Alexandre Nantas

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Environnement, écologie, agriculture, gastronomie, patrimoine, littérature

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Alexandre Nantas
Alexandre Nantas@AlexandreNantas·
J'avais enregistré un extrait de leur manifeste. L'agriculture que l'on souhaite youtu.be/p9-zfGwArKI
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Laurent Ozon
Laurent Ozon@LaurentOzon·
Une intéressante étude montre que la respiration par le nez synchronise l’activité électrique de plusieurs régions du système limbique, et qu’elle modifie ainsi certaines performances mentales comme la mémoire et la discrimination de la peur. La respiration joue ici le rôle d’un rythme lent qui règle le niveau d’excitabilité de ces régions, en alignant leurs oscillations sur le cycle de l’inspiration. Cette synchronisation peut influencer la façon dont nous traitons les émotions, ainsi que la formation et le rappel des souvenirs, et pourrait donc peser plus largement sur certaines fonctions cognitives. jneurosci.org/content/36/49/… De nombreuses cultures attribuent au souffle le pouvoir de calmer les émotions (peur, colère, anxiété), d’affiner la clarté mentale (attention, vigilance) et de soutenir certains types de mémoire ou d’« insight » (expériences spirituelles, compréhension de soi, états de conscience modifiés). Dans ce contexte, des méthodes comme celle de Wim Hof, qui combine respiration contrôlée, exposition au froid et concentration, offrent un terrain intéressant pour explorer les liens entre respiration, régulation émotionnelle et fonctionnement du cerveau. Il est aussi plausible que certains styles de parole – et donc certains accents ou habitudes linguistiques (rythme, prononciation , pratique de récitation, etc.) se prêtent mieux à certains types de respiration et favorisent certains états de conscience qui deviennent ainsi chroniques par la langue et la façon dont la culture façonne la langue. Les schémas respiratoires qu’une langue encourage (où l’on inspire, à quel rythme, avec quelle intensité) et sa pratique (la prosodie, les accents, et même les pratiques de récitation ou rituelles), agissant sur la psychologie collective dans un cycle continu de rétroactions entre respiration, parole, expérience et interaction culturelle.
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Alexandre Nantas
Alexandre Nantas@AlexandreNantas·
"La France est un pays de terroirs, un pays qui aurait dû miser sur la qualité." Claude Bourguignon sur @Thinker_View Je vous recommande vivement cette interview ainsi que la précédente sur la même chaîne. Merci à elle de donner la parole a Claude et Lydia Bourguignon !
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Laurent Ozon
Laurent Ozon@LaurentOzon·
Palantir devient la guerre de cinquième génération, ou quand Karp et Thiel réalisent Popper mieux que Soros Pour vous synthétiser ce texte disons que Palantir dit « Si on veut que l’IA participe vraiment aux décisions (et pas seulement qu’elle donne des conseils), il faut qu’elle partage la même ontologie que les humains : la même carte du réel, les mêmes règles du jeu, les mêmes contraintes d’action et de responsabilité. " Traduction, notre outil doit (peut) récupèrer des données en temps réel pour resituer ses données et scénarios en permanence et participer à la décision non en oracle (qui prédit donc) mais en agent ... C'est ce qu'ils nomment "ontologie décisionnelle partagée" et qu'ils pourraient intituler "Vous êtes un capteur ouvert et vous ne pourrez plus faire la différence entre notre apport et le vôtre dans la prise de décision". Maintenant voici quelques remarques. D'abord un petit rappel. La guerre de vitesse et de mobilité (3GW) était une réponse à la guerre totale industrielle de deuxième génération (2GW) . Cette 3GW a influencé les théories de "Management" tant en Europe qu'aux Etats-Unis (en faire un produit du nazisme comme le fait Chapoutot est pourtant largement inexact) après la deuxième guerre mondiale et contribua à engendrer les guerres de quatrième génération (4GW) qui visent elles asymétriquement l'État en mobilisant des moyens spécialisés (terroristes, experts, communicants, trafiquants, partisans, militants, ingénieurs sociaux, etc.), dans le but d'atteindre la victoire par la subversion, la déstabilisation, la désynchronisation, la délégitimation et, en fin de compte, par l'effondrement de l'État. La 4GW vise l'unité politique du peuple. En clair tu gagnes la guerre lorsque le peuple existant ne "reconnait plus" l'État et s'effondre. Palantir est pour ainsi dire la réponse fonctionnelle à cette guerre de quatrième génération (qui a l'inconvénient de se répandre comme un virus depuis qu'elle s'est affranchie des champs de bataille, mais c'était dans son ADN). Il est le moyen, l'instrument d'un dépassement par le haut, celui d'une agentivité totale fondée non sur la force cinétique mais sur le contrôle intégral de l'information, de la décision et de l'action. Ce que la doctrine devrait désormais nommer guerre de cinquième génération (5GW). Son PDG, Alex Karp, est docteur en théorie sociale ; son associé le plus exposé publiquement, Peter Thiel est un théoricien qui dose idéologiquement l'apocalyptisme, le suprémacisme