
... Suite. Port de la Joliette. Rodolphe Saadé : (Posant son verre) Le plan est séduisant sur le papier. Mais McCourt est un têtu. Il a survécu aux Dodgers, à l'épisode Eyraud et aux envahissements de la Commanderie. Pour qu’il lâche 300 ou 400 millions sur les 700 qu'il demande, il ne faut pas juste une crise. Il faut un effondrement systémique. Le Mandataire : C’est là que j’interviens avec nos « actifs dormants ». J’ai déjà approché deux cadres haut placés dans l’organigramme actuel. Ils sont officiellement fidèles à Boston, mais officieusement, ils savent qui tiendra les rênes demain. Rodolphe Saadé : (Intéressé) Qui ? Le Mandataire : Disons qu'on a un homme à la cellule de recrutement et un autre au département juridique. Leur mission est simple : saboter la valeur des actifs. « On va faire capoter les prolongations des jeunes talents pour qu'ils partent libres. On va laisser pourrir des dossiers administratifs cruciaux pour créer des blocages institutionnels. Chaque euro de valeur qui s'évapore est un pas de plus vers la sortie pour McCourt. » Rodolphe Saadé : Et pour l'image de marque ? Si je rachète un club en ruines, je ne veux pas qu'il soit associé à la voyoucratie. Le Mandataire : C’est là toute la subtilité. On va utiliser vos médias. On ne va pas attaquer l’OM, on va attaquer la gestion de McCourt. On va transformer sa résistance en mépris pour le peuple. L'investisseur local face au financier déconnecté. Rodolphe Saadé : (Sourire froid) Le récit est parfait. Faites en sorte que les revenus commerciaux plongent. Je veux qu'il sente le sol se dérober. Le Mandataire : C'est en cours. Et pour la suite avec Richard ? Rodolphe Saadé : (Se levant et boutonnant sa veste) Je m'occupe d'appeler Stéphane. #TeamOM @OM_Officiel @CmaCgm_France

















