



Jonathan Magoma
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@JonathanMagoma
Human rights defender & journalist from DR Congo 🇨🇩 . Work at https://t.co/BosBXM6ZWV & https://t.co/HioUL2UOWL. Tweets are my own; RTs ≠ endorsement.






Qu’est-ce qui se passe au sommet des institutions en République Démocratique du Congo (RDC) ? Après la démission de Vital Kamerhe, c’est le tour de Bahati Lukwebo de démissionner. Une démission peut, somme toute, arriver dans une démocratie. Elle peut même être, dans certains cas, un signe de responsabilité politique – ce qui est très rare en #RDC. Ce qui choque ici, c’est la raison de ces deux démissions : oser s’opposer à un éventuel projet de changement de la Constitution porté par les courtisans du régime en place. Vital Kamerhe et Bahati Lukwebo ont osé exercer leur fonction qui est celle de représenter le peuple, souverain primaire, dont la volonté doit guider l’action des élus. Là où le bât blesse, c’est lorsque les deux responsables politiques se rabaissent en implorant la grâce présidentielle et en clamant haut et fort leur loyauté au Président de la République qui, on peut l’imaginer, se délecte de cette humiliation publique. Dans une démocratie normale, les représentants du peuple contrôlent l’action présidentielle et celle du gouvernement. Mais au Congo c’est le président qui sanctionne les députés qui osent exprimer leur désaccord en utilisant ses courtisans au Parlement. Une inversion de rôles qui tue la démocratie. Mes chers compatriotes, distingués Honorables représentants du peuple, les questions que se pose le citoyen lambda sont les suivantes : où est votre dignité ? Et si votre propre dignité compte si peu, êtes-vous aptes à vous battre pour la dignité du peuple qui vous a élus ? La sagesse ancestrale commune qui lie les différentes composantes de notre peuple agit comme une ceinture culturelle partagée et qui nous enlace tous du nord au sud, d’est en ouest. Aussi, dans ma langue natale, un adage célèbre affirme avec force : « O’Mushi ayuma c’arhabola », et son écho en kiyombe est curieusement le même : « Mutu uyuma kabolanga ko », ce qui pourrait se traduire par : « Un bon citoyen peut mourir, mais il ne pourrit pas ». C’est-à-dire que même menacé de mort politique ou physique un honorable citoyen doit rester digne. Patrice Lumumba nous l’a prouvé. N’oubliez pas que toute tyrannie exige l’unanimité et se nourrit de celle-ci. Une seule voix dissonante et l’enchantement s’envole, un seul pas qui refuse de s’aligner sur la lâcheté générale et l’espoir du peuple renaît. Qui, à ce jour, peut nous assurer que la majorité d’aujourd’hui ne sera pas la minorité de demain ? Chers Honorables, Auriez-vous perdu la boussole des ancêtres ? Vous faites honte au peuple que vous représentez et à nos ancêtres qui nous ont appris à mourir débout pour éviter de pourrir. Mourir couché, c’est mourir sans dignité et sans léguer aux progénitures futures une histoire d’honneur. En osant vous opposer au projet de changement de la Constitution alors que notre pays est en guerre, vous avez eu le courage de dire la vérité, signe de noblesse pour un représentant du souverain primaire. Votre responsabilité et dignité auraient dû vous amener à rester fermes, quel que soit le prix à payer. Vous auriez dû accepter de mourir dignement et ne pas pourrir en quémandant la grâce ; ce qui amoindrit la hauteur et la force de votre prise de position. Quel message envoyez-vous au monde et à notre jeunesse ? Que vous reste-il encore de votre honorabilité ? Il est à parier que la plupart de vos collègues restés au Sénat, à l’Assemblée nationale et au gouvernement pensent la même chose que vous, mais ils sont soumis au diktat de la mangeoire. Quelle hypocrisie ! Nous exhortons le Président de la République à ne pas suivre les tambourinaires, selon leur propre expression, car ils sont là pour leurs intérêts personnels et non pour l’intérêt supérieur de la Nation. Demain, ils seront les premiers à vous poignarder dans le dos, comme l’ont fait certains caciques et ténors du régime précédent contre leur « autorité morale » qu’ils défendaient avec tant de force, mais qui, au changement du régime, lui ont tourné le dos. Écoutez plutôt votre conscience et la voix du peuple. Levons fièrement nos fronts, tel que nous le commande notre hymne sacré, et ne les courbons pas. Notre liberté est à ce prix.