et le libertarianisme et accessoirement (c'est ironique) un investisseur lié au Deep State depuis le début de sa carrière, actuellement bien installé derrière Donald Trump. Il faut donc prendre ce texte au sérieux, moins pour l'efficacité réelle des solutions que Palantir propose (on n'en voit pas de résultats significatifs surtout quand ses recommandations aboutissent à la destruction d'écoles pleines d'enfants) que pour ce qu'il dit des grosses ficelles rhétoriques de cet attelage. Palantir prétend présenter ici (sans rire), son "Ontology". Pour qui a un peu de culture philosophique, le détournement est grossier. L'ontologie désigne, depuis Aristote, la question de l'être en tant qu'être. Palantir en fait ici le nom d'une légitimation d'architecture de gouvernance opérationnelle ou si vous préférez d'architecture de commandement, à laquelle il tente de conférer ici une sorte de profondeur nobiliaire. L'être (le collectif équipé par Palantir) y est formulé comme un subsistant en permanence connecté, disponible et totalement ouvert à la requête instantanée et à l'ajustement rétroactif. Une ouverture totale au commandement. Pour ma part, je distingue autre chose dans ce texte visant à légitimer l'ouverture totale que Palantir prétend réaliser dans le collectif qu'il veut équiper (un organisme social, un corps d'armée, une entreprise, une administration, une collectivité territoriale) et ce quelque-chose est peut-être une version "de droite" ou plus exactement "autoritaire" de l'Open Society de Georges Soros. Ce dispositif fonctionnel de Palantir accomplit à sa manière la société ouverte comme architecture technique. Il en réalise la promesse dans sa version la plus littérale et la plus radicale puisqu'il rend le réel intégralement accessible, corrigible, ajustable. Il accomplit le projet d'ingénierie sociale parcellaire que Popper prétendait opposer aux sociétés fermées, visant une transformation pragmatique, progressive et rétroactive du monde social par fragments successifs et réalisés de façon opportuniste. Sauf qu'avec Karp et Thiel, l'ingénierie n'est plus parcellaire par prudence démocratique mais instantanée par conception, et la société qu'elle ouvre n'est ouverte qu'à celui qui tient la requête du collectif ainsi piloté, au sens cybernétique de ce mot. En clair, Palantir "ouvre" mieux, plus vite et "pour votre sécurité" que l'OSF de Soros. Tout ce qui constitue le collectif (personnel, données, flux, décisions), cesse d'être un organisme vivant, spontané, émergent, avec ses zones d'ombre, ses temps morts, ses résistances, ses rétroactions propres. Il devient une réserve optimisée, auto-ajustable, prête à l'emploi, sans reste, sans retrait, sans latence, visible en temps réel, traçable sans limite. Toute opacité est un bug, toute discontinuité une menace, et on le verra bientôt, toute "erreur" (Errare humanum est) une anomalie à corriger. Contre tout principe de souveraineté, Palantir est l'architecte du champ de la décision. Il configure silencieusement ce qui sera décidable avant même que la question de la légitimité soit posée. Celui qui se croit souverain choisit dans un champ que Palantir a déjà fermé. La décision se présente dès lors comme le produit naturel, instantané et évident de l'être collectif entier. Ce principe est un nœud qui n'a pas vocation à se desserrer (on parle d'un nœud qui se souque sur un bateau). L'échec se sera plus que la conséquence d'une ouverture insuffisante, d'une latence coupable, d'un humain demeuré la source résiduelle de l'erreur. Conclusion elliptique : la guerre entre les enfants de l'écologie et ceux de la cybernétique commence.
Palantir@PalantirTech

x.com/i/article/2049…

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Baptiste Detombe
Baptiste Detombe@BaptisteDetombe·
Une cause importante d'instabilité professionnelle est l'abus des périodes d'essai par les entreprises. Je regarde les chiffres du DARES et de l'INSEE sur les ruptures de contrat, et ils font peur à voir. En 10 ans, les ruptures de CDI pendant la période d’essai ont explosé : 312 400 en 2013 → 941 300 en 2023, soit x3 en 10 ans. Aujourd’hui, environ 1 CDI sur 5 est rompu avant la fin de l’essai. Pour les CDD, nous n'avons pas de chiffres, mais il y a gros à parier que la tendance soit la même. Dans le même temps, le code du travail permet toujours des périodes d’essai longues : - Pour les CDI : 2 mois pour employés, 3 mois pour les techniciens, 4 mois renouvelable pour les cadres. - Pour les CDD : un jour par semaine de contrat. - Pour l'apprentissage : 45 jours travaillés. Les entreprises choisissent presque systématiquement d'avoir les périodes d'essai les plus longues prévues par la loi. Mais ce n'est pas suffisant à leurs yeux : le MEDEF milite pour que le maximum légal augmente et veut créer un « CDI jeunes » avec une période d'essai de 3 ans, et une paie moins élevée que le SMIC. Derrière ces chiffres et ces concepts juridiques, il y a des réalités tragiques qui mériteraient de passer à la télé : des tas de jeunes déménagent pour un poste, signent un bail, puis se font virer au bout de quelques semaines ou mois pour des motifs parfois absurdes ou inexistants. Ils se retrouvent ainsi avec un loyer sur les bras, dans une ville où ils ne connaissent personne.
