
Dimanche soir, la gauche, éparpillée, était ratatinée par l’extrême droite. C’était la nuit noire. Puis une bouteille à la mer, le Front populaire, tous unis derrière une seule bannière. Enfin des jours de négociations pour aboutir un accord qui rallumait la lumière. Chacun était conscient de son rôle historique : s’unir, jeter les rancœurs à la rivière, pour éviter le pire, pour lever une espérance. Après la tragédie, après l’espoir, vint la farce. La direction de la France insoumise, loin de se mettre à la hauteur de ce moment, s’abaisse aux pires combines. L’extrême droite tape à la porte du pouvoir. Et que font-ils ? Ils divisent. Ils purgent des candidats sortants, sans autre motif qu’ils et elles ont une parole libre, sans laisse ni muselière. Et, dans le même temps, qui protègent-ils ? Adrien Quatennens, auteur de violences conjugales. C’est une farce. Une mauvaise farce. Il faut la prendre comme telle. En tirer des conséquences politiques et humaines. Ne pas se mentir ou se raconter d’histoires : on ne peut pas, pour le pays, prétendre à l'harmonie sur Terre et à la démocratie, et pour le parti, régner par la peur et la brutalité. Mais ce n’est qu’une mauvaise farce. Qui ne coûtera qu’à leurs auteurs. Le Front populaire, c’est vous, c'est nous. Les "purgés" doivent être soutenus. Et l’accord doit tenir, le programme doit être défendu. La campagne doit être menée. Aujourd’hui, je mènerai campagne à Flixecourt. Où Jordan Bardella a fait 60 % aux élections européennes. Où Marine Le Pen a fait 70 % aux élections présidentielles. Où nous avons fait 70 % aux dernières législatives. Où personne, pas un habitant, ne me parlera de cette farce. Où, nous allons tenter, encore une fois, de renverser la vapeur et de gagner. De gagner, pas pour des postes mais pour des gens : pour Martine, auxiliaire de vie, pour Samir, cariste, pour Jeannette, femme de ménage. Pour changer leur vie, un peu, en mieux.




