'État de droit en France à la Cour pénale internationale, devant un parterre de sept universitaires chinois et leurs étudiants dans l'une des plus importantes universités du pays, et je dois vous admettre que cela m'a fait du bien. La violence de l'isolement, de l'ostracisation, auquel les élites françaises savent vouer leurs adversaires est d'une efficacité réelle - même les autorités sénégalaises, pour lesquelles j'ai tout sacrifié, ont accepté de s'y plier. Tout cela est difficile à supporter, car comme en toute société effondrante, le stigmate est contaminant, et générateur de violence. Lorsque l'autorité publique sombre, la société règle ses comptes, suivant aveugle des passions que des puissants maîtres orientent et alimentent. Gare à qui se trouve alors pris dans les courants. La délicatesse et la finesse des philosophes, juristes, professeurs de littérature, de sociologie... avec qui j'ai eu à échanger, m'a apaisé. Nous sommes un continent en voie d'extinction. Là-bas, on ne parle plus de nous, et il ne reste que les marques de luxe, toujours plus fragiles, pour donner l'idée que nous existons encore. Omniprésentes, elles ne disent pourtant désormais plus rien de nous, si mondialisées et accoutumées à la prostitution qu'elles ne tarderont, à leur tour, à être remplacées. J'ai donc eu la chance de partager du muay-thaï avec des producteurs de cinéma, des universitaires, et des alcools de riz plus modeste en des petits restaurants qui fêtaient la semaine dorée. La Chine était en effet au cours de cette période en pleine transhumance intérieure, des dizaines de millions de personnes profitant de l'une des trois semaines de festivités organisées, les costumes en toute sorte étant de sortie. Et l'alcool oui, et le festin, sont et demeurent là-bas des vecteurs de socialisation fondamentaux. Les arts de la table, qui nous viennent dérivés par les nombreux restaurants chinois, sont d'une finesse et d'une élaboration propres aux plus anciennes civilisations. On ne boit pas sans avoir porté un toast, chacun répond à un voeux particulier, et on prend le temps, des heures s'il le faut, de manger et surtout de partager, une infinie variété de préparations. La Chine est une sorte de continent autonome, précaire et fragile, loin des images de propagande qui se déversent sur les réseaux sociaux. La société vit à côté de l'État, préoccupée par un bonheur qui ici désormais nous échappe. On sent l'équilibre instable et précaire, l'idéologisation communiste parfaitement abandonnée, et renoncée au profit d'un nationalisme parfois abscons, de grandes envolées libérales, plus rarement libertaires. J'ai échangé à Shanghaï avec des universitaires dont le maître-penseur est Friederich Hayek, néolibéral dont ils assument parfaitement la parenté, et qui expriment, sans voiles, un mépris marqué à l'égard du pouvoir en place. Plus encore qu'en France, la presse n'existe plus, et tout se joue sur les réseaux sociaux - avec ou sans VPN, selon le niveau de porosité avec l'étranger. On baisse parfois, rarement, la voix, lorsqu'il s'agit de parler de tel scandale que les autorités cherchent par tous moyens à éteindre. Mais on tient à en parler. Parfois, le parti resurgit, et convoque à une réunion secrète, pour demander des comptes. Mais la violence politique, et nous le sentons bien en France, n'est pas d'exécution permanente: seulement ses effets perdurent. L'arrestation d'une personne, l'exil d'un autre, suffisent à produire un signal auquel des millions s'adopteront. D'immenses tours partout, le plus souvent hideuses, sont autant de symptômes d'une civilisation qui a dû se reconstruire à toute vitesse, et qui en est réduite à n'offrir que des conditions minimales d'humanité à l'ensemble de sa population. Les modernités extraordinaires qui ici et là jaillissent doivent composer avec ces amas infinis, et sont chargées de nourrir l'horizon d'espoir auquel des millions de personnes sont chargées de s'accrocher. Précaire donc, car consciente de ses fragilités, loin de tous nos fantasmes, tant de toute puissance, d'opulence, que d'agressivité ou d'indifférence à la liberté. Il n'est pas difficile de comprendre la culture de prudence des dirigeants, lorsque l'on voit les difficultés qu'il y a à tout cela coordonner, gérer, réguler. Les soirs, les métropoles se remplissent de îtboes de nuit futuristes, empilant comme au INS de Shanghaï des étages de fêtes différentes. Metoo a été très rapidement interdit par les autorités, et les jeunesses continuent, dans