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Laurent Ozon
Laurent Ozon@LaurentOzon·
Une découverte qui va faire du bruit. Cette étude vient conforter (après bien d’autres) une vision du vivant bien plus complexe et auto-organisée que linéaire et déterministe et vous allez voir que ce n' est pas sans conséquence. Elle montre que l’enzyme bactérienne DRT3 est capable de synthétiser de l’ADN sans aucun modèle nucléique, en utilisant simplement sa propre structure protéique comme guide. En clair, DRT3 ne se contente pas de recevoir des instructions : il en écrit. Cette découverte renforce l’idée qu’une synthèse d’ADN primordiale sans modèle préexistant est possible - une question fondamentale pour comprendre l’origine de la vie (une broutille). Elle ébranle le dogme central de la biologie moléculaire, qui excluait tout flux d’information des protéines vers l’ADN et dessine une vision beaucoup plus dynamique des systèmes biologiques, où les composants du vivant s’influencent mutuellement dans tous les sens : les protéines peuvent directement encoder de l’ADN, l’environnement peut modifier l’expression des gènes via l’épigénétique, et ainsi de suite. Pour ceux qui seraient tentés de ressortir les affirmations péremptoires des scientifiques de plateaux de l’époque COVID du style « l’ARN ne peut pas modifier le génome », précisons tout de même, pour être honnêtes que cela ne signifie pas que n’importe quel ARN injecté dans un organisme peut réécrire son génome. En revanche, cela prouve qu’il existe bien des flux d’information atypiques et qu'on est loin d'avoir compris les effets des bricolages qu'ils veulent injecter en masse aux humains et aux animaux. Évidemment, cela devrait aussi inciter les pouvoirs publics, les agences de "sécurité sanitaire" - et accessoirement les propagandistes de Big Pharma - à faire preuve d’un peu plus de modestie dans leurs prévisions de risques. On peut toujours rêver non ? Au fond, ce que nous dit cette découverte sur la vie, c’est exactement l’approche de la biologie des systèmes : le vivant fonctionne comme un réseau d’interactions dynamiques, et non comme une simple chaîne à sens unique. Plus on comprend le vivant, plus on s’éloigne de l’imaginaire de « chaîne de montage » de l’industrialisme à front bas, avec ses ingénieurs et ses exécutants. Le nouveau paradigme s’installe progressivement, année après année.
Science Magazine@ScienceMagazine

For decades, biology textbooks have enshrined a simple rule: DNA is made by copying a template. After one enzyme unzips a DNA double helix into separate strands, another called a polymerase builds a complementary sequence, base by base, for each strand. Presto: two copies of the original DNA. But new research into how bacteria defend themselves from viruses now shows this synthesis rule isn’t absolute. Now, a team describes a bacterial enzyme that synthesizes DNA without a nucleic acid template, using its own structure as a guide. Learn more: scim.ag/4tTc5IA @NewsfromScience

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Rémi Soulié
Rémi Soulié@remi_soulie·
Un grand merci à Stéphane Zagdanski pour cet entretien consacré à René Guénon, à l’occasion de la réédition de La Crise du monde moderne et du Règne de la quantité (Éditions Lif) ! m.youtube.com/watch?v=A5Rb5d…
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Joffrey Bollée
Joffrey Bollée@JBollee·
Fascinant. Le niveau délirant de rémunération d’Olivier Nora chez #Grasset, 33 salariés : 1.017 million d’euros (à titre de comparaison, les PDG des grands groupes publics comme EDF ou la SNCF c’est 450k brut/an). Du coup, est-ce que les 115 auteurs de gôôche indignés par son départ étaient au courant ? Quand on songe à la part ridicule réservée aux auteurs dans le prix d’un livre, ou aux salaires au lance-pierre des petites mains du monde de l’édition, on rit (jaune)…
Joffrey Bollée tweet media
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Pascal Meynadier
Pascal Meynadier@PascalMeynadier·
Il n’y a rien là que de très positif, abruti. Le mot Mensch convient très bien à Nora, il signifie que c’est un homme fort et digne d’être admiré. Et comme je ne suis pas à Libe, je recoupe mes infos: Le Monde (journal de ton père), Alain Beuve Mery (très bon) utilise ces mots
Nicolas Massol@nicolasmassol1

«Homme de réseaux par naissance», «mensch» (du yiddisch), «rabbin», & le panthéon des antisémites : Mendes-France, BHL, Alain Minc, DSK et Olivennes : dans le JDD sur Nora, l’antisémitisme à peine crypté du papier de Pascal Meynadier, ancien de la revue d’extrême droite Elements

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Laurent Ozon
Laurent Ozon@LaurentOzon·
L'accélération sous la pression du rapport de force évoquée ici par Chauprade est l'argument central des accélérationnismes sans visibilité. Il faut pousser plus avant le processus dans la singularité (au sens de "au-delà de ce que nous pouvons encore comprendre et maîtriser des implications de ce processus) sinon nous serons détruits. Moyennant quoi, nous nous détruisons pour ne pas laisser ce plaisir à d'autres en plus d'ignorer les cycles contreproductifs de ces processus. Les guerres actuelles nous montre toute l'importance de la résilience par l'autonomie d'innovation et de production et la nécessité de relocaliser, de s'appuyer sur son propre topos pour le faire. Selon le principe de subsidiarité, c'est aussi vrai à chaque échelon d'organisation de la société. Nous ne sommes certes pas des systèmes fermés, mais inverser la logique actuelle (en économie comme en recherche scientifique) pour ramener le lieu et les gens de l'intérieur et les cahiers des charges complets que cela implique dans la décision, est la véritable révolution politique qui doit s'opérer.
