Alain Carentan

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@objectif_libre

Liberté, j'écris ton nom.

France Bergabung Şubat 2023
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@brivael Le Nouvel Obs appartient à Mathieu Pigasse. La une me semble logique avec l'agenda politique de son propriétaire.
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Gabriel Zucman 🤡 sur cette une, aie, je vais être empathique avec le reste de tte cette liste, soyez fort. Finir épinglé à côté de lui sur une couv’, c’est d’une cruauté rare. Courage à vous, vous ne méritiez pas ça.
Tony Pittaro@TonyPittaro

Féris Barkat, Lena Situations, celle qui chante « taxez les riches », l’humoriste de France Inter…. Voici ceux qui vont faire la France de demain d’après Le Nouvel Obs qui sort ce jeudi 7 mai

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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@TonyPittaro C'est une revue qui appartient à Mathieu Pigasse. La Une est cohérente avec l'agenda politique de son propriétaire.
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Tony Pittaro
Tony Pittaro@TonyPittaro·
Féris Barkat, Lena Situations, celle qui chante « taxez les riches », l’humoriste de France Inter…. Voici ceux qui vont faire la France de demain d’après Le Nouvel Obs qui sort ce jeudi 7 mai
Tony Pittaro tweet media
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
La démarchandisation est la dernière fumisterie à la mode. Dans l'économie, tout a un coût. Le marché donne un bon indicateur du coût. Il est visible. Mais lorsque l'Etat intervient, le coût réel devient invisible. Il ne disparaît pas mais se déplace. Dans la dette publique.
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@evano_matthias @BorisVallaud Et donc tu as acheté le livre. Comment on se sent après avoir participé à la marchandisation de la démarchandisation ? Un peu de cohérence. Le discours de gauche est un business comme un autre et n’a jamais réussi à démarchandiser quoi que ce soit. Il déplace juste le problème.
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Evano Matthias
Evano Matthias@evano_matthias·
On est tous devenus des marchandises. De la naissance à la mort. @borisvallaud nous explique ce phénomène mais surtout comment s’en sortir. Alors démarchandisons la société !
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@stertrais Ce sont des pommes de terre cuites dans le coquelon ? Huile d'olive, sel,poivre ?
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Sébastien Tertrais
Sébastien Tertrais@stertrais·
Je suis déçu déçu ! J'ai posté ça hier soir, en prenant le soin de mettre des bons produits. De l'échine de porc fermier cuit dans l'ancestral plat en terre cuite de ma grand-mère, du cochon noir de Bigorre, dont deux côtes grillées, du pâté de campagne maison et du pain au levain de ma fabrication. Des remarques intéressantes, utiles, d'autres éclairantes, questionnantes. Merci. Mais pas une remarque sur ces délicieux produits ! Alors que je pensais titiller vos papilles. Je vous en remets donc une couche à une heure plus adaptée. Couleurs naturelles.
Sébastien Tertrais tweet media
Sébastien Tertrais@stertrais

Le cochon, c'est une tradition bretonne et française ancestrale, de formidables moments de partage, notamment quand on réunit tout le monde autour d'un ou deux cochons grillés. Il faut être le dernier des cons pour associer ça à l'extrême droite.

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Alain Carentan me-retweet
Matthieu 🗽🎗️🇫🇷🇪🇸🇦🇷🇺🇸🇺🇦🇮🇱🇹🇼🇻🇪🇦🇲
😳 Est-ce qu’un juriste même en L1 de droit pourrait conseiller ce monsieur svpl ? 😱 Ce qu’il écrit est absolument faux, en droit pénal il n’est clairement pas sérieux d’écrire et même de penser qu’un juge va faire une application téléologique d’une loi (= chercher l’intention initiale et première du législateur). ☝🏻 Un juge pénal applique la loi de manière stricte. Si le texte de loi, et non son exposé des motifs (et a fortiori encore moins les travaux parlementaires ayant conduit à l’adoption de la loi), ne fait pas état spécialement de l’entrisme islamiste, alors le texte de loi aura vocation à être appliqué à bien d’autres situations diverses et variées. 👉🏻 Ce point juridique étant précisé, politiquement, c’est absolument consternant. 1/ Une mesure administrative donc non judiciaire, prise a priori, sur des notions vagues floues et arbitraires, est tout bonnement illibérale a minima, voire antidémocratique. 2/ En proposant une telle loi, vous donnez des armes aux prochains ministres de l’économie et de l’Interieur, qui peuvent être encore plus de dangereux que vous-même ne l’êtes… Oui : @davidlisnard a eu la délicatesse de ne pas vous viser, et oui, vous avez eu raison de vous sentir visé.
Bruno Retailleau@BrunoRetailleau

Je m’attendais bien sûr à des critiques de la gauche mélenchonisée sur ma proposition de loi contre l’entrisme islamiste. Mais j’avoue que je pensais pas que certains, à droite, lui emboîteraient le pas. L’article 6, qui prévoit le gel des avoirs des organisations incriminées pourrait, nous dit-on, servir de prétexte à entraver la liberté d’expression de courants d’idées qui déplairaient au pouvoir en place. En bref : le retour de la censure ! Pardon, mais c’est oublier «l’intention du législateur », qui est un principe essentiel d’application et d’appréciation de la loi. Cet article se rattache en effet à une proposition de loi dont le titre et l’exposé des motifs concernent explicitement et exclusivement l’entrisme, et qui lui applique les critères qui existent déjà pour la dissolution des associations. Par ailleurs, la loi précise bien que le gel ne sera possible que pour les actes qui présentent une menace gravité. Ma proposition de loi frappe donc fort, mais elle vise juste… et c’est précisément pour cette raison qu’elle a déchaîné la colère des milieux islamo-gauchistes. Alors, de grâce, cessons d’être les idiots utiles des ennemis de la République, dont le travail d’entrisme consiste précisément à retourner contre nous nos valeurs de démocratie et de liberté. Ne soyons pas naïfs et arrêtons de tomber dans les pièges qui nous sont tendus par nos adversaires. C’est un combat difficile, mais existentiel. L’heure est à l’action , pas à la péroraison !

