Adolphe

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Adolphe

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@NLS7Samba

Se unió Mart 2024
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Patro Uganda
Patro Uganda@PatroUganda·
The CDF and First Son Muhoozi Kainerugaba handed over the instruments of power to the newly sworn-in President Yoweri Museveni.
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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
@ZIHINDULABIGURU Certes vous avez raison sur un point mais le danger est de généraliser
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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
@ZIHINDULABIGURU Typiquement congolais de tirer de telles conclusions sans étude profondes de la question Je connais plusieurs congolais qui, après leurs études secondaires ont réussi dans les universités européennes et nord américaines A makerere j’ai des amis et même à Londres
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ZIHINDULA BIGURU LUCIEN
ZIHINDULA BIGURU LUCIEN@ZIHINDULABIGURU·
TROIS FAITS VÉRIFIABLES: 1. Le taux de réussite de jeunes congolais qui vont entamer leurs études universitaires en Europe juste après leurs études secondaires en RDC est quasiment nul tandis que le taux de réussite de jeunes assistants congolais qui vont faire leurs études postuniversitaires en Europe juste après leurs premier et deuxième cycles en RDC est très respectable. 2. Il est plus facile de réussir un "PROGRÈS SOCIAL" grâce aux études universitaires en RDC qu'en Europe ou en Amérique du Nord. La probabilité d'accès aux GRANDES ÉCOLES et UNIVERITÉS DE PRESTIGE est déjà trop faible en Europe pour les enfants des "prolétaires" européens tandis qu'en Afrique (et spécialement en RDC), l'ACCÈS et la RÉUSSITE aux UNIVERSITÉS ET INSTITUTS SUPÉRIEURS DE QUALITÉ appartiennent largement au "domaine du possible" pour les élèves issus des familles "HUMBLES" et pour ces familles, les bonnes études constituent souvent la seule voie pour accroître leur "STATUT SOCIAL". Qu'on se le dise! 3. Au Nord et au Sud-Kivu, nombreuses sont les familles fortunées qui, par MANQUE DE CONFIANCE ENVERS LE PAYSAGE ACADÉMIQUE DU KIVU, dépensent malheureusement PLUSIEURS DIZAINES DES MILLIERS DES DOLLARS CHAQUE ANNÉE POUR FAIRE ÉTUDIER LEURS ENFANTS DANS D'OBSCURES UNIVERSITÉS DE SECONDE ZONES À NAIROBI, KAMPALA, DAR-ES SALAM et plus loin à CHYPRE et NEW DELHI où le racisme s'ajoute souvent à l'équation. Au-delà de la "fuite des capitaux" cachée derrière cette "mode", nombreuses sont les familles qui vivent silencieusement une "DESILLUSION a posteriori". Madame le MINISTRE de l'ESU, Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, pour toutes ces raisons, il se pose une urgence d'AMÉLIORER L'OFFRE DE FORMATION UNIVERSITAITE EN RDC, DE STRUCTURER UN SERVICE D'ORIENTATION DES ÉTUDIANTS BASÉ SUR LES BESOINS PRÉSENTS ET FUTURS DU PAYS EN RESSOURCES HUMAINES ET DE VOUS ENGAGER (CETTE FOIS CI) DANS UNE VÉRITABLE DÉMARCHE DE DÉPOLITISATION DE L'ÉDUCATION NATIONALE. @cabinet_esuRDC @senatrdc @Presidence_RDC @sombo_therese @NdjokoKarine @DBugas @ucbukavu @UOBUKAVU
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Adolphe retuiteado
Jean-Paul K. Tsasa
Jean-Paul K. Tsasa@paul_tsasa·
Ici : mon intervention. 1/ Hier s’est déroulée la demi-finale de la Phase 1 du Concours interuniversitaire Mpandanjila. 2/ Plusieurs étudiants ont été impliqués à différents niveaux dans le cadre de cette demi-finale, notamment en tant que participants, mobilisateurs, superviseurs étudiants et membres des structures d’appui organisationnel. 2.1/ Ils étaient disciplinés. 2.2/ Ils étaient ponctuels et correctement habillés. 2.3/ Malheureusement, l’affluence a été largement supérieure à la capacité d’accueil de la salle, ce qui n’a pas permis à plusieurs d’accéder au lieu dans des conditions appropriées. 3/ Ainsi, formellement, je présente ici mes excuses à tous les étudiants pour cette erreur d’appréciation. Les dispositions nécessaires seront prises afin de mieux encadrer cette mobilisation lors des prochaines étapes. 4/ Au total, 10 universités ont participé à cette première phase et les projets présentés étaient de qualité, avec des idées innovantes autour de la transformation locale et du développement des chaînes de valeur des substances minérales en RDC. 5/ La Phase 2 débute ce lundi 11 mai 2026 et se poursuivra jusqu’à la finale prévue au mois d’août 2026. 6/ Félicitations à l’Honorable Thierry Mulumba Mpandanjila pour cette belle initiative à portée académique et nationale, ainsi que pour son leadership à travers notamment la proposition de loi sur la transformation locale ainsi que le développement des chaînes de valeur des substances minérales en RDC qu’il porte au niveau du Parlement. 7/ Merci aux Ministères de l’ESU RSI ainsi qu’à celui de la Jeunesse et de l’Éveil patriotique pour leur accompagnement institutionnel et logistique. 