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Alexandre Nantas
Alexandre Nantas@AlexandreNantas·
"Il y a plus de compétences techniques chez un paysan en biodynamie qui analyse ses sols, comprend la biochronologie des cycles de croissance, trie et sélectionne ses semences, que chez un agriculteur de la Beauce enfermé dans son tracteur étanche [...]"
Laurent Ozon@LaurentOzon

La question est de savoir s'il y a moins ou plus de compétences techniques chez un Français de 25 ans aujourd'hui que chez un Français de 25 ans en 1950. Poser la question ainsi, c'est révéler un paradoxe. Nous croyons progresser techniquement, mais concrètement, nous nous appauvrissons puisque nous utilisons des produits fabriqués sur des chaînes automatisées, dans des processus d'assemblage parcellaires répartis sur de nombreux pays, que nous ne pouvons ni comprendre ni réparer. Notre compétence se réduit à apprendre à utiliser un outil avant qu'un nouvel outil ne le remplace. C'est ce que Harry Braverman nommait le deskilling, à savoir la déqualification structurelle produite par la division parcellaire et l'automatisation. Prenons un exemple : il y a plus de compétences techniques chez un paysan en biodynamie qui analyse ses sols, comprend la biochronologie des cycles de croissance, trie et sélectionne ses semences, que chez un agriculteur de la Beauce enfermé dans son tracteur étanche pour éviter de respirer les poisons qu'il répand sur des plants OGM brevetés, rachetés chaque année à des multinationales. Le premier "sait", le second "opère" dans un système dont il est exclu de la compréhension fine autant que de la réparation. Jacques Ellul l'avait théorisé comme processus d'autonomisation de la technique et de fait, formation de la technosphère. Le système technicien trace son propre chemin, produit lui-même ses propres problèmes (iatrogènese), et appelle toujours plus de technique comme seule solution. La technosphère nous équipe, centralise, standardise, et rend pratiquement impossible de se situer hors du système de production pour le comprendre ou le refuser. Sa géographie même est une architecture d'incompréhension puisque personne, nulle part, ne saisit l'ensemble du système dans lequel il est assimilé. Passé un certain seuil, le progrès technique opère un délestage intégral : il ne nous donne plus des outils, il nous donne des prothèses. Il y a donc bien deux techniques. Les "technologies appropriées" relèvent de la première catégorie : elles maintiennent la compétence technique, l'autonomie, la capacité de faire par soi-même. La technosphère relève de la seconde : elle nous rend dépendants et pratiquement incompétents. Le retournement de la technique impose de sortir de la fausse opposition entre pro-technique et anti-technique ou des discussions obsolètes sur la technique et la condition humaine.

