Benjamin Babunga Watuna

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@benbabunga

Économiste, Agent de développement (humanitaire et action sociale), Passionné d'Histoire et Admin du Groupe et Page Facebook 'Et Si Nous Parlions d'Histoire?'

Niamey - Niger Katılım Mayıs 2015
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Benjamin Babunga Watuna
CE JOUR-LÀ… 4 mai 1997, rencontre historique Mobutu - Laurent-Désiré Kabila. Mobutu l'ignore encore, mais 2 semaines plus tard, il sera chassé de Kinshasa par les troupes de l'AFDL et contraint de fuir. => La rencontre Mobutu - Kabila avait eu lieu sur l'"Outeniqua", navire de guerre sud-africain, ancré au large de Pointe-Noire/Congo-Brazzaville. Pour ce tête-à-tête, chaque camp refusait le lieu proposé par l’autre. Les Etats-Unis d’Amérique avaient finalement apporté leur appui aux négociateurs sud-africains en proposant que la rencontre se tienne en mer. => Mobutu était apparu affaibli car il était convalescent à la suite d'une opération de la prostate. Pour Mobutu, il s'agissait de négocier "un cessez-le-feu" tandis que Laurent-Désiré Kabila voulait négocier "les modalités" de la démission du Président Mobutu. Plus tard, on apprendra que Laurent-Désiré Kabila avait soumis à Mobutu un document à signer par les parties, au terme duquel Mobutu abandonnerait le pouvoir à l'AFDL comme autorité de transition et qu'il lui serait garanti sa sécurité et celle des siens, qu'il bénéficierait d’une retraite dorée, d’une garde personnelle et d’un secrétariat privé. Mais lorsque Mobutu était revenu dans la salle, c'était pour décliner l'offre au grand dam du Président Mandela. => L'échec des négociations d'Outeniqua a été ressenti à Kinshasa comme un véritable coup de massue. Dès lors, l'attention s'est tournée vers l'avancée des forces de l'AFDL de Laurent-Désiré Kabila, qui enchaînaient les victoires sans rencontrer de résistance notable. Le 17 mai 1997, elles entrèrent triomphalement dans Kinshasa, la capitale.
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Benjamin Babunga Watuna
Ndugu @Katsuva_R, au-delà de Fred Rwigema et de Paul Kagame, ce sont des milliers de jeunes réfugiés rwandais qui avaient rejoint les rangs de la National Resistance Army (NRA) de Yoweri Museveni entre 1981 et 1986. A la fin du conflit, on avait estimé qu'ils étaient autour de 3.000. James Kabarebe, Chris Bunyenyezi, Patrick Lumumba, Charles Karamba, Kanyankore, Mushyo Kamanzi, Napoleon Rutambika, Sam Kaka, Adam Waswa, Wilson Gumisiriza... ont tous transité par la NRA de Museveni en Ouganda, avant de se faire connaître par la suite au sein du FPR.
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Rodriguez Katsuva@Katsuva_R

Histoire : Museveni, Paul Kagame, Fred Rwigema et les 27 fusils qui ont changé l'histoire de l'Ouganda ! Le 6 février 1981, @KagutaMuseveni avait contesté les résultats des élections ayant ramené Milton Obote au pouvoir un an plus tôt. Avec seulement 27 armes et et moins de 40 hommes, il lance une rébellion à Luwero. Parmis les 27 personnes qui avaient les 27 armes, il y avait Paul Kagame et Fred Rwigema : 2 jeunes Rwandais exilés. Le 26 janvier 1986, 5 ans après, il renversera Tito Okelle, qui venait tout juste de prendre le pouvoir par un coup d'état. Lors de son discours, Museveni avait vivement critiqué les dirigeants africains qui restaient longtemps au pouvoir. Il avait dit une phrase célèbre : : "Ce n'est pas un simple changement de garde, c'est un changement fondamental". 40 ans plus tard, il est toujours au pouvoir ! Depuis son indépendance, l'Ouganda n'a jamais connu de passassion pacifique de pouvoir. Pourtant le pays a connu 9 présidents ! Depuis la baie de Marina à Dubaï aux Émiratsarabes unis, Rodriguez Katsuva.

