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Paris- France Beigetreten Ocak 2015
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Elizabeth #PIC@LeCopyright·
Un autre monde. Ata Kando (Dream in the Forest - 1957)
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SAHEL Brut
SAHEL Brut@sahelbrut3·
On ne respecte plus rien, même pas le Saint-Sépulcre. 💔⛪️ ​Des images révoltantes montrent les forces d'occupation s'en prendre à des chrétiens palestiniens en plein cœur de Jérusalem. ​Face à cette violence, le Vatican ne se tait plus : l'ambassadeur d'Israël est convoqué. ​Jusqu'où ira l'escalade ? 🕊️⚠️ ​#Palestine #ChretiensDorient #Jerusalem #Paix
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Emmanuelle G.
Emmanuelle G.@Emmanuelle_IDL·
Parfois, il arrive de tomber sur des articles que l'on regarde d'un derrière distrait, comme celui ci joint ou l'on y explique, que "Amélie Oudéa-Castera vivrait dans une maison de 486 m2 dans le 6 eme arrondissement de Paris "estimée à un million d'euro"." Alors, résumons nous, je me fiche complètement des uns et des autres, mais il se trouve que j'ai une logique et un sens des réalités et je peux vous assurer qu'il n'existe aucun univers ou 486 mètres carrés, dans le VI eme, vaudraient UN MILLIONS D'EUROS. On est plus prés des 10 et facile! Je ne suis pas une autorité de contrôle mais si cela est passé comme étant évalué ainsi, on se fout du monde. Enfin, suivant que vous serez puissants ou misérables... lejournaldelamaison.fr/le-journal-de-…
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David🇮🇱🇫🇷🇺🇸🔯
“IMMANQUABLE ! Charles Alloncle demande à Delphine Ernotte Cunci d’expliquer 30 millions d’euros !” — L’enquêteur indépendant Charles Alloncle a publiquement placé Delphine Ernotte Cunci sous le « microscope », l’interpellant avec des questions sur la manière dont sa fortune aurait prétendument augmenté de 30 millions d’euros en moins de deux ans, tout en dénonçant ses refus répétés d’audits financiers approfondis. « Une telle somme n’apparaît pas simplement de nulle part », a souligné Alloncle dans sa dernière vidéo diffusée en ligne. Il affirme que la succession d’éléments — augmentation inexpliquée du patrimoine, silence au lieu de transparence, résistance à un examen indépendant — mérite une véritable enquête. Ses partisans saluent sa démarche au nom de la transparence et de la responsabilité publique ; ses détracteurs parlent de « mise en scène politique ». Mais Alloncle ne recule pas : « Laissons la vérité parler. S’il n’y a rien, l’enquête le prouvera. S’il y a quelque chose, la France mérite de connaître la vérité. »
David🇮🇱🇫🇷🇺🇸🔯 tweet media
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Amélie Ismaïli
Amélie Ismaïli@ame_ism·
J’hallucine. Elle a touché l’équivalent d’un salaire annuel juste pour lire un texte sur Cairn.info et faire des commentaires naïfs toutes les cinq secondes dans un langage inquiétant pour une « enseignante » (je trouve d’ailleurs cela assez insupportable à écouter). Personnellement je ne suis pas totalement opposé à ce qu’il existe des aides publiques pour soutenir de vrais projets coûteux (genre long reportage / animation technique…) mais là, va falloir faire une sacré gymnastique pour le justifier. Et ces « talents » se disent de gauche. Mais comment tu peux être de « gauche » et approuver ça ?! 30 000€. Pour un live de 2h autocentré à lire un texte écrit par des personnes qui sont moins bien payés à l’année. Et t’en es fier en plus. Alors que t’as des gens qui nettoient nos rues pendant 250 jours pour gagner moins que ça. T’es super fier d’avoir gagné plus en 2h ce que une personne utile à la société gagne en un an parce que c’est bon quoi, c’est Nicolas qui paye, et Nicolas il est « d’extrême-droite » donc ça va. Mais au secours 🤦🏻‍♀️ La pire c’est qu’il doit y avoir plus d’une centaines de « fonds de soutien » du même genre distribués comme on jette de l’argent par les fenêtres. Ou comment créer toute une classe d’apparatchik complètement déconnecté, dont tu peux être sûr que lorsque l’Etat leur dira de rentrer dans le rang, ils s’y conformeront bien comme il faut. Il y a plus d’argent dans les caisses, mais il y en aura toujours pour payer une armée d’influenceurs sans talent.
Juan Branco ✊@anatolium

Ce qui suit a coûté 30.000 euros aux citoyens Français. 