8/ Merci également aux nombreuses autorités des secteurs public et privé, aux membres du Jury, aux encadreurs, aux superviseurs, aux points focaux, aux structures estudiantines ainsi qu’à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette activité. 9/ Enfin, bravo à tous les étudiants pour leur discipline, leur mobilisation ainsi que la qualité des projets défendus. - Le développement de la RDC requiert une jeunesse disciplinée, compétente et capable de transformer les idées en solutions concrètes au service de la Nation. 10/ Au-delà de la dimension compétitive, ce Concours peut également être perçu comme un véritable ascenseur d’opportunités pour les étudiants, notamment à travers un effet d’exposition et un effet de réseautage. 11/ Rien ne résiste à la discipline et au travail acharné. C’est une loi. Redonnons à l’université congolaise son statut d’excellence. À très bientôt,
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Tima💕
Tima💕@Tima6l·
Les hommes timide au resto «  c’est Messi ton joueur préféré »
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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
@benbabunga @michombero Les opérateurs des drones ne sont pas congolais certainement Mais ceux qui fournissent les données satellites doivent probablement être du coin C’est un crime
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Benjamin Babunga Watuna
Cher @michombero, quel que soit le camp que l'on pense soutenir, il est malsain de transformer des civils tués en "combattants", juste pour servir un narratif. À Mushaki, ce sont des vies innocentes qui ont été fauchées dans un marché.
Daniel Michombero /Batubenga@michombero

#Nord_Kivu : plus de 20 combattants de l’AFC/M23 présumés tués dans des frappes de drone à Mushaki, selon un infirmier Au moins une vingtaine de combattants de l’AFC/M23 auraient été tués lors des frappes de drone survenues vendredi 8 mai à Mushaki, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, selon le témoignage d’un infirmier ayant pris en charge plusieurs blessés après l’attaque. D’après ce personnel soignant, qui affirme avoir échangé avec sept victimes admises dans une structure médicale locale, la deuxième frappe aurait visé une maison d’habitation où se tenaient des éléments du M23 et plusieurs officiers du mouvement rebelle. « La première bombe n’a pas fait de morts civils. La deuxième a touché une maison chez Eric, où des membres du M23 et quelques officiers étaient en réunion. Il n’y avait que des militaires dans cette maison », a-t-il déclaré, ajoutant que plusieurs blessés avaient été évacués vers Goma tandis que « beaucoup d’autres ont été tués ». Selon ce témoignage, les patients pris en charge estiment que « plus de 20 militaires ont perdu la vie » dans cette frappe. Les événements se sont produits après une réunion convoquée par l’administrateur du territoire de Masisi avec des cadres locaux et des responsables militaires de l’AFC/M23, entre 11h00 et 13h30 à Mushaki, une agglomération située à environ 50 kilomètres de Goma. Après cette rencontre, les participants auraient été conviés à un cocktail à la résidence de Rica, présentée comme un site touristique de Masisi. Vers 16h20, deux frappes de drone, espacées d’environ 30 minutes et jusque-là non revendiquées, ont ciblé le lieu de la réunion ainsi qu’une ferme située près du centre de Mushaki, non loin du marché local. Des sources locales rapportent qu’environ 35 civils ont été blessés par des éclats d’obus, notamment au marché et dans les environs immédiats des cibles. Aucun décès civil n’a toutefois été confirmé sur place, selon plusieurs sources indépendantes, qui font également état de blessés graves transférés vers Goma pour des soins spécialisés. Dans un communiqué, l’AFC/M23 a avancé un bilan de 20 morts. Ce chiffre n’a cependant pas été confirmé par des sources indépendantes locales, certaines évoquant une possible manipulation des bilans.

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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
@benbabunga @michombero Les personnes qui fournissent les coordonnées GPS des sites à frapper aux opérateurs des drones doivent être condamnés pour crime de guerre
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Adolphe retuiteado
Mr Carmel
Mr Carmel@carmelkas_·
La RDC est aujourd’hui perçue comme une juridiction à haut risque en matière de financement du terrorisme. Cette classification entraîne des conséquences concrètes : limitation des processeurs de paiement, restrictions d’accès à plusieurs outils d’intelligence artificielle craignant de fournir de la puissance de calcul à des acteurs à risque, ainsi qu’une indisponibilité des programmes de monétisation de plateformes comme 𝕏, YouTube ou TikTok. Dans les faits, une immense partie des entrepreneurs digitaux d’origine congolaise déclarent et versent leurs impôts aux Émirats arabes unis, à l’Île Maurice, au Canada, à la Belgique et ailleurs à cause de ça, un manque à gagner qui pourrait déjà se chiffrer en milliards. C’est là le prix de l’irresponsabilité politique et institutionnelle.