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Alain Carentan me-retweet
Samuel Fitoussi
Samuel Fitoussi@SamuelFitouss10·
Pourquoi les intellectuels sont-ils si souvent socialistes ? Les intellectuels pourraient avoir un faible pour les théories qui ouvrent la porte à une forme d’ingénierie sociale, qui impliquent que les changements positifs doivent être impulsés par le haut, de manière verticale. Pourquoi ? Parce que si le progrès naît de la mise en place de la recette de la bonne société, alors les intellectuels sont les garants du bonheur de leurs concitoyens, investis d’une mission : orienter la société vers un avenir meilleur. En revanche, si le progrès advient surtout par le bas, par l’initiative spontanée d’individus, par la société civile, par le marché, alors les intellectuels doivent se limiter à un travail descriptif, et ne peuvent avoir d’influence significative, en tout cas pas d’influence positive significative. « L’idée de reconstruire entièrement la société, notait Hayek, séduit davantage l’intellectuel que les réflexions plus pragmatiques des tenants d’une amélioration graduelle de l’ordre établi. » Dans L’Opium des intellectuels, Raymond Aron raconte que si l’intelligentsia française, pendant la guerre froide, était plutôt hostile aux États-Unis, c’était justement parce que le pays avait enregistré d’immenses progrès grâce à l’entreprise individuelle de ses citoyens plutôt que par le biais d’une idée de génie (le communisme) appliquée à tous. [...] Thomas Sowell, lui, constate que les intellectuels ont tendance à étudier, décrire et s’enthousiasmer pour les périodes de l’Histoire où ont eu lieu des changements législatifs (nouveaux droits, acquis sociaux, etc.) dont ils imaginent pouvoir s’attribuer partiellement le mérite, mais semblent indifférents aux améliorations de la condition humaine, parfois plus significatives, imputables à la vitalité de la société civile (même lorsque ce sont précisément ces progrès qui rendent possibles les acquis sociaux des décennies suivantes). [...] Encore aujourd’hui, les sciences sociales ne se passionnent pas pour l’extraordinaire amélioration des conditions de vie en quelques décennies à Hong Kong, à Singapour, ou en Corée du Sud, permise par la réduction du poids de leurs gouvernements dans l’économie. Ce qui soulève une question : les intellectuels se disant attachés à la justice sociale ont-ils comme priorité l’amélioration du sort des plus malheureux, ou bien l’affirmation de leur propre importance dans l’amélioration du sort des plus malheureux ? « Ce qui préoccupe réellement les doctrinaires, écrivait Gustave Le Bon, ce n’est pas l’avènement du socialisme mais l’avènement des socialistes. » Dans la même veine, l’essayiste Vera Nikolski a montré que les intellectuels sous-estiment l’influence du progrès technique dans la libération de la femme (électroménager, pilule, avortement, augmentation générale de la productivité ayant dévalué l’importance de la force physique) et surestiment celle des idées égalitaristes. Il est aussi amusant de noter qu’au XIXe siècle, pendant que John Stuart Mill appelait les universités à former « des esprits capables d’améliorer et de régénérer la société », décrivant l’élite intellectuelle comme des « têtes pensantes », « en avance sur le reste de la société », « sans qui la vie humaine serait stagnante » , la révolution industrielle transformait radicalement la condition humaine. Elle était menée entre autres par Thomas Edison et Henry Ford, qui n’étaient presque pas allés à l’école, et par les frères Wright (inventeurs du premier avion), qui n’avaient pas le bac. [...] La discussion présente peut offrir une réponse à cette interrogation : comment expliquer la « tyranophilie » des intellectuels ? Pourquoi, tout au long du 20ème siècle, ont-ils affiché une telle complaisance pour les dictateurs de la pire espèce ? Réponse du philosophe Roger Scruton : « Les intellectuels sont naturellement séduits par l’idée d’une société planifiée, car ils pensent qu’ils en seront les responsables. » Selon l’anarchiste russe Bakounine, le but réel des intellectuels marxistes était l’instauration d’une « pédantocratie », c’est-à-dire un régime dans lequel les pédants (ici, les théoriciens marxistes) exerceraient les responsabilités. Le tort des démocraties libérales serait donc qu’étant libérales, elles « laissent une part à l’action spontanée de tous et de chacun, s’interdisent l’ambition de construire l’ordre social selon un plan et de soumettre l’avenir à leur volonté » (Aron). Si à l’inverse, le communisme a tant plu à l'intelligentsia, c’est peut-être car il s’agit, selon la formule de Jan Waclav Makhaïski, d’un « régime basé sur l’exploitation des ouvriers par les intellectuels ». Orwell, dès 1946, livrait la même analyse. Au Royaume-Uni, les intellectuels les plus favorables à Staline, écrivait-il, sont « en général des individus sans éclat, frustrés par le système […], avides de plus de pouvoir et de reconnaissance. Ces individus se tournent vers l’URSS et y voient, ou croient y voir, un système qui élimine la classe supérieure, maintient la classe ouvrière à sa place et accorde un pouvoir absolu aux gens comme eux. […] Leur désir inavoué : remplacer le socialisme égalitaire par une société hiérarchisée où l’intellectuel pourrait enfin s’emparer du fouet ». De retour d’un voyage à Cuba, Simone de Beauvoir, enthousiaste, a raconté la façon dont Sartre, elle-même et Fidel Castro ont arpenté l’île, notamment pour que ce dernier puisse « gronder » les paysans, leur « demander de faire mieux ». Un jour, ils sont passés devant des ouvriers qui construisaient un village. En un coup d’œil, Castro a discerné des défauts dans le projet architectural. Alors il « s’est jeté par terre de tout son long et il a dessiné sur le sable le plan d’un village ; on lui a apporté un bout de carton où il a recopié le plan. Les paysans l’ont acclamé : ils suivront ses indications. » Les ouvriers cubains, relate-t-elle avec ravissement, avaient « tout le temps la tête levée » pour voir si l’hélicoptère de Castro arrivait, avec l’espoir que celui-ci descende du ciel pour les éclairer de ses lumières. On ne peut donner plus belle métaphore de la verticalité. En lisant l’entretien où de Beauvoir dit toute son admiration pour la dictature cubaine, il est difficile de ne pas y déceler une forme de paternalisme intellectuel, une fascination romantique pour un modèle de société où une élite éclairée guide le petit peuple dans le droit chemin. Cela semblait d’ailleurs être l’un des fils directeurs de sa pensée politique. Quelques années plus tôt, elle se réjouissait que le régime maoïste, par son appareil de propagande, tienne le peuple « au courant des événements », « lui en explique le sens et les raisons » et « le forme politiquement ». Comme le notait Orwell, certains intellectuels ne voient pas « la révolution comme un mouvement des masses auxquelles ils souhaitent s’associer ; ils l’envisagent comme un ensemble de réformes que eux, savants, vont imposer aux autres, membres de l’ordre inférieur ».
Rothmus 🏴@Rothmus

It’s not “equality”. Based on Schumpeter’s Capitalism, Socialism, and Democracy Lamont makes in his article the case that capitalism rewards practical doers who create value for consumers, while undervaluing abstract verbal brilliance, breeding resentment. Socialism elevates them to central planners & directors with status & protection from markets. TLDR: Capitalism rewards those who do. Socialism elevates those who direct. Note: this view is echoed by thinkers like Nozick and Sowell. Nozick argued intellectuals (“wordsmiths”) develop entitlement in school where verbal brilliance earns top status, then resent capitalism for rewarding practical value-creation for consumers over abstract intellect. Sowell described them as “the anointed” who overestimate their knowledge for grand social engineering, blame capitalism for society’s ills while ignoring trade-offs and dispersed practical wisdom, and promote visions that elevate their role as planners and critics.

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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@KLantenois_ @BorisVallaud Je sens que tous les elus de gauche et leurs amis bureaucrates et hauts fonctionnaires sont en train de sentir le vent tourner. Après avoir endetté le pays plus que de mesure ils cherchent à se maintenir, puis à se justifier, puis à se couvrir avant leur chute prochaine.
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Karine Lantenois
Karine Lantenois@KLantenois_·
Le niveau général de @BorisVallaud est objectivement consternant. Démontrer la pertinence d’un concept en benchmarkant à la sauvage c de l’infra-politique. Isoler un micro-élément anecdotique de son écosystème socio-démocrate-libéral (là où le socialisme façon PS n’est qu’une variante festive du communisme) est une faute de raisonnement assez grossière. Quand en plus les exemples choisis contredisent son propre discours, c’est là un exploit d’irrémédiable cancre. Les crèches en France sont très largement subventionnées et les aides à la petite enfance font déjà du secteur « bas-âge » un modèle hors de la logique de marché. La France est déjà évidemment plus « démarchandisée » qu’aucun pays scandinave ne le sera jamais. Les pompes funèbres au Canada sont privées avec une aide pour les plus démunis, la logique canadienne est à l’inverse de l’intrusion systématique de l’Etat dans les événements personnels (là encore, la France réglemente le secteur funéraire qui est de l’ordre public et de la dignité collective), notre marché est plus encadré qu’au Canada. La « démarchandisation » dans un pays à 56% de dépenses publiques dont 46% pour la sphère sociale est déjà approchant de l’Allemagne de l’Est, avec Boris, on serait plus proche de la Corée du Nord. Franchement, c’est pas au niveau ce genre de gadgetsde communication politique fondée sur des contre-vérités colossales.
Boris VALLAUD@BorisVallaud

Crèches au Danemark, pompes funèbres au Canada, logement à Vienne, Ehpad dans les Landes, eau à Paris... Il y a plein d'exemples partout dans le monde, mais les libéraux préfèrent décrire la démarchandisation comme "l'Allemagne de l'Est", "l'URSS" ou la Chine.