Mais ce n’est pas tout. Le CNC n'a le droit de financer qu'à hauteur de 50% une production. Une influenceuse sans compétence, titres, notoriété, talent ou charisme a donc convaincu une commission et le service juridique du CNC qu'il lui coûterait au moins 60.000 euros de se filmer avec une webcam en lisant un texte et de le diffuser. Cette lecture n’avait rien de professionnel. Entrecoupée de "jingles" criant "société de merde" et autre joyeusetés, elle lui a par ailleurs permis de lever des fonds auprès de ses abonnés. Cette personne se vante, au cours de sa performance, des financements publics qu'elle a reçus. Des financements qui lui ont permis, en quelques heures, d’engranger une somme supérieure au revenu médian moyen annuel des Français. L'équivalent d'un an passé à l'usine, dans les champs, à livrer des colis, à enseigner des cours...

Mais ce n’est pas tout. La chaine youtube avec laquelle elle travaille, BLAST, a bénéficié en quelques années de près de deux millions d’euros de subventions publiques. Certains des membres de la SCOP touchent des salaires cinq fois supérieurs au revenu médian des Français. Nous mettrons fin à cette gabégie et poursuivrons non seulement les bénéficiaires, mais ceux qui l'ont autorisée. Rejoignez-nous. Luttez. ruches.org discord.gg/lesruches

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📚Cosmos Littéraire🌌
📚Cosmos Littéraire🌌@cosmoslitterair·
📚 Si vous ne deviez lire qu'un seul roman étranger cette année, ce serait celui ci : Pedro Páramo, de Juan Rulfo (1955). Gabriel García Márquez a dit qu'il l'avait lu plus de cinquante fois. Toni Morrison le citait. Borges en parlait avec des tremblements dans la voix. Moins de 150 pages. Aucun gras inutile. Un village mexicain, des morts qui parlent, un fils qui cherche son père. Avez-vous déjà eu l'expérience d'un livre qui vous a changé sans que vous compreniez comment ? Dites-moi lequel.
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Philippe Murer 🇫🇷
Philippe Murer 🇫🇷@PhilippeMurer·
La mairie de Fresnes attaquée au mortier puis pillée par une vingtaine d’individus cette nuit ! ✅ La France devient une zone de guerre avec la racaille, ce gouvernement ne tient plus rien. Dégageons les avant la catastrophe ! Les faits se sont déroulés vendredi 27 mars vers 22h, à la veille du 1er conseil municipal du nouveau maire LR Christophe Carlier qui a gagné les élections face à la gauche. Plusieurs pièces ont été saccagées, du mobilier a été endommagé. Les suspects ont pris la fuite, dégradant au passage une auto-école. Source lefigaro.fr/faits-divers/l…
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Maddy2
Maddy2@AMaddy2·
La rue propre aux arcades décorées, c'est à Bologne, Italie. La rue cradingue, sans décoration, sans vie, c'est la rue de Rivoli, Paris...
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Boris Mouse 🐭
Boris Mouse 🐭@BorisMouse75·
@BlemontD En étant malvoyant et dénué d'odorat, comme la majorité des Parisiens semble t-il, ça passe crème ! 👍🤢
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Blemont Denis
Blemont Denis@BlemontD·
J'ai vécu 15 ans à Paris pour le boulot et jamais je n'aurais pensé voir la rue de Rivoli, où je passais chaque jour, dans cet état ! C'est incroyable.🤮
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Charles Alloncle
Charles Alloncle@CHAlloncle·
🔴 Scandaleux ! Lors de son audition, l’ancien ministre et ancien président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a évoqué l’existence d’une véritable « coalition » réunissant responsables politiques, associations, France Télévisions et le journal Le Monde afin de favoriser l’adoption d’une loi portée par un député écologiste sur les PFAS. Ces révélations, d’une extrême gravité, mettent en évidence l’utilisation de l’argent public à des fins politiques pour influencer l’opinion et le vote des parlementaires. Plusieurs reportages auraient ainsi relayé des données issues d’ONG militantes, au détriment d’une approche fondée sur des sources scientifiques. François de Rugy dénonce un système « très profond » de biais idéologiques, « largement partagés à tous les niveaux : journalistes, animateurs, etc. ». Ces déclarations résonnent d’autant plus fortement que le numéro 2 de France Télévisions, directeur des antennes et des programmes, est Stéphane Sitbon-Gomez, ancien directeur de campagne d’Eva Joly et conseiller de Cécile Duflot, dont le parcours professionnel ne s’est limité qu’à des postes chez Europe Écologie les Verts.
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Noémie Halioua
Noémie Halioua@NaomiHalll·
Mon nom est Halioua, c'est pas breton. Et pourtant je me suis toujours rattachée à la France éternelle, comme des générations d'enfants d'immigrés. La France a toujours généreusement accueillie. Donc la "Nouvelle France" ce ne sont pas les enfants immigrés, ce sont ceux qui ont la prétention de vouloir réinventer la France, d'imposer leurs différences, leurs normes, leurs coutumes. Cette revendication est extrêmement dangereuse pour la cohésion nationale.
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Alain Weber
Alain Weber@alainpaulweber·
J’ai constaté l’absence quasi totale de femmes lors de la soirée électorale à Saint-Denis. La réponse de @al_petel m’a justement rappelé que dans certains quartiers, des femmes sont littéralement enfermées chez elles et n’ont pas le droit de sortir sans leur mari, comme en Afghanistan sous les talibans. Ce n’est pas une simple "tradition" ou un choix personnel : c’est un apartheid de genre en train de s’installer sur notre sol. Les services de renseignement français le pointent depuis des années comme une menace réelle pour la cohésion sociale et l’égalité républicaine. On ne peut pas continuer à fermer les yeux. L’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas négociable. Ni à Saint-Denis, ni ailleurs en France.
Anne-Laurence Petel 🎗🇨🇵🇦🇲@al_petel

