Axel Tech

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@Axel_Tech4

Geek, gamer, curieux, Digital Painting

Katılım Ağustos 2021
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Marguerite Stern
Marguerite Stern@Margueritestern·
Un sinistre record surtout dû au fait que les passeurs souvent libyens, n’embarquent pas suffisamment d’eau, blindent leurs zodiaques, et balancent les noirs par dessus bord pour ne garder que les arabes quand il faut choisir qui vivra. Un sinistre record dû également au fait que ces gens fantasment l’Europe, alors qu’une fois arrivés ils ne supportent ni le climat, ni la nourriture, ni les modèles de sociétés, ni les peuples. Un sinistre record dû au niveau de corruption particulièrement élevé des chefs d’État africains, aux violences entre tribus, aux ravages de l’islam, et à la colonisation notamment chinoise comme au Soudan. Un sinistre record dû au fait que, désolés, mais on n’a pas que ça à foutre de quadriller la Méditerranée H24 pour ramener des clandestins alors que des familles européennes vivent dans la disette.
L'Humanité@humanite_fr

Morts en Méditerranée : au moins 655 personnes décédées ou portées disparues en deux mois, un sinistre record lié à la répression de l’immigration ➡️ l.humanite.fr/hPK

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La Baronne
La Baronne@labar0nn3_·
Vous avez du remarquer, à force, ces dernières années, cette monomanie du racisme. Racisme, racisme, racisme. Comme prisme numéro un. Comme si toute la politique se résume à ça. He bien c’est un truc très fort chez pas mal de gosses issus de l’immigration j’ai noté, surtout chez les Maghrébins. Un truc ABSOLUMENT obsessionnel. Genre en fait beaucoup sont de droite en réalité (genre la majorité hein) mais CE truc et UNIQUEMENT ce truc fait qu’ils votent à gauche, forcément la gauche met donc le paquet dessus. Mon hypothèse est que c’est une des manifestations du tribalisme en effet miroir. L’« antiracisme » signifie en réalité « anti ce qui s’en prend à ma tribu ». Une partie des jeunes issus de l’immigration maghrébine ou subsaharienne a été élevée politiquement avec UN SEUL logiciel : l’antiracisme. Et pas un antiracisme universel. Plutôt un antiracisme tribal, centré sur “les Noirs et les Arabes”. Dans leurs propres milieux, il peut y avoir du racisme, de l’antisémitisme, des logiques très dures entre communautés — mais ça ne rentre jamais dans l’analyse. Pour eux, le racisme, c’est essentiellement : les Blancs qui n’aiment pas les Noirs et les Arabes. Point. D’ailleurs c’est pour ça qu’ils affirment que le racisme anti-blancs n’existe pas alors qu’ils savent très bien deja qu’il existe bel et bien et de façons hardcore et que de toutes façons les logiques raciales existent partout et particulièrement dans leurs milieux à eux. Mais le logiciel militant leur a appris à dire que ça, ce n’est “pas vraiment du racisme”. Et pour s’en justifier, ils diront « le racisme est un objet socio-historique de domination structurelle », avec des lunettes, et un titre de sociologue, ça fait plus savant. Bref au final : un logiciel identitaire total. On pourrait croire que mettre l’antiracisme au sommet est un réflexe progressiste. C’est ce que croit le reste de la gauche d’où les convergences alliances etc mais il n’en est strictement RIEN, en réalité c’est une lecture ultra-ethnicisée des rapports sociaux et un usage purement tribal du terme antiracisme. « Anti ce qui touche à ma tribu ». Comme si toute la politique devait être organisée autour de cette seule question. Une grille où tout devient race, où toute la société est relue à travers ce prisme. Et peu d’autres sujets n’émergent vraiment. Si ce discours s’accompagnait d’un attachement clair au pays, d’une envie d’émancipation, d’un vrai projet d’intégration civique, beaucoup de gens pourraient s’y reconnaître. Mais la plupart du temps, ce qui domine, c’est : “France raciste”, “islamophobie”, “colonisation”. La gauche a contribué aussi à ce phénomène, avec de bonnes intentions peut-être mais bon le résultat est là, on a toute une génération enfermée dans la question raciale. Et une fois que tout passe par ce filtre, il devient très difficile de penser autre chose. C’est probablement l’une des impasses politiques majeures du moment pour la gauche. Et qui risque de s’éterniser. Et LFI l’a compris.
Surmulot@SurmulotsNews