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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@JeanMizrahi x.com/i/status/20524… J'aime beaucoup cette analyse de @brivael
Brivael Le Pogam@brivael

Mélenchon, le mec qui te promet la lune en cassant l'échelle. "La dette n'existe pas, mettez ça à la poubelle". Ok mon pote, on va décortiquer pourquoi cette phrase, c'est exactement le genre de connerie populiste qui mène un pays au gouffre. Thread. 🧵 D'abord, c'est quoi la dette publique ? Quand l'État dépense plus qu'il ne récolte en impôts (ce qui arrive en France TOUS les ans depuis 1974), il doit combler le trou. Pour ça, il emprunte. Il émet des obligations (les fameuses OAT) que des investisseurs achètent. En échange, l'État s'engage à rembourser, avec des intérêts. La dette française aujourd'hui : 3 513 milliards d'euros. 117% du PIB. Soit environ 51 000€ par Français, bébés compris. Et la charge d'intérêts ? 70 milliards d'euros en 2026. C'est le 2ème poste budgétaire du pays, devant la Défense, devant la Justice. Chaque année, on crame l'équivalent du budget de plusieurs ministères juste pour payer les intérêts. Maintenant, comment notre système social est financé ? Spoiler : il ne l'est pas. Du moins, pas par nos impôts. En 2025, l'État a encaissé 311 milliards de recettes nettes. Il a dépensé 450 milliards. Déficit : 139 milliards. On finance la Sécu, les retraites, l'école, l'hôpital, les allocs… en partie à crédit. Chaque année. Le modèle social français tient debout grâce à QUI ? Aux investisseurs qui acceptent de nous prêter. 53% sont étrangers. Fonds souverains norvégiens, banques centrales, fonds de pension japonais, américains, britanniques. Ce sont eux qui achètent notre dette parce qu'ils nous font (encore) confiance. Et c'est là qu'arrive Jean-Luc, le génie qui a découvert l'eau tiède : "ils sont étrangers, donc on s'en fout, on annule". Mon vieux, t'as raté un cours d'économie. En fait, t'as raté toute la matière. Conséquence n°1 d'un défaut souverain : tu ne peux plus emprunter. Personne ne te prête à un fou qui vient de rayer ses créances. Donc demain, plus 1 centime de nouvelle dette. Or je te rappelle : on a besoin de 310 milliards d'emprunts en 2026 juste pour faire tourner la boutique. Conséquence n°2 : 139 milliards de dépenses qu'on ne peut plus financer. Du jour au lendemain. Donc concrètement : tu ne paies plus les retraites, tu ne paies plus les fonctionnaires, tu ne paies plus les allocs, tu ne paies plus les hôpitaux. Choisis ton secteur, il crève. Conséquence n°3 : effondrement bancaire. Les banques françaises détiennent une partie massive de cette dette. Tu l'effaces, tu déclenches des faillites en cascade. Tes économies, ton livret A, ton assurance-vie ? Vapeur. Conséquence n°4 : fuite des capitaux, effondrement de l'euro (la France c'est 20% de la zone euro), inflation explosive sur tout ce qu'on importe (énergie, alimentation, médicaments). Le pouvoir d'achat des Français pulvérisé en 6 mois. Regarde la Grèce en 2010-2012. Pas un défaut total, juste une restructuration. Résultat : 25% de chute du PIB, chômage à 28%, suicides en hausse, retraites coupées de moitié, hôpitaux sans matériel. Pendant 10 ans. Et c'était avec l'aide de l'UE et du FMI. Imagine sans. Mais Jean-Luc ne s'embarrasse pas de ces détails. Lui, il vend du rêve à des gens qui souffrent vraiment, en leur faisant croire qu'il existe un bouton magique pour tout régler. C'est pas de la politique, c'est de la démagogie pure. Et c'est dangereux. Le pire ? Il sait. Il n'est pas idiot. Il sait pertinemment qu'annuler la dette c'est condamner les classes populaires, celles qu'il prétend défendre, à la misère absolue. Les riches ont les moyens de partir. Les pauvres se prennent l'effondrement en pleine gueule. La vraie question n'est pas "comment annuler la dette" (réponse : on peut pas sans tout détruire). La vraie question, c'est "comment arrêter d'en créer". Et ça, ça suppose de réduire la dépense publique, qui atteint 57% du PIB en France. Record mondial ou presque. Mais réduire la dépense, ça veut dire dire non à des gens. Ça veut dire faire des choix. Ça demande du courage politique. Mélenchon préfère vendre du fantasme. C'est plus facile, ça fait des votes. Et tant pis si le pays brûle après lui. La dette existe, Jean-Luc. Et un jour ou l'autre, quelqu'un la paie. La seule question c'est : qui ? Avec ton plan, ce sera tout le monde, en même temps, et brutalement.

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Jean Mizrahi
Jean Mizrahi@JeanMizrahi·
La question qu'on est tous en droit de se poser est : comment un type qui nous explique que nos dettes, qui correspondant l'argent que nous avons emprunté et que nous devons, notamment à des prêteurs étrangers, "n'existent pas", peut être candidat à la présidence de la République française avec une chance non nulle d'être au second tour. Un mystère.
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@mdiplo Et sinon, il y a aussi ça : x.com/i/status/20524…
Brivael Le Pogam@brivael