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Benjamin Babunga Watuna
Ici, son patronyme rwandophone de "SIBOMANA" ne pose aucun problème. Il est Congolais 100%, célébré, porté en étendard national. Mais dès qu'il exprimera une opinion divergente ou qu'il sortira du cadre voulu, il sera aussitôt renvoyé à une identité rwandaise... suspecte. C'est malheureusement ce double standard qui caracterise désormais la société congolaise.
Didier Budimbu Ntubuanga@DidierBudimbu

La RDC au sommet de l'Afrique ! 🇨🇩🥇 Un immense bravo à Rodriguez Sibomana (-57kg) pour son titre de champion, et à l'ensemble de nos lutteurs pour ces 10 médailles historiques. Nos Léopards ne reculent devant rien et portent haut les couleurs du pays. C’est cette image d’une excellence conquérante que nous nous efforcerons à consolider jour après jour. Le "Bloc Léopard" est en marche 🐆.

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Benjamin Babunga Watuna
Jambo ndugu @SambaYerodia Faisons comprendre le contexte aux plus jeunes : => Août 1998 : le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi (pourtant alliés, un an plus tôt, de Laurent-Désiré Kabila dans la guerre ayant conduit à la chute du président Mobutu Sese Seko), décident de lancer une nouvelle rébellion dans l'est du pays. Le régime de Laurent-Désiré Kabila vacille alors dangereusement et ne doit sa survie qu’à l’intervention militaire décisive de ses alliés régionaux (Angola, Zimbabwe et Namibie), dont les troupes permettent de contenir l’avancée rebelle et d’éviter la chute imminente du pouvoir en place. => Mzee Abdoulaye Yerodia Ndombasi, alors Ministre des Affaires étrangères de la RDC, est sur tous les fronts pour obtenir la condamnation des pays considérés comme agresseurs. C'est dans ce contexte qu'il tiendra, au cours d'un point de presse à Kinshasa, des propos qui susciteront une vive controverse à l’échelle nationale et internationale : "Pour nous, ce sont des déchets. Et c'est même des microbes qu'il faut qu'on éradique avec méthode, avec résolution...." => Très vite, des organisations de défense des droits de l'homme l’accuseront d'avoir lancé un véritable appel à l'extermination des Tutsis en RDC, ce qu’il contestera. Il sera poursuivi en Belgique pour incitation à la haine raciale. En avril 2000, un juge d'instruction belge émettra à son encontre un mandat d'arrêt international en vue de son arrestation, puis de son extradition vers la Belgique.. => Abdulaye Yerodia échappera aux poursuites internationales en raison de l'immunité diplomatique attachée à ses fonctions de ministre des Affaires étrangères de la RDC. En février 2002, la Cour internationale de Justice, saisie de l’affaire, ordonnera l'annulation du mandat d'arrêt, estimant que cette immunité faisait obstacle à toute poursuite engagée par une juridiction étrangère.
Samba Yerodia@SambaYerodia

Yerodia Abdoulaye Ndombasi, victime de la propagande du FPR rwandais, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt, dans un contexte où certains ont cherché à le faire passer pour un génocidaire, pour avoir défendu la RDC et, dans une certaine mesure, les intérêts de ceux qui, malgré leur connaissance des dégâts que cette situation a causés à sa famille, ont choisi de le trahir en rejoignant ses bourreaux. Une telle situation ne peut en aucun cas nous laisser indifférents, surtout lorsqu’on connaît son profond attachement à son pays, la RDC.

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Bob manara
Bob manara@bobmanara97·
@SambaYerodia Avec ce genre de tweets que vous publiez au nom du Congo et de Fatshi, je vous vois bientôt quitter le Canada pour décrocher un poste obtenu par ordonnance présidentielle ou arrêté ministériel. Félicitations, vous avez compris le jeu : vos tweets finiront par être récompensés.
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Samba Yerodia
Samba Yerodia@SambaYerodia·
Ce que je vais dire ici va certainement générer de fortes émotions et éventuellement des insultes à mon égard : Félix Tshisekedi pourra briguer un 3e mandat s’il arrive à organiser un référendum transparent et certifié par des observateurs internationaux. Plusieurs facteurs soutiennent cette thèse : • Une opposition fragilisée : Désabusé par une classe politique incapable de s’unir et minée par une "transhumance" chronique, le peuple pourrait se détourner des alternatives actuelles. • L'impact des infrastructures de base : Pour un habitant d’Isiro qui voit enfin l'asphalte arriver, pour un adulte d’Idiofa qui découvre l’électricité, ou pour un Kinois dont le quotidien pourrait être soulagé par la fin des embouteillages( Bumba a du travail à faire), le débat constitutionnel devient secondaire face au progrès tangible. • La politique des grands travaux : L’accélération actuelle des chantiers à travers la République envoie un signal fort de détermination. Dans ce contexte, il est fort probable que la population choisisse de voter "Oui" à un changement de Constitution, préférant la continuité des projets en cours à l'incertitude. L’avenir nous le dira.
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Benjamin Babunga Watuna
@Corneillekam11 Tout comme au Congo, ce sont les Congolais eux-mêmes qui le disent, s'agissant de GG Mart et autres imposants immeubles à Kin
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Benjamin Babunga Watuna
Contrairement à d'autres figures politiques africaines dont les fortunes sont exhibées, traçables ou documentées à travers des acquisitions visibles en Europe ou ailleurs, Kabila demeure une énigme en matière de gestion de son patrimoine. On a tenté, à plusieurs reprises, de cartographier ses avoirs, de dresser l’inventaire de ses biens hors de la RDC... mais ces efforts se sont souvent heurtés à un mur d'absence de traçabilité directe, ou tout simplement à l'inexistence d’éléments formels. Je ne dis pas qu'il n'a aucune richesse, mais je trouve qu'il met bien en pratique l'une des choses que l'on sait bien faire en Tanzanie où il a grandi (se soustraire à la visibilité... ce que nos amis belgicains, arrivés au pouvoir en 2019, ne savent pas faire).
R A E 🍁🇨🇩@raelSayama

