

Aristide Leucate
13.2K posts

@aleucate
Ne pas sentir la putréfaction du monde moderne est un signe de contamination (N.Gómez Dávila) #LivrArbitre, #Éléments, #BoulevardVoltaire ([email protected])



1/3 L‘institut Iliade l’UDR et le RN à la manœuvre ENSEMBLE à VIERZON Fabrice Lesade président de l’institut a été vu cette semaine en mairie où il est pressenti pour un poste. Une pointure : il était l’unique témoin du suicide de Dominique Venner à NotreDame en 2013

C’est pourquoi je propose aujourd’hui une Commission des Sages, sur le modèle de la Commission Stasi de 2003 sur la laïcité. Elle aurait vocation à définir de façon unitaire le racisme, de mettre en lumière le halo du racisme et de proposer des moyens de lutte unitaire tout en formulant des termes de référence et des exemples de ce qui doit être qualifié d’actes et de propos racistes, antisémites, islamophobes. Il faudra reconstruire la République à parts égales. Remettre en pleine lumière la part noire de la République, rappeler les Lumières noires qui depuis 1789 n’ont jamais cessé d’accompagner la pensée de la République. C’est Toussaint Louverture, c’est la Société des Amis des Noirs de 1791. C’est le mouvement de la négritude d’Aimé Césaire et de Léopold Sédar-Senghor qui transforme le stigmate en fierté. C’est la pensée d’Edouard Glissant qui invente une pensée en archipel qui donne toute sa place à l’héritage antillais de la France. Ce sont les tirailleurs sénégalais venus deux fois libérer le territoire métropolitain. Reconstruire la France en entier, ni la nouvelle France, ni la France de souche, mais cette France vivante, universelle, diverse qui a fait notre force et notre place dans le monde depuis un quart de millénaire. Dominique de Villepin 3/3

L’URGENCE DU REVEIL REPUBLICAIN CONTRE LE RACISME Le racisme contre les Noirs est à nouveau en pleine lumière. Les propos inacceptables de certains intervenants de CNews sur le nouveau maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, ne doivent pas seulement être condamnés, ils doivent donner lieu à une mobilisation, une prise de conscience et la naissance d’un mouvement de renouveau républicain autour d’un nouvel antiracisme. La France Humaniste, à travers la présence de son président, Benoît Jimenez, s’associe à la manifestation de Saint Denis, ce samedi 5 avril 2026, pour appeler à la vigilance et à l’action contre le racisme. Mais il faut aller bien au-delà. Il faut saisir ce moment pour mettre en pleine lumière ce halo du racisme sur lequel prospère le discours identitaire. Du côté de l’extrême droite et même d’une droite de plus en plus identitaire, la parole est, comme il est devenu coutumier de dire, de plus en plus « décomplexée ». C’est en général l’ironie grasse d’un sentiment de supériorité pour le moins mal inspiré. La paroleconfine même au délire, au prurit et au retour du refoulé. Comment ne pas s’étonner lorsqu’il y a quelques années un ancien président de la République ironisait sur le changement de titre du roman d’Agatha Christie « Dix petits nègres » en « Ils étaient dix » en commentant « Je ne sais plus, on a le droit de dire “singe“? ». Sur CNews encore et toujours, des savants de pacotille se promènent avec une mappemonde des QI moyen des différents pays. Du côté du macronisme, on a le sentiment de l’ignorance crasse, d’une indifférence nonchalante. Il faut des jours avant une réaction du gouvernement quand bien souvent les condamnations fusent à la minute. Et la France s’honore-t-elle en s’abstenant, aux Nations Unies, sur le vote d’une motion condamnant le commerce triangulaire, c’est-à-dire la traite esclavagiste, à laquelle elle a participé jadis ? Pire, lorsqu’à l’Assemblée Nationale une question au gouvernement est posée sur cette condamnation du commerce triangulaire, c’est le ministre du commerce extérieur qui vient répondre. C’est comme si le Ministre des sports venait répondre à une question sur la rafle du Vel’d’Hiv’. Du côté de certaines parties de la gauche, il y a cet autre réflexe mortel : « la victime n’est pas assez belle ». Sous prétexte que c’est LFI, on tord le nez, on regarde ailleurs. C’est un manque de courage politique accablant qui conduit à renoncer au combat pour une République meilleure. Alors le halo du racisme, c’est quoi ? Le halo du racisme, c’est en effet la méthode CNews : l’insinuation, le mot code, le « sifflet pour chiens » dit-on outre-Atlantique, c’est-à-dire ces ultrasons qui permettent de s’adresser aux uns sans que les autres entendent. L’élément de langage, c’était « tribal ». Avec des variations virtuoses pour bien installer dans les inconscientsl’imagerie Banania : les cases en rond, l’arbre à palabres, les hommes nus qui dansent et, tant que vous y êtes, l’os en travers du nez et le festin cannibale. Le halo du racisme, c’est aussi bien plus, c’est le club des candidats du Rassemblement National dont on découvre à chaque campagne électorale, pour l’oublier juste après, que tant d’entre eux se prélassent dans les propos abjects, contre les Noirs, contre les Arabes, contre les Juifs. Tout ce ressentiment rance qui reste dans l’ombre et qu’on ne voit que par accident. Le halo du racisme, c’est aussi la pile d’immondice des boucles WhatsApp ou des pages Facebook ou des fils X (twitter) quidégorgent de blagues immondes, d’insultes et de bêtise crasse grâce auxquelles on se fait accepter dans sa petite communauté. Le racisme aujourd’hui, en France, il faut regarder la réalité effrayante en face, c’est un lien social. 1/3








Il n’y a aucune opposition à LFI : le chef de gang meurtrier revient pépouse, et même LFI arrive à créer plus de scandale autour de propos anecdotiques sur Bakayoko.



Alors que Rodolphe Cart est le seul souverainiste à avoir tenté un dialogue honnête avec les identitaires, rien ne suffit : si on n'est pas fanatiquement pro-UE, comme le sont tous les médias macronistes, alors on est forcément un vilain démagogue ! Il faudrait prôner une construction européenne alors qu'un travail historiographique existe déjà sur cette question et que sa réalité anti-nationale est clairement établie (cf. The Great Deception, Booker & North). Alors souvent, les pro-UE vont arguer du fait que ce sont bien les nations qui participent à l'implémentation d'une politique gauchiste, ce qui est vrai... en partie. Car au début du livre cité plus haut, une citation d'un politologue pro-UE est mise en exergue car elle explique comment fonctionne l'institution pour s'imposer : Le pouvoir de l'Europe passe facilement inaperçu. Telle une « main invisible », il opère à travers la coquille des structures politiques traditionnelles. La Chambre des communes, les tribunaux et les fonctionnaires britanniques sont toujours là, mais ils sont devenus des agents de l'Union européenne, appliquant le droit européen. Ce n'est pas un hasard. En créant des normes communes qui sont mises en œuvre par les institutions nationales, l'Europe peut prendre le contrôle de pays sans nécessairement devenir une cible d'hostilité. Ce qui est présenté par ses défenseurs comme une preuve disculpant l'UE est en réalité la méthode de cette dernière pour imposer sa domination sans provoquer de résistances contre son projet. Mais voilà, ce serait du prêt-à-penser. N'hésitez pas à relayer mon message à Nicolas Faure, lui qui m'a bloqué car, selon lui, je n'apportais pas assez d'arguments. En voilà un, un argument sur le lien indissoluble entre l'UE qu'il défend et le gauchisme qu'il accable. Tout ça parce que la droite du fun nourrit cette panique morale macroniste alors qu'on ne leur a rien demandé et que tout le monde s'en fout.



