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Aurélien Barrau qualifie Elon Musk de "l'être le plus malfaisant qu'il puisse imaginer".
Elon Musk : a rendu l'accès à l'espace 100x moins cher, accéléré la transition vers l'électrique, connecté des zones rurales entières via Starlink, et finance Neuralink qui va probablement redonner une fonction motrice aux tétraplégiques et ouvrir la voie à des traitements pour Parkinson et Alzheimer.
Aurélien Barrau : prend l'avion pour donner des conférences sur la fin du monde, Rolex au poignet, et n'a jamais rien construit de sa vie.
Nassim Taleb a un concept parfait pour ce phénomène : le domain dependence. Un individu peut être brillant en astrophysique et parfaitement incompétent en économie, en ingénierie et en politique. L'expertise ne se transfère pas.
Barrau est un excellent physicien qui parle d'économie et de civilisation avec l'autorité d'un expert et la compétence d'un passant.
Le pire, c'est que des millions de jeunes Français écoutent ses prédictions apocalyptiques comme parole d'évangile, sans se demander pourquoi un astrophysicien serait qualifié pour décider de politique énergétique ou de modèle économique.
Skin in the game : zéro.
Ce mec ne subira jamais les conséquences des politiques qu'il recommande.
Taleb appelle ça un IYI, Intellectual Yet Idiot.
Brillant dans sa tour d'ivoire, dangereux dès qu'il en sort.
Dans un monde rationnel, qualifier l'homme qui rend la marche possible aux tétraplégiques de "l'être le plus malfaisant imaginable" depuis une scène de conférence à laquelle tu es arrivé en avion, ça devrait te valoir l'équivalent médiatique d'une tonne de tomates en pleine face.
Mais on est en France, donc ça te vaut des applaudissements, un passage sur France Inter et 200 000 vues sur YouTube.
Et après on se demande pourquoi nos meilleurs cerveaux partent.