Gloria sengha panda shala@senghajustice

Au Congo ce n’est pas toujours possible de télécharger cette application 🤦🏽‍♀️

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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
@bobmanara97 @benbabunga A uvira quand nous étions enfants, on entendait parler d’un certain papa Manara Il était assez célèbre dans la cité
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Benjamin Babunga Watuna
LE VERTIGE DU POUVOIR : Félix Tshisekedi face au miroir cruel de l’Histoire congolaise. Par Bob Manara (@bobmanara97) Il existe dans l'histoire des nations des moments silencieux où le destin observe les hommes. Des instants où le pouvoir cesse d’être une fonction pour devenir une tentation. Une tentation ancienne, presque biblique, qui pousse les dirigeants à croire qu’ils sont indispensables, irremplaçables, au-dessus même des leçons du passé. Et c’est peut-être là le drame éternel des révolutions politiques : ceux qui combattent longtemps le pouvoir finissent parfois par lui ressembler. Aujourd’hui, les propos de Félix Tshisekedi résonnent dans le cœur du Congo comme une question philosophique autant que politique. Car derrière les déclarations, derrière les stratégies, derrière les calculs électoraux, une interrogation plus profonde surgit : le pouvoir transforme-t-il les hommes… ou révèle-t-il simplement ce qu’ils étaient déjà? I. Du combat contre Mobutu et JKK au vertige du pouvoir Pendant plus de trente ans, Union pour la Démocratie et le Progrès Social fut le symbole de la résistance. Dans les rues poussiéreuses de Kinshasa, dans les prisons, dans les exils, dans les marches réprimées, les militants de l’UDPS ont porté un rêve : celui de l’État de droit. Étienne Tshisekedi avait fait de l’opposition une vocation presque mystique. Il incarnait ce Congo qui refusait de se taire devant Mobutu Sese Seko. Puis vint l’époque de Joseph Kabila. L’UDPS continua le combat. Manifestations. Arrestations. Répression. Les slogans contre le troisième mandat résonnaient alors comme une morale républicaine. Et pourtant. Aujourd’hui, certains des héritiers de ce combat semblent fascinés par ce qu’ils dénonçaient hier. Comme si le pouvoir avait cette étrange capacité de transformer les victimes d’hier en imitateurs involontaires de leurs anciens adversaires. Le philosophe stoïcien Musonius Rufus écrivait il y a près de deux mille ans : "Pourquoi critiquons-nous les tyrans, alors qu’en réalité nous sommes souvent bien pires qu’eux? Nous portons en nous les mêmes penchants qu’eux; seule l’absence d’occasion nous empêche de les manifester." Deux mille ans plus tard, cette phrase résonne avec une brutalité troublante dans le contexte congolais. Car ceux qui dénonçaient hier le culte du pouvoir semblent aujourd’hui séduits par ses mirages. L’histoire devient alors ironique. Presque tragique. Les marches organisées par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo contre le troisième mandat de Kabila avaient coûté des vies. Luc Nkulula. Thérèse Kapangala. Rrossy mukendi. Floribert Chebeya. Des noms devenus des blessures nationales. Ils sont morts pour une idée simple : qu’aucun homme ne soit au-dessus des règles. Et aujourd’hui, le Congo regarde avec stupeur ceux qui hier invoquaient la démocratie envisager ce qu’ils avaient combattu pendant des décennies. Le pouvoir agit parfois comme le vin ancien : il enivre lentement, puis fait perdre la mémoire. Fatshi semble désormais contempler le pouvoir comme un enfant émerveillé dans un magasin de jouets, oubliant que l’histoire est un juge sévère qui n’épargne jamais ceux qui se croient éternels. Comme le disait Marcus Aurelius : "Le temps est un fleuve de choses qui passent." Et ce fleuve finit toujours par emporter les hommes qui pensaient lui résister. Idi Amin croyait son règne éternel. Mobutu Sese Seko aussi. Mais l’histoire humilie toujours ceux qui refusent d’apprendre d’elle. Elle corrige les incorrigibles. Elle finit par maîtriser ceux qui se croyaient non maîtrisables. II. Félix Tshisekedi face au dialogue : entre la tentation de la fermeté et la sagesse des bâtisseurs de paix Lorsque Félix Tshisekedi affirme rester ouvert au dialogue tout en posant ses conditions, une partie de l’opinion congolaise applaudit sa fermeté, tandis qu’une autre s’interroge sur les limites réelles de cette ouverture. Mais derrière cette posture politique se cache une question beaucoup plus profonde, presque civilisationnelle : un chef d’État peut-il sauver un pays en guerre sans accepter, à un moment donné, de parler même avec ceux qu’il considère comme ses ennemis ? l'histoire nous prouve que, Même les ennemis les plus féroces ont fini par se parler lorsque les cimetières ont commencé à devenir plus nombreux que les écoles. Le Congo traverse aujourd’hui une fatigue historique. Une fatigue qui ne se voit pas seulement dans les chiffres économiques ou dans les rapports militaires, mais dans les regards des déplacés, dans le silence des villages abandonnés, dans les rêves brisés d’une jeunesse qui a grandi au rythme des rebellions, des massacres et des promesses