Mélenchon, le mec qui te promet la lune en cassant l'échelle. "La dette n'existe pas, mettez ça à la poubelle". Ok mon pote, on va décortiquer pourquoi cette phrase, c'est exactement le genre de connerie populiste qui mène un pays au gouffre. Thread. 🧵 D'abord, c'est quoi la dette publique ? Quand l'État dépense plus qu'il ne récolte en impôts (ce qui arrive en France TOUS les ans depuis 1974), il doit combler le trou. Pour ça, il emprunte. Il émet des obligations (les fameuses OAT) que des investisseurs achètent. En échange, l'État s'engage à rembourser, avec des intérêts. La dette française aujourd'hui : 3 513 milliards d'euros. 117% du PIB. Soit environ 51 000€ par Français, bébés compris. Et la charge d'intérêts ? 70 milliards d'euros en 2026. C'est le 2ème poste budgétaire du pays, devant la Défense, devant la Justice. Chaque année, on crame l'équivalent du budget de plusieurs ministères juste pour payer les intérêts. Maintenant, comment notre système social est financé ? Spoiler : il ne l'est pas. Du moins, pas par nos impôts. En 2025, l'État a encaissé 311 milliards de recettes nettes. Il a dépensé 450 milliards. Déficit : 139 milliards. On finance la Sécu, les retraites, l'école, l'hôpital, les allocs… en partie à crédit. Chaque année. Le modèle social français tient debout grâce à QUI ? Aux investisseurs qui acceptent de nous prêter. 53% sont étrangers. Fonds souverains norvégiens, banques centrales, fonds de pension japonais, américains, britanniques. Ce sont eux qui achètent notre dette parce qu'ils nous font (encore) confiance. Et c'est là qu'arrive Jean-Luc, le génie qui a découvert l'eau tiède : "ils sont étrangers, donc on s'en fout, on annule". Mon vieux, t'as raté un cours d'économie. En fait, t'as raté toute la matière. Conséquence n°1 d'un défaut souverain : tu ne peux plus emprunter. Personne ne te prête à un fou qui vient de rayer ses créances. Donc demain, plus 1 centime de nouvelle dette. Or je te rappelle : on a besoin de 310 milliards d'emprunts en 2026 juste pour faire tourner la boutique. Conséquence n°2 : 139 milliards de dépenses qu'on ne peut plus financer. Du jour au lendemain. Donc concrètement : tu ne paies plus les retraites, tu ne paies plus les fonctionnaires, tu ne paies plus les allocs, tu ne paies plus les hôpitaux. Choisis ton secteur, il crève. Conséquence n°3 : effondrement bancaire. Les banques françaises détiennent une partie massive de cette dette. Tu l'effaces, tu déclenches des faillites en cascade. Tes économies, ton livret A, ton assurance-vie ? Vapeur. Conséquence n°4 : fuite des capitaux, effondrement de l'euro (la France c'est 20% de la zone euro), inflation explosive sur tout ce qu'on importe (énergie, alimentation, médicaments). Le pouvoir d'achat des Français pulvérisé en 6 mois. Regarde la Grèce en 2010-2012. Pas un défaut total, juste une restructuration. Résultat : 25% de chute du PIB, chômage à 28%, suicides en hausse, retraites coupées de moitié, hôpitaux sans matériel. Pendant 10 ans. Et c'était avec l'aide de l'UE et du FMI. Imagine sans. Mais Jean-Luc ne s'embarrasse pas de ces détails. Lui, il vend du rêve à des gens qui souffrent vraiment, en leur faisant croire qu'il existe un bouton magique pour tout régler. C'est pas de la politique, c'est de la démagogie pure. Et c'est dangereux. Le pire ? Il sait. Il n'est pas idiot. Il sait pertinemment qu'annuler la dette c'est condamner les classes populaires, celles qu'il prétend défendre, à la misère absolue. Les riches ont les moyens de partir. Les pauvres se prennent l'effondrement en pleine gueule. La vraie question n'est pas "comment annuler la dette" (réponse : on peut pas sans tout détruire). La vraie question, c'est "comment arrêter d'en créer". Et ça, ça suppose de réduire la dépense publique, qui atteint 57% du PIB en France. Record mondial ou presque. Mais réduire la dépense, ça veut dire dire non à des gens. Ça veut dire faire des choix. Ça demande du courage politique. Mélenchon préfère vendre du fantasme. C'est plus facile, ça fait des votes. Et tant pis si le pays brûle après lui. La dette existe, Jean-Luc. Et un jour ou l'autre, quelqu'un la paie. La seule question c'est : qui ? Avec ton plan, ce sera tout le monde, en même temps, et brutalement.

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Le Monde diplomatique 🖋
Le lendemain, aucune institution ne s’effondre. Les boulangeries ouvrent et les trains circulent. Les éditorialistes, en revanche, entrent dans un état de nervosité remarquable. ↓
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Mélenchon, le mec qui te promet la lune en cassant l'échelle. "La dette n'existe pas, mettez ça à la poubelle". Ok mon pote, on va décortiquer pourquoi cette phrase, c'est exactement le genre de connerie populiste qui mène un pays au gouffre. Thread. 🧵 D'abord, c'est quoi la dette publique ? Quand l'État dépense plus qu'il ne récolte en impôts (ce qui arrive en France TOUS les ans depuis 1974), il doit combler le trou. Pour ça, il emprunte. Il émet des obligations (les fameuses OAT) que des investisseurs achètent. En échange, l'État s'engage à rembourser, avec des intérêts. La dette française aujourd'hui : 3 513 milliards d'euros. 117% du PIB. Soit environ 51 000€ par Français, bébés compris. Et la charge d'intérêts ? 70 milliards d'euros en 2026. C'est le 2ème poste budgétaire du pays, devant la Défense, devant la Justice. Chaque année, on crame l'équivalent du budget de plusieurs ministères juste pour payer les intérêts. Maintenant, comment notre système social est financé ? Spoiler : il ne l'est pas. Du moins, pas par nos impôts. En 2025, l'État a encaissé 311 milliards de recettes nettes. Il a dépensé 450 milliards. Déficit : 139 milliards. On finance la Sécu, les retraites, l'école, l'hôpital, les allocs… en partie à crédit. Chaque année. Le modèle social français tient debout grâce à QUI ? Aux investisseurs qui acceptent de nous prêter. 53% sont étrangers. Fonds souverains norvégiens, banques centrales, fonds de pension japonais, américains, britanniques. Ce sont eux qui achètent notre dette parce qu'ils nous font (encore) confiance. Et c'est là qu'arrive Jean-Luc, le génie qui a découvert l'eau tiède : "ils sont étrangers, donc on s'en fout, on annule". Mon vieux, t'as raté un cours d'économie. En fait, t'as raté toute la matière. Conséquence n°1 d'un défaut souverain : tu ne peux plus emprunter. Personne ne te prête à un fou qui vient de rayer ses créances. Donc demain, plus 1 centime de nouvelle dette. Or je te rappelle : on a besoin de 310 milliards d'emprunts en 2026 juste pour faire tourner la boutique. Conséquence n°2 : 139 milliards de dépenses qu'on ne peut plus financer. Du jour au lendemain. Donc concrètement : tu ne paies plus les retraites, tu ne paies plus les fonctionnaires, tu ne paies plus les allocs, tu ne paies plus les hôpitaux. Choisis ton secteur, il crève. Conséquence n°3 : effondrement bancaire. Les banques françaises détiennent une partie massive de cette dette. Tu l'effaces, tu déclenches des faillites en cascade. Tes économies, ton livret A, ton assurance-vie ? Vapeur. Conséquence n°4 : fuite des capitaux, effondrement de l'euro (la France c'est 20% de la zone euro), inflation explosive sur tout ce qu'on importe (énergie, alimentation, médicaments). Le pouvoir d'achat des Français pulvérisé en 6 mois. Regarde la Grèce en 2010-2012. Pas un défaut total, juste une restructuration. Résultat : 25% de chute du PIB, chômage à 28%, suicides en hausse, retraites coupées de moitié, hôpitaux sans matériel. Pendant 10 ans. Et c'était avec l'aide de l'UE et du FMI. Imagine sans. Mais Jean-Luc ne s'embarrasse pas de ces détails. Lui, il vend du rêve à des gens qui souffrent vraiment, en leur faisant croire qu'il existe un bouton magique pour tout régler. C'est pas de la politique, c'est de la démagogie pure. Et c'est dangereux. Le pire ? Il sait. Il n'est pas idiot. Il sait pertinemment qu'annuler la dette c'est condamner les classes populaires, celles qu'il prétend défendre, à la misère absolue. Les riches ont les moyens de partir. Les pauvres se prennent l'effondrement en pleine gueule. La vraie question n'est pas "comment annuler la dette" (réponse : on peut pas sans tout détruire). La vraie question, c'est "comment arrêter d'en créer". Et ça, ça suppose de réduire la dépense publique, qui atteint 57% du PIB en France. Record mondial ou presque. Mais réduire la dépense, ça veut dire dire non à des gens. Ça veut dire faire des choix. Ça demande du courage politique. Mélenchon préfère vendre du fantasme. C'est plus facile, ça fait des votes. Et tant pis si le pays brûle après lui. La dette existe, Jean-Luc. Et un jour ou l'autre, quelqu'un la paie. La seule question c'est : qui ? Avec ton plan, ce sera tout le monde, en même temps, et brutalement.
Surmulot@SurmulotsNews

💸 🇫🇷 « La dette n'existe pas ! Mettez tout ça à la poubelle ! » déclare Jean-Luc Mélenchon...

