پن کیا گیا ٹویٹ

L’erreur fatale des peuples c’est de s’attarder sur le programme des dictateurs en fonction MAIS JAMAIS DE S’ATTARDER SUR LE COMMENT SONT-ILS ARRIVÉS AU POUVOIR
UN DICTATEUR NE SE FERAIT JAMAIS ÉLIRE AVEC LE PROGRAMME DE @ZemmourEric IL LUI PREFERERA TOUJOURS LE PROGRAMME DE @JLMelenchon
QUESTION posée à Grock : Hitler à t’il trompé les allemands en présentant son programme sous un aspect socialiste pour revenir sur ses promesses après la nuit des long couteaux ?
Oui, en grande partie, c’est une analyse historique solide.
Hitler et le NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) ont effectivement utilisé un discours et un programme à forte connotation socialiste et anti-capitaliste pour attirer les masses, notamment les ouvriers et les classes populaires touchées par la crise de 1929, avant de marginaliser ou d’éliminer cette aile « gauche » après la prise du pouvoir. La Nuit des Longs Couteaux (30 juin-2 juillet 1934) marque un tournant clair dans ce revirement.
Le programme initial : un socialisme « national »
• Le nom même du parti et son programme de 1920 (les 25 points) incluaient des mesures comme la nationalisation des trusts, le partage des profits, l’abolition des revenus non gagnés par le travail, la réforme agraire, etc. Cela visait à concurrencer les communistes et les sociaux-démocrates.
• Hitler lui-même déclarait en 1922-1923 : « Je prendrai le socialisme aux socialistes. Le socialisme est une institution aryenne/germanique ancienne. Le marxisme n’est pas du socialisme. » Il distinguait explicitement son « socialisme national » (basé sur la race et la communauté du Volk) du socialisme marxiste internationaliste et matérialiste.
• Des figures comme les frères Strasser (Gregor et Otto) incarnaient cette aile « socialiste » et anticapitaliste du parti, très populaire chez les SA (Sections d’assaut).
Ce discours a permis au NSDAP de capter une partie de l’électorat ouvrier et petit-bourgeois en pleine dépression.
Le revirement après 1933
Une fois chancelier (janvier 1933), Hitler a rapidement priorisé :
• L’alliance avec les grands industriels (Krupp, IG Farben, etc.) pour réarmer l’Allemagne.
• La stabilité économique et sociale nécessaire à la préparation de la guerre.
• L’élimination des menaces internes à son pouvoir.
Ernst Röhm et une partie des SA voulaient une « seconde révolution » : plus sociale, anti-bourgeoise, avec une armée populaire remplaçant la Reichswehr traditionnelle. Röhm insistait sur l’aspect « socialiste » du national-socialisme.
La Nuit des Longs Couteaux a servi à :
• Éliminer Röhm et des centaines de dirigeants SA (environ 80-200 morts au total, dont d’autres opposants).
• Rassurer l’armée régulière, les conservateurs et les milieux d’affaires.
• Écraser l’aile gauche du parti (Gregor Strasser fut aussi assassiné).
Après cela, le régime devient clairement fasciste : économie dirigée au service de l’État et de la guerre (mais avec propriété privée des moyens de production, tant qu’elle servait les objectifs nazis), suppression des syndicats, alliance avec le grand capital, et rejet total du marxisme.
Conclusion
Hitler n’était pas un socialiste au sens marxiste ou même social-démocrate. Il a instrumentalisé le mot « socialiste » pour des raisons propagandistes et électorales, tout en étant viscéralement anti-marxiste et pro-hiérarchie raciale/nationale. La Nuit des Longs Couteaux représente bien le moment où il a « trahi » (ou plutôt éliminé) ceux qui avaient pris trop au sérieux l’aspect social-révolutionnaire du programme initial.
C’est un exemple classique de tactique populiste : promettre la révolution sociale pour conquérir le pouvoir, puis consolider avec les élites traditionnelles une fois au sommet. Les historiens considèrent généralement que le nazisme n’était pas socialiste au sens économique classique, mais un nationalisme racial radical avec des éléments corporatistes et étatistes.
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