de paix jamais totalement accomplies. Dans ce contexte, le dialogue n’est pas une faiblesse pour Tshisekedi. Il est peut-être sa plus grande responsabilité historique. Car les peuples qui ont connu la guerre savent une chose que les tribunes politiques ignorent souvent : aucune nation ne peut vivre éternellement dans l’état de siège émotionnel. L’Afrique traditionnelle l’avait compris avant les théories modernes des relations internationales. Sous l’arbre à palabres, l’homme qui refusait obstinément le dialogue n’était pas vu comme un héros, mais comme un danger pour la communauté car le plus grand chef n’était pas celui qui parlait le plus fort, mais celui qui empêchait le village de sombrer dans une spirale de vengeance infinie. Dans la culture africaine, même deux ennemis mortels finissent par s’asseoir sous le même arbre lorsque le sang commence à fatiguer la terre. Or, le drame des sociétés modernes est qu’elles glorifient parfois excessivement la confrontation. Les réseaux sociaux récompensent les discours durs. Les foules acclament facilement les déclarations martiales. Pourtant, ceux qui ont réellement vu la guerre savent qu’elle ne produit jamais autant de gloire que de souffrance. Chaque jour de conflit dans l’Est du Congo éloigne un peu plus le pays de sa stabilité économique, politique et morale. Chaque nouvelle offensive produit davantage d’orphelins que de solutions durables. Et Tshisekedi le sait probablement mieux que beaucoup de ses partisans les plus radicaux. Car gouverner n’est pas militer. Dans l’opposition, les slogans suffisent parfois. Au pouvoir, il faut empêcher les cercueils de se multiplier. Le chancelier Otto von Bismarck disait qu’aucun homme ayant vu un champ de bataille ne choisit facilement la guerre lorsqu’une possibilité de négociation existe encore. Cette phrase devrait être méditée dans le contexte congolais. Car seuls ceux qui n’ont jamais entendu les pleurs des veuves glorifient facilement les conflits. seuls ceux qui n’ont jamais enterré un proche à cause de la guerre parlent du dialogue comme d’une humiliation. L’histoire elle-même enseigne que les grands dirigeants ne sont pas toujours ceux qui gagnent toutes les guerres, mais souvent ceux qui savent quand arrêter l’hémorragie nationale. Nelson Mandela avait négocié avec ceux qui avaient emprisonné son peuple. Joseph Kabila lui-même avait fini par comprendre que la stabilité régionale nécessitait parfois des compromis difficiles.  L’Europe elle-même, après avoir traversé deux guerres mondiales qui ont détruit des générations entières, a compris que le dialogue permanent était moins coûteux que l’orgueil national. Tshisekedi doit donc choisir quel héritage il veut laisser. Celui d’un dirigeant prisonnier des émotions populaires immédiates? Ou celui d’un homme d’État capable de comprendre qu’un pays épuisé par les guerres a davantage besoin de stabilité que de slogans héroïques? Car le véritable courage politique n’est pas toujours de promettre la confrontation éternelle. Parfois, le véritable courage consiste à accepter de parler lorsque tout le monde réclame la rupture totale. Et l’histoire finit souvent par honorer davantage les bâtisseurs de paix que les producteurs de chaos. III.  Pas d’élections en 2028 ? Félix Tshisekedi joue-t-il avec l’une des matières les plus explosives du Congo? Lorsque Félix Tshisekedi évoque la possibilité qu’il n’y ait pas d’élections en 2028 si la guerre continue, beaucoup ont entendu une simple déclaration politique. Mais en réalité, cette phrase porte un poids historique immense dans un pays où chaque crise électorale a déjà failli provoquer des fractures nationales profondes. Le problème du Congo n’est pas seulement la guerre. Le problème du Congo, c’est aussi sa mémoire. Une mémoire marquée par les transitions inachevées, les contestations électorales, les frustrations populaires et les soupçons constants autour du pouvoir. Depuis 2006, malgré les fraudes dénoncées, malgré les tensions, malgré les violences, les élections en RDC ont joué un rôle psychologique fondamental : elles ont permis à la population de croire encore que le pouvoir pouvait changer sans guerre ouverte. 2006 fut l’élection de l’espoir après les guerres. 2011 fut celle de la contestation. 2018 fut celle de la première alternance pacifique. 2023 fut celle des profondes fractures politiques. Et 2028 devait être celle de la consolidation démocratique. Chaque élection fut imparfaite. Mais chacune empêcha le pays de sombrer totalement dans l’inconnu. Reporter indéfiniment les élections serait ouvrir une porte dont nul ne connaît l’issue. Dire que les élections pourraient ne pas avoir lieu si la guerre continue est une phrase lourde de conséquences. Car parfois, ce que les hommes croient être leur force devient précisément leur chute. Fatshi veut-il frapper un coup de poing dans une ruche d’abeilles et prétendre sortir indemne? Veut-il allumer un feu dans une station d’essence et espérer ne pas brûler? Veut-il défier le courant du fleuve Congo en croyant que l’eau respectera son titre présidentiel ? Car la nature, comme