L’argent de Kabila est où d’abord ?

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Tant que Goma et Bukavu ne seront pas effectivement reprises, tous ces éloges sonnent creux. Ce ne sont que des applaudissements de circonstance, destinés à flatter une base déjà acquise. Les observateurs sérieux ont alerté, depuis la prise de Goma et Bukavu par l'AFC/M23, du risque d'une fragmentation du pays. Et nous le vivons déjà. Etaient-ils intéressés à foncer jusqu'à Kinshasa comme vous le dites? C'est là où vous vous perdez dans vos analyses. Tout observateur averti comprend que ce n'est pas, et cela n'a jamais été, un véritable objectif (même s'ils l'ont souvent proclamé pour flatter vos oreilles et entretenir les illusions). Le "Ubwenge" (ce mot que vous affectionnez tant🙂) devrait pourtant vous conduire à davantage de lucidité et de discernement dans votre manière de concevoir et de pratiquer la politique. À défaut, vous risquez de demeurer profondément déconnecté des réalités et des véritables enjeux du pays.
Litsani Choukran@LitsaniChoukran

Il avait dit: « Riposte foudroyante », eux ricanaient! De la chute de Goma à ce jour, ce qu’a fait le Président Félix Tshisekedi pour sauver notre pays mérite d’être enseigné dans des écoles. Alors que beaucoup, même à Kinshasa, commençaient déjà à faire leurs valises, Corneille Nangaa qui se voyait déjà à Kinshasa en juin 2025, Moïse Katumbi qui s’amusait à croire que tout accord stratégique avec les États-Unis n’était qu’un doux rêve, le Président a réussi à ramener une résolution de l’ONU condamnant le Rwanda et exigeant le retrait de ses troupes. Ensuite, il a réussi à enfermer Paul Kagame dans les accords de Washington, tout en concluant un partenariat stratégique avec les USA. Pendant ce temps, acculé, Kagame oblige Joseph Kabila à revenir prendre la direction de ses opérations à Goma. Mais le FATSHI continue. Il obtient le retrait des troupes rwandaises d’Uvira, ensuite les sanctions inédites des États-Unis contre l’armée rwandaise. Aujourd’hui, Kabila est sanctionné par les États-Unis, ce qui certifie par ailleurs la légalité du procès le condamnant à mort à Kinshasa. La portée politique, militaire et diplomatique de ces accomplissements devrait être enseignée dans des hautes écoles. Puisque Félix Tshisekedi fait ceci tout en construisant plus de 10 aéroports internationaux, des centaines d’écoles, des universités, des hôpitaux, faisant grimper le franc congolais de plus de 28 % face au dollar, augmentant sensiblement la solde des militaires, etc. Si le débat était sérieux et honnête dans ce pays, il nous conduirait à étudier ces miracles. Parce que quand on ajoute le contexte international, COVID-19, la Guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient, les économistes savent que ce qui se fait ici en RDC est de l’ordre du miracle.