✏️ Mélenchon s’en prend au caricaturiste @plantu : 🗣 « L’ignoble Plantu est à vomir ! À mon avis, il est raciste ! »

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Pourton.info
Pourton.info@lactetue·
Le Soleil en Bouteille ou le mirage des 22 minutes : Pourquoi la Fusion Nucléaire rend les médias fous (et la physique furieuse) Tout le monde s'extasie sur le dernier record du réacteur WEST. Mais faire chauffer un plasma à 50 millions de degrés pendant 22 minutes, ce n'est pas allumer une ampoule. C'est le début d'un cauchemar d'ingénierie que peu osent regarder en face. On ouvre le capot. Introduction : L'Illusion du Grille-Pain On est lundi matin. Dehors, le monde s'agite, mais dans mon bureau, l'ambiance est à la rigueur absolue. J'ai posé mon Rubik's Cube pour me plonger dans un article pointu de physique. J'aime ce moment précis : le calme plat de la mécanique logique, cet espace où les équations tiennent debout toutes seules et où le réel n'est pas encore tordu par l'opinion. Et soudain, mon écran clignote. La notification tombe, hurlée en majuscules par une demi-douzaine d'agences de presse et de comptes sur 𝕏 : « La France détient le record du monde de la fusion nucléaire ! 22 minutes ! » Les faits bruts sont là : le réacteur WEST a réussi à maintenir un plasma à la température stupéfiante de 50 millions de degrés Celsius pendant 1 337 secondes. Un peu plus de 22 minutes. Sur le papier, c'est vertigineux. Mais très vite, en lisant la presse grand public, le décalage m'a frappé. La machine à fantasmes s'est emballée. À écouter certains influenceurs et éditorialistes, on a l'impression que la fusion est "résolue", qu'elle est prête, et qu'on va pouvoir brancher notre grille-pain ou charger ma Smart Brabus directement sur une étoile miniature d'ici la fin du mois. C'est là qu'il faut appuyer sur pause. Il y a une différence colossale, de l'ordre du gouffre gravitationnel, entre une "preuve de concept" réussie dans le huis clos d'un laboratoire et une technologie industrielle prête à cracher des électrons de manière stable sur le réseau électrique public. En tant que curiosepticosapioiste, mon rôle n'est pas de dénigrer. Ne vous méprenez pas : je respecte infiniment l'exploit technologique qui vient d'être accompli. C'est de la physique de haute volée. Mais je refuse de céder à l'euphorie béate qui consiste à confondre une avancée scientifique avec un miracle emballé sous vide. La thermodynamique n'est pas une agence de communication, et elle se moque bien des titres putaclics. Alors, on pose le café , on sort le scalpel, et on va regarder froidement ce qui se cache vraiment derrière ces 22 minutes de gloire. I ) La Mécanique de l'Étoile : Forcer le destin (Fission vs Fusion) Pour comprendre l'ampleur du défi, il faut arrêter de regarder l'écran et se plonger dans la structure de la matière. La physique n'est pas une question d'opinion, c'est une question de forces fondamentales. L'Asymétrie fondamentale : Le casse-tête de la nature Aujourd'hui, quand on appuie sur un interrupteur, notre électricité nucléaire provient de la Fission. Le principe est brutalement simple : on prend de gros atomes instables et lourds (comme l'Uranium), et on les casse. C'est efficace, ça marche très bien, mais ça génère des déchets dont la demi-vie nous oblige à penser sur des échelles géologiques. La Fusion, c'est l'exact opposé. Au lieu de détruire du lourd, on veut marier de l'ultra-léger. On prend les isotopes de l'Hydrogène (le Deutérium et le Tritium) et on les force à s'unir pour former de l'Hélium, recracher un neutron libre, et libérer une énergie colossale. En physique mathématique, l'équation s'écrit ainsi : D + T → ⁴He + n + Énergie La Barrière Coulombienne : Pourquoi les atomes se détestent Sur le papier, c'est magique. Dans la réalité, c'est un enfer thermodynamique. Pourquoi ? Parce que les noyaux atomiques sont chargés positivement. Et comme deux aimants de même polarité qu'on essaierait de coller de force, ils se repoussent avec une violence inouïe. C'est ce qu'on appelle la barrière coulombienne. Dans le cœur du Soleil, ce problème est réglé par la force brute de la gravité. La