@alainpaulweber @JLGagnaire J'ai aussi vu des cas où la femme est enfermée et n'a pas le droit de sortir sans son mari. Comme en Afghanistan. Dans nos quartiers. Ce que vous pointez c'est un apartheid de genre et c'est aussi ce que le renseignement 🇨🇵 pointe comme une menace pour la cohésion sociale.

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Elizabeth #PIC
Elizabeth #PIC@LeCopyright·
« Qui sont les vrais colonisateurs ? Un royaume juif a régné sur la Judée pendant mille ans. Nous, les Arabes, avons pris cette terre. Qui a arabisé les Égyptiens, les Phéniciens, les Perses et les Amazighs ? C'est nous, les Arabes. »
Factuel@FactuelOff

🔴 PUNCHLINE | Rare moment de vérité à l’ONU de la part du dissident koweïtien @JJJuraid « Qui sont les vrais colonisateurs ? Un royaume juif a régné sur la Judée pendant mille ans. Nous, les Arabes, avons pris cette terre. Qui a arabisé les Égyptiens, les Phéniciens, les Perses et les Amazighs ? C'est nous, les Arabes. » « Soyons clairs sur qui défend réellement notre souveraineté. Aujourd'hui, Israël se bat pour les nations pacifiques, libérant Gaza du Hamas et sauvant les Iraniens de la République islamique. » « Je demande donc à l'ONU : quand mettrez-vous fin au rituel de condamnation d'Israël ? N'est-il pas temps, au contraire, d'apprendre d'Israël ? Comment vaincre la terreur, défendre les sociétés libres et rechercher la paix. »