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Benjamin Babunga Watuna
CE JOUR-LÀ… 1er mai 1980, à l'occasion de la célébration de la fête des travailleurs, les enseignants du Zaïre adressent un mémorandum au Président Mobutu Sese Seko. Dans ce document au ton incisif, ils dénoncent ce qu'ils qualifient de dérive du régime et accusent la "bourgeoisie nationale" (à la fois capitaliste et compradore) d’avoir instauré une forme d'exploitation de l'homme par l'homme "des plus odieuses". => À l’appui de leur démonstration, les enseignants zaïrois avaient exposé les rémunérations mensuelles allouées à certains dignitaires du Parti-État, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) : - Compagnon de la Révolution : 45 000 zaïres - Commissaire politique : 35 000 zaïres - Commissaire d’État : 30 000 zaïres - Commissaire du peuple : 35 000 zaïres - Officiers généraux : 11 000 zaïres => Le mémorandum des enseignants allait plus loin, accusant ces mêmes responsables d'être impliqués dans des pratiques spéculatives : commerce illicite, trafic de pierres précieuses, manipulation monétaire, importations et exportations frauduleuses. Autant d'activités qui, selon eux, nourrissaient une classe d'exploiteurs du peuple et participaient à l'enracinement de ce que l'opinion appelait alors "le mal zaïrois". => En contraste, les enseignants zaïrois décrivaient la condition de la classe laborieuse, qu'ils estimaient traitée avec mépris. "On nous jette les miettes", écrivaient-ils. À titre d’illustration, ils avaient fourni ces détails dans leur mémorandum : - Un licencié de l’Université nationale du Zaïre (UNAZA), enseignant au secondaire, percevait 280 zaïres par mois; - Un gradué : 260 zaïres - Un diplômé des humanités : 150 zaïres - Un D4 (quatre années post-primaires) : 124 zaïres - Un huissier : 80 zaïres par mois "À une époque où un sac de manioc coûte environ 90 zaïres, ces chiffres traduisent, selon nous, une précarité extrême", avaient-ils conclu dans le mémorandum. => Enfin, les enseignants zaïrois soulignaient que cette situation ne leur était pas propre, mais qu'elle reflétait plus largement la réalité de l'ensemble des fonctionnaires de l'administration publique, ainsi que des secteurs paraétatiques et privés. => S'adressant directement au chef de l'État, les enseignants zaïrois déclaraient, à titre de conclusion à leur mémorandum : "Décidément, Citoyen Président, nous avons constaté que vous ne travaillez que pour la bourgeoisie exploitante du pays…". Puis, ils formulèrent ces quelques revendications sans équivoque : - La démission immédiate du Président Mobutu, mettant fin à ce qu'ils qualifiaient d'autocratie; - La suppression du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), accusé d'avoir trompé les masses populaires.
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CE JOUR-LA... 30 avril 2003, Pierre Buyoya (Tutsi) cède le pouvoir à Domitien Ndayizeye (Hutu) au Burundi. => L'Accord de paix d'Arusha signé en août 2000 par les différents protagonistes au conflit burundais prévoyait la transition au pouvoir entre les 2 principales communautés ethniques du pays, Hutu et Tutsi. Pierre Buyoya, au pouvoir depuis 1996 à la suite d'un coup d'Etat, venait de présider les 18 premiers mois de la transition, avec Domitien Ndayizeye comme vice-président. => Ce 30 avril 2003, l'ancien vice-président burundais, Domitien Ndayizeye, prêtait à son tour serment à Bujumbura comme nouveau Président du Burundi, succédant ainsi à Pierre Buyoya, en vertu de l'Accord de paix d'Arusha. Immédiatement après, le nouveau vice-président, Alphonse Marie Kadege (Tutsi), avait également prêté serment. => Dès sa prise de fonction, Domatien Ndayizeye accentua les négociations avec la rébellion du CNDD-FDD (qui n'était pas partie prenante des Accords de paix d'Arusha). En novembre 2003, le Gouvernement du Burundi et le CNDD-FDD signèrent, à Prétoria (Afrique du Sud), l'accord global de cessez-le-feu qui consacrait le partage du pouvoir politique, militaire et économique sur une base ethnique. Selon les termes de l'accord de partage du pouvoir, le CNDD-FDD allait occuper 40% des postes dans l'état-major de l'armée et 35% dans celui de la police. Deux postes au sein du bureau du Parlement et 15 représentants dans cette institution lui firent accordés. => Le même mois (novembre 2003), Domitien Ndayizeye nomma par décret Pierre Nkurunziza (leader de l'ex-rébellion du CNDD-FDD), Ministre d'Etat chargé de la bonne gouvernance (le plaçant à la troisième position dans la hiérarchie de l'Etat, derrière le Président et le Vice-président). D'autres postes ministériels furent confiés au CNDD-FDD, notamment le Ministère de l'Intérieur (Simon Nyandwi), le Ministère de la Communication (Onésime Nduwimana), ainsi que le Ministère des Travaux Publics et de l'Equipement (Salvator Ntahomenyereye). => Août 2005 consacra la fin de la transition. Pierre Nkurunziza du CNDD-FDD fut élu Président de la République au suffrage universel indirect (Il était l’unique candidat en lice), menant ainsi à terme le processus de paix burundais enclenché par les accords de paix d’Arusha. Le CNDD-FDD remporta plusieurs sièges dans les élections locales, municipales et législatives.
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Benjamin Babunga Watuna
Ce que l'on appelle chez nous "armée numérique" n'est, au fond, rien d'autre qu'une fabrique organisée du mensonge, avec des individus qui se sont spécialisés dans la désinformation. Ce @amluzayamo en est l'illustration parfaite. Un véritable relais de fakenews.
Anaelmarlon Luz - Général 4 ⭐@amluzayamo

