
Le vieux Jeddi
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Le ministre de l'Education nationale annonce que "800 armes blanches" ont été retrouvées lors de 20 500 contrôles dans les établissements scolaires "en un an" l.franceinfo.fr/xbm


Miroir, ô miroir, dis-moi qui est le plus beau ? Dis-moi qui est le plus grand, le plus intelligent, le plus généreux ? Dis-moi qui est le plus humaniste, le plus universaliste, le plus antiraciste, le plus anticolonialiste ? Dominique de Villepin s’admire en son miroir. Et tant pis s’il emporte avec lui la réalité historique, et tant pis s’il crache sur la France, son histoire et ses enfants qui ont donné leur vie pour elle. Afficher sa détestation de la colonisation plus d’un demi-siècle après la décolonisation est tellement facile et tellement confortable qu’il ne faut surtout pas s’en priver : la démagogie a des lois qu’il faut connaître et auxquelles il faut se soumettre. Bien sûr, Dominique de Villepin ne parle que de la colonisation par les Français et les Européens. Il ignore superbement la colonisation arabe et musulmane sur la moitié de la planète, les colonisations opérées par les tribus africaines sur leurs voisines, ou les colonisations entre peuples asiatiques. Si la colonisation est un « crime contre l’humanité », comme le disait Macron avant Villepin, alors tous les hommes, de toutes les époques et de tous les pays, sont des criminels. Tous les peuples ont colonisé et tous ont été colonisés. Tous les peuples se sont sentis supérieurs parce qu’ils se sont montrés, à un moment de leur histoire, les plus forts. Tous les peuples ont cru que leurs dieux ou leurs croyances étaient supérieurs parce qu’ils avaient gagné une bataille. C’est la loi de l’humanité. La spécificité de l’Europe est d’avoir universalisé le monde : c’est apparemment ce que Villepin lui reproche. Amusant pour quelqu’un qui se prétend universaliste et humaniste. Oui, les Européens, pendant quelques siècles à partir de la Renaissance, ont eu une telle supériorité technique, scientifique, militaire et politique qu’ils ont conquis le monde. Villepin reproche aux Européens d’avoir colonisé les autres peuples au nom de leur « mission civilisatrice ». Il renie Victor Hugo, qui disait que « nous étions les Grecs du monde, nous apportons la lumière aux peuples dans l’obscurité ». Villepin n’est pas à un reniement près. Il renie tous les hôpitaux, les écoles, les routes, les marais asséchés, les chemins de fer, les forages de pétrole, tout ce que le colonisateur européen a laissé aux peuples qu’il a dominés. Eux, qu’ont-ils laissé de tel quand ils se sont avérés les plus forts ? Mais Villepin n’ignore rien de tout cela. Sa diatribe anticolonialiste n’a qu’un but : plaire aux nombreux électeurs qui goûtent avec délectation ce discours « décolonial », immigrés ou enfants de l’immigration qui rejettent la France, ou jeunes étudiants biberonnés à la haine de leur pays. Il vient concurrencer Jean-Luc Mélenchon sur son terrain de jeu préféré. Ces deux-là font la paire : ils prétendent prendre la suite de nos grands hommes. Villepin a mis la vareuse et le képi du général de Gaulle, tandis que Mélenchon pose la perruque de Robespierre sur sa tête. Ils reprennent des figures de notre histoire, mais pas celles qu’ils croient : ils incarnent l’éternel retour du « parti de l’étranger », ces Français qui, tout au long de notre histoire, ont pris le parti des ennemis de la France pour combattre les Français. Et le plus fou dans tout cela, c’est que Dominique de Villepin nous offre un texte contre la colonisation… Précisément pour plaire aux nouveaux colonisateurs. Car qu’est-ce que des colonisateurs, sinon des étrangers qui s’installent sur une terre qui leur est étrangère et, au lieu d’adopter les mœurs et la culture du peuple indigène (ils seraient alors des immigrés en voie d’assimilation), imposent leurs mœurs, leur culture, leurs vêtements, leur Dieu, bref leur civilisation ? C’est exactement ce qu’ont fait les Européens en Algérie, en Afrique, aux Indes ou en Amérique. Et c’est exactement ce que leur reproche avec véhémence Dominique de Villepin. Dénoncer avec véhémence la colonisation d’hier, c’est faire allégeance à la colonisation d’aujourd’hui.











🟥 Info @TheBigWhale_ Je me suis procuré la lettre confidentielle d'autorisation adressée par la Direction générale du Trésor à @MARA, le géant américain du minage de Bitcoin, concernant le rachat de 64 % d'Exaion (filiale blockchain de EDF) 👉 Qu'est-ce qu'il faut retenir ? L’État autorise Mara à prendre le contrôle d’Exaion à condition de préserver les activités jugées sensibles : maintien des capacités industrielles en France, protection des données, continuité des services rendus à EDF, et droit de regard renforcé de l’administration sur la gouvernance et la stratégie de l’entreprise. Jusque là rien à relever c'est très classique. 👉 Quel est le problème ? Le Trésor ne remet pas en cause la clause de non concurrence (que nous avions repéré dans le contrat de vente déposé à la SEC l'été dernier) qui impose à EDF de ne pas exercer d'activité dans le domaine du calcul haute performance (HPC) et par extension le minage de Bitcoin, pendant 2 ans. "C'est open bar pour les Américains", m'a confié une source proche du dossier. "La chance de Mara, c'est que personne n'y comprend rien. Ce n’est pas Exaion qui est stratégique, c'est cette clause qui l'est", insiste-t-elle. 👉 Pourquoi c'est problématique pour les futures politiques énergétiques françaises ? Si demain l'État français décidait de lancer une politique publique pour favoriser le minage comme outil de stabilisation du réseau, il se retrouverait face à un acteur dominant déjà solidement installé, protégé par le droit américain, mais opérant sur le sol français. Un problème considérable, dans le contexte où l'Europe prend actuellement conscience de ses dépendances de souveraineté vis-à-vis de son (ancien ?) allié américain. Même si la clause de non concurrence ne dure "que" 2 ans, Mara pourrait prendre une avance considérable pendant ce temps-là. 👉 Pourquoi le minage pourrait être crucial dans les années à venir Les travaux récents de @rte ont montré en décembre une situation de plus en plus marquée de surcapacité : consommation stagnante, production nucléaire et renouvelable élevée et multiplication des périodes de prix négatifs. Pour RTE, l'année 2024 a clairement montré un tournant à ce sujet. Dans une lettre adressée en décembre par @BernardFontana (patron de @EDFofficiel) au président de la Cour des comptes @pierremoscovici, celui-ci alerte désormais sur les limites économiques et industrielles de cette situation. Le parc nucléaire, conçu historiquement comme producteur en base, se retrouve contraint de moduler faute de débouchés suffisants. Or, l’électricité ne se stocke pas : sans nouveaux usages, l’équilibre du système se fait par la contrainte, non par la valorisation. Dans ce contexte, le minage de Bitcoin (la seule activité de calcul intensif réellement pilotable) apparaît dans de nombreux pays comme un outil d’absorption des surplus, capable de consommer quand la demande est faible et de s’effacer en quelques secondes quand elle est forte. "On parle du minage comme un outil de flexibilité qui va devenir majeur dans les années à venir, mais qu'aujourd'hui tout le monde considère avec dédain", regrette un expert.








Bill Gates requested the Danish government to support DTP vaccination for 161 million African children, claiming it saved 30 million lives. The Danish government discovered that vaccinated girls died at 10 times the rate of unvaccinated girls.











