Cerbere
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"Texte à lire en intégralité, car il y a d'autres témoignages" #ViolencesSexuelles à l'hôpital : c'est peut-être l'occasion de parler de ce fléau aussi et des abus de certains soignants qui se sentent intouchables. Le récit de Marine Lorphelin, ancienne Miss France 2013, devenue médecin généraliste, concernant notamment un toucher vaginal sans le consentement d'une patiente endormie, est aujourd'hui viral. Hier soir, M6 proposait en seconde partie de soirée un reportage "Des blouses pas si blanches" pour dénoncer les dérives sexuelles et sexistes au sein des hôpitaux. Cela fait des années que j'entends un peu le même refrain de personnes autour de moi qui ont travaillé dans les hôpitaux et qui disent que quand les patients sont endormis, il y a régulièrement des dérives : des moqueries comme par exemple, une amie infirmière qui me racontait que lors d'une opération, des chirurgiens "s'amusaient" avec le corps d'une patiente en plaisantant de façon très crue et en lui faisant prendre des positions humiliantes : "Regarde comment elle est dégueulasse, grosse et flasque." La pauvre avait été choquée par le comportement des internes et des chirurgiens. Je ferai l'impasse sur toutes les histoires de coucheries, pardon orgies dont elle m'a parlé (elle était à Necker à l'époque) et des salles de garde regorgeant de fresques obscènes, nommées "de la discorde". Ces fresques représentent généralement des scènes d’orgies, de viols, des corps entièrement nus, des phallus géants, des anges déchus etc. J'avais d'ailleurs fait un post à ce sujet en décembre dernier... On peut aussi parler des bizutages dans les facs de médecine qui sont souvent basés sur des rapports de soumission-domination, avec abus d'alcool et autres substances, actes d'humiliation, viols et morts accidentelles. Ce témoignage vient d'une amie que j'ai ici et qui se reconnaîtra certainement : elle avait entamé des études de médecine et sentant qu'une soirée entre internes allait trop loin entre alcool et drogues, elle a préféré s'en aller, laissant sa meilleure amie de fac avec une horde d'hommes internes déchaînés. Résultat : la jeune interne a subi un viol collectif. Lors d'une autre soirée, il y avait tellement de drogues encore une fois, qu'un interne s'est jeté par la fenêtre et a fini en mode "légume". Mon amie a été tellement écœurée qu'elle a arrêté ses études. Je peux aussi parler d'une autre femme que je connais : viol collectif par 4 chirurgiens durant une opération mais un seul a été condamné et... il continue encore d'exercer. Elle n'est PAS un cas isolé. Ou encore des morts dans les hôpitaux sur lesquels les internes pratiquent certains actes chirurgicaux pour "s'entraîner", mais les familles des défunts ne voient rien, car cela se passe sur des zones non visibles une fois ce dernier rhabillé pour les obsèques. Ou encore d'une de mes soeurs durant son internat : la veille d'un concours, elle révisait et expliquait les cours à une autre interne qui ne comprenait rien du tout. Cette interne a eu son concours et a avoué plus tard à ma sœur avoir eu les sujets en avance avec d'autres internes. Et c'est loin d'être la première fois que j'entends cela. Je pourrais aussi parler d'une histoire qui me concerne, ou plutôt ma mère le jour de ma naissance, bien que je n'ai pas envie de rentrer dans les détails car c'est personnel. Une histoire d'argent et d'un médecin qui aurait pu coûter la vie de ma mère et/ou la mienne. Voilà une partie de l'envers du décor du corps médical, bien que tous les membres ne soient évidemment pas tous à mettre dans le même panier. Ancienne publication concernant les fresques obsènes dans les salles de garde : x.com/claire_gabriel…


































