
Je comprends parfaitement votre inquiétude. Elle est légitime, et elle revient souvent : “Le fédéralisme communautaire, n’est-ce pas risqué ? Est-ce que cela ne va pas diviser encore plus le Cameroun ?” Mais pour vous répondre clairement : le fédéralisme communautaire, tel que le propose @CabralLibii et le @Pcrn_Officiel, n’est pas un projet de division. C’est au contraire un projet de réparation et d’unité durable. Aujourd’hui, ce qui divise le Cameroun, ce ne sont pas nos différences culturelles ou régionales — ce sont les injustices territoriales, la centralisation excessive et le sentiment d’exclusion. Quand tout se décide à Yaoundé, les régions se sentent oubliées, les jeunes se sentent exclus du pouvoir, les entrepreneurs se heurtent à des lenteurs absurdes, et cela alimente la colère, le repli et le tribalisme. Le fédéralisme communautaire, c’est l’inverse : ramener le pouvoir, les ressources et la responsabilité au plus près des citoyens, tout en gardant une seule République, une seule Constitution et un seul Président. Ce n’est pas un morcellement du pays, mais une réorganisation fonctionnelle : un Cameroun unifié, mais mieux équilibré.











