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@Julohd2
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De MALICK BA Diomaye, prรฉsident en miroir : lโhomme qui se regarde gouverner pendant que lโombre de Sonko dirige les foules Il fallait un grand soir, on a eu un grand flou. Un face-ร -face annoncรฉ comme une catharsis nationale, transformรฉ en miroir grossissant dโun homme qui parle surtoutโฆ de lui-mรชme. Bassirou Diomaye Faye face ร la presse ? Plutรดt Diomaye face ร Diomaye, avec la presse en figurants et le pays en public somnolent. Le dรฉcor รฉtait plantรฉ : questions brรปlantes, attentes รฉlectriques, tensions sous perfusion. Mais trรจs vite, le film dรฉraille. Le scรฉnario ? Une lente dรฉrive vers lโauto-portrait, presque narcissique, oรน chaque rรฉponse semble tourner autour dโun axe unique : ยซ moi, prรฉsident ยป. Le reste ? Accessoire. Y compris Ousmane Sonko. Et pourtant, impossible dโรฉviter le fantรดme qui hante la salle : Sonko. Celui qui, quโon lโaime ou quโon le dรฉteste, incarne le logiciel, le moteur, le carburant politique de ces dix derniรจres annรฉes. Diomaye tente lโรฉquilibre, exercice pรฉrilleux, entre reconnaissance implicite et รฉmancipation feutrรฉe. Mais ร force de marcher sur la corde raide, il finit par envoyer un message brouillรฉ, presque codรฉ : ยซ Je suis lร โฆ mais lui aussi, peut-รชtre trop. ยป Clou du spectacle : cette phrase qui claque comme une gifle molle, ยซ Cela nโa jamais รฉtรฉ mon problรจme. ยป Parlant de lโรฉligibilitรฉ de Sonko, le prรฉsident feint le dรฉtachement. Mais le dรฉtachement, en politique, est souvent une autre forme de position. Et ici, il sonne comme un dรฉsengagement calculรฉ, presque une prise de distance clinique avec celui qui fut, hier encore, lโalpha et lโomรฉga du projet. Car oui, quโon arrรชte lโhypocrisie : sans Ousmane Sonko, pas de raz-de-marรฉe. Sans ses 11 mois de prison, pas de mythe. Sans la ferveur militante bรขtie ร coups de meetings, de larmes et de matraques, pas de victoire. La vraie question, brutale et sans vernis, reste celle-ci : pendant quโil รฉtait enfermรฉ, qui a tenu la baraque ? Qui a labourรฉ le terrain ? Qui a transformรฉ lโindignation en pouvoir ? Et lร , le silence devient assourdissant. Puis vient lโavertissement, presque paternaliste : ยซ Pastef pourrait aller ร sa perte. ยป Une phrase qui sent la mise en gardeโฆ ou la mise en demeure. Derriรจre lโalerte, une autre lecture sโimpose : Diomaye parle aux cadres, aux ambitieux, aux silencieux tapis dans lโombre. Un signal codรฉ, ร peine voilรฉ : ยซ Le centre de gravitรฉ peut changer. ยป Autrement dit, le face-ร -face nโรฉtait pas une clarification. Cโรฉtait une bataille feutrรฉe, une guerre froide en costume-cravate. Une tentative de redรฉfinition des rรดles dans un duo devenu trop encombrant. Mais la rรฉalitรฉ rรฉsiste aux รฉlรฉments de langage : le projet a un visage. Et ce visage, quโon le veuille ou non, sโappelle Ousmane Sonko. Si cโest cela la personnification, alors assumons-la : le projet, cโest lui. Le reste ? Une lutte dโombres, des egos en embuscade, et un face-ร -face qui, au final, nโรฉtait quโune chimรจre mรฉdiatique. Un grand rendez-vous pour accoucher dโune petite vรฉritรฉ : au sommet de lโรtat, lโun parleโฆ pendant que lโautre continue dโhabiter les esprits. Malick Ba

















