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Toutes les infos sur le #Togo #TgTwittos

Lomé शामिल हुए Mayıs 2024
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Sentinelle@Sentinelletogo·
Emprisonné pour un poème. Affectio a été arrêté pour avoir écrit “Fais ta part”, un cri de liberté et de résistance. Son crime ? Dire la vérité. Quand un régime enferme un poète, c’est tout un peuple qu’il veut réduire au silence. Fais entendre sa voix. ✊🏾🔥 #Togo #FaisTaPart
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Draufgängerisch | #FreeTogo
J'ai besoin de 500 personnes pour signer cette pétition pour la libération de Jean-Paul Omolou maintenant. Si vous voyez cette pétition, ne passez pas à côté svp. Cela prendra une minute de votre temps (même moins! ) c.org/VYj4462bDg via @Change #FreeTogo 🇹🇬 #Togo
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Sentinelle@Sentinelletogo·
C'est vers le #Nigeria sud le #Togo se tourne pour tenter de solutionner la grave crise énergétique dans laquelle la CEET a plongé le pays. La NDPHC exige des garanties de solvabilité en amont de toute fourniture. punchng.com/togo-moves-to-…
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Farida Bemba Nabourema
Farida Bemba Nabourema@Farida_N·
Dear all, I am thrilled to officially launch the Sylvanus Epiphanio Olympio Virtual Museum. Sylvanus Olympio was the first president of Togo and the first African president to be assassinated in a coup in 1963. Sadly, his killers and their successors continue to rule #Togo to this day, doing everything possible to erase his legacy from our national history. In school, we are only told that he was Togo’s first president. We are not taught about his vision, his work, or his struggle for our independence. Curating this digital museum has been an important and personal journey for me. It is a tribute to a man who embodied the struggle for freedom led by of thousands of Togolese people since the 19th century when colonization began. The virtual museum marks the beginning of a larger effort to document, preserve, and share the stories of all those who fought for Togo’s freedom from the colonial occupation to this day. Building it required reading hundreds of historical documents and making very intentional choices. For too long, the story of Olympio’s assassination has been controlled by his killers: the French government that sponsored the coup and its American ally that supported it. Officially, he was killed in front of the U.S. embassy, though his family who witnessed the coup maintains that the assassination took place inside of embassy. Thousands of people in Togo and beyond continue to push and sacrifice everything to end the military regime imposed by France after the coup that robbed us of our independence. We will not give up, because we are inspired by the legacy of Sylvanus Epiphanio Olympio and all those who gave their lives for our country to be free. You can register on the site to join us for the official launch today at 6:30 PM GMT. In the meantime, I invite you all to visit the virtual museum and discover the work of this great man, who continues to inspire us. #FreeTogo #SylvanusOlympio #Olympio olympio-museum.com
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Sentinelle@Sentinelletogo·
#Togo : Ce que le FMI demande : réformes structurelles et sacrifices sociaux, un traitement lourd Le Fonds monétaire international (FMI) prescrit une nouvelle ordonnance économique au Togo. Dans son rapport de deuxième revue du programme FEC, l'institution salue les efforts budgétaires du gouvernement mais appelle à des réformes plus profondes. Officiellement, il s'agit d'« élargir l'assiette fiscale » et de « renforcer la mobilisation des recettes intérieures ». En somme, il s'agit de faire rentrer plus d'argent dans les caisses de l'État. Le diagnostic est technique, mais le remède brutal. Les prochaines mesures toucheront directement le portefeuille et le quotidien des Togolais. Le FMI juge que la fiscalité togolaise souffre d'un déséquilibre chronique. Trop d'exonérations, trop de privilèges fiscaux, une assiette trop étroite. Le gouvernement s'est engagé à y remédier, avec une série de réformes censées rapporter au moins 0,5 % du PIB en 2025 et autant en 2026. Sur le papier, ces ajustements paraissent raisonnables. Mais si l'on regarde d'un peu plus près, ils ressemblent plutôt à une cure d'austérité qui frappera les plus vulnérables. Le FMI demande la réduction des exonérations de TVA. Dit autrement : plus de produits et de services seront taxés à 18 %. Cette mesure peut sembler difficile à comprendre, mais