🚨 URGENT : VOICI COMMENT ALESH A ÉTÉ VIRÉ DE L’AMBASSADE DES USA 🇺🇸 Alesh travaillait comme agent à l’ambassade des États-Unis, payé directement par le Trésor américain. 👉 Mais ce que beaucoup ignorent… ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️———— ⚠️ IL AVAIT DÉJÀ ÉTÉ MIS EN GARDE IL Y A 2 OU 3 ANS 🟨🟥🟦L’ambassade lui avait envoyé un message clair : ➡️ Ses prises de position publiques ne devaient jamais nuire aux relations RDC–USA ➡️ Il était soumis à un devoir de réserve strict sur certains sujets sensibles et les intérêts américains ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⸻ 💥 L’ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR 🟦🟥🟨Pendant l’affaire des migrants, Alesh a franchi la ligne : ❌ Attaques directes contre la Première ministre de la RDC ❌ Critiques ouvertes de la position des USA ❌ Accusations sans informations complètes ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⸻ 🕵️ SON COMPTE ÉTAIT DÉJÀ SOUS SURVEILLANCE 👉 Un agent de la CIA a repéré ses tweets 👉 Tous ses tweets ont été récupérés et analysés ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⸻ 📞 ALERTE INTERNE À L’AMBASSADE ➡️ Les services de sécurité interne ont été contactés par l’agent de la CIA ➡️ Tous les tweets ont été transmis comme preuve Question que l’agent a posé clairement : 👉 “Comment votre employé peut attaquer les intérêts des USA tout en étant payé par nous ?” ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⸻ ⚡️ DÉCISION IMMÉDIATE Après vérification : ✔️ Ils retrouvent les anciens avertissements dans leur base de données et l’ambassadrice a été signalé 👉 L’ordre tombe : RÉVOCATION IMMÉDIATE ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⸻ 📵 L’APPEL FINAL On lui signifie clairement : “Comment peux-tu attaquer les USA alors que tu travailles pour nous ?” “Quitte immédiatement l’ambassade. Ton décompte final te sera communiqué.” ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⸻ 😳 LEÇON : 👉 Tu ne peux pas travailler pour un système… 👉 Et en même temps attaquer ce système publiquement. 💣 Les conséquences corrigent mieux que les conseils. La démocratie à la congolaise aveuglement beaucoup de gens On ne blague pas avec le président Trump 🟦🟥🟨 Les américains ont été clairs à ce sujet. Tu critiques leur politique, tu n’es pas le bienvenu chez eux. Note : Ce message est à touts les américains qui sont chez les M23 , vous allez pleuré , continuez toujours @lagrandekrys @Alix_rdc @SnegviLuang12 @CybelleFuraha @PatrickMuyaya @Yanbat1 @kamba82 @Nevesbabe @KalemaOnokoko @AmbaRdcongoUsa @johnling @AngelKazadi @PierrotAluma @LitsaniChoukran @GanzaJn @Iameboh @Patientmanda7 @CamInfo4 @MalikaMuanza

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Benjamin Babunga Watuna
Les mêmes qui, il y a peu, lorsque les kabilistes vantaient la Cité du Fleuve, l'Immeuble intelligent ou encore le Boulevard du 30 Juin élargi en 8 bandes... ricanaient, ne voulant rien entendre, retorquant "est-ce que le Peuple va manger ça?" Curieux de les voir s'extasier devant ces vidéos qu'ils encensent depuis hier et monter au créneau contre la moindre critique. Ndugu @DorleyMAT, je passais seulement🏃‍♂️🏃‍♂️
DORLEY MATUMONA@DorleyMAT

RDC 🇨🇩❤️ L’aéroport de ndjili en Mode FATSHI BÉTON @fatshi13 🇨🇩 Ehhh 18 ans YA OFELEE Nzambe 😭