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Sir 𝕏
Sir 𝕏@SirAfuera·
🔴💸 ALERTE : Le Parlement européen vire à droite sur l’immigration et vient de voter en faveur d’une politique d’expulsions et de retours des flux systématiques et strictes, un nouveau consensus en Europe en né, c’est inédit.
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Sarah Scialom
Sarah Scialom@sarah_scialom·
Juif de diaspora. C’est ainsi que l’on nous a désignés, nous, les Juifs qui ne vivions pas en Israël. Deux mots qui résument deux mille ans d’histoire, d’errance, d’attente et de fidélité obstinée à une Terre que la plupart d’entre nous n’avaient jamais foulée. La diaspora, ce n’est pas seulement une condition géographique. C’est une identité forgée dans l’exil, cet exil fondateur qui commence avec la destruction du Second Temple, la dispersion du peuple juif hors de Judée, et qui se prolonge, siècle après siècle, sous des formes changeantes mais toujours marquées par la même constante : être de passage, être toléré, être à la merci. Ma famille en sait quelque chose. Juifs du monde arabe, ils ont vécu pendant des siècles sous le statut de dhimmi, protégés en théorie, diminués en pratique. Mes arrière-arrière-grands-parents, qui ont passé leur vie dans la chaleur et les ruelles de La Goulette, auraient tout donné pour voir ce pays exister. Certains ont attendu. Certains n’ont pas vu. Ils ont choisi la France, parce que c’était l’époque, parce que c’était possible, parce que l’histoire des Juifs est aussi faite de ces départs-là, des exils dans l’exil, des patries provisoires que l’on quitte quand la terre se dérobe à nouveau sous les pieds. On réduit souvent le sionisme à un projet purement religieux, voire messianique. C’est une erreur historique. Les premiers pionniers qui ont défriché les terres de Palestine à la fin du XIXe siècle étaient, pour la plupart, des laïcs : socialistes, idéalistes, étrangers à toute observance. Ce qui les animait n’était pas la foi au sens liturgique du terme, mais quelque chose de plus archaïque et de plus tenace : le désir de rentrer. De vivre sur la terre de ses ancêtres. D’appartenir à un endroit. De ne plus être une minorité dans le pays des autres, de ne plus conjuguer son identité au conditionnel. Le sionisme, c’est cela avant tout : un mouvement de libération nationale. Le droit d’un peuple à ne plus vivre sous la dépendance de la tolérance d’autrui. J’ai grandi en France. La France a été le pays d’adoption de ma famille, et je lui dois une part de ce que je suis. Je l’emporte avec moi aujourd’hui, sincèrement. Mais j’ai aussi grandi avec cette sensation étrange d’être née ici et d’appartenir à ailleurs. Depuis l’enfance, il y a eu des moments où être juive en France signifiait dissimuler sa Magen David, baisser la voix, mesurer ses mots. Des moments où la question n’était pas de savoir si l’on était française, mais jusqu’à quel point on avait le droit de l’être pleinement. Certains trouveront étonnant de quitter la France pour un pays en guerre. Cela dit pourtant quelque chose d’essentiel : l’attachement des Juifs à cette Terre est d’une nature que la raison prudentielle ne suffit pas à mesurer. On ne fait pas son aliyah par calcul. On la fait parce que quelque chose, au fond, a toujours su où était la maison. Ce soir, je fais mon aliyah. Aliyah : montée, en hébreu. On ne dit pas qu’on émigre en Israël. On dit qu’on monte. Le mot lui-même contient une théologie, une direction, une promesse. Je quitte le statut de Juive de diaspora pour devenir ce que deux mille ans d’histoire ont rendu presque impensable : une Juive en Eretz Israël. Une Israélienne. Et le hasard du calendrier (ou sa nécessité) veut que ce moment arrive à une semaine de Pessah. Chaque année, au terme du Séder, nous prononçons ces mots que des générations ont répétés en murmurant, parfois en pleurant : L’an prochain à Jérusalem. Vœu pieux ? Prière ? Prophétie ? Cette année, pour moi, ce vœu n’est plus l’an prochain. Il est déjà cette année. Je pense à eux, à ceux qui ont dit ces mots sans jamais voir s’accomplir ce qu’ils annonçaient. Je les emporte avec moi. Je préférai toujours les ronces d’Eretz Israël aux roses de l’exil. À mes deux pays, à mes deux patries. Il est temps de rentrer à la maison.
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Noémie Halioua
Noémie Halioua@NaomiHalll·
Chère @sarah_scialom, Je vous souhaite le meilleur pour la suite de votre vie en Israël bien que je possède un tout autre point de vue sur le sujet. "Je préférai toujours les ronces d’Eretz Israël aux roses de l’exil", écrivez-vous. Pour ma part la France n'est pas un exil : c'est mon pays. Je compte bien le défendre corps et âme contre tous ceux qui veulent en finir avec lui. Les années qui viennent s'annoncent difficiles, spécialement pour moi, mais je ne déserterai pas ce combat. A ceux qui disent que nous sommes éternellement "des juifs errants", je réponds que je suis pour ma part enracinée, et que la France a toujours été et sera toujours davantage mon pays qu'Israël. J'ai besoin de savoir qu'Israël peut projeter son existence dans le futur et raconter son histoire, tordre le cou aux montagnes de mensonges le concernant, cela me coûte très cher depuis de nombreuses années. J'ai vécu ses guerres et ses blessures. Mais je sais où est ma place, quelle est mon identité, mon idéal, ma force. Je suis née en France, je parle français, mon destin est celui du peuple français. Je sais que beaucoup de Français souffrent et sombrent dans le désespoir. Ce sont les miens, pour ma part, j'ai choisi mon camp.
Sarah Scialom@sarah_scialom