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Laurent Ozon
Laurent Ozon@LaurentOzon·
Stress, héroïsme et culture. Un peu de recul à propos de cette belle histoire d'enfant héroïque. En physiologie du stress aigu, on sait que la réponse défensive face à une menace vitale se situe toujours dans le triangle des 3F (fight-flight-freeze) soit : se battre, fuire ou s'immobiliser. Dès les premiers coups de feu, l’amygdale détecte le danger et active l’hypothalamus, qui déclenche le système nerveux sympathique pour libérer massivement de l'adrénaline et de la noradrénaline. Ce qui provoque une accélération cardiaque, une redistribution du sang vers les muscles et le cerveau, une hyperglycémie pour fournir de l’énergie immédiate, et une vigilance extrême. Chez les filles, le cerveau a choisit la réponse de « freeze » (immobilisation) par un réflexe parasympathique qui fige le corps (muscles raides, immobilité totale). C’est une stratégie évolutive pour passer inaperçu face à un prédateur, très courante chez les enfants quand la fuite semble impossible. Chez le jeune garçon, c’est la réponse « fight » qui a dominé : malgré la blessure par balle, les catécholamines décuplent la force, la coordination et ka vigilance. Simultanément, le stress active le système opioïde endogène (endorphines et enképhalines) qui bloque la transmission de la douleur au niveau de la moelle épinière. Résultat, il n’a rien senti sur le moment. Cette analgésie induite par le stress est un mécanisme de survie puissant, fréquemment observé chez les soldats ou les accidentés graves, mais est temporaire : la douleur revient une fois le danger passé et l’adrénaline redescendue. En quelques millisecondes, le cerveau évalue la situation et choisit la stratégie la plus adaptée à la survie. Une fois le calme revenu, l’axe HPA libère du cortisol pour aider à la récupération, mais le corps subit le contre-coup : fatigue brutale, retour de la douleur et fragments sensoriels (sons, odeurs, images) qui peuvent être potentiellement encodés comme des menaces permanentes via trouble de stress post-traumatique. Il faut désamorcer cette boucle avant qu'elle ne devienne chronique et s'incruster durablement et même sur les générations (épigénétique). Chez les enfants le cortex préfrontal peine à réguler et contextualiser l'expérience vécue. Lors d'un trauma, le souvenir reste encodé comme une menace présente, sans marqueur de temps... J'ai détaillé pour que vous puissiez faire le rapprochement entre ce processus physiologique (au prétexte de l'aventure de ces jeunes russes) chez l'individu et la transposition des mêmes mécanismes dans les collectivités (effectué par Heiner Mühlmann dans sa MSC : laurentozon.fr/b/0goR5). L'incrustation chronique du stress dans la culture et ses effets délétères et contaminateurs, est une approche qui éclaire particulièrement la persistance de comportements collectifs pathologiques tels que ceux que nous constatons notamment dans la population israélienne au Moyen-Orient et qui se répandent dans les générations par processus épigénétique ( laurentozon.fr/b/gx3Lp ), et dans toute cette partie du monde, chez les victimes de cette panique encodée de façon chronique dans la culture. Frank Herbert écrivait : "L'atrocité n'a pas d'excuse, pas de circonstance atténuante. Jamais elle n'équilibre ni ne corrige le passé. Elle ne fait qu'armer l'avenir pour d'autres atrocités. Elle se perpétue d'elle-même selon une forme barbare d'inceste. Quiconque commet une atrocité commet toutes les atrocités futures ainsi engendrées." (Les Enfants de Dune).
Ангулемский@PLuWex

Март 2023-го. Брянская обл. Трое детей ехали в школу. Выстрелы. Водитель погиб сразу. Девочки оцепенели от страха. Федя, уже раненый, не растерялся, открыл дверь, вытащил их и увёл в лесополосу. Позже в больнице, после 4-х час операции, он скажет: "Я даже не заметил, что ранен.."

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Joan Larroumec
Joan Larroumec@larroumecj·
Alors que les tensions montent entre l'Europe et les États-Unis, l'Amérique ressort sa vieille antienne : elle aurait sauvé l'Europe occidentale lors de la seconde guerre mondiale par pure générosité, ce qui aurait créé une dette morale éternelle. Soyons clairs : C'EST UNE PURE INVENTION. Une entrée en guerre américaine subie, non choisie – Neutralité américaine maintenue de septembre 1939 à décembre 1941, malgré l'effondrement de la Pologne, celui de la France, la bataille d'Angleterre et les débuts de la Shoah. – Sondages Gallup de 1939 à 1941 : malgré la chute de la France, le Blitz sur Londres et l'aggravation continue de la situation européenne, environ huit Américains sur dix s'opposent encore à toute intervention militaire, et près d'un sur deux refuse même de vendre des armes à la Grande-Bretagne. L'America First Committee compte jusqu'à 800 000 adhérents. – Les États-Unis n'entrent en guerre qu'après Pearl Harbor (7 décembre 1941) et la déclaration de guerre d'Hitler aux États-Unis (11 décembre 1941). À aucun moment les Américains ne sont à l'initiative. Ils n'agissent qu'une fois attaqués. Une Grande-Bretagne qui paie comptant chaque aide américaine – Le Cash and Carry (novembre 1939) oblige les belligérants à payer en or ou en dollars, et à transporter eux-mêmes