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CE JOUR-LÀ... 29 avril 1997, le Président Mobutu, entouré de sa famille et de ses proches, reçoit chez lui une délégation américaine de haut niveau, conduite par l'ambassadeur Bill Richardson. => Selon l'ambassadeur américain Richardson [cité plus tard dans le livre "Mobutu" de Jean-Pierre Langellier], l'objet de sa visite chez Mobutu ce jour-là consistait à aller dire à ce dernier d'accepter sa "dernière chance" de partir "dans l’honneur et la dignité". Il lui aurait ensuite dit : "sinon, votre cadavre sera traîné dans les rues […] et nous n'y pourrons rien." => La délégation de l'ambassadeur Richardson accueillie chez Mobutu ce jour-là (voir photos) comprenait également des diplomates, des membres du Conseil national de sécurité et des agents de la CIA. La délégation fit comprendre au Président Mobutu qu’il ne pourrait plus jouer les uns contre les autres, et qu’il lui fallait accepter de partir dignement. En échange, Washington garantissait sa sécurité personnelle. => L'Ambassadeur Richardson aurait alors remis à Mobutu une lettre du Président Bill Clinton le pressant de rencontrer Laurent-Désiré Kabila et de nommer une équipe chargée de négocier le transfert du pouvoir. Mobutu demanda à la délégation de revenir vers lui, après la rencontre avec le Premier Ministre Likulia Bolongo, le même jour. => Il parait qu'au début, Mobutu avait demandé à ses collaborateurs de rédiger une lettre destinée au Président Clinton. Mais lorsque la délégation revint, le Président Mobutu changea d'avis : plus question de démissionner. Il accepta seulement de rencontrer le chef de la rébellion, Laurent-Désiré Kabila, rendez-vous qui fut d'abord pris pour le 2 mai, avant d'être reporté au 4 mai, au large du port congolais de Pointe-Noire, à bord de l’Outeniqua (un bâtiment de la marine sud-africaine). => Deux semaines plus tard, Mobutu quitta en toute hate Kinshasa. Les troupes de l'AFDL entrèrent triomphalement dans Kinshasa le 17 mai 1997. C'était la fin des 32 ans de règne du Président Mobutu.
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Benjamin Babunga Watuna
=> C'est le 14 février 1959, soit 1 an avant que le Congo n'accède à l'indépendance, que cet aéroport est inauguré par Henri CORNELIS, Gouverneur Général du Congo-Belge, Ruanda-Urundi. La décision d'ériger N'djili était partie du Plan Général pour le Développement des Aéroports de la Colonie, mis sur pied en 1949. 964 millions de Francs Belge seront alloués à ces projets par les autorités coloniales belges, en vue de doter la colonie d'une dizaine d'aéroports. Et le plus gros effort sera concentré sur l'aéroport de N'djili. => Les travaux sont lancés dès 1951 et, vers les années 1953, la piste et les premiers bâtiments techniques sont achevés et permettent à la compagnie nationale belge (SABENA) d'atterrir à N'djili. L'aérogare, y compris la rotonde, seront achevés en 1958, avant d'être inaugurés le 14 Février 1959. Sa piste, longue de 4.694 m, restera la piste d'envol la plus longue du monde jusque dans le milieu des années 1960. => Les autorités coloniales belges avaient construit N'djili dans le but d'en faire une plate-forme de correspondance de la compagnie aérienne belge SABENA. N'djili était destiné à recevoir des avions à réaction qui mettaient Léopoldville à 7h30 de vol de la métropole (Bruxelles). Important aussi de rappeler que sous la colonisation, "Air Congo" comptait 160 pilotes. Le Congo-Belge était le seul pays d'Afrique habilité et capable de réparer les moteurs Rolls-Royce, radars, etc.
Kaleng Mwangal (fils)@Kalengm

Nous nous sommes décidés en RDC de jeter l'argent ou quoi? Ce truc construit à l'époque où Kinshasa n'avait même pas 1 millions d'habitants, on y jeté des millions pour la peinture et les lampes, sans penser franchement aux enjeux réels en transport d'une mégalopole de 17 millions d'habitants ! Donc construire une autre affaire plus moderne et plus grande n'a pas été dans l'imagination de responsables? Bisso kaka mua ndambu, c'est déjà des expressions périmées: gratitude, grâce, bâtisseur, visionnaire.... Oyo eza koloka🏃🏃🏃

