Freddy 已转推

Pour la première fois de son histoire, l’Assemblée nationale s’est penchée sur l’utilisation des 4 milliards d’euros alloués à l’audiovisuel public.
En 6 mois de travaux, 63 auditions et près de 250 personnes entendues, cette commission a permis de lever le voile sur le fonctionnement de ces entreprises financées à hauteur de la moitié du budget du ministère de la Culture. Surtout, elle a mis au jour de graves dérives : atteintes au pluralisme, conflits d’intérêts, externalisation massive avec près d’un milliard d’euros annuels de contrats accordés à des sociétés de production privées, situations de favoritisme, dépenses somptuaires et gestion défaillante des fonds publics.
Mais cette transparence a un prix : depuis le début de nos travaux, tous ceux qui bénéficient de ce système s’emploient à discréditer la commission, à contester ses révélations et à préserver le statu quo.
Ce travail est pourtant un impératif de salubrité publique. Chaque Français est, de fait, co-actionnaire de son audiovisuel public, s’acquitte d’un abonnement forcé et, à ce titre, a le droit de savoir à qui, pour quoi et comment son argent est dépensé.
Cette exigence de transparence devra demain s’étendre à l’ensemble des politiques publiques, notamment aux plus de 1 200 agences, comités, commissariats, hauts-conseils qui représentent chaque année près de cent milliards d’euros de dépenses publiques.
À l’heure où notre dette devient incontrôlable, le contrôle de l’argent public n’est plus une option : c’est une exigence démocratique.
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