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PASTA ATUTI BORDURE 🤔
Nos églises de réveil : un autre défi pour la République
En République démocratique du Congo, un phénomène prend une ampleur inquiétante : tout le monde s’improvise pasteur. Mais pour enseigner quoi ? Pour former qui ? Et avec quelle responsabilité ?
Notre Constitution garantit — à juste titre — la liberté de culte. C’est un droit fondamental, un pilier de toute démocratie. Mais la liberté ne signifie pas l’absence de règles. Et encore moins l’abandon de toute exigence morale, intellectuelle et sociale.
Le ministère pastoral est un métier noble, une mission de conscience, d’éducation, de construction morale. Il ne peut pas être réduit à un commerce de la foi, à un spectacle, ou à un moyen d’enrichissement rapide. Quand des individus sans formation, sans encadrement théologique, sans éthique claire prennent la parole au nom de Dieu, c’est non seulement la foi qui est trahie, mais aussi la société qui est fragilisée.
Aujourd’hui, certaines églises ne forment plus des citoyens responsables, mais des foules manipulables. On y promet des miracles sans travail, des bénédictions sans discipline, des solutions spirituelles à des problèmes qui exigent aussi des réponses politiques, sociales et économiques. La foi devient une échappatoire, au lieu d’être un levier.
Il est donc temps de poser une question courageuse :
Ne faut-il pas clarifier les conditions d’exercice du ministère religieux ?
Non pour restreindre la foi, mais pour protéger les croyants. Non pour censurer Dieu, mais pour empêcher l’abus de son nom.
Un État sérieux ne combat pas la religion ; il protège ses citoyens contre l’exploitation spirituelle. La liberté de culte doit s’accompagner de responsabilité, de formation, et d’un minimum d’encadrement légal.
Car une foi éclairée élève une nation.
Une foi instrumentalisée l'enferme.
Nick Migabo
Français

