l’histoire, ne reconnaît aucun privilège éternel. Chaque fois, le problème n’était pas seulement juridique ou politique. Le problème était psychologique. L’histoire africaine est remplie de dirigeants qui pensaient contrôler les crises qu’ils avaient eux-mêmes déclenchées. Puis les crises les ont dévorés. Muammar Gaddafi croyait son pouvoir éternel. Blaise Compaoré pensait pouvoir modifier les équilibres politiques sans conséquences majeures. Pierre Nkurunziza avait sous-estimé les fractures qu’un débat sur le pouvoir pouvait provoquer. Le Congo porte déjà trop de blessures historiques pour se permettre une nouvelle crise de légitimité. IV. Félix Tshisekedi et la tentation du changement constitutionnel : quand le pouvoir commence à se regarder comme une nécessité historique Lorsque Félix Tshisekedi se montre favorable à une réforme constitutionnelle par voie référendaire, il entre dans l’un des terrains les plus sensibles de l’histoire politique africaine. Car en Afrique, chaque fois qu’un dirigeant évoque la Constitution, les peuples entendent souvent autre chose : la possibilité d’une extension du pouvoir. Et cette méfiance n’est pas née du hasard. Elle est née de l’expérience historique. Le drame des présidents africains est qu’ils commencent parfois leur mandat comme des hommes ordinaires… puis finissent par croire qu’ils sont devenus indispensables à la survie de leurs nations. Le pouvoir modifie lentement la perception de soi. Au début, le dirigeant pense servir l’État. Puis progressivement, il commence à penser que l’État dépend entièrement de lui. C’est là que commence le danger. Tshisekedi devrait se rappeler une chose essentielle : son père, Étienne Tshisekedi, a passé une grande partie de sa vie à combattre précisément cette personnalisation excessive du pouvoir. L’UDPS était née comme une révolte morale contre l’idée qu’un homme puisse devenir plus important que les institutions. Aujourd’hui, l’histoire observe avec ironie les héritiers de cette lutte s’approcher progressivement des mêmes tentations qu’ils dénonçaient autrefois. Comme si le pouvoir avait cette étrange capacité de transformer les révolutionnaires en conservateurs du système qu’ils combattaient hier. Montesquieu avait raison lorsqu’il écrivait : "Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser." Ce n’était pas une accusation. C’était une observation sur la nature humaine. Le pouvoir agit comme une drogue lente. Il crée progressivement l’illusion que les règles ordinaires ne devraient plus s’appliquer à celui qui gouverne. Mais l’histoire finit toujours par punir les hommes qui confondent longévité politique et immortalité. Le paradoxe est cruel : plus un dirigeant cherche à renforcer son contrôle personnel sur le système, plus il fragilise souvent l’avenir institutionnel du pays. Car les citoyens cessent peu à peu de respecter une Constitution qu’ils perçoivent comme un instrument adaptable aux besoins du pouvoir. Et lorsqu’une Constitution perd son autorité morale, l’État lui-même commence à perdre sa stabilité psychologique. Tshisekedi doit comprendre qu’un référendum n’est pas seulement une procédure juridique. C’est un moment où une nation entière interroge la sincérité démocratique de son dirigeant. Modifier les règles du jeu dans un contexte de guerre, de tensions politiques et de méfiance sociale, c’est comme marcher avec une torche dans une forêt sèche. Une simple étincelle peut suffire à provoquer un incendie historique. V. Dieu seul sait » : Félix Tshisekedi face au drame de la guerre et aux leçons cruelles des grands penseurs du pouvoir. Lorsque Félix Tshisekedi affirme que "Dieu seul sait" quand les forces rwandaises quitteront le territoire congolais, cette phrase révèle en réalité toute la gravité de la tragédie congolaise. Car derrière cette phrase se cache une vérité douloureuse : un État qui ne contrôle pas pleinement son territoire devient vulnérable aux ambitions de ses voisins, aux rébellions et aux ingérences étrangères. Depuis des siècles, les penseurs de la guerre ont averti les dirigeants sur cette réalité. L’histoire des nations nous enseigne qu’aucune guerre durable n’apparaît soudainement. Les guerres longues sont souvent les symptômes visibles de fragilités invisibles accumulées pendant des décennies. Sun Tzu enseignait que les royaumes divisés intérieurement attirent naturellement les agressions extérieures. Niccolò Machiavelli expliquait que le premier devoir d’un prince est de préserver l’unité politique de son État afin d’éviter les interventions étrangères. Carl von Clausewitz rappelait que la guerre est souvent le prolongement des faiblesses politiques non résolues. Et Thomas Hobbes avertissait qu’un État incapable d’imposer pleinement son autorité ouvre la porte au chaos permanent. Le drame congolais dépasse donc la seule question militaire. Il touche au cœur même de la construction de l’État. Depuis des décennies, l’Est du Congo vit dans une forme d’instabilité chronique qui a fini par devenir presque normale dans l’imaginaire collectif. Et c’est peut-être cela le plus grand danger : lorsqu’une nation