Antoine Pl
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Antoine Pl
@AntoinePl
Journaliste social/travail/RH 🔴⚫️

L'interview de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, par Léa Salamé pour France 2, est un naufrage. La journaliste se fait balader pendant une heure. Le ministre déroule ses mensonges, sans être jamais corrigé. Le culot, dès le départ, à propos du soutien russe à l'Iran: "Il ne s'agit pas de la défense de l'Iran, qui est notre partenaire stratégique et notre allié. Avant tout, nous avons défendu le droit international." Le droit international?! Léa Salamé y revient 11 minutes plus tard: "Ne violez vous pas le droit international en Ukraine?" Lavrov fait un long laïus de réinterprétation totalement faux de l'histoire et du droit pour justifier la guerre d'invasion russe: "Nous avons reconnu l'indépendance de l'Ukraine de 1991, mais pas celle de l'Ukraine des nazis." "Je vais abuser de votre temps." Il fait toute la liste des arguments fallacieux russes: Minsk, Odessa, bombardements sur les populations, "régime" néo nazi, lois anti russes inexistantes, etc. etc. Il n'est jamais interrompu. Aucun de ces points ne sera corrigé, précisé, nuancé. Il est relancé sur les attaques contre les infrastructures civiles en Ukraine. Il répond qu'il ne partage pas une opinion. Que ce sont les faits. A 27", il nie la responsabilité russe à Boutcha. Pas de relance. Ce sont des mensonges. Les faits ne seront jamais rappelés. A 29", Léa Salamé affirme timidement, "Monsieur le ministre", que les équipes de France 2 ont vu des victimes civiles. Sans préciser où ni quand. Sans rappeler ce que l'on sait de la responsabilité des Russes à Boutcha. Ou dans une multitude d'autres drames. Lavrov repart de plus belles sur le mensonge de Boutcha. Mieux. A 40", Léa Salamé relance Sergueï Lavrov à propos de ses délires sur la volonté des Européens de fournir des armes nucléaires à l'Ukraine. Elle ne dit pas que c'est faux. Elle dit: "Ca, je dois vous dire qu'on a jamais entendu parler de cela. Sans doutes avez vous vos informations." Elle ne lui demande pas ses preuves. Elle ne corrige pas ses mensonges. Elle confirme que la Russie a peut être des informations que les journalistes n'ont pas. C'est tellement hallucinant... que c'est Sergueï Lavrov qui nuance en précisant que ce sont des informations des services de renseignement russes que les Européens "nient complètement". Sergueï Lavrov a tellement intégré que ce n'était pas une discussion que c'est lui, tout du long, qui dicte le tempo. Il parle et remet l'oreillette de la traduction lorsqu'il daigne laisser la journaliste poser une question. Puis il l'enlève. Il ne peut donc pas être interrompu. Léa Salamé fait la décoration. Toutes les 5 à 10 minutes on la voit hocher la tête, en faisant "ouai, Anchorage", ou "ouai, voila". Elle tente de faire des signes. Ouvre de grands yeux qui clignotent. Elle sourit benoitement en hochant la tête. Il n'en a rien à carrer. Il déroule. Il maîtrise le narratif et impose le cadre de l'entretien. Source : France 2 franceinfo.fr/monde/russie/v…

🔴Maires hués : les vidéos qui font polémique. Après les élections municipales, plusieurs vidéos ont montré des maires sortants quitter la mairie sous les huées et les insultes. Certains ont même dû être escortés par la police municipale. #JT20h

Nasser al-Khelaïfi visé par un signalement d'Anticor pour prise illégale d'intérêts dans les négociations pour les droits TV de la Ligue 1 en 2024 ➡️ l.lequipe.fr/Rah