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Benjamin Babunga Watuna
CE JOUR-LA... 28 avril 1995, sous la direction de son vice-président Anzuluni Bembe, le Haut Conseil de la République - Parlement de Transition (HCR-PT, faisant office de parlement zaïrois) adopte une série de mesures, compilées dans ce qu'on appellera "Résolution sur la Nationalité". Pour bien d'observateurs, c'est l'Acte 1 de ce qui deviendra, quelques mois plus tard, la "Guerre des Banyamulenge" et qui embrasera le Zaïre entier. Comment en est-on arrivé là? => Entre 1993 et 1994, les guerres civiles qui font rage au Burundi et au Rwanda ont comme conséquence l'arrivée massive des réfugiés burundais et rwandais au Zaïre. C'est dans les provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu qu'ils s'installent en masse, dans des camps de réfugiés tenus par le HCR. Leur arrivée va très vite bouleverser les équilibres déjà fragiles entre Hutu et Tutsi dans la région. Soudain, les vieux démons de "l'identité zaïroise", que l'on croyait assoupis depuis le début des années 90, vont refaire surface avec brutalité. Les débats autour de l'appartenance, de la légitimité et du "qui est d'ici, qui ne l'est pas" vont s'envenimer. Ce sera, malheureusement, le point de départ d'une spirale qui marque encore aujourd'hui l'Est de la RDC. => C'est dans ce cadre que le Parlement zaïrois (HCR-PT) va alors mettre en place une commission d'enquête appelée à aller voir ce qui était en train de se passer dans le Kivu. Composée de 10 membres (tous Parlementaires ou "Conseillers de la République" comme ils étaient appelés à l'époque), cette commission sera placée sous la direction du Parlementaire Vangu Mambweni ma Busana. Du 22 août au 8 septembre 1994, elle sillonnera les principales villes et cités de l'est du Zaïre (Goma, Bukavu, Uvira, Fizi, Kalehe, Masisi, Rutshuru, Idjwi, etc), avant de rendre public ses conclusions en début 1995. => Ce 28 avril 1995, sous la direction de son vice-président Anzuluni Bembe, le HCR-PT (Parlement zaïrois) approuve le rapport de la Commission Vangu. Dans la foulée, le HCR-PT adoptera la tristement célèbre "Résolution sur la Nationalité". Officiellement, ce texte visait à bloquer l'acquisition de la nationalité zaïroise par les réfugiés rwandais et burundais. Mais dans les faits, il va frapper bien plus large, s'abattant comme une épée sur presque tous les rwandophones du Zaïre (ceux du Nord-Kivu, mais aussi les Banyamulenge dans le Sud-Kivu). => La Commission Vangu avait recommandé "le nettoyage du Congo de tout élément Munyarwanda". Sa conclusion était que des Tutsis prépareraient un "Royaume hamitique" qui couvrirait le Rwanda, l'Ouganda, le Burundi, le Kenya, la Tanzanie et le Zaïre. D'ailleurs, un membre de la commission, Monsieur Rémy Kalegamire, un Havu du Sud-Kivu, dénonça cette dérive, expliquant bien qu'il existait des Banyarwanda zaïrois. Il fut déchu de son mandat de parlementaire et de sa nationalité zaïroise. => En juillet 1995, soit 3 mois après l'adoption de la "Résolution sur la Nationalité", 40 Zaïrois rwandophones vont se lever avec courage. Ils adresseront au Président Mobutu Sese Seko un mémorandum l'appelant à user de son autorité pour empêcher le pays de sombrer dans la dérive. Ils feront savoir dans ce mémorandum qu'en certaines de ses conclusions, le rapport de la Commission Vangu était manifestement irresponsable, subversif, provocateur et anti-national, dans la mesure où il préconisait la reconduite à la frontière de certaines populations établies au Kivu, au motif qu'elles seraient étrangères, alors qu'à l'évidence, elles sont nationales. "Par conséquent, nous sommes persuadés que vous vous investirez à convaincre la majorité parlementaire qui vous est acquise, mais qui a été abusée par des commissaires sans foi ni loi, de s'abstenir de piétiner les valeurs qui fondent votre fonction, d'éviter de porter atteinte à l'unité de notre Nation si chèrement conquise", diront-ils. Mais rien n'y fit. => C'est à Uvira que tout commencera… En septembre 1995, un signal fort est donné par les autorités zaïroises locales : "Groupe Milima", ONG appartenant à un Munyamulenge (Muller Ruhimbika), est interdit d'activité. Quelques semaines plus tard (19 octobre 1995), le Commissaire de Zone d'Uvira (Shweka Mutabazi) fera