les soirées et ailleurs, à se séduire et échanger, s'embrasser - beaucoup - comme nous avant. Je ne crois pas qu'il y ait plus ou moins de violence sexuelles. Il y a moins de détresse et de violence tout court, au moins. Comme en beaucoup de régimes politiques, la société a décidé de se plonger en ses racines, parfois nourries artificiellement, pour se protéger. L'appartenance au parti n'est plus un critère déterminant, notamment dans les universités, personne ne craint ses propres mots dans les échanges oraux - c'était un peu moins le cas en Russie, où le climat de guerre pèse - mais tous savent ce que la concentration de la censure sur les réseaux sociaux produit. Les tribunaux ont fini par formaliser les interventions politiques et partisanes, à travers des comités d'adjudications que nous serions bien inspirés de regarder de plus près, qui génèrent de la transparence dans l'arbitraire et la suprématie du politique. Le crédit social, au sujet duquel tant de propagande se déverse pour tenter de créer des distinctions illusoires entre nos régimes politiques, est une construction propagandiste en miroir. Nul part ressenti, aux effets limités lorsqu'ils existent, il ne dirige ni le quotidien, ni les comportements des chinois. Loin de Beijing, il devient fantomatique. J'ai gêné, puis fait rire, lorsque j'ai mentionné lors d'une conférence de presse le nom de Xi Jinping, qui ne se prononce que rarement dans l'espace public. Les poursuites pénales contre ceux qui utilisaient l'emblème Winnie l'ourson pour se ficher de lui ont produit leur effet, comme l'auront peut-être celles visant des citoyens coupables d'avoir ironisé sur Brigitte Macron. C'est dans l'inframonde, celui des infrastructures industrielles, que réaparaissent les différences. Dans les faubourgs des villes de province, ces immenses usines où se construisent les robots et machines de demain. Je m'inquiète de notre mort prochaine, aveuglés que nous sommes à l'égard de pays étrangers que nos dirigeants ne connaissent ni ne comprennent. J'ai raconté l'anecdote d'Angela Merkel qui avait demandé à sa conseillère de vérifier si les affirmations du dirigeant chinois, concernant le fait que la Chine avait largement dominé le monde ces vingt derniers siècles, étaient véritables. J'ai été ému, enfin, de pouvoir montrer à des publics chinois et russes un film radical sur l'instrumentalisation de la justice, les "bonnes causes". J'ai été ému de pouvoir échanger sur l'état de droit, la position toujours plus fragile de la France, les aspirations guerrières de nos dirigeants. J'ai été ému de participer, à ma courte échelle, au partage d'autres formes de pensée et de représentation de notre patrie, éloignée des errements de notre actuelle diplomatie, et du spectacle narcissique et décadents de nos dirigeants. Vous m'avez manqué, peuple résistant, qui seul permet de se dire que tout cela vaut la chandelle, qu'il y a matière à lutter, que ce pays mérite tout ce que l'on fait pour lui.

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Mehdi (e/λ)
Mehdi (e/λ)@BetterCallMedhi·
ce que personne n'ose dire à voix haute sur la civilisation du vide actuelle, c'est qu'elle est en train de produire la première génération humaine depuis cromagnon qui aura vécu sa vie entière sans jamais connaître l'ennui profond ce moment fertile où l'esprit livré à lui même finit par créer quelque chose pour combler son vide, l'ennui était depuis toujours la matrice de la pensée originale, de la curiosité et de l'imagination et nous l'avons éliminé en 20 ans en remplissant chaque interstice de nos journées par du contenu prémâché le coût civilisationnel de cette élimination ne restera pas sans conséquence
Kultur@Kulturlesite_

🗣️ INOXTAG s’exprime sur le RPM des vidéos YOUTUBE : « Tu fais 1 MILLION de vues, tu gagnes 12 000 €… le RPM est devenu surboosté »

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Olivier Amiel
Olivier Amiel@OlivierAmiel·
« Il faut mettre la colère au bon endroit, il faut la penser, sinon c’est juste un feu qui brûle, et après ? » Retrouvez mon article dans @Causeur sur le très beau documentaire de Léna Ichkhanian @lenichkh causeur.fr/fenwick-lena-i…
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Juan Branco ✊
Juan Branco ✊@anatolium·
@Porte_parole_MJ L'utilisation d'un instrument de communication officiel appartenant à une institution publique à des fins personnelles constitue une prise illégale d'intérêt punie de cinq ans d'emprisonnement et de 500.000 euros d'amende.
