
💥 DEUXIÈME ACTION effectuée sur le site d'expérimentation de la Fédération des Maraichers Nantais - regroupant les plus gros maraîchers du coin, qui visent à trouver des moyens d'améliorer la productivité des salades.
Schwartz
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@Patoon68
Agriculteur, producteur de maïs, betterave, blé dur, blé tendre semence.

💥 DEUXIÈME ACTION effectuée sur le site d'expérimentation de la Fédération des Maraichers Nantais - regroupant les plus gros maraîchers du coin, qui visent à trouver des moyens d'améliorer la productivité des salades.


L’émotion ne doit pas tenir lieu de démonstration scientifique. Le décès d’une enfant est un drame absolu. Mais utiliser un cas individuel pour faire croire qu’il serait scientifiquement établi que « les fleurs » ou « les pesticides sur les fleurs » causent, à eux seuls, un cancer chez les enfants relève d’un raccourci trompeur. En médecine, un cas ne prouve pas une causalité générale. Et le fait qu’un fonds d’indemnisation reconnaisse une situation au bénéfice d’une victime ne constitue pas, en soi, une validation scientifique définitive du lien causal. Dans ce type de dispositif, la logique est celle de la réparation et du bénéfice du doute, pas celle de la preuve épidémiologique au sens strict. À ma connaissance, il n’existe pas de publication montrant, chez les fleuristes en tant que profession, un sur-risque statistiquement démontré de cancer. A fortiori chez les enfants des fleuristes… En revanche, oui, plusieurs travaux montrent autre chose, qu’il faut dire précisément : 👉des résidus multiples de pesticides sur certaines fleurs coupées ; pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC50… 👉une contamination des mains des fleuristes ; 👉parfois la présence de traces urinaires témoignant d’une exposition professionnelle ; ☝️donc un sujet réel de santé au travail, qui justifie information, protection et prévention. mdpi.com/1660-4601/14/5… Mais entre exposition mesurée et sur-risque de cancer démontré, il y a une différence fondamentale! Confondre les deux, c’est quitter le terrain de la science pour entrer dans celui de la mise en scène militante. Comme oncologue, je me méfie de ces mécanismes répétitifs : partir d’un exemple humain bouleversant, suggérer une causalité globale, puis présenter comme acquis ce qui reste en réalité discuté, incomplet ou non démontré. On a déjà connu ça avec l’acetamipride et la prise de parole d’une militante qui accusait les pesticides d’être la cause de son cancer… alors que des publications passées de sa part montraient qu’elle était fumeuse. On n’aide ni les patients ni le débat public en remplaçant la rigueur par l’émotion. La bonne position est plus exigeante : 1/ reconnaître un problème possible d’exposition professionnelle ; 2/ renforcer la prévention chez les fleuristes ; 3/ poursuivre les travaux toxicologiques et épidémiologiques ; ⚠️mais refuser d’affirmer plus que ce que les données permettent réellement de conclure. La science n’a pas pour rôle de nier les drames. Elle a pour rôle d’empêcher qu’on s’en serve pour dire plus que ce qu’elle. Et ça à un moment donné il faudrait que M @hugoclement le comprenne.

Une valse de fake news, l'air de ne pas y toucher.. -> L'usage d'antibiotiques en prévention est interdit, en France. Si cet éleveur (anonyme, c'est pratique) le fait, il est hors la loi. -> PERSONNE en France ne mange de viande "bourrée d'antibiotiques", JAMAIS. C'est impossible

La publication d'un rapport de l'Anses sur la concentration de cadmium dans les sols et l'impact sanitaire qu'elle pourrait avoir a déclenché une alarmante campagne politique et médiatique. Pour Antoine Copra (@Cobra_FX_), ces réactions sont décorrélées du contenu du rapport.





Pour rappel celle qui s'autoproclame caution morale de la rigueur de l'information scientifique est la journaliste qui est à ce jour la plus épinglée de France par le Conseil de déontologie des journalistes pour "non-respect de l'obligation de véracité et d'exactitude des faits"







Le cadmium : c’est une bombe sanitaire et un scandale d’État ! Ses conséquences sur la santé sont multiples et il y en a partout : les pâtes, le riz, la semoule, les légumes, même les laits infantiles. Alors que les recommandations des autorités sanitaires préconisent un maximum de 20mg de cadmium par kg d’engrais, en France nous atteignons parfois les 90mg ! L’inaction de l’État met la population en danger. Avec mon collègue Benoît Biteau, nous portons une proposition de loi pour suivre les recommandations sanitaires et réglementer l'usage du cadmium. Il y a urgence !


💬"On est dans une situation vraiment terrible" Atteint d'une leucémie, Elio, quatre ans, attend un don de moelle osseuse pour être sauvé







Je suis intervenue, aujourd'hui, devant la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public, sur un thème qui me tient particulièrement à coeur : la désinformation scientifique. Merci aux parlementaires, @JPatrierLeitus et @CHAlloncle, de m'avoir donné l'opportunité de décrire ce schéma trop fréquent, dont crèvent certaines "enquêtes" de télévision : le "package scandale" que vendent, clés en main, certaines "ONG" aux médias...