masse de l'étoile est tellement délirante qu'elle écrase les atomes les uns contre les autres. Mais sur Terre, on n'a pas la masse de Jupiter sous la main. Alors, on doit tricher. Puisqu'on ne peut pas utiliser la pression gravitationnelle pour forcer le destin, on utilise la chaleur. Une chaleur démentielle. On accélère les particules à 50 millions de degrés (et même 150 millions pour le futur projet ITER) pour qu'elles se percutent si vite et si fort que l'interaction nucléaire forte prend le relais et les fusionne avant qu'elles n'aient le temps de se repousser. Le Critère de Lawson : Le Juge de Paix C'est ici qu'on sépare la science du marketing. On ne fait pas de la fusion avec des slogans, on la fait avec des mathématiques. Pour que cette réaction s'auto-entretienne (ce qu'on appelle "l'ignition"), il faut respecter une équation incontournable formulée en 1955 : le Critère de Lawson. Il stipule que le "produit triple" d'un plasma doit dépasser un certain seuil critique : n ⋅ T ⋅ τₑ ≥ constante ▶️ n (La Densité) : Il faut assez de noyaux dans la boîte pour qu'ils aient une chance de se cogner. ▶️ T (La Température) : Les fameux 50 millions de degrés pour passer la barrière coulombienne. ▶️ τₑ (Le Temps de confinement) : Maintenir cette soupe infernale confinée assez longtemps pour que l'énergie produite compense les pertes colossales du système. Et c'est précisément ici que le record de WEST prend tout son sens. WEST n'a pas battu un record de température (d'autres réacteurs ont fait beaucoup plus chaud). WEST a repoussé les limites du paramètre τₑ . Vingt-deux minutes, c'est une éternité à l'échelle de la physique des plasmas. C'est la preuve qu'on commence enfin à comprendre comment faire de l'endurance, et pas juste un sprint qui crame la piste au démarrage. II ) Le Paradoxe Thermique et le Crash-Test WEST Le Tokamak (La Cage Immatérielle) : Ne pas toucher les bords La première question qu'un esprit logique se pose face à un plasma à 50 millions de degrés, c'est : dans quoi on met ça ? La réponse matérielle est simple : dans rien. Aucun alliage, aucun céramique, aucun matériau connu de la physique ne résiste à une telle température. Tout fond, tout se vaporise. La solution ? Une cage immatérielle. Puisque le plasma est un gaz ionisé (le quatrième état de la matière), il réagit aux champs magnétiques. On le fait donc léviter dans une chambre à vide en forme de tore (un énorme donut géométrique), baptisée Tokamak. Le plasma tourne en boucle, prisonnier d'un champ magnétique titanesque, sans jamais toucher les parois. Enfin, en théorie. Le grand écart absolu : La schizophrénie thermodynamique C'est ici que l'ingénierie confine à la folie furieuse. Pour générer ce champ magnétique surpuissant, on a besoin d'électroaimants supraconducteurs. Et pour qu'un matériau devienne supraconducteur, il faut le refroidir avec de l'hélium liquide, à une température frôlant le zéro absolu : environ -269 °C. Réalisez un peu le niveau de "grand écart" que cela implique. Dans une machine de quelques mètres d'envergure, l'humanité fait cohabiter l'endroit le plus froid de la Terre avec un plasma plus chaud que le cœur du Soleil. C'est l'horlogerie du point de rupture. La moindre faille, le moindre millimètre de décalage dans le confinement, et l'enfer thermique vient lécher les parois. Le rôle crucial de WEST : L'adieu au Carbone C'est précisément sur cette question des parois que le record de 22 minutes de WEST prend toute sa dimension. Jusqu'à récemment, l'intérieur des tokamaks était souvent tapissé de tuiles en carbone (graphite). Le carbone encaisse merveilleusement bien la chaleur. Le problème ? Il agit comme une éponge géante. Il absorbe le Tritium (notre précieux carburant radioactif) et refuse de le recracher. Pour un futur réacteur commercial, c'est un "Blunder" inacceptable : on ne peut pas se permettre de voir le carburant disparaître dans les murs de la machine. La solution décidée pour le futur réacteur géant ITER a donc été de remplacer le carbone par du tungstène (dont le symbole chimique est "W", d'où le nom de la machine WEST : W Environment in Steady-state Tokamak). Le tungstène a le