les marchandises sur leurs propres navires. – Accord Destroyers for Bases (2 septembre 1940) : cinquante destroyers obsolètes de la Première Guerre mondiale contre des baux de 99 ans sur huit bases britanniques (Terre-Neuve, Bermudes, Caraïbes). – Avant même l'adoption du Lend-Lease, Londres est contrainte de liquider ses actifs américains : American Viscose est vendue à un syndicat mené par Morgan Stanley en mars 1941. Démanteler l'Empire britannique pour lui succéder – L'article VII du Master Agreement du Lend-Lease (23 février 1942) conditionne l'aide américaine au démantèlement de la Préférence impériale britannique. – Charte de l'Atlantique (14 août 1941) : Roosevelt y impose l'autodétermination et l'égal accès aux matières premières, clauses dirigées sans détour contre le système de Préférence d'Ottawa de 1932. – Bretton Woods (juillet 1944) : le dollar devient monnaie de réserve, le plan bancor de Keynes est écarté, la livre est subordonnée. – Les War and Peace Studies du Council on Foreign Relations (1939-1945), financées par la fondation Rockefeller, planifient explicitement la succession américaine à l'hégémonie britannique. Roosevelt a trahi la France à plusieurs reprises – Traité de garantie des frontières signé par Wilson, Clemenceau et Lloyd George le 28 juin 1919 : la France renonce à la frontière du Rhin en échange d'une garantie de sécurité. Le Sénat américain refuse de le ratifier (rejet de Versailles le 19 novembre 1919, confirmé le 19 mars 1920). La garantie britannique, suspendue à la ratification américaine, tombe automatiquement. La France a donc cédé le Rhin pour rien. Elle se retrouve seule. – Juin 1940 : Reynaud télégraphie les 14, 15 et 18 juin pour supplier Roosevelt d'intervenir, ou au moins de s'engager publiquement. Roosevelt refuse tout engagement militaire et interdit la publication de ses réponses. – Washington maintient sa pleine reconnaissance diplomatique de Vichy jusqu'en novembre 1942 (l'amiral Leahy est ambassadeur auprès de Pétain). – Opération Torch (novembre 1942) : accord passé avec Darlan, collaborationniste de Vichy, puis avec Giraud, de Gaulle étant délibérément tenu à l'écart. – Conférence de Casablanca, dite Anfa (janvier 1943) : Roosevelt tente d'imposer Giraud, militaire docile, face à de Gaulle. – Projet "Wallonie" : en 1942 et 1943, Roosevelt propose à Anthony Eden puis à Lord Chandos la création d'un État-tampon baptisé "Wallonie", obtenu en détachant l'Alsace-Lorraine et une partie du nord de la France pour les rattacher à la Belgique francophone et au Luxembourg. La France, pays envahi, devait ainsi être amputée par son propre allié. – Plan AMGOT : un gouvernement militaire américain était envisagé pour la France libérée, avec sa propre monnaie d'occupation imprimée à l'avance. Déni pur et simple de la souveraineté française, que Roosevelt voulait traiter en pays vaincu. – Reconnaissance du Gouvernement provisoire de la république française repoussée jusqu'au 23 octobre 1944, plus de quatre mois après le Débarquement, alors même que le GPRF administrait déjà la France libérée. – France exclue de Yalta (février 1945). La zone française d'occupation en Allemagne est taillée dans les zones britannique et américaine sur l'insistance de Churchill, contre la volonté de Roosevelt. Des priorités stratégiques au service des intérêts américains, non de la libération – Germany First (plan ABC-1, mars 1941) est arrêté avant Pearl Harbor pour protéger l'Atlantique, non pour secourir les Européens. – Le second front est repoussé de 1942 à 1944, malgré les demandes soviétiques, au profit d'opérations méditerranéennes couvrant les routes maritimes impériales. – Pacte du Quincy (14 février 1945, à bord de l'USS Quincy) : l'accord entre Roosevelt et Ibn Saoud verrouille le pétrole saoudien avant même la fin de la guerre. Les affaires continuent avec le Reich – Ford-Werke, Opel (filiale de GM), IBM via Dehomag, ITT via Focke-Wulf : des actifs industriels américains tournent à plein régime à l'intérieur de l'Allemagne nazie pendant toute la guerre. – Les accords entre la Standard Oil of New Jersey et IG Farben sur le caoutchouc synthétique et les additifs aviation sont documentés jusqu'en 1941 et 1942. – L'Union Banking Corporation (Prescott Bush) n'est saisie au titre du Trading with the Enemy Act qu'en octobre 1942. Une indifférence affichée envers les persécutés – Conférence d'Évian (juillet 1938) : les États-Unis refusent de relever leurs quotas d'immigration pour les réfugiés juifs. – Le paquebot SS St. Louis (juin 1939) : 900 réfugiés juifs sont refoulés des côtes américaines. – Les voies ferrées menant à Auschwitz ne sont pas bombardées en 1944, malgré les demandes du War Refugee Board et malgré la portée suffisante des bombardiers basés en Italie. Le soldat américain ne vient pas en combattant de la liberté – Environ 16 millions d'Américains sont mobilisés, dont près de 10 millions conscrits au titre du Selective Training and Service Act (septembre 1940). L'essentiel des soldats n'avaient donc pas le choix d'être là. – Samuel Stouffer, The American Soldier (1949, environ 500 000 questionnaires) : la motivation première au combat est la loyauté envers ses camarades et l'envie de rentrer chez soi. Presque personne ne cite de motifs