Israeli occupation Knesset's National Security Committee approved yesterday a final draft of a bill that would mandate the death penalty for Palestinian prisoners. The bill, which has been a key demand of far-right National Security Minister Itamar Ben-Gvir, is now cleared for its final second and third readings in the full Knesset, which could happen as early as next week.  𝗞𝗲𝘆 𝗣𝗿𝗼𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗼𝗳 𝘁𝗵𝗲 𝗕𝗶𝗹𝗹 𝙏𝙝𝙚 𝙡𝙚𝙜𝙞𝙨𝙡𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙞𝙣𝙩𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙚𝙨 𝙨𝙚𝙫𝙚𝙧𝙖𝙡 𝙨𝙞𝙜𝙣𝙞𝙛𝙞𝙘𝙖𝙣𝙩 𝙘𝙝𝙖𝙣𝙜𝙚𝙨 𝙩𝙤 𝙄𝙨𝙧𝙖𝙚𝙡'𝙨 𝙡𝙚𝙜𝙖𝙡 𝙛𝙧𝙖𝙢𝙚𝙬𝙤𝙧𝙠 𝙧𝙚𝙜𝙖𝙧𝙙𝙞𝙣𝙜 𝙘𝙖𝙥𝙞𝙩𝙖𝙡 𝙥𝙪𝙣𝙞𝙨𝙝𝙢𝙚𝙣𝙩: •Targeted Application: The law specifically does not apply to Jewish Israelis. •Mandatory Sentencing: If convicted, judges would be required to impose the death penalty; they would no longer have the discretion to issue life sentences instead. •Execution Method & Timeline: Executions would be carried out by hanging within 90 days of a final verdict. •No Right to Appeal or Pardon: The current draft removes the right to appeal the sentence and bars any reduction or pardon once the penalty is imposed. •Judicial Threshold: In military courts, a simple majority of judges—rather than a unanimous decision—would be sufficient to hand down a death sentence. •Retroactive Power: The law could be applied retroactively to prisoners already in custody, including those detained during and after the October 2023 attacks. 

🇱🇧DOCUMENT : les secouristes libanais sous les bombes. Alors qu’Israël intensifie ses opérations, nos équipes ont pu suivre des secouristes dans la ville de Nabatyeh. L’un d’eux a découvert que son propre fils faisait partie des victimes. #JT20h


Je le dis et le redis : il faut arrêter les conneries. La gauche et les écologistes ont résisté. Nous regagnons Paris, Lyon et Marseille. Nous l’emportons à Nîmes contre le RN. Nous gagnons contre la droite à Saint-Étienne comme à Roubaix, à Amiens comme à Villepinte. C’est toujours dans un cadre d’union, fut-ce partiel, que nous avons engrangé des victoires. Mais nous accusons une série de défaites, de Brest à Besançon, de Toulouse à Vierzon, de Clermont à Poitiers, de Limoges à Liévin. Pendant ce temps, le RN s’ancre, empochant des dizaines et dizaines de villes petites ou moyennes. Et la droite engrange. Au PS et à LFI, des voix s’empressent de tirer une conclusion : l’alliance de toute la gauche n’a pas fonctionné. Manuel Bompard met en avant « la vague dégagiste » touchant les « sortants socialistes ou écologistes ». Raphaël Glucksmann et François Hollande croient leur stratégie renforcée. Ils sont ce matin suivis par Boris Vallaud qui déclare sur RTL : « les résultats clarifient la situation, les alliances avec LFI ne marchent pas ». Les insoumis·es semblent se réjouir de faire cavalier seul pour 2027. Et les socialistes espèrent mettre les partenaires écologistes, Debout, Génération·s et L’Après derrière eux. Comme au bon vieux temps. Ce scénario est celui de la défaite. Ce qui ne marche pas, c’est de s’invectiver et de créer des fractures à gauche qui ne se réparent pas en une nuit de fusion de listes. Ce qui ne marche pas, c’est d’offrir le spectacle de la division pendant des mois et des mois, puis de bricoler des accords sur un coin de table. Nous ne devons avoir qu’un seul adversaire : la droite et l’extrême droite. Face au vent trumpiste, l’union de la gauche et des écologistes, dans toute leur diversité, reste la clé pour gagner. C’est le rassemblement, même partiel, qui a créé la dynamique aux municipales. Aucune sensibilité de gauche n’a gagné seule. Et les municipalités remportées malgré le refus de fusionner les listes de gauche ont bénéficié d’électeurs et électrices terrifiés de voir leur ville défigurée au matin du 23 mars. L’échec dans certaines villes est le résultat d’une union de dernière minute qui n’a pas su convaincre. Les tournants stratégiques in extremis ne sont pas convaincants. L’union ne signifie pas petits arrangements électoraux, elle doit se construire dans la durée. L’union, c’est une culture politique. L’union, c’est une stratégie pour gagner. En 2027, notre responsabilité est d’être uni·es contre l’extrême droite. C’est pourquoi, plus que jamais, et urgemment, nous avons besoin d’une candidature commune. Alors maintenant, ça suffit ! Je le dis et le redis : il faut arrêter les conneries ! Signez l’appel 👉 arreterlesconneries.fr









Fasciser l’adversaire, histoire d’une arme rhétorique inventée par le Parti communiste de l’époque stalinienne: mon grand récit. lefigaro.fr/vox/histoire/f…









