



Jonathan Magoma
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@JonathanMagoma
Human rights defender & journalist from DR Congo 🇨🇩 . Work at https://t.co/BosBXM6ZWV & https://t.co/HioUL2UOWL. Tweets are my own; RTs ≠ endorsement.





#Bukavu : un spectacle d'humour met en lumière les effets néfastes de l'incivisme écologique « Le Procès de la poubelle », tel est le titre du spectacle d'humour qui s'est produit le samedi 21 mars 2026 à l'espace Comédie Club de Bukavu. Cette initiative entre dans le cadre des activités du « Mois Vert », appuyées par la Coopération Suisse en République Démocratique du Congo, dans le but de lutter contre la destruction de l'environnement. « Au commencement, j'étais calme, belle. Je me suis mise à hurler, crier sans espoir. Vous avez fait de moi une poubelle à ordures. Alors je me suis vengée, j'ai pris Mamy, j'ai avalé Christian, j'ai étranglé Marie en criant "la Vierge Marie" ; Moïse, je l'ai pris par le cou lui demandant de montrer son bâton, mais cette fois il n'avait rien, je l'ai emporté sans pitié », s'est réjouie Madame la Catastrophe. À travers ce rôle, l'actrice Patricia Kamoso a révélé la souffrance que causent les catastrophes naturelles qui surviennent suite à la mauvaise gestion des déchets et à la destruction de l'environnement dans la ville de Bukavu. « À quoi sert la poubelle dans un pays où la concurrence est déloyale avec la présence des caniveaux comme concurrents ? Nul n'est poubelle dans son propre quartier, à part Point-Point, Ruzizi, Musigiko », a lancé pour sa part Espoir Bulangalire, interprétant le rôle du lac Kivu pollué par des déchets venus des différentes avenues de la ville. À travers cette interprétation, l'artiste a interpellé de manière comique les habitants qui choisissent de jeter leurs déchets dans des ravins et des canaux d'évacuation d'eaux au lieu d'utiliser une poubelle. Représentant les évaluateurs des déchets, les artistes Gloire Taylor et Crispin de Mars ont démontré l'approche sociologique de la gestion des détritus. Chez les riches comme chez les pauvres, la mentalité est devenue la même, soulignant que « les riches sont devenus des pollueurs-payeurs au détriment de la nature ». Au cours de ce spectacle, il a été démontré que les crimes de mauvaise gestion des déchets profitent aussi à certains malades mentaux qui prennent plaisir à transformer des dépotoirs mal gérés en maisons d'habitation. Dans son rôle de malade mental se régalant sur une poubelle ornée de déchets, Joyeux Bin Kabodjo s'est réjoui de voir que les habitants de Bukavu n'ont pas encore adopté la culture du recyclage, allant jusqu'à jeter à la poubelle des documents de valeur. Après avoir suivi ce spectacle, les participants ont encouragé l'initiative de la Coopération Suisse et les acteurs qui se sont démarqués sur scène. « C'était vraiment bon et je félicite les acteurs pour cette production. Je sollicite qu'à la prochaine occasion, on insiste plus sur l'impact des bouteilles sur le lac Kivu. Que le spectacle soit également produit en swahili pour un plus large public », a réagi Deogratias Chubaka, journaliste environnemental. « C'était bon, j'ai aimé. C'est mieux aussi de rendre ce spectacle itinérant pour toucher plus de monde et voir comment le produire en swahili », a ajouté Douce Namwezi, opératrice culturelle. « Je n'ai pas vu la place de la poubelle dans le spectacle. Au final, tout le monde est coupable, même la poubelle elle-même. Il serait mieux de chercher la véritable place de la poubelle dans le spectacle », a commenté M. Valérie après la représentation. Un jeune étudiant, habitant l'avenue périphérique de la place de l'Indépendance un lieu connu pour les dégâts humains et matériels liés aux inondations voit en ce « Procès de la poubelle » une opportunité de sensibilisation pour une meilleure gestion des déchets à Bukavu afin de lutter contre les catastrophes naturelles. « C'est avec les larmes aux yeux et beaucoup d'émotion que j'ai suivi ce spectacle. Je vis sur l'avenue Georges de Four et je sais ce que l'on ressent quand on voit les eaux emporter des personnes et des véhicules. Ce spectacle est une véritable interpellation.






🔴 URGENT - Le Congolais Pascal Boroto, lauréat de la 5e édition du prix littéraire Voix d’Afriques rfi.my/CXlp.x

#RDC : Il y a deux ans, jour pour jour, le 19 mars 2024, je franchissais enfin les portes de la prison centrale de Makala, après près de sept mois de détention arbitraire, fondée sur des accusations forgées de toutes pièces. Deux ans plus tard, l’état de la liberté de la presse demeure alarmant : on n’attend plus du journaliste qu’il informe, mais qu’il s’aligne, se soumette et propage. Pourtant, le journalisme ancré dans les faits ne saurait capituler, quelles que soient les pressions, les intimidations et les menaces. Une pensée pour ces confrères et consœurs tués, arrêtés ou détenus pour avoir servi la seule cause qui vaille : l’information au service du peuple. Et pendant ce temps, malgré les dénonciations répétées, Makala demeure ce qu’elle était: une prison engorgée bien au-delà de sa capacité, où des êtres humains survivent dans des conditions indignes, et où des détenus sans jugement attendent, des mois durant, parfois des années, qu’une justice, trop souvent absente, daigne se souvenir d’eux. À tous ceux qui ont manifesté leur solidarité durant mon épreuve, je garde une gratitude profonde et sincère. C’est cette solidarité, précisément, qui oblige et qui engage à poursuivre un journalisme toujours centré sur l’humain et sur les faits, sans concession et sans peur.


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Les États-Unis se joignent aux gouvernements de la Suède, de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l'Union européenne pour exprimer leur profonde préoccupation concernant les violations continues et récentes dans l'est de la RDC des cessez-le-feu confirmés par la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025. Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit. state.gov/translations/f…