commence à s’habituer à la guerre. Car les peuples meurent deux fois : d’abord physiquement, puis moralement lorsqu’ils cessent de croire à la possibilité de la paix. Tshisekedi hérite d’une situation extrêmement complexe, certes. Mais l’histoire jugera moins les difficultés qu’il a trouvées que sa capacité réelle à produire une vision durable. Car un grand dirigeant ne se mesure pas uniquement à sa capacité de dénoncer les agressions étrangères. Il se mesure aussi à sa capacité de renforcer intérieurement son État afin que ces agressions deviennent de plus en plus difficiles. Rome n’est pas tombée uniquement à cause des barbares. Elle est tombée parce que ses propres fractures internes avaient déjà affaibli son âme politique. Le Congo doit éviter ce destin. Et cela exige plus qu’un discours patriotique. Cela exige des institutions solides, une armée crédible, une justice respectée, une administration efficace et surtout une population qui croit encore à l’État. Sans cela, les guerres risquent de devenir permanentes. Et les générations futures finiront par considérer l’instabilité comme leur condition naturelle. C’est peut-être cela la véritable urgence historique pour Tshisekedi : empêcher que le Congo ne devienne un pays qui s’habitue définitivement à sa propre douleur. VI. Félix Tshisekedi, les journalistes et le patriotisme : entre vérité, propagande et responsabilité historique Lorsque Félix Tshisekedi affirme que les journalistes ont "la responsabilité de devenir des patriotes", cette phrase ouvre un débat immense, presque philosophique, sur le rôle réel de la presse dans une nation en crise. Car dans les périodes troublées de l’histoire, le pouvoir a toujours voulu une presse qui rassure, qui rassemble, qui protège l’unité nationale. Mais les journalistes, eux, portent une autre mission : celle de dire la vérité, même lorsque cette vérité dérange le pouvoir. Et c’est précisément là que commence le grand conflit éternel entre les gouvernants et les médias. Tshisekedi parle aujourd’hui comme un président confronté à la guerre, à la désinformation, aux manipulations régionales et aux fractures internes. Dans un tel contexte, son appel au patriotisme médiatique peut sembler compréhensible. Aucun chef d’État ne souhaite voir son pays sombrer dans le chaos informationnel pendant qu’il affronte des menaces sécuritaires majeures. Mais le danger apparaît lorsque le patriotisme devient progressivement un autre nom pour la loyauté absolue envers le pouvoir. Car un journaliste n’est pas un soldat politique. Il n’est pas un ministre de la communication officieux. Il n’est pas un gardien de l’image du régime. Son devoir historique est plus difficile : rester fidèle aux faits, même lorsque les faits blessent les puissants. L’histoire montre que toutes les dérives autoritaires commencent souvent par une même tentation : contrôler le récit national. Pourquoi? Parce que celui qui contrôle le récit contrôle les émotions collectives. Et celui qui contrôle les émotions contrôle souvent la société. Yuval Noah Harari explique que les civilisations modernes reposent largement sur des récits collectifs capables d’unir les masses autour d’une même perception du réel. Le pouvoir politique comprend cela parfaitement. C’est pourquoi chaque régime cherche toujours à imposer sa propre version de la réalité. Mais le problème apparaît lorsque la frontière entre information et propagande commence à disparaître. L’information cherche la vérité. La propagande cherche l’obéissance. L’information accepte le doute. La propagande exige l’adhésion émotionnelle. L’information éclaire les citoyens. La propagande transforme les citoyens en spectateurs disciplinés. Et dans les sociétés fragiles, cette confusion devient extrêmement dangereuse. Le Congo d’aujourd’hui traverse précisément cette crise. Les réseaux sociaux produisent des torrents de rumeurs, de manipulations, de fausses informations et de radicalisations émotionnelles. Chaque camp politique possède désormais ses influenceurs, ses narratifs, ses vérités parallèles. Dans ce chaos numérique, Tshisekedi demande aux journalistes d’être patriotes. Mais la vraie question est : qu’est-ce qu’un journaliste patriote dans une démocratie ? Est-ce celui qui défend systématiquement le pouvoir ? Ou celui qui protège la nation contre les mensonges, y compris ceux venant du pouvoir lui-même ? L’histoire des grandes démocraties apporte une réponse claire : les journalistes les plus utiles à leurs nations n’étaient pas ceux qui flattaient les dirigeants, mais souvent ceux qui osaient poser les questions inconfortables. Pendant la guerre du Vietnam, des journalistes américains ont révélé des réalités que le pouvoir tentait de minimiser. À l’époque, beaucoup les accusaient d’être antipatriotiques. Pourtant, l’histoire a finalement reconnu leur rôle dans la défense de la vérité démocratique. Même en Afrique, les périodes les plus sombres ont souvent commencé lorsque les médias sont devenus de simples instruments politiques. Sous Mobutu Sese Seko, la presse officielle glorifiait le pouvoir tandis que le pays s’enfonçait