pour simplifier, elle agit comme une hausse généralisée des prix. Quand la TVA s'étend, c'est le coût de la vie qui enfle. Le pain, l'électricité, les denrées importées ou les services du quotidien deviennent plus chers. Pour une famille de avec enfants à Lomé, chaque dépense mensuelle – riz, savon, transport – sera affectée. Ce que le FMI appelle « élargir l'assiette », les ménages le traduiront par « étrangler le budget ». L'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP) fait partie des priorités du FMI. Selon le rapport, les fonctionnaires sont sous-imposés par rapport aux dépenses publiques qu'ils représentent. Le gouvernement doit donc réviser les barèmes et renforcer les contrôles sur les retenues à la source. L'intention peut se défendre : équilibrer les contributions. Mais dans un pays où le salaire moyen dans la fonction publique est d'une faiblesse chronique , c'est comme demander à un malade sous perfusion de donner son sang. La pression fiscale sur les salaires, combinée à l'inflation réelle du coût de la vie, risque de provoquer une asphyxie du pouvoir d'achat. L'institution financière prône l'extension de la taxe foncière au-delà du Grand Lomé. En théorie, c'est une mesure juste. Après tout, pourquoi seuls les contribuables de la capitable devraient être les seuls à supporter l'effort commun ? Taxer la propriété, c'est responsabiliser les détenteurs de patrimoine et diversifier les ressources locales. Mais sur le terrain, la plupart des propriétaires n'ont pas de titres formels. Taxer un foncier mal enregistré, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire, aux approximations et à la corruption. Au lieu d'une contribution citoyenne, on risque un impôt de rackettage. Pas si différent de ce dont les populations ont, hélas, déjà l'habitude. Les accises – ces taxes sur les produits comme l'alcool, le tabac ou les boissons sucrées – ont été relevées à plusieurs reprises. Leur rendement représente 0,3 % du PIB selon le FMI. L'objectif officiel est de lutter contre les comportements nocifs. Mais dans la pratique, c'est une manière simple d'engranger des recettes rapides. Chaque bouteille, chaque paquet, chaque canette viendra doper les finances publiques. Sauf que ce sont les ménages modestes, toujours les mêmes - quelle constance ! - qui en paient le prix, pas les grands importateurs. En gros, Le FMI agit comme un médecin qui soigne la fièvre sans traiter la cause. Oui, le Togo a besoin de recettes pour combler un déficit de plus en plus vertigineux. Oui, il faut lutter contre la fraude et l'évasion fiscale. Cela devrait être une priorité même ! Mais pourquoi ne pas commencer par les grandes concessions minières et portuaires ? Pourquoi ne pas s'attaquer aux exonérations accordées à des entreprises privilégiées ? Le FMI et le gouvernement discutent de discipline, mais c'est le peuple qui va serrer encore la ceinture. Le rapport prévoit une progression de 0,56 % du PIB en recettes fiscales en 2025. Cela représente environ 35 milliards de FCFA à trouver. Ces chiffres froids cachent des réalités humaines : des factures d'électricité plus lourdes, des salaires stagnants. En cherchant à stabiliser le budget, le FMI et le gouvernement jouent les agents de déstabilisation la société togolaise. L'économie togolaise ressemble de plus en plus à un organisme affaibli. Au lieu d'une véritable opération chirurgicale sur les grandes plaies – corruption, dépendance à la dette, capture des recettes par des intérêts privés –, on multiplie les piqûres superficielles sur un corps déjà meurtri. Les réformes proposées sont techniquement entendables, mais socialement injustes. Et à aucun moment, les choix de gouvernance ne sont questionnés. Où va l'argent emprunté, quel est son impact sur la vie du citoyen ? Et c'est là tout le paradoxe : le FMI veut un Togo solvable, mais les Togolais ont besoin d'un Togo vivable. Tant que la politique fiscale sera pensée comme une ordonnance à suivre aveuglément, sans réflexion sur les injustices qu'elle produit, le pays continuera de traiter les symptômes sans guérir la maladie. Le rééquilibrage budgétaire qui s'annonce ressemble à une cure forcée : efficace sur le papier, douloureuse dans les chairs. A bon entendeur ! #FreeTogo
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Sentinelle@Sentinelletogo·