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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@benoistrousseau Tellement vrai... et le pire c'est que les meilleurs doutent d'eux-mêmes... contrairement aux médiocres.
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@brivael Merci d'avoir semé les graines. Le communiste veut partager la richesse d'aujourd'hui. Le capitaliste veut capter une part de la richesse qui sera créée demain. D'un côté une vision statique pour un jeu à somme nulle. De l'autre une vision dynamique dans un jeu à somme positive.
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Si tu es gauchiste de bonne foi et que tu lis ce thread, lis bien ce qui suit. Tu vas peut-être devenir libéral en cinq minutes. La phrase est belle parce qu'elle résume parfaitement l'erreur économique fondamentale de la gauche : "un système qui veut concentrer toute la richesse dans les mains de quelques-uns". Cette phrase suppose que la richesse est un gâteau fixe. Une quantité finie. Si quelqu'un en prend plus, les autres en ont forcément moins. Si Bezos est riche, c'est forcément qu'il a volé les pauvres. C'est faux. C'est la chose la plus fausse qu'on puisse croire en économie. Et c'est de là que vient toute l'erreur. La richesse n'est pas un gâteau qui se partage. Elle se crée. Un boulanger qui produit du pain ne prend rien à personne. Il ajoute du pain au monde. Avant lui : pas de pain. Après lui : du pain. Le monde est plus riche, lui est plus riche, ses clients sont plus rassasiés. Personne n'a perdu. Tout le monde a gagné. C'est la différence entre un échange marchand (jeu à somme positive : les deux parties gagnent, sinon elles n'échangeraient pas) et un vol (jeu à somme nulle : ce que l'un gagne, l'autre le perd). Le capitalisme repose sur l'échange. Le communisme, sur la redistribution forcée, donc sur le vol. Maintenant les chiffres. Parce que ce n'est pas une opinion, c'est de l'arithmétique historique. En 1820, 94% de l'humanité vivait dans la pauvreté, 84% dans la pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour). Aujourd'hui, la pauvreté extrême mondiale est tombée à environ 9%. C'est la donnée la plus extraordinaire de l'histoire humaine. En 200 ans, on est passés de 9 personnes sur 10 dans la misère absolue, à moins d'1 sur 10. Sur les 35 dernières années seulement, 117 000 personnes sortent de la pauvreté extrême chaque jour. Tous les jours. Depuis 1990. Soit plus d'1,5 milliard de personnes au total. C'est l'équivalent de 25 fois la population française sortie de la misère absolue en une génération. Qu'est-ce qui a fait ça ? Pas l'aide humanitaire. Pas les ONG. Pas l'État. La croissance économique. Donc le capitalisme. Donc l'échange marchand qui crée de la richesse là où il n'y en avait pas. Les deux pays qui ont contribué le plus à ce miracle sont la Chine et l'Inde. Tous les deux étaient communistes ou socialistes. Tous les deux étaient parmi les pays les plus pauvres du monde. Tous les deux ont décidé dans les années 70-80 de basculer vers l'économie de marché. Résultat : 800 millions de Chinois et plusieurs centaines de millions d'Indiens sortis de la pauvreté en 40 ans. Le communisme a maintenu ces pays dans la misère. Le capitalisme les en a sortis. C'est un fait. Pas une opinion. Donc la réalité inverse exactement ta phrase. Le capitalisme ne concentre pas la richesse dans les mains de quelques-uns. Il en crée tellement, partout, que même les plus pauvres deviennent moins pauvres. Bezos est riche, ET le Bangladais moyen mange aujourd'hui mieux qu'un roi du XVIIIe siècle. Les deux sont vrais en même temps. C'est ça que tu dois comprendre. Le communisme, lui, ne crée pas de richesse. Il redistribue celle qui existe déjà, en attendant qu'il n'y en ait plus du tout. C'est pour ça qu'il finit toujours par produire de la pauvreté généralisée. Pas par accident. Mécaniquement. Quand tu casses le système qui crée la richesse, il ne reste qu'à partager la misère. Le Venezuela hier prospère est aujourd'hui un pays où on mange les chiens. Cuba après 65 ans de socialisme a un PIB par habitant inférieur à celui de la République Dominicaine voisine. La Corée du Nord la nuit est un trou noir sur les images satellites à côté d'une Corée du Sud illuminée. Ce n'est pas un détail. C'est la démonstration empirique répétée cent fois. Donc si tu veux vraiment aider les pauvres, tu dois vouloir plus de capitalisme, pas moins. Plus d'échange libre. Plus d'entreprenariat. Plus de propriété privée. Plus de marché. Pas par amour des riches, par compassion pour les pauvres. C'est le seul système qui les sort durablement de la misère. Tu peux vérifier toutes les données ci-dessus. Banque mondiale, Our World in Data, Maddison Project. Aucune n'est contestée. C'est juste qu'on te les a cachées, parce qu'elles détruisent le récit qu'on t'a vendu à l'école, à l'université, dans les médias. Maintenant tu sais. La question n'est plus "qu'est-ce que tu crois". Elle est "qu'est-ce que tu fais avec ce que tu sais désormais". Bienvenue.
Pierre Hairainde@PHairainde

@dark_NAFOReborn @brivael Ah oui ? Comment un système qui veut concentrer toute la richesse dans les mains de quelques-uns pourrait-il ne pas créer que plus de pauvreté.

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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@grand_reset @AlexaBardet @BonnetSebas75 @brivael Je regrette mais ce n'est pas vrai. Avec le capitalisme tout le monde gagne. Certains gagnent peu, d'autres gagnent beaucoup, c'est vrai. Les inégalités s'accroissent mais la mobilité sociale fonctionne et l'extrême pauvreté recule. Ce sont des faits sourcés et chiffrés.
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Manu Emile Laroche
Manu Emile Laroche@grand_reset·
@AlexaBardet @BonnetSebas75 @brivael Va trader un peu sur les marchés, tu vas comprendre que le capitalisme est aussi un jeu à sommes nulles Dans la création de richesse, le vol se fait au niveau de la création de valeur Souvent le gros mange le petit. Le boulanger se fait niquer parce que l état prend bcp de valeur
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Alexandra Bardet
Alexandra Bardet@AlexaBardet·
Et oui, n’en déplaise aux étatistes, gauchistes, droichistes… @brivael explique : « La richesse n'est pas un gâteau qui se partage. Elle se crée. Un boulanger qui produit du pain ne prend rien à personne. Il ajoute du pain au monde. Avant lui : pas de pain. Après lui : du pain. Le monde est plus riche, lui est plus riche, ses clients sont plus rassasiés. Personne n'a perdu. Tout le monde a gagné. C'est la différence entre un échange marchand (jeu à somme positive : les deux parties gagnent, sinon elles n'échangeraient pas) et un vol (jeu à somme nulle : ce que l'un gagne, l'autre le perd). Le capitalisme repose sur l'échange. Le communisme, sur la redistribution forcée, donc sur le vol. (…) Donc si tu veux vraiment aider les pauvres, tu dois vouloir plus de capitalisme, pas moins. Plus d'échange libre. Plus d'entreprenariat. Plus de propriété privée. Plus de marché. Pas par amour des riches, par compassion pour les pauvres. C'est le seul système qui les sort durablement de la misère. »
Brivael Le Pogam@brivael