Juif de diaspora. C’est ainsi que l’on nous a désignés, nous, les Juifs qui ne vivions pas en Israël. Deux mots qui résument deux mille ans d’histoire, d’errance, d’attente et de fidélité obstinée à une Terre que la plupart d’entre nous n’avaient jamais foulée. La diaspora, ce n’est pas seulement une condition géographique. C’est une identité forgée dans l’exil, cet exil fondateur qui commence avec la destruction du Second Temple, la dispersion du peuple juif hors de Judée, et qui se prolonge, siècle après siècle, sous des formes changeantes mais toujours marquées par la même constante : être de passage, être toléré, être à la merci. Ma famille en sait quelque chose. Juifs du monde arabe, ils ont vécu pendant des siècles sous le statut de dhimmi, protégés en théorie, diminués en pratique. Mes arrière-arrière-grands-parents, qui ont passé leur vie dans la chaleur et les ruelles de La Goulette, auraient tout donné pour voir ce pays exister. Certains ont attendu. Certains n’ont pas vu. Ils ont choisi la France, parce que c’était l’époque, parce que c’était possible, parce que l’histoire des Juifs est aussi faite de ces départs-là, des exils dans l’exil, des patries provisoires que l’on quitte quand la terre se dérobe à nouveau sous les pieds. On réduit souvent le sionisme à un projet purement religieux, voire messianique. C’est une erreur historique. Les premiers pionniers qui ont défriché les terres de Palestine à la fin du XIXe siècle étaient, pour la plupart, des laïcs : socialistes, idéalistes, étrangers à toute observance. Ce qui les animait n’était pas la foi au sens liturgique du terme, mais quelque chose de plus archaïque et de plus tenace : le désir de rentrer. De vivre sur la terre de ses ancêtres. D’appartenir à un endroit. De ne plus être une minorité dans le pays des autres, de ne plus conjuguer son identité au conditionnel. Le sionisme, c’est cela avant tout : un mouvement de libération nationale. Le droit d’un peuple à ne plus vivre sous la dépendance de la tolérance d’autrui. J’ai grandi en France. La France a été le pays d’adoption de ma famille, et je lui dois une part de ce que je suis. Je l’emporte avec moi aujourd’hui, sincèrement. Mais j’ai aussi grandi avec cette sensation étrange d’être née ici et d’appartenir à ailleurs. Depuis l’enfance, il y a eu des moments où être juive en France signifiait dissimuler sa Magen David, baisser la voix, mesurer ses mots. Des moments où la question n’était pas de savoir si l’on était française, mais jusqu’à quel point on avait le droit de l’être pleinement. Certains trouveront étonnant de quitter la France pour un pays en guerre. Cela dit pourtant quelque chose d’essentiel : l’attachement des Juifs à cette Terre est d’une nature que la raison prudentielle ne suffit pas à mesurer. On ne fait pas son aliyah par calcul. On la fait parce que quelque chose, au fond, a toujours su où était la maison. Ce soir, je fais mon aliyah. Aliyah : montée, en hébreu. On ne dit pas qu’on émigre en Israël. On dit qu’on monte. Le mot lui-même contient une théologie, une direction, une promesse. Je quitte le statut de Juive de diaspora pour devenir ce que deux mille ans d’histoire ont rendu presque impensable : une Juive en Eretz Israël. Une Israélienne. Et le hasard du calendrier (ou sa nécessité) veut que ce moment arrive à une semaine de Pessah. Chaque année, au terme du Séder, nous prononçons ces mots que des générations ont répétés en murmurant, parfois en pleurant : L’an prochain à Jérusalem. Vœu pieux ? Prière ? Prophétie ? Cette année, pour moi, ce vœu n’est plus l’an prochain. Il est déjà cette année. Je pense à eux, à ceux qui ont dit ces mots sans jamais voir s’accomplir ce qu’ils annonçaient. Je les emporte avec moi. Je préférai toujours les ronces d’Eretz Israël aux roses de l’exil. À mes deux pays, à mes deux patries. Il est temps de rentrer à la maison.

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