progressivement dans la crise. Les journaux ne critiquaient presque plus. Les journalistes avaient peur. L’information avait été remplacée par le culte de la personnalité. Et c’est précisément contre cette culture politique que Étienne Tshisekedi et l’UDPS avaient longtemps combattu. L’ironie de l’histoire devient alors presque tragique : les héritiers d’un mouvement qui réclamait jadis la liberté d’expression semblent aujourd’hui parfois irrités par cette même liberté lorsqu’elle critique leur pouvoir. Comme si le pouvoir changeait lentement la perception que les dirigeants ont de la vérité. Jacques Attali avertissait que les sociétés modernes risquent de devenir des civilisations dominées par la manipulation émotionnelle permanente. Cette réflexion prend une dimension particulière dans le contexte congolais où les réseaux sociaux transforment parfois chaque événement en guerre psychologique nationale. Mais justement, c’est dans ces périodes que le rôle du journaliste devient encore plus sacré. Car lorsqu’une nation traverse une crise, la presse ne doit ni devenir un instrument de sabotage national, ni se transformer en chorale du pouvoir. Elle doit rester ce qu’elle est censée être : une conscience critique. Le véritable patriotisme journalistique ne consiste pas à cacher les problèmes du pays. Il consiste à empêcher le pays de mourir dans le mensonge. Un journaliste patriote ne détruit pas son pays par plaisir idéologique. Mais il ne protège pas non plus les erreurs du pouvoir sous prétexte d’unité nationale. Son rôle est d’alerter avant l’effondrement. De questionner avant la catastrophe. De dire ce que beaucoup préfèrent taire. Car l’histoire enseigne une vérité brutale : les nations ne meurent pas seulement des invasions étrangères. Elles meurent aussi lorsque plus personne n’ose dire la vérité à ceux qui gouvernent. Tshisekedi devrait méditer cela profondément. Car les dirigeants entourés uniquement de voix flatteuses finissent souvent prisonniers d’une illusion dangereuse : celle de croire que tout va bien parce que plus personne n’ose les contredire. Et c’est ainsi que commencent les grands aveuglements politiques. Le philosophe George Orwell écrivait : "En des temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire." Cette phrase devrait être gravée dans toutes les rédactions africaines. Car la vérité dérange souvent le pouvoir à court terme… mais elle sauve parfois les nations à long terme. Conclusion philosophique : l’Histoire finit toujours par reprendre ses droits Le drame des hommes de pouvoir est qu’ils finissent parfois par croire qu’ils peuvent durablement contourner les lois profondes de l’histoire. Mais l’histoire ne négocie jamais éternellement avec l’orgueil humain. Elle observe silencieusement. Elle laisse les hommes accumuler les excès, les illusions et les abus. Puis un jour, elle présente l’addition. Et cette addition est souvent terrible. Le temps est un juge austère. Un maître sévère. Il enseigne rarement avec douceur. Il humilie les orgueilleux. Corrige les incorrigibles. Et rappelle toujours aux puissants qu’aucun homme n’est au-dessus des lois naturelles de l’histoire. Le problème des dirigeants qui restent trop longtemps entourés d’admirateurs est qu’ils finissent parfois par confondre popularité momentanée et immortalité politique. Or l’histoire africaine est remplie d’hommes qui se croyaient éternels avant d’être brutalement rattrapés par le réel. Le pouvoir ressemble souvent à un soleil trompeur : lorsqu’il brille fortement autour d’un homme, celui-ci oublie parfois que le crépuscule existe aussi. Alors peut-être faudrait-il que les dirigeants congolais  majorité comme opposition  réapprennent une vérité fondamentale : Les nations survivent rarement grâce aux hommes qui veulent tout contrôler. Elles survivent davantage grâce aux hommes capables de respecter les limites que l’histoire impose à tous. Car le temps finit toujours par vaincre ceux qui pensaient lui échapper
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Adolphe retuiteado
KABURAHE
KABURAHE@AntoineKaburahe·
Trente ans de journalisme sur le Burundi. Des milliers de documents, rapports, témoignages, livres rares. Cette mémoire appartient à notre histoire commune. Ceux qui soutiennent mon travail (abonnés) y ont accès. Je réponds toujours personnellement antoinekaburahe.com/archives/
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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
Réfléchissons ensemble avec la Vision 2060
Vision RDC 2060@visionrdc2060

