

Pierre Valentin
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@PierreValentin
Converse avec des intellectuels dans @TransmissionYT / Auteur de « Comprendre la Révolution Woke » chez @Gallimard (Le Débat)




Cette aspiration des peuples à reprendre en main leur destin ne s’est pas éteinte avec la défaite d’Orbán. D’autant que plusieurs des diagnostics qu’il a formulés avant beaucoup d’autres se sont révélés justes. Sur l’immigration, par exemple, l’Union européenne s’est en partie « orbanisée » : elle durcit sa politique, réfléchit à des hubs de retour pour les migrants et critique désormais l’Espagne lorsqu’elle envisage de régulariser massivement des clandestins. Orbán fut aussi l’un des premiers dirigeants européens à mettre au cœur du débat la question de la natalité ; Emmanuel Macron lui-même parle désormais de « réarmement démographique ». Peter Magyar lui a des positions sur l’immigration qui lui vaudraient en France le qualificatif de « facho » : il a annoncé qu’il voulait suspendre les permis pour les travailleurs venus hors UE, ne veut pas des quotas migratoires de l’UE et a promis de durcir la politique d’Orban à ce sujet. C’est d’ailleurs pour ça qu’Orban a perdu : son opposant n’était pas de gauche. ce qui voient en sa victoire un triomphe de l’européisme progressiste se trompent lourdement. La leçon pour les droites européennes est claire : elles doivent larguer les amarres avec Trump et avec Poutine, refuser de se laisser mettre dans la main des autocrates, et chercher à réformer l’Union européenne de l’intérieur, comme tente de le faire Giorgia Meloni. Plus que jamais, il existe un avenir pour une droite patriote, conservatrice, lucide, intelligente et pragmatique.

Vu dans @LesEchos. A gauche, le temps d'écrans des jeunes. A droite, le temps de lecture.





