une déclaration par laquelle il qualifia les Banyamulenge de "groupe ethnique inconnu au Zaïre", annonçant que leurs dirigeants seraient expulsés. Ainsi débuta une campagne de stigmatisation et de rejet ciblant une communauté entière, les Banyamulenge. => Ce qui fut alors appelé la "révolte des Banyamulenge" ne tarda pas à embraser la région et à se transformer en une rébellion armée plus vaste, celle de l'AFDL (sous la direction de Laurent-Désiré Kabila), soutenue à la fois par le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi, mais aussi la Zambie, la Tanzanie et l'Angola. Le 25 octobre 1996, ils prirent le contrôle d'Uvira, avant de marcher sur Kinshasa environ 8 mois plus tard (17 mai 1997).
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Benjamin Babunga Watuna
MUDOGO OPENDA DONATIEN, dit "Donado Alitalia" ou encore "El Cuiranto" Il demeure l'une des figures marquantes de la mode vestimentaire au Zaïre au début des années 90. Visionnaire, il s'était vite imposé comme un pionnier dans un secteur encore peu structuré, notamment en ramenant au Zaïre des vêtements et chaussures venus tout droit d'Europe (ces années-là où les marchés chinois, asiatiques et turcs n'avaient pas encore inondé l'Afrique). Il a contribué à façonner les codes vestimentaires d'une génération entière. Ses magasins, regroupés sous l'enseigne "Alitalia Calzature", étaient devenus une référence incontournable entre 1990 et 1995. Présents notamment à Kinshasa (à la Place Victoire), mais aussi à Bukavu, Goma, Kisangani et Lubumbashi, ils incarnaient une certaine idée du style et de l'élégance. Donatien se distinguait surtout par une sélection pointue de produits importés, en particulier des chaussures italiennes de renom (les chaussures "Paulo de Barboza", les "Docteur Martens"), des chemises de grandes marques (les "Valentino", "Ambrozio") et des accessoires prisés (comme les ceintures "GA" double boucle). Fils d'OPENDA Sylvestre, homme d’affaires respecté de la rive droite de la ville de Kindu, Donatien hérite d'un sens aigu du commerce. La famille étend d'ailleurs ses activités à Bukavu, où elle ouvre dans les années 80 un établissement très select, le "Bar Chez Openda Sylvestre" (qui était situé sur l'Avenue Général Tombeur). C'est certainement dans cet environnement entrepreneurial que Donatien a forgé son ambition et développé ses propres initiatives. À Kinshasa comme dans l'Est du Zaïre, son ascension est rapide. Entre 1992 et 1994, ses affaires prospèrent, et son influence dépasse le seul domaine de la mode. Il devient un mécène de premier plan de la musique zaïroise. À cette époque, les grands noms de la scène musicale zaïroise (Koffi Olomide, Papa Wemba, Reddy Amissi, ou encore le groupe Wenge Musica 4x4) le lancent dans leurs chansons, contribuant à asseoir sa notoriété. Il sera d'ailleurs la personne qui fera produire ces grands musiciens zaïrois dans des villes comme Goma, Bukavu, Uvira, Bujumbura ou Kigali. Mais cette trajectoire est brutalement interrompue. Le 29 octobre 1994, alors qu'il revient de Bujumbura, Mudogo Openda Donatien est froidement abattu dans les escarpements de Nyamuhoza (du côté de Kasiye), à l'ntrée de Bukavu. Il n’avait que 36 ans. Son cousin, connu sous le nom de Shako, trouve également la mort lors de cette attaque. Les circonstances exactes de son assassinat demeurent floues et n'ont jamais été officiellement établies. À l'époque, de nombreuses rumeurs circulent à Bukavu, évoquant notamment l'implication d'officiers des Forces Armées Rwandaises (qui étaient alors très présents dans le camp de réfugiés rwandais de Panzi), suite à une commande d'armes non livrée. Rien, toutefois, n'a pu être formellement confirmé. Sa disparition avait provoqué une vive émotion. À Bukavu comme à Kinshasa, elle avait laissé un vide immense, particulièrement parmi les jeunes qui voyaient en lui un modèle de réussite et d'audace. Sa dépouille, ainsi que celle de son cousin, seront transférées à Kinshasa, où elles avaient été exposées à Matonge (sur l’avenue Bokuma), avant leur inhumation. Mudogo Openda Donatien reste, aujourd'hui encore, le symbole d'une époque... celle d'un Zaïre urbain en pleine effervescence culturelle, où mode, musique et entrepreneuriat se mêlaient.
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