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🚨 Traduction de l’édito de @JorgeCPicon : Xabi Alonso et les fissures du changement
« L’entraîneur du Real Madrid est entré dans le vestiaire avec un manuel très différent de celui de son prédécesseur. Alors qu’Ancelotti était un patron distant, qui déléguait beaucoup et intervenait peu, Alonso veut tout contrôler — jusqu’à la façon dont ses joueurs font leur lit. Il n’est d’ailleurs pas surprenant qu’il ait écarté certains proches ou employés des séances d’entraînement.
Ce besoin de tout maîtriser s’étend aussi au terrain et a un impact direct sur la gestion des égos, ce qui a déjà provoqué quelques tensions. Comme dans tous les vestiaires, s’attirer les foudres de certains joueurs est un bras de fer que l’entraîneur perd souvent — encore plus à Valdebebas. L’épisode Vinicius lors du Clásico n’est qu’une pierre de plus dans la chaussure de Xabi, qui devra souvent choisir entre se fâcher avec ses stars ou trahir ses principes.
Il est sorti abattu et critiqué après la défaite au Metropolitano, mais personne ne peut nier que son plan fonctionne : 12 victoires lors des 13 premiers matchs de la saison, avec un bilan de 30 buts marqués pour 11 encaissés. Pas de « rock’n’roll », mais une fiabilité redoutable.
Il connaît Chamartín et ne s’en émeut pas. Il essaie simplement de réduire le bruit en contrôlant les fuites vers une presse qu’il n’apprécie guère. On ne l’a pas appelé pour être aimable. On l’a appelé pour changer la dynamique d’un vestiaire usé — et il y parvient, même si le prix à payer pourrait être très élevé. »