Si tu es gauchiste de bonne foi et que tu lis ce thread, lis bien ce qui suit. Tu vas peut-être devenir libéral en cinq minutes. La phrase est belle parce qu'elle résume parfaitement l'erreur économique fondamentale de la gauche : "un système qui veut concentrer toute la richesse dans les mains de quelques-uns". Cette phrase suppose que la richesse est un gâteau fixe. Une quantité finie. Si quelqu'un en prend plus, les autres en ont forcément moins. Si Bezos est riche, c'est forcément qu'il a volé les pauvres. C'est faux. C'est la chose la plus fausse qu'on puisse croire en économie. Et c'est de là que vient toute l'erreur. La richesse n'est pas un gâteau qui se partage. Elle se crée. Un boulanger qui produit du pain ne prend rien à personne. Il ajoute du pain au monde. Avant lui : pas de pain. Après lui : du pain. Le monde est plus riche, lui est plus riche, ses clients sont plus rassasiés. Personne n'a perdu. Tout le monde a gagné. C'est la différence entre un échange marchand (jeu à somme positive : les deux parties gagnent, sinon elles n'échangeraient pas) et un vol (jeu à somme nulle : ce que l'un gagne, l'autre le perd). Le capitalisme repose sur l'échange. Le communisme, sur la redistribution forcée, donc sur le vol. Maintenant les chiffres. Parce que ce n'est pas une opinion, c'est de l'arithmétique historique. En 1820, 94% de l'humanité vivait dans la pauvreté, 84% dans la pauvreté extrême (moins d'un dollar par jour). Aujourd'hui, la pauvreté extrême mondiale est tombée à environ 9%. C'est la donnée la plus extraordinaire de l'histoire humaine. En 200 ans, on est passés de 9 personnes sur 10 dans la misère absolue, à moins d'1 sur 10. Sur les 35 dernières années seulement, 117 000 personnes sortent de la pauvreté extrême chaque jour. Tous les jours. Depuis 1990. Soit plus d'1,5 milliard de personnes au total. C'est l'équivalent de 25 fois la population française sortie de la misère absolue en une génération. Qu'est-ce qui a fait ça ? Pas l'aide humanitaire. Pas les ONG. Pas l'État. La croissance économique. Donc le capitalisme. Donc l'échange marchand qui crée de la richesse là où il n'y en avait pas. Les deux pays qui ont contribué le plus à ce miracle sont la Chine et l'Inde. Tous les deux étaient communistes ou socialistes. Tous les deux étaient parmi les pays les plus pauvres du monde. Tous les deux ont décidé dans les années 70-80 de basculer vers l'économie de marché. Résultat : 800 millions de Chinois et plusieurs centaines de millions d'Indiens sortis de la pauvreté en 40 ans. Le communisme a maintenu ces pays dans la misère. Le capitalisme les en a sortis. C'est un fait. Pas une opinion. Donc la réalité inverse exactement ta phrase. Le capitalisme ne concentre pas la richesse dans les mains de quelques-uns. Il en crée tellement, partout, que même les plus pauvres deviennent moins pauvres. Bezos est riche, ET le Bangladais moyen mange aujourd'hui mieux qu'un roi du XVIIIe siècle. Les deux sont vrais en même temps. C'est ça que tu dois comprendre. Le communisme, lui, ne crée pas de richesse. Il redistribue celle qui existe déjà, en attendant qu'il n'y en ait plus du tout. C'est pour ça qu'il finit toujours par produire de la pauvreté généralisée. Pas par accident. Mécaniquement. Quand tu casses le système qui crée la richesse, il ne reste qu'à partager la misère. Le Venezuela hier prospère est aujourd'hui un pays où on mange les chiens. Cuba après 65 ans de socialisme a un PIB par habitant inférieur à celui de la République Dominicaine voisine. La Corée du Nord la nuit est un trou noir sur les images satellites à côté d'une Corée du Sud illuminée. Ce n'est pas un détail. C'est la démonstration empirique répétée cent fois. Donc si tu veux vraiment aider les pauvres, tu dois vouloir plus de capitalisme, pas moins. Plus d'échange libre. Plus d'entreprenariat. Plus de propriété privée. Plus de marché. Pas par amour des riches, par compassion pour les pauvres. C'est le seul système qui les sort durablement de la misère. Tu peux vérifier toutes les données ci-dessus. Banque mondiale, Our World in Data, Maddison Project. Aucune n'est contestée. C'est juste qu'on te les a cachées, parce qu'elles détruisent le récit qu'on t'a vendu à l'école, à l'université, dans les médias. Maintenant tu sais. La question n'est plus "qu'est-ce que tu crois". Elle est "qu'est-ce que tu fais avec ce que tu sais désormais". Bienvenue.