#Togo : Les comptes truqués du Togo : un équilibre budgétaire en trompe-l’œil Sur le papier, tout va bien. C’est ce que le gouvernement aimerait nous faire croire : une croissance à 5,5 %, une inflation ramenée à 2,6 %, un déficit budgétaire à 3 % du PIB, conforme aux exigences de l’UEMOA. Mais quand on lit attentivement le dernier rapport du FMI, on comprend vite que cette belle vitrine repose sur des chiffres maquillés et des dettes dissimulées. Le Togo n’a pas rétabli ses comptes publics : il a simplement appris à les présenter. Sous le vernis de la discipline budgétaire se cache une réalité bien plus fragile. Le FMI le dit noir sur blanc : la dette publique a atteint 60 % du PIB, bien au-dessus des projections initiales. Cette hausse ne vient pas seulement du financement des projets ou du soutien aux plus vulnérables, mais d’opérations dites en dessous de la ligne – autrement dit, des dépenses sorties des comptes pour ne pas apparaître dans le déficit officiel. En 2024, le gouvernement a ainsi contracté un crédit commercial à court terme non prévu dans son plan d’emprunt, pour financer des achats d’engrais (1,7 % du PIB) et des prêts aux victimes d’inondations (0,9 % du PIB). Autrement dit, il s’endette en douce pour maintenir l’illusion d’une stabilité budgétaire. Cette manie de cacher la poussière sous le tapis ne trompe plus personne. Le FMI parle de « peu de progrès vers une amélioration de la viabilité de la dette ». Et pour cause : la structure de cette dette est devenue explosive. Les bons du Trésor, à court terme, représentent désormais près des trois quarts des financements de l’État, contre un cinquième seulement avant 2020. Les taux d’intérêt sur le marché régional sont passés de 6,1 % à 7,4 %. En clair : l’État emprunte de plus en plus cher, pour des durées de plus en plus courtes. C’est une forme d’hypertension budgétaire : chaque mois, il faut courir pour rembourser avant d’emprunter à nouveau. Pendant ce temps, le gouvernement vante ses efforts de mobilisation fiscale. Il cite une progression de 1 % du PIB des recettes entre 2023 et 2024. C’est vrai, mais à quel prix ? L’essentiel de cette hausse vient de nouvelles taxes sur la consommation : accises sur les boissons sucrées et alcoolisées, TVA sur l’électricité, taxe de 5 % sur les opérateurs télécoms. Des mesures qui, dans les faits, frappent d’abord le citoyen ordinaire. Quand le FMI applaudit la hausse de 0,5 % du PIB des recettes fiscales, cela veut dire que chaque Togolais paie un peu plus cher son pain, son riz ou son forfait Internet. Le rapport met en avant un paradoxe saisissant : le Togo a réussi à améliorer sa note de « capacité d’endettement », passant de moyenne à élevée. Cela permet de relever le seuil de risque de 55 % à 70 % du PIB. En apparence, c’est une bonne nouvelle. En réalité, c’est un artifice : on n’a pas réduit la dette, on a simplement relevé le plafond. C’est comme si un ménage surendetté obtenait une nouvelle carte de crédit et s’en réjouissait. La « capacité d’endettement » augmente, mais la capacité à vivre dignement, elle, continue de s’effriter. Dans le quotidien, cette fragilité se ressent partout. Les prix du riz, du carburant, des transports ou de l’électricité absorbent une part toujours plus grande des revenus. L’état ne peut plus subventionner durablement sans s’endetter davantage. Les salaires stagnent, les services publics se dégradent, et la dette – à force d’être « roulée » – devient une camisole qui étouffe toute marge de manœuvre sociale. La vérité, c’est que le Togo ne souffre pas d’un défaut de recettes, mais d’un défaut de priorités. Le FMI propose des pistes techniques : réduire les exonérations de TVA, mieux taxer les fonctionnaires, élargir la fiscalité foncière. Mais aucune de ces mesures ne touche les grandes rentes minières, les concessions portuaires ou les profits d’entreprises multinationales. Le poids de l’ajustement retombe toujours sur les mêmes – les salariés, les commerçants, les petits entrepreneurs – pendant que les véritables gisements fiscaux restent intouchables. Alors oui, le FMI a raison sur un point : la situation est soutenable à court terme. Mais elle ne l’est pas politiquement. On ne peut pas bâtir la stabilité sur la fatigue des citoyens. On ne peut pas appeler « croissance » une économie où le peuple vit à crédit et où l’État maquille ses comptes pour plaire aux bailleurs. L’équilibre budgétaire du Togo, c’est une maison repeinte en surface, mais dont les murs se fissurent de l’intérieur. Et tant qu’on refusera de regarder ces fissures, la prochaine secousse économique ou sociale risque bien de tout faire s’effondrer. #FreeTogo
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Sentinelle@Sentinelletogo·
Retrouvez la série consacrée à la seconde revue du #FMI : Une série en trois volets pour comprendre les dessous du rapport et ses conséquences sur le quotidien des Togolais.