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Joe Kent
Joe Kent@joekent16jan19·
After much reflection, I have decided to resign from my position as Director of the National Counterterrorism Center, effective today. I cannot in good conscience support the ongoing war in Iran. Iran posed no imminent threat to our nation, and it is clear that we started this war due to pressure from Israel and its powerful American lobby. It has been an honor serving under @POTUS and @DNIGabbard and leading the professionals at NCTC. May God bless America.
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20 Minutes
20 Minutes@20Minutes·
Houria Aouimeur a été licenciée de l’Assurance de garantie des salaires après avoir dénoncé de « potentiels détournements de fonds publics ». ➡️ 20min.fr/tdT
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Daily Pop@dailypop__·
Abou Sangaré, César du Meilleur espoir masculin 2025 pour ‘L’HISTOIRE DE SOULEYMANE’ qui n’a toujours pas pu tourner dans d’autres films depuis, écrit sur son compte Instagram : « C’est la logique du système. Les Césars adorent produire des figures symboliques, utilisées comme caution progressiste. Geste politique au rabais. Iels se félicitent d’avoir osé. Mais derrière, le pouvoir reste au même endroit. Les financements circulent entre les mêmes producteurs, les castings passent par les mêmes agents, les rôles principaux restent assignés aux mêmes corps, aux mêmes accents, aux mêmes milieux. Ah ça, le cinéma français aime raconter les marges. Il les filme, les récompense, mais ne les laisse presque jamais accéder au centre. La question n’est donc pas : pourquoi n’a-t-il pas tourné ? Mais qui décide de qui tourne ? Tant que cette décision restera concentrée entre quelques mains socialement homogènes, les cérémonies continueront de produire des “révélations” de vitrine pour mieux faire passer la pilule d’un pays qui se fascise à toute vitesse. Et si le vice était structurel ? Mettre des artistes en concurrence, hiérarchiser les trajectoires, sacrer l’un pour mieux invisibiliser l’autre… Est-ce vraiment ainsi qu’on construit un écosystème bienveillant et équitable ? »
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Soso
Soso@LaSeditieuse·
Pour en savoir plus : @lenichkh Sur insta : Fenwick_le film
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Juan Branco ✊
Juan Branco ✊@anatolium·
Je suis très affecté par ce qui s’est passé hier à Lyon. Je veux, au nom de notre mouvement, transmettre nos plus profondes condoléances à la famille de Quentin. La violence abrutie qui l’a arraché à la vie dessert la France avec constance depuis désormais de trop longues années. Cette mort, qui suit symboliquement, et désormais historiquement, celle de Clement Meric, doit nous prévenir de toute concurrence mémorielle morbide. Il n’est pas question, au prétexte de distinctions idéologiques vaseuses, de tourner ou détourner le regard des uns ou des autres, faute de quoi nous ne ferons plus nation, faute de quoi nous renoncerons à la nation. L’heure est grave. Je ne ferai pas ici le procès de l’Etat. Je ne dirai pas ici que l’Etat laisse prospérer ces groupuscules qui, en prétendant manier les idées, ne font que les instrumentaliser. Mais je dirai ceci: ces groupuscules servent le pouvoir, en créant des schismes artificiels au sein du peuple, et en distrayant les jeunes âmes des véritables luttes. Nos ennemis sont bien plus puissants que des frères qui se sont épris de pensées opposées. Nos ennemis ont des intérêts et instrumentalisent croyances et idées. Nous ne devons considérer ceux qui en deviennent les instruments que comme des adversaires, et non des ennemis à dévaster. Les dirigeants politiques ont pour responsabilité d’inhiber ceux qui, commettant cette confusion, se montrent prêts à donner et recevoir la mort contre ceux qui ne font que se tromper. Raphaël Arnault n’aurait jamais dû être investi par la FI. La bêtise et l’ignorance ne doivent jamais être consacrés. Je le dis avec la plus grande sévérité et responsabilité: Jean-Luc Melenchon porte une responsabilité morale et politique dans ce drame. Elle est d’autant plus grande qu’il a été formé par une école de pensée qui a depuis plus d’un siècle tiré des conclusions définitives sur la maladie infantile que ces êtres incarnent. Elle est d’autant plus grande que son infinie intelligence et expérience savaient parfaitement ce qu’il génèrerait. Elle est d’autant plus grande que partout son mouvement investi des semi habiles, des abrutis, qu’il utilise et instrumentalise. Des personnes qui, portées par son talent oratoire et les espoir qu’il nourrit, auront demain des responsabilités sans en avoir la capacité. On ne joue pas avec la politique. On ne joue pas avec les vies. Que chacun dans le recueillement s’interroge et fasse le nécessaire pour ce qui est arrivé hier ne préfigure ce qui viendra demain.
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