
𝗝𝗼𝘀𝗲𝗽𝗵 𝗘𝗱𝗲𝗯𝗮
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𝗝𝗼𝘀𝗲𝗽𝗵 𝗘𝗱𝗲𝗯𝗮
@JosephEdeba
🇨🇩 ᴀᴄᴛᴇᴜʀ ᴘᴏʟɪᴛɪǫᴜᴇ, ᴘʀᴇsɪᴅᴇɴᴛ ɴᴀᴛɪᴏɴᴀʟ ᴅᴇ ʟᴀ ғᴏʀᴄᴇ ʀᴇᴘᴜʙʟɪᴄᴀɪɴᴇ ᴅᴜ ᴄᴏɴɢᴏ.

























#Opinion : L’EUPHORIE SPORTIVE FACE À L’EFFONDREMENT STRUCTUREL D'UN ÉTAT 1. Une image forte… et profondément dérangeante Je l’ai regardée comme tous les Congolais. Cette image du Président de la République, Félix Tshisekedi, dans les rues de Kinshasa à deux heures du matin, célébrant une qualification sportive. Oui, j’ai compris la joie. Oui, j’ai vu l’enthousiasme du peuple. Mais, en conscience, je ne peux pas me taire. Parce que derrière cette image, il y a une autre réalité. Une réalité que je vis, que nous vivons tous : celle d’un pays en souffrance, parmi les plus pauvres d'Afrique. 2. Un contexte national que nous ne pouvons plus ignorer Pendant que cette célébration avait lieu, que se passait-il ailleurs dans notre pays ? À l’Est, des populations continuent de fuir la guerre. Dans nos villes, des jeunes diplômés tournent en rond, sans perspectives. Dans nos quartiers, l’eau potable et l’électricité restent encore un luxe pour beaucoup. Ce n’est pas une abstraction. C’est le quotidien des Congolais. Et dans un tel contexte, la posture du sommet de l’État ne peut pas être neutre. Elle engage. 3. Une question de responsabilité et de symbole Je le dis avec gravité : la fonction présidentielle impose une discipline, une retenue, une lecture lucide des priorités. Ce n’est pas le fait de célébrer qui me pose problème. C’est le moment. C’est le signal envoyé. Car un Chef d’État ne représente pas seulement une émotion. Il incarne une Nation, surtout dans ses moments les plus difficiles. Et aujourd’hui, notre pays traverse un moment difficile. 4. Ce que nous avons perdu en chemin Je fais partie de cette génération qui refuse d’oublier. En 1960, notre pays n’était pas parfait, mais il avait une base : des entreprises publiques fortes, une ambition industrielle réelle, une position économique respectable en Afrique. Aujourd’hui, regardons lucidement : des pays comme le #Rwanda, le #Botswana ou encore #Maurice, qui partaient de plus loin que nous, nous ont dépassés. Pourquoi ? Parce qu’ils ont fait des choix. Parce qu’ils ont imposé une rigueur. Parce qu’ils ont compris que le développement n’est pas une émotion, mais une discipline. 5. Le piège de la distraction collective Je connais l’importance du football. Je sais ce que ces moments représentent pour notre peuple. Mais je refuse que cela devienne un refuge. Un peuple ne peut pas vivre uniquement d’instants de joie pendant que ses fondations s’effritent. Un pays ne se construit pas dans l’euphorie, mais dans l’effort, la vision et la responsabilité. 6. L’exigence d’un sursaut Ce que les Congolais attendent aujourd’hui n’est pas compliqué : - Un État qui protège, - Un État qui construit, - Un État qui planifie. Pas un État qui se contente de réagir aux émotions du moment. Conclusion : refuser le silence Je prends mes responsabilités en disant ceci : nous ne pouvons plus continuer à célébrer comme si tout allait bien. Le Congo mérite mieux. Le Congo mérite un cap. Le Congo mérite une direction ferme. Et surtout, le Congo mérite que ceux qui le dirigent soient à la hauteur de la gravité de son histoire. ✍️Par Joseph EDEBA Président National du FRC









