Olivier Faure@faureolivier
Ils veulent tuer le 1er mai !
La loi portée par Gabriel Attal insulte les travailleur·euses et l’existence même du 1er mai.
Le groupe Renaissance propose de revenir sur le 1er mai. Derrière la promesse du pain et des fleurs, s’opère l’accélération du massacre du Code du travail.
Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé par tous les salariés, il est le jour célébrant les conquêtes sociales, voilà que la macronie veut le transformer en un jour de recul du droit du travail.
S’attaquer au 1er mai est loin d’être un symbole neutre. En Italie, Giorgia Meloni a choisi cette date pour supprimer le « revenu de citoyenneté », qui avait permis à près d’1 million de personnes de sortir de la pauvreté.
Le droit actuel autorise déjà les artisans et les travailleur·ses indépendant·es (les employeurs), à exercer leur activité le 1er mai. Ce que veulent les néolibéraux, c’est permettre aux entreprises d’accroître leurs profits en tordant le bras aux travailleur·euses sous couvert de « volontariat ».
Aucun syndicat, en France comme en Europe, ne soutient cette mesure.
Nous voterons contre cette loi, qui revient sur une conquête historique.