#Bukavu : un spectacle d'humour met en lumière les effets néfastes de l'incivisme écologique « Le Procès de la poubelle », tel est le titre du spectacle d'humour qui s'est produit le samedi 21 mars 2026 à l'espace Comédie Club de Bukavu. Cette initiative entre dans le cadre des activités du « Mois Vert », appuyées par la Coopération Suisse en République Démocratique du Congo, dans le but de lutter contre la destruction de l'environnement. « Au commencement, j'étais calme, belle. Je me suis mise à hurler, crier sans espoir. Vous avez fait de moi une poubelle à ordures. Alors je me suis vengée, j'ai pris Mamy, j'ai avalé Christian, j'ai étranglé Marie en criant "la Vierge Marie" ; Moïse, je l'ai pris par le cou lui demandant de montrer son bâton, mais cette fois il n'avait rien, je l'ai emporté sans pitié », s'est réjouie Madame la Catastrophe. À travers ce rôle, l'actrice Patricia Kamoso a révélé la souffrance que causent les catastrophes naturelles qui surviennent suite à la mauvaise gestion des déchets et à la destruction de l'environnement dans la ville de Bukavu. « À quoi sert la poubelle dans un pays où la concurrence est déloyale avec la présence des caniveaux comme concurrents ? Nul n'est poubelle dans son propre quartier, à part Point-Point, Ruzizi, Musigiko », a lancé pour sa part Espoir Bulangalire, interprétant le rôle du lac Kivu pollué par des déchets venus des différentes avenues de la ville. À travers cette interprétation, l'artiste a interpellé de manière comique les habitants qui choisissent de jeter leurs déchets dans des ravins et des canaux d'évacuation d'eaux au lieu d'utiliser une poubelle. Représentant les évaluateurs des déchets, les artistes Gloire Taylor et Crispin de Mars ont démontré l'approche sociologique de la gestion des détritus. Chez les riches comme chez les pauvres, la mentalité est devenue la même, soulignant que « les riches sont devenus des pollueurs-payeurs au détriment de la nature ». Au cours de ce spectacle, il a été démontré que les crimes de mauvaise gestion des déchets profitent aussi à certains malades mentaux qui prennent plaisir à transformer des dépotoirs mal gérés en maisons d'habitation. Dans son rôle de malade mental se régalant sur une poubelle ornée de déchets, Joyeux Bin Kabodjo s'est réjoui de voir que les habitants de Bukavu n'ont pas encore adopté la culture du recyclage, allant jusqu'à jeter à la poubelle des documents de valeur. Après avoir suivi ce spectacle, les participants ont encouragé l'initiative de la Coopération Suisse et les acteurs qui se sont démarqués sur scène. « C'était vraiment bon et je félicite les acteurs pour cette production. Je sollicite qu'à la prochaine occasion, on insiste plus sur l'impact des bouteilles sur le lac Kivu. Que le spectacle soit également produit en swahili pour un plus large public », a réagi Deogratias Chubaka, journaliste environnemental. « C'était bon, j'ai aimé. C'est mieux aussi de rendre ce spectacle itinérant pour toucher plus de monde et voir comment le produire en swahili », a ajouté Douce Namwezi, opératrice culturelle. « Je n'ai pas vu la place de la poubelle dans le spectacle. Au final, tout le monde est coupable, même la poubelle elle-même. Il serait mieux de chercher la véritable place de la poubelle dans le spectacle », a commenté M. Valérie après la représentation. Un jeune étudiant, habitant l'avenue périphérique de la place de l'Indépendance un lieu connu pour les dégâts humains et matériels liés aux inondations voit en ce « Procès de la poubelle » une opportunité de sensibilisation pour une meilleure gestion des déchets à Bukavu afin de lutter contre les catastrophes naturelles. « C'est avec les larmes aux yeux et beaucoup d'émotion que j'ai suivi ce spectacle. Je vis sur l'avenue Georges de Four et je sais ce que l'on ressent quand on voit les eaux emporter des personnes et des véhicules. Ce spectacle est une véritable interpellation.






🔴 URGENT - Le Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5e édition du prix littéraire Voix d’Afriques rfi.my/CXlp.x

#RDC : Il y a deux ans, jour pour jour, le 19 mars 2024, je franchissais enfin les portes de la prison centrale de Makala, après près de sept mois de détention arbitraire, fondée sur des accusations forgées de toutes pièces. Deux ans plus tard, l’état de la liberté de la presse demeure alarmant : on n’attend plus du journaliste qu’il informe, mais qu’il s’aligne, se soumette et propage. Pourtant, le journalisme ancré dans les faits ne saurait capituler, quelles que soient les pressions, les intimidations et les menaces. Une pensée pour ces confrères et consœurs tués, arrêtés ou détenus pour avoir servi la seule cause qui vaille : l’information au service du peuple. Et pendant ce temps, malgré les dénonciations répétées, Makala demeure ce qu’elle était: une prison engorgée bien au-delà de sa capacité, où des êtres humains survivent dans des conditions indignes, et où des détenus sans jugement attendent, des mois durant, parfois des années, qu’une justice, trop souvent absente, daigne se souvenir d’eux. À tous ceux qui ont manifesté leur solidarité durant mon épreuve, je garde une gratitude profonde et sincère. C’est cette solidarité, précisément, qui oblige et qui engage à poursuivre un journalisme toujours centré sur l’humain et sur les faits, sans concession et sans peur.


📢Appel aux jeunes journalistes des pays en développement passionnés par l'ONU ! Postulez avant le 3 avril à la bourse de journalisme #UNRAF pour avoir l'opportunité de couvrir l'#UNGA en septembre 🖊📷🗞️ 👉buff.ly/2ROwJgU














Les États-Unis se joignent aux gouvernements de la Suède, de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l'Union européenne pour exprimer leur profonde préoccupation concernant les violations continues et récentes dans l'est de la RDC des cessez-le-feu confirmés par la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025. Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit. state.gov/translations/f…