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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Il y a 9 semaines, ce compte était inactif. Aujourd'hui : - 59k followers avec 13 300 followers premium - 209 millions d'impressions - 2,4 millions d'engagements - 6000$ générés (revenue share, subs, calls, dons) 5 reposts de Musk Zéro pub. Zéro growth hack. Juste écrire ce que je pense, tous les jours, sans filtre. Tout le monde peut le faire. Vraiment. La seule barrière, c'est d'oser publier quand personne ne lit encore.
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David Lisnard
David Lisnard@davidlisnard·
La lutte contre l’entrisme islamiste et le séparatisme est une priorité vitale pour préserver la République et la Nation. Elle doit mobiliser tous les services de police, de justice, de défense. Elle est aussi culturelle et politique. Mais l’article 6 de la proposition de loi visant à lutter contre l’entrisme islamiste confond les sujets et devient dangereusement liberticide. Sur le fondement de notions extrêmement larges et floues sur la « haine », la « discrimination » ou la « propagation d’idées », l’administration pourra geler les fonds et les ressources économiques de toute personne physique ou morale, sur de simples suspicions idéologiques, sans intervention préalable d’un juge. Mais qui définira la haine ? Et la haine doit-elle renvoyer à une qualification pénale ? Qui tracera la frontière entre une opinion et une « idée tendant à encourager » la discrimination ? C'est un pouvoir exorbitant que d'avoir à interpréter ces notions. Et un pouvoir exorbitant finit toujours par déborder son objet. L'histoire nous enseigne où mène l'arbitraire et, demain, celui-ci pourra aisément se retourner contre d'autres cibles. Cet article dépasse ainsi très largement la lutte contre l’islamisme et ouvre la porte à des dérives graves contre les libertés d’expression et d’association. On ne défend pas la République en lui donnant les outils de l’arbitraire bureaucratique. Si nous nous battons contre le totalitarisme, ce n’est pas pour s’inspirer de ses principes ni lui préparer le terrain. Que la droite ne se fourvoie pas. Nous avons un devoir : protéger la liberté.
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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@brivael Liberté réelle contre sécurité illusoire. C'est aussi un problème de psychologie. Une partie de notre esprit aspire à la liberté. Une autre à la sécurité. Du dialogue de ces deux parties naissent nos peurs et nos désirs.
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Brivael Le Pogam
Brivael Le Pogam@brivael·
Hier, on a démonté le néo collectivisme de Sam Altman et Dario Amodei. Mais critiquer ne suffit pas. Aujourd'hui, on fait une proposition concrète. Comment penser l'IA avec un prisme fondamentalement libéral ? Le principe directeur tient en une phrase. L'IA est trop puissante pour être centralisée. Pas par méchanceté des concepteurs. Par physique des systèmes complexes, et par éthique des libertés. Hayek l'a démontré en 1945 dans The Use of Knowledge in Society. La connaissance pertinente pour coordonner une société complexe n'existe en aucun lieu sous forme centralisable. Elle est dispersée, contextuelle, tacite. Aucun pays de génies dans un datacenter ne peut la réunir, parce qu'elle n'est pas réunissable. Croire qu'on peut le faire, c'est répéter l'erreur du Gosplan avec de meilleurs ordinateurs. Donc voici ce qu'il faut faire, à la place de ce que proposent OpenAI et Anthropic. Décentralisation maximale des modèles. Pas un opérateur dominant, pas trois, mais des dizaines. La concurrence agressive est le seul mécanisme qui empêche les abus de position de devenir des abus de civilisation. Quand un fournisseur dérape, l'utilisateur change. C'est la seule liberté qui compte vraiment, celle de la sortie. Open source à grande échelle. Les poids des modèles publiés, auditables par n'importe qui, modifiables par qui veut. Pas de black boxes auditées par des tiers de confiance qui n'inspirent confiance à personne. Si un modèle est dangereux, c'est l'examen public qui le révèle, pas un comité opaque à San Francisco. Modèles locaux, sur appareils personnels. La cognition que vous achetez doit tourner sur votre matériel, sous votre contrôle, sans dépendre d'une API distante. C'est techniquement possible aujourd'hui pour des modèles de plus en plus capables. Ce sera trivial dans cinq ans. Encore faut il que la régulation ne l'interdise pas, ce qui est exactement ce que prépare le projet Altman. Propriété privée renforcée des modèles. Vous achetez, vous possédez. Pas de souscription perpétuelle, pas de termes d'utilisation qui définissent ce que vous avez le droit de demander à votre propre outil. La propriété est ce qui distingue un homme libre d'un usager. Pluralité des juridictions. Pas de gouvernance globale unique, mais des États nations qui se font concurrence sur les régimes d'IA. La France interdit, l'Estonie autorise, Singapour innove, le Texas dérégule. Chacun choisit où il veut vivre, où il veut entreprendre, où il veut faire tourner ses modèles. La concurrence des systèmes est le seul mécanisme qui empêche la dérive totalitaire d'un système unique. Refus du Right to AI comme infrastructure publique. Traiter l'IA comme l'électricité, c'est accepter qu'elle devienne ce que l'électricité est devenue dans les pays autoritaires, un levier de coercition douce. L'IA doit rester un bien marchand, acheté volontairement, refusable, substituable. La gratuité subventionnée est toujours le prix de la dépendance. Refus des taxes sur le capital productif au nom de la redistribution. La proposition d'Altman de taxer 2,5 pour cent par an la capitalisation boursière des entreprises et 2,5 pour cent par an la valeur des terres privées américaines est une expropriation rampante. Sur dix ans, c'est un quart du capital productif transféré à l'État. Aucune économie ne survit à cela. Et aucune société libre ne survit à une économie morte. À la place, encourager l'accumulation et la diffusion du capital chez le plus grand nombre. Faciliter l'entrepreneuriat individuel, qui devient explosif avec les outils d'IA. Un fondateur seul, équipé en 2026, fait ce qu'une équipe de cinquante faisait en 2010. C'est la plus grande opportunité de mobilité sociale depuis Gutenberg. Ne la cassons pas avec une taxe redistributive qui détruit son levier. Refus des robot taxes. Taxer la productivité automatisée, c'est taxer l'abondance au moment où elle arrive enfin. C'est exactement le mécanisme qui a fait reculer le standard de vie dans les économies dirigées. La bonne réponse à la productivité supérieure des machines n'est pas de la pénaliser, c'est de laisser les humains s'y adapter dans la liberté, pas dans le carcan d'un programme administré. Acceptation des frictions de transition. Oui, certains métiers vont disparaître. Oui, certaines transitions seront dures. Aucun système ne peut empêcher cela, pas même celui d'Altman. Ce qu'un système libre peut offrir, en revanche, c'est la vitesse de réallocation, la richesse de l'écosystème de réinvention, et l'agentivité individuelle pour choisir sa propre trajectoire. Aucun État planificateur n'a jamais offert mieux. L'objection prévisible. Mais Brivael, sans cadre, les abus vont proliférer. Réponse. Les abus existeront dans tous les systèmes. La question est de savoir lesquels sont récupérables. Dans un système décentralisé, un mauvais acteur fait du mal local et limité, et les autres acteurs s'en démarquent. Dans un système centralisé, un mauvais acteur, ou un acteur bien intentionné mais qui se trompe, fait du mal global et difficilement réversible. Hayek encore. La concurrence est le seul mécanisme connu de découverte des erreurs. Le pari libéral n'est pas un pari sur la bonté humaine. C'est un pari sur la résilience des systèmes ouverts face aux erreurs inévitables. Les systèmes fermés concentrent les erreurs. Les systèmes ouverts les diluent. Cette vision est elle réaliste politiquement ? Honnêtement, je n'en sais rien. Le rapport de force actuel penche du mauvais côté. Mais il évolue plus vite qu'on ne le croit dès lors que l'asymétrie de Brandolini s'effondre, comme je l'écrivais la semaine dernière. Ce que je sais en revanche, c'est que la vision Altman Amodei, même bien intentionnée, mène à une cage. Dorée peut être. Mais une cage. Et qu'aucune civilisation libre ne peut se permettre d'y entrer volontairement, même au nom de la justice sociale, même au nom de l'efficacité, même au nom de la sécurité. La liberté individuelle ne se redistribue pas. Elle se respecte ou elle se nie. Il n'y a pas de troisième voie. Décentralisation, propriété, concurrence, pluralité, sortie possible. Cinq mots simples. Cinq mots qui suffisent à éviter le techno féodalisme qui se prépare. Reste à les défendre.
Brivael Le Pogam@brivael