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Sentinelle@Sentinelletogo·
5 Octobre 1990 - 5 Octobre 2025. Devoir de mémoire. Quelle que soit la durée de la nuit, le jour vient. #Togo #FreeTogo #Kadodo
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Sentinelle@Sentinelletogo·
Message à la jeunesse togolaise Jeunesse togolaise,
ta colère est juste.
Elle est le cri de ton âme étouffée par la corruption, la mauvaise gestion et l’arbitraire. Tu as raison d’être déçue.
Trop de combats ont été menés pour rien,
trop de promesses se sont dissipées comme de la poussière au vent. On t’a toujours reléguée au rang de figurante,
variable d’ajustement,
invitée au festin des puissants,
à qui l’on tend la portion congrue. Et aujourd’hui encore, on t’impose le silence. 
Depuis cent jours, tes mots sont coupés, tes regards détournés,
pour t’empêcher de dire,
pour t’empêcher de voir combien le monde t’écoute et t’encourage. Mais ton avenir ne dépend de personne.
Il n’est ni dans les mains d’une élite fatiguée,
ni dans la permission des vaincus de l’histoire.
Il est en toi. Si au plus profond de tes entrailles tu sens que ce sort est injuste,
alors ta révolte est légitime.
Ta révolte est vie,
ta révolte est droit,
ta révolte est avenir. Prends en main ton destin.
N’attends plus.
Fais advenir ce que tu rêves.
Car le Togo de demain ne se fera pas sans toi. #FreeTogo
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Sentinelle@Sentinelletogo·
Pourquoi c'est une révolution populaire pacifique qui sauvera l'âme du #Togo ? - Partie 3 (fin) Dans les deux premiers volets de cette série en trois parties, je me suis attaché à expliquer pourquoi une révolution est une solution réaliste pour que les Togolais reprennent leur souveraineté spoliée, puis en quoi son caractère populaire peut être une force motrice formidable. Mais il est une vérité que l’Histoire nous enseigne : la manière dont la liberté est conquise détermine, et de loin, comment elle est vécue ensuite. La révolution togolaise se doit d’être pacifique, non pas par faiblesse ou résignation, mais par intelligence stratégique et exigence morale. En préambule, il me semble important de clarifier les modalités du pacifisme auquel je fais référence. Il s’agit d’un pacifisme actif qui refuse dans l’absolu la violence mais qui s’inscrit énergiquement dans l’action. Je parle aussi d’un pacifisme résolu, conscient de la direction dans laquelle nos compatriotes sont engagés, de façon à persévérer suffisamment longtemps si cela est dicté par la réaction du régime en place. Il s’agit enfin d’un pacifisme inclusif qui adopte des types d’actions qui sont réplicables par toutes les couches de la population. La participation est la clé pour créer la masse critique qui renversera l’oppression que nous subissons depuis trop longtemps. Entendons-nous bien, par “pacifisme”, il n’est pas question de soumission passive aux règles de la dictature. De fait, nombre de lecteurs peuvent être tentés de proposer une alternative armée. A mon sens, une telle résolution est purement et simplement inadaptée au contexte togolais pour diverses considérations qu’il est important d’examiner de suite. D’abord, un conflit armé sur le sol togolais serait sans nul doute fratricide. Des Togolais ôtant la vie à d’autres Togolais, quel échec moral et national ! Ensuite, il n’y a aucune garantie d’avoir le dessus sur un régime habitué à réagir par le biais des armes, il serait en terrain conquis avec une justification tombant à point nommé pour réprimer encore plus. A cela, il faudra immanquablement associer la réaction qui ne se fera pas attendre vis-à-vis d’une telle initiative belliqueuse : l’isolement diplomatique dans une sous-région déjà en proie à des tensions sécuritaires et où l’intégrité territoriale est devenue un sujet majeur pour de nombreux Etats confrontés à l’avancée djihadiste. Enfin, la question centrale : la durée et le coût économique d’une telle solution. Toute lutte armée, par expérience, est longue, destructrice et coûteuse. Je ne mentionne même pas à cette étape, le risque de voir une dictature militaire succéder à celle à laquelle le Togo est confronté actuellement. Ayant donc expliqué les arguments en défaveur d’une résolution armée du cas togolais, nous pouvons leur opposer les raisons pour lesquelles