QUI DOIVENT DIRIGER UN PAYS? Dans son livre, La République, Platon décrit une cité idéale organisée en trois catégories : les PRODUCTEURS (artisans, agriculteurs, commerçants), les GARDIENS (chargés de défendre la cité) et les GOUVERNANTS PHILOSOPHES. Chaque groupe possède une fonction spécifique et la justice naît lorsque chacun remplit son rôle sans empiéter sur celui des autres. Pour un fonctionnement harmonieux de la cité, aucune catégorie ne doit quitter sa place pour aller exercer les fonctions des autres catégories. Par exemple, le commerçant ne doit pas s’occuper de la politique ou le politicien s’occuper du commerce. C’est ainsi qu’une cité peut fonctionner, car chacun doit rester à sa place. Cette organisation reflète également l’âme humaine, composée du désir, du courage et de la raison. L’auteur y développe ainsi l’idée qu’une nation ne peut fonctionner harmonieusement que lorsque chaque catégorie sociale occupe la place qui correspondant à ses compétences et à sa vocation: les producteurs assurent l’économie, les défenseurs protègent la cité et les dirigeants gouvernent avec sagesse et sens de la justice. Alors, une société entre en crise lorsqu’elle renverse cet équilibre naturel et confie les plus hautes responsabilités à des personnes sans vision ni préparation, tout en marginalisant les penseurs, les hommes intègres et les élites intellectuelles capables d’éclairer la nation. Lorsque les institutions deviennent des espaces de populisme, d’improvisation et de clientélisme, l’État s’affaiblit progressivement. C’est l’un des drames profonds de la République démocratique du Congo: la dévalorisation du savoir, de la compétence et de la sagesse dans la conduite des affaires publiques. A cette idee, nous pouvons ajouter la notion des prolétaires, cette couche des citoyens qui ont le courage de manifester régulièrement pour revendiquer leurs droits fondamentaux, et cela est normal dans toutes les sociétés du monde. C’est d’ailleurs ce rôle de mobilisation populaire que les militants de l’UDPS ont valablement assumé pendant près de 37 ans. Là où réside l’erreur de la RDC, selon certains critiques, c’est d’avoir confié la direction du pays à des acteurs davantage formés à la contestation qu’à la gestion de l’État.

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Adolphe retuiteado
Vision RDC 2060
Vision RDC 2060@visionrdc2060·
QUI DOIVENT DIRIGER UN PAYS? Dans son livre, La République, Platon décrit une cité idéale organisée en trois catégories : les PRODUCTEURS (artisans, agriculteurs, commerçants), les GARDIENS (chargés de défendre la cité) et les GOUVERNANTS PHILOSOPHES. Chaque groupe possède une fonction spécifique et la justice naît lorsque chacun remplit son rôle sans empiéter sur celui des autres. Pour un fonctionnement harmonieux de la cité, aucune catégorie ne doit quitter sa place pour aller exercer les fonctions des autres catégories. Par exemple, le commerçant ne doit pas s’occuper de la politique ou le politicien s’occuper du commerce. C’est ainsi qu’une cité peut fonctionner, car chacun doit rester à sa place. Cette organisation reflète également l’âme humaine, composée du désir, du courage et de la raison. L’auteur y développe ainsi l’idée qu’une nation ne peut fonctionner harmonieusement que lorsque chaque catégorie sociale occupe la place qui correspondant à ses compétences et à sa vocation: les producteurs assurent l’économie, les défenseurs protègent la cité et les dirigeants gouvernent avec sagesse et sens de la justice. Alors, une société entre en crise lorsqu’elle renverse cet équilibre naturel et confie les plus hautes responsabilités à des personnes sans vision ni préparation, tout en marginalisant les penseurs, les hommes intègres et les élites intellectuelles capables d’éclairer la nation. Lorsque les institutions deviennent des espaces de populisme, d’improvisation et de clientélisme, l’État s’affaiblit progressivement. C’est l’un des drames profonds de la République démocratique du Congo: la dévalorisation du savoir, de la compétence et de la sagesse dans la conduite des affaires publiques. A cette idee, nous pouvons ajouter la notion des prolétaires, cette couche des citoyens qui ont le courage de manifester régulièrement pour revendiquer leurs droits fondamentaux, et cela est normal dans toutes les sociétés du monde. C’est d’ailleurs ce rôle de mobilisation populaire que les militants de l’UDPS ont valablement assumé pendant près de 37 ans. Là où réside l’erreur de la RDC, selon certains critiques, c’est d’avoir confié la direction du pays à des acteurs davantage formés à la contestation qu’à la gestion de l’État.
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Adolphe retuiteado
Gloire Murhigisi 🇨🇩
Gloire Murhigisi 🇨🇩@gloiremurhigisi·
•La maison •La rue •L’école Les dirigeants c’est des fous Education still the really key 🔑 Kinshasa certains enseignants demandent l’argent aux élèves de l’école primaire et secondaire 💔😭
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Adolphe retuiteado
franceinfo
franceinfo@franceinfo·
🔴 Société : "Quand le vocabulaire se rétrécit, la pensée dépérit et le débat bascule rapidement dans l’insulte et la violence", alerte Julia de Funès. #LePourEtLeContre #canal16
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Adolphe
Adolphe@NLS7Samba·
Les termes
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Adolphe retuiteado
Les Grandes Gueules
🗣️ Abel Boyi : "Quand on passait un bac littéraire à l'époque, c'était tous les crasseux, les clochards, les philosophes qui fument du shit. Il faut revaloriser les matières littéraires !" #GGRMC
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