idéologiques ou altruistes. – L'extermination des Juifs n'est pas connue du public américain dans son ampleur réelle avant la libération des camps, au printemps 1945. La "guerre pour sauver les Juifs" est une reconstruction rétrospective postérieure aux années 1960. Résultat d'après-guerre : primauté américaine, non liberté européenne – Le PIB américain passe d'environ 27 % de la production mondiale en 1941 à près de 50 % en 1945. Seule grande économie à sortir enrichie de la guerre. – Plan Marshall (European Recovery Program, avril 1948 à décembre 1951), environ 13,3 milliards de dollars de l'époque, soit près de 150 milliards actuels, répartis sur seize pays. Annoncé par George Marshall dans son discours d'Harvard du 5 juin 1947. Présenté comme un geste désintéressé, il constitue en réalité l'instrument central de la construction de la sphère d'influence américaine en Europe occidentale. Ce que Washington en retire : – Un débouché pour la surproduction américaine. L'appareil industriel bâti pendant la guerre à une échelle inouïe menaçait de provoquer une crise de surproduction comparable à 1929 dès le retour à la paix. Le plan Marshall crée une demande solvable pour les exportations américaines au moment précis où celle-ci s'effondrait. Sur les 13,3 milliards distribués, l'essentiel revient aux États-Unis sous forme d'achats de biens américains. Le plan fonctionne comme un crédit à la consommation de produits américains, payé par le contribuable américain et remboursé en dépendance politique et commerciale européenne. – Les clauses Buy American. Obligation d'acheter américain pour la majorité des fonds, transport imposé sur navires battant pavillon américain pour au moins 50 % du tonnage, ouverture des marchés européens aux exportations américaines, démantèlement progressif des barrières tarifaires intra-européennes pour créer un marché unifié accessible aux firmes américaines. – L'exclusion politique des communistes. L'éviction des ministres communistes des coalitions gouvernementales, en France (renvoi de Thorez par Ramadier le 4 mai 1947) comme en Italie (De Gasperi, mai 1947), est obtenue sous pression américaine directe, avant même l'annonce publique du plan. Condition d'abord implicite, puis explicite de l'aide. – Les institutions de tutelle. Création de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique, avril 1948, ancêtre de l'OCDE) comme condition d'attribution, imposant une coordination économique supervisée. Installation dans chaque pays bénéficiaire d'une mission ECA (Economic Cooperation Administration) dotée de pouvoirs de contrôle sur l'usage des fonds et de recommandation sur les politiques économiques nationales. – Les fonds de contrepartie. Chaque État bénéficiaire devait déposer dans sa banque centrale une somme en monnaie locale équivalente à l'aide reçue en dollars. Ces fonds ne pouvaient être débloqués qu'avec l'accord de la mission ECA locale. Ils ont financé des investissements choisis par Washington, remboursé des dettes extérieures, et alimenté des opérations clandestines. – Le financement de la CIA. La clause dite des 5 % réservait 5 % des fonds de contrepartie aux dépenses administratives des missions ECA, dont une part substantielle a alimenté l'Office of Policy Coordination de Frank Wisner, puis la CIA elle-même. Ces flux, qui ont représenté plusieurs dizaines de millions de dollars par an sur la durée du plan, ont financé : le soutien massif à la Démocratie chrétienne italienne lors des élections d'avril 1948 (opération supervisée par James Jesus Angleton, près de 10 millions de dollars) ; la scission syndicale de 1947-1948 en France avec la création de Force ouvrière, via Irving Brown, de l'AFL ; le Congrès pour la liberté de la culture, fondé à Berlin en juin 1950 (financement CIA révélé en 1967) ; Radio Free Europe et Radio Liberty ; et tout un réseau de publications, de partis et d'organisations de jeunesse anticommunistes à travers l'Europe occidentale. – Les missions de productivité. Environ 5 000 cadres, ingénieurs et syndicalistes français sont envoyés aux États-Unis entre 1949 et 1958 pour y importer les méthodes américaines de gestion, de marketing et d'organisation industrielle. Vecteur d'une transformation culturelle et managériale profonde des entreprises européennes, qui adoptent le modèle américain de l'entreprise. – La réintégration industrielle imposée de l'Allemagne. La reconstruction industrielle de la Trizone, refusée par la France dans le plan Monnet (mémorandum du 8 septembre 1945) qui prévoyait au contraire un démantèlement durable, est rendue obligatoire par le plan Marshall. La France doit renoncer à sa politique de sécurité vis-à-vis de l'Allemagne en contrepartie de l'aide, et accepter, à terme, la CECA puis la CED. Le prix du plan Marshall, pour la France, c'est l'abandon définitif de toute politique allemande autonome. – OTAN (1949), sous commandement américain permanent (SACEUR). Des bases américaines installées en Europe jusqu'à aujourd'hui. – Les empires alliés (britannique, français, néerlandais) sont démantelés en vingt ans. Les États-Unis émergent comme seul hégémon occidental. Conclusion Rien de tout cela ne constitue un réquisitoire moral. Le comportement américain est parfaitement normal. Dans la longue