le pacifisme comporte en lui les graines de nos succès futurs. En premier lieu, il est revêtu de la légitimité morale. Tout ce qui manque aujourd’hui à un régime en plein naufrage sur le plan des valeurs et du respect de la dignité humaine. S’il peine déjà, à coup de tournées médiatiques et d’artifices de relations publiques, à justifier la répression des mois de juin et de juillet, imaginons, à plus forte raison, la situation inextricable dans laquelle il se trouvera face à un mouvement pacifique et discipliné. Puis le pacifisme renferme cette capacité à emporter l’adhésion d’une population qui ne connaît trop bien le prix du sang versé et des brimades, traumatisée qu’elle est par six décennies d’assassinats ciblés, d’assassinats de masse, de bastonnades de rue, d’emprisonnements arbitraires dans des conditions effroyables. Même si cela n’est pas gagné d’avance, il demeurera toujours plus facile de rallier des centaines de milliers de citoyens à des actions non-violentes que d’en convaincre quelques centaines de prendre les armes. Toujours dans le même ordre d’idée, la non-coopération économique, sociale et institutionnelle, par leur propension à désorganiser durablement le régime, ont la capacité à brève échéance de se révéler bien plus efficaces qu’un choc frontal. Et pour finir, il ne faut pas négliger l’aspect lié à la visibilité à l’international. Un peuple se battant pacifiquement pour sa dignité attire naturellement l’attention et la solidarité au-delà des frontières. Pour finir, afin d’apporter du concret à ce qui est développé plus haut, voici un aperçu, non exhaustif d’actions pacifiques qui peuvent être explorées dans le cadre d’une révolution populaire pacifique dans notre pays. En premier lieu, et afin d'entraîner la volonté des populations sur des actions plus longues dans le temps, les boycotts ciblés. Il peut s’agir de produits ou services dont on sait que la production est assurée par des capitaux issus des cercles du pouvoir. Frapper au portefeuille frappera indéniablement les esprits aussi cet offrira un succès d’étape au goût de petite revanche à ceux dont jadis les puissants riaient du désarroi. Après, des actions artistiques et symboliques peuvent marquer durablement les esprits et y ancrer le message de la résistance. Pour peu que les artistes togolais veuillent prendre leur part à la lutte pour la libération de la Nation. Il ne faut ensuite pas négliger les réseaux de solidarité afin de soutenir les familles touchées dans leur chair par la répression. Ce type d’action a le pouvoir de souder les Togolais, comme un seul corps affrontant les mêmes difficultés. Ensuite, on pourra évoquer les actions collectives dans l’espace public, rassemblement silencieux, occupations pacifiques d’esplanades et de lieux symboliques. La clé étant ici l’effet de masse. Quelques courageux ne suffiront malheureusement pas à l’obtenir. Pour finir les grèves et blocages économiques ciblés. Dans un contexte marqué par une force syndicale totalement démobilisée par les manœuvres du pouvoir. Il s’agit sans conteste du type d’action le plus délicat à mettre en œuvre. Dans le même temps, il s’agit d’un de ceux qui ont le plus fort pouvoir contraignant sur le régime. Les Togolais ont certes payé chèrement le prix de la grève générale illimitée de 1992 mais le contexte en 2025 est différent avec une économie plus intégrée avec des interdépendances de secteurs plus accrus. Par effet d’entraînement, corps de métier par corps de métier, l’ensemble des travailleurs peuvent rejoindre le mouvement et finir par asphyxier une économie qui d’ores et déjà, ne les rétribue que peu, voire pas du tout Pour conclure, il me semble important de rappeler : “Révolution”, parce qu’il nous faut rompre radicalement avec l’ordre injuste qui nous opprime tous sans exception. “Populaire”, parce que seule la force du nombre peut imposer un changement irréversible. “Pacifique”, parce qu’il faut que cette victoire appartienne à tous et survive à ceux qui l’auront remportée. En effet : la liberté conquise par la violence se défend toujours par la violence. Celle conquise par le peuple, uni et pacifique, se défend par la légitimité et la justice. Et c’est la juste récompense que le peuple togolais mérite. #FreeTogo
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