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Toujours. Sam Altman et Dario Amodei viennent chacun de publier leur vision du futur. J'ai pris le temps de tout lire. Document d'OpenAI "Industrial Policy for the Intelligence Age" (13 pages, avril 2026) et essai d'Amodei "The Adolescence of Technology" (20 000 mots, janvier 2026). Ce qu'ils proposent vraiment : Altman/OpenAI : Un "Public Wealth Fund" qui taxe les entreprises tech pour redistribuer un "AI dividend" à tous les citoyens Des "robot taxes" sur le travail automatisé pour financer les "transitions" Un "Right to AI" qui traite l'accès à l'IA comme l'électricité, avec subventions et infrastructure publique Référence explicite au New Deal de Roosevelt et à la Progressive Era Dans des écrits antérieurs, Altman a proposé une taxe de 2,5% par an sur la capitalisation boursière des grandes entreprises ET 2,5% sur la valeur des terres privées américaines Amodei : Prévoit la destruction de 50% des emplois cols blancs entry-level en 1 à 5 ans Appelle explicitement à de la fiscalité progressive pour gérer la concentration de richesse Rejette comme "fundamentally untenable" l'idée de ralentir le développement de l'IA Imagine un "pays de génies dans un datacenter" qui résoudra tout Disons les choses clairement. Ce qu'on a là, c'est une proposition de néo-collectivisme à l'échelle mondiale, conçue par deux hommes qui contrôlent les modèles d'IA les plus puissants jamais construits, vendue avec un vocabulaire emprunté aux années 30. Je le dis avec respect pour ce qu'ils ont construit techniquement. Mais sur le plan politique et économique, ce qu'ils proposent est extrêmement dangereux. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Lénine voulait l'émancipation du prolétariat. Mao voulait sortir la Chine du féodalisme. Pol Pot était un intellectuel formé à la Sorbonne qui voulait "purifier" la société. Aucun ne s'est réveillé un matin en disant "je vais tuer 50 millions de personnes". Tous voulaient un monde meilleur. Maintenant, anticipons l'objection facile. "Mais Brivael, dans le cas du communisme classique, le système s'effondre par pénurie. L'URSS, la Chine, le Cambodge, c'est l'incapacité à produire qui crée la famine, donc la terreur. Avec l'IA c'est l'inverse, on va vers l'abondance, donc le pattern ne s'applique pas." Cette objection est faible. Et c'est précisément ce qui rend ce que proposent Altman et Amodei plus dangereux, pas moins. Oui, l'IA va probablement créer une abondance matérielle inédite. Énergie quasi gratuite, intelligence quasi gratuite, biens manufacturés à coûts marginaux qui s'effondrent. Sur ce point je suis d'accord avec eux. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est qu'un système collectiviste dans un contexte d'abondance ne crée pas la même catastrophe que dans un contexte de pénurie, mais il crée une catastrophe d'un ordre différent, peut-être pire. Dans un système d'abondance redistribuée par une autorité centrale, ce qui devient rare ce n'est pas le pain. C'est la liberté. C'est l'agentivité. C'est la possibilité de sortir du système. Quand l'État ou un consortium de méga-entreprises distribue à tout le monde un "AI dividend", un revenu universel en compute, un accès subventionné à l'intelligence, qui décide des conditions ? Qui décide de qui a droit à combien ? Qui décide quelle IA tu as le droit d'utiliser, à quelles fins, avec quelles restrictions ? Qui décide ce que tu peux demander à ton modèle et ce que tu n'as pas le droit de demander ? Spoiler : ce sont les mêmes personnes qui ont conçu le système. C'est-à-dire un petit groupe d'hommes à San Francisco qui n'ont été élus par personne. Et c'est là que les asymétries explosent. Asymétrie d'accès : les concepteurs du système ont la version débridée. Toi, tu as la version filtrée, alignée, conformée. Tu peux t'en servir pour tes loisirs et tes tâches autorisées. Pas pour comprendre ce que les pouvoirs en place préfèrent que tu ne comprennes pas. Asymétrie d'information : ils savent ce que tu fais avec ton allocation. Tu ne sais pas ce qu'ils font avec la leur. Tous tes prompts passent par leurs serveurs. Asymétrie de pouvoir : tu dépends d'eux pour ton revenu de base, ton accès à l'intelligence, et donc à la productivité, et donc à la possibilité d'exister économiquement. Si tu critiques le système, on coupe. Pas par méchanceté. Par "violation des conditions d'utilisation". Asymétrie de sortie : il n'y a pas d'opt-out. Si l'IA est traitée comme l'électricité (proposition explicite d'OpenAI), alors ne pas en avoir, c'est ne pas exister dans la société moderne. Le coût de sortie tend vers l'infini. C'est exactement la définition d'un techno-féodalisme. Sauf qu'il s'appelle "Public Wealth Fund" et qu'il est vendu avec le vocabulaire de la justice sociale. Le besoin de contrôle d'hommes qui se croient assez intelligents pour gérer la coordination de 8 milliards d'humains est, par construction, l'opposé de la liberté individuelle. Il n'y a pas de "version douce" de ce projet. Quand tu décides ce que les autres doivent recevoir, tu décides aussi ce qu'ils ont le droit de faire avec, ce qu'ils ont le droit de penser, ce qu'ils ont le droit de demander. Ce n'est pas un effet secondaire. C'est la mécanique même. Et c'est là que le pattern historique resurgit, dans une forme nouvelle. Étape 1 : un groupe d'hommes très intelligents identifie un problème réel (concentration des richesses générée par l'IA). Ils sont sincères. Étape 2 : ils conçoivent un système de redistribution centralisé et universel. Ils ont les bons diplômes. Ils ont raison sur la technique. Étape 3 : ils mettent le système en place. L'abondance matérielle arrive. Mais avec elle arrivent les asymétries que j'ai décrites. Frustrations massives. Sentiment d'humiliation à devoir recevoir un "dividende" plutôt que de produire. Perte de sens. Dépendance totale à une infrastructure qu'on ne contrôle pas. Émergence de classes nouvelles : ceux qui codent les règles, ceux qui les subissent. Étape 4 : ces frustrations se cristallisent en colère. Les concepteurs refusent d'admettre que le problème est structurel. Pour eux, c'est juste un problème d'ajustement, de communication, de "désinformation". Ceux qui contestent sont des "complotistes", des "anti-progrès", des dangers pour le système. Étape 5 : on durcit. On ajoute du contrôle. Pas avec des goulags, mais avec du shadow banning, des coupures d'API, du déclassement social, du blocage d'accès à l'IA pour les "mauvais usages". La coercition prend la forme d'algorithmes plutôt que de tchéka, mais elle est plus efficace, plus diffuse, plus inéchappable. Étape 6 : on n'a plus 100 millions de morts par famine. On a 8 milliards de personnes vivant matériellement bien dans une cage cognitive et économique dont la clé est détenue par 50 personnes. Ce n'est pas le goulag. C'est pire à certains égards, parce que personne ne se rend compte qu'il est enfermé. Le techno-fascisme ne viendra pas d'un dictateur en uniforme. Il viendra d'un consortium d'entreprises bien intentionnées qui distribuent gratuitement à tout le monde un accès à l'intelligence, à condition qu'on accepte les "termes d'utilisation" qui définissent ce qu'on a le droit de penser et de faire. Ce que je veux dire à Sam et Dario : Vous n'êtes pas plus intelligents que Marx. Marx était brillant. Vous n'êtes pas plus sincères que Lénine au début. Lénine était sincère. Vous n'êtes pas plus rigoureux que les architectes du Gosplan, qui étaient les meilleurs mathématiciens de leur époque. Et vous échouerez pour la même raison fondamentale qu'eux. Parce qu'aucun groupe humain, aussi intelligent soit-il, n'a le droit ni la capacité de définir les conditions de la liberté de 8 milliards de personnes. La liberté individuelle ne se redistribue pas. Elle se respecte ou elle se nie. Il n'y a pas de troisième voie. La seule réponse civilisationnelle saine à l'IA, c'est l'opposé de ce qu'ils proposent. Décentralisation maximale. Marchés ouverts. Propriété privée renforcée. Concurrence entre les modèles. Pluralité des juridictions. Open source. Modèles locaux que les gens possèdent vraiment. Pluralité des États-nations qui se font concurrence plutôt qu'une gouvernance globale unique. Que chacun puisse acheter, posséder, faire tourner ses modèles, sans demander la permission à personne. L'IA est trop puissante pour être confiée à un système centralisé. Pas par méchanceté des concepteurs. Par physique des systèmes complexes et par éthique des libertés. Hayek, Mises, Popper, Nozick, Taleb. Tout est déjà dans les livres. Le néo-collectivisme techno n'est pas moins dangereux que l'ancien. Il est plus dangereux. Parce qu'il vient avec de meilleurs outils, une légitimité technique inattaquable, et un discours moral irréprochable. Il ne tuera pas par la faim. Il tuera par la cage dorée. L'enfer est pavé de bonnes intentions. Toujours.

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Alain Carentan
Alain Carentan@objectif_libre·
@DavidStanAccou1 Ce que j'aimais dans Alternatives Économiques ce n'était pas le fond du propos mais la forme très didactique. On a besoin d'éduquer nos citoyens à l'économie. Et on y arrivera en prenant la peine de bien expliquer. La didactique est fondamentale.
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Guillaume Kasbarian
Guillaume Kasbarian@guillaumekasba·
"Mon allégeance à la République a des limites." Dont acte. Notre allégeance à payer des impôts pour diffuser de tels propos a des limites. Merci France TV de donner les meilleurs arguments pour couper vos dotations publiques.
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