histoire des nations, il est rarissime qu'un pays envoie ses enfants mourir par altruisme et les États ont envoyé leurs fils se battre pour défendre leurs intérêts, comme le font toutes les puissances sérieuses. La faute nous revient en partie, pour avoir cru le contraire, à force de propagande américaine. Mais elle revient aussi aux Américains d'aujourd'hui, qui croient sincèrement à leur propre propagande, qui ont fini par prendre la version hollywoodienne de leur histoire pour argent comptant, et qui nous font désormais la leçon du haut d'une fable. Nous avons eu la chance que, à un certain moment de l'Histoire, les intérêts américains aient partiellement coïncidé avec les nôtres. La coïncidence fut réelle, mais partielle. Elle consistait en la défaite de l'Allemagne et la contention de la Russie soviétique, ce qui faisait bien nos affaires. Mais elle a signifié aussi l'affaiblissement délibéré de la Grande-Bretagne et de la France, le démantèlement de leurs empires, la subordination de leurs monnaies et de leurs industries. La main qui repoussa la Wehrmacht abattit également les piliers de la puissance européenne. Nous avons bénéficié de la première moitié de ce mouvement, nous avons été diminués par la seconde. Nous pouvons bien sûr éprouver de la gratitude envers les jeunes soldats américains enterrés en Normandie. La plupart n'avaient pas choisi de venir et ils combattaient d'abord pour les leurs, non pour nous. Mais leur mort reste tragique, et leur sacrifice nous a bien partiellement profité. Nous pouvons avoir de la gratitude pour eux, sans entretenir d'illusions sur les intentions stratégiques du gouvernement qui les a envoyés. Le choix qui s'offrait à l'Europe occidentale en 1945 était simple : vassalité envers les Allemands, vassalité envers les Soviétiques, ou vassalité envers les Américains. Des trois, la tutelle américaine fut de loin la moins brutale, la moins extractive, la plus compatible avec la survie des institutions parlementaires et d'une certaine prospérité. Mais un moindre mal n'est pas un idéal, la vassalité n'est pas la libération. À nous d'en tirer la leçon aujourd'hui. Personne d'autre que les Européens ne défendra jamais les intérêts des enfants européens. Il est temps de réaffirmer notre indépendance, afin que nos enfants héritent d'un avenir qui leur appartienne, et non d'un avenir tenu en otage par les intérêts fluctuants de Washington.
Joan Larroumec tweet media
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Anish Moonka
Anish Moonka@anishmoonka·
Your fingers have zero taste buds. An octopus arm has 40 million neurons, and every sucker on it can taste whatever it touches. That arm wrapped around this guy's finger is tasting him right now, and it decided to hold on before the octopus's brain even got the message. An octopus has around 500 million neurons, roughly the same as a dog. But two thirds of them aren't in the brain. They're spread across all eight arms, about 40 million per arm, which is more than double what an entire frog has in its whole body. Those neurons form tiny local processing centers (scientists call them ganglia) that let each arm feel its way around and make grab-or-don't-grab decisions without checking with the brain. The brain sends a vague order like "go find food." A University of Washington team filmed this in 2019 and confirmed the arms were starting grabs on their own, coordinating with neighboring arms, and reading their surroundings while the main brain had zero idea where the arms even were. 280 suckers per arm on a big Pacific octopus. Around 2,240 total. Each one grips, tastes, and smells at the same time. In 2020, a Harvard lab run by Nicholas Bellono found that octopus suckers contain a completely new family of sensory receptors unique to cephalopods (octopuses, squid, and their relatives). They named them chemotactile receptors. These respond to chemicals that sit on surfaces like crab shells, rocks, and human skin, not stuff dissolved in water. The octopus has to physically touch something to taste it. So when a sucker contacts a crab versus a rock, the arm knows the difference and starts grabbing before the brain gets any update. Cut an arm off and it keeps going. Severed octopus arms still respond to touch, pull away from pain, and even grab food and try to pass it toward a mouth that no longer exists. This goes on for up to an hour. The arms also won't grab their own skin. A 2014 paper in Current Biology found octopus skin has a chemical coating that tells the suckers not to latch on. They can even tell their own severed arm apart from one that came from a different octopus. A January 2025 Nature Communications paper from the University of Chicago found the nerve cord running down each arm is built in repeating segments, one per sucker. That gives the octopus independent control over each of its 2,240 suckers, every one a tiny touch-taste sensor wired to its own piece of nervous system that operates without permission from the brain. The guy in this video is being gripped, tasted, and chemically profiled by a limb with more computing power than a frog has in its entire body.
Science girl@sciencegirl

An octopus holds this guys finger 📹 Pierre Barre

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