point de fusion le plus élevé de tous les métaux purs et, surtout, il ne retient pas le Tritium. Le fil du rasoir du Tungstène : Le crash-test de la décennie Mais en physique, il n'y a pas de repas gratuit. Le tungstène est un atome lourd. Si la chaleur du plasma arrache des particules de tungstène à la paroi et que celles-ci viennent polluer le cœur de la réaction, elles vont agir comme un poison absolu. Les atomes lourds dans un plasma rayonnent massivement, dissipent la chaleur, et éteignent la réaction de fusion en quelques fractions de seconde. Maintenir un plasma stable pendant 22 minutes dans un environnement en tungstène sans que ce dernier ne s'évapore et ne tue la réaction, ce n'est pas juste "faire chauffer la machine". WEST est littéralement le crash-test matériel de la paroi d'ITER. C'est la preuve qu'on peut dompter le poison sans tuer le feu. III ) L'Escroquerie du Facteur "Q" : La comptabilité du chaos En horlogerie, on ne juge pas la qualité d'un mouvement uniquement à la fluidité de la trotteuse, on regarde la réserve de marche. En physique des plasmas, c'est exactement la même chose : on ne juge pas un réacteur à sa seule température, on regarde son bilan énergétique. C'est ici qu'entre en scène le fameux facteur Q. Le Graal de l'énergie : L'équation qui ne ment pas Le facteur Q, c'est le juge de paix de la fusion. C'est une équation d'une simplicité biblique qui définit le rapport entre la puissance générée à la sortie et la puissance injectée à l'entrée : Q = (Pₒᵤₜ) / (Pᵢₙ) La règle du jeu est binaire. Si Q<1, votre machine consomme plus d'énergie qu'elle n'en produit. C'est un gouffre. Si Q=1, c'est le "Breakeven", l'équilibre parfait. Et si Q>1, vous avez accompli le miracle géopolitique et scientifique du siècle : votre étoile en bouteille produit une énergie nette. Le "Blunder" des start-ups : L'enfumage sémantique C'est ici qu'on sort le scalpel. Depuis quelques années, on voit fleurir des communiqués de presse triomphants de laboratoires ou de start-ups de la Silicon Valley annonçant avoir "brisé la barrière de l'énergie nette". Les levées de fonds explosent, les investisseurs s'évanouissent de bonheur. Sauf que c'est une escroquerie sémantique brillante. Ils jouent volontairement sur une confusion entre deux concepts. Ce qu'ils vous vendent, c'est le Qₚₗₐₛₘₐ Cela signifie que le plasma a généré un peu plus d'énergie que celle apportée directement par les lasers ou les antennes pour le chauffer. C'est une belle prouesse physique, certes. Mais ils "oublient" sciemment de vous parler du Qₑₙᵧ (Engineering Q), c'est-à-dire le bilan énergétique global de l'usine entière. La vérité qui fâche : L'éléphant branché sur le secteur La réalité de la physique est cruelle. Une expérience peut afficher fièrement un Qₚₗₐₛₘₐ > 1 sous les applaudissements d'un parterre d'actionnaires, tout en nécessitant de tirer sur le réseau électrique l'équivalent d'une centrale nucléaire classique juste pour alimenter ses aimants supraconducteurs colossaux, ses pompes à vide, ses lasers et ses frigos cryogéniques tournant à -269°C. Se vanter d'une victoire énergétique dans ces conditions, c'est comme se vanter de l'autonomie infinie de sa voiture électrique en omettant de préciser qu'on a un groupe électrogène diesel planqué dans le coffre pour recharger la batterie en roulant. C'est de la comptabilité du chaos, conçue pour rassurer des portefeuilles, pas pour éclairer des villes. IV ) L'Éléphant dans le Plasma : Le cauchemar du Tritium Il est temps de parler du carburant. Parce que c'est bien beau de construire le moteur le plus complexe de l'univers, encore faut-il avoir quelque chose à mettre dans le réservoir. Et c'est là que les VRP de la fusion deviennent soudainement beaucoup plus discrets. La Propreté (le vrai du faux) : L'anti-Tchernobyl Commençons par rendre à César ce qui appartient à la physique : les promoteurs de la fusion ne mentent pas quand ils parlent de sécurité. La fusion, c'est l'anti-Tchernobyl absolu. Il n'y a pas de réaction en chaîne susceptible de s'emballer. Si un aimant lâche, si l'alimentation saute ou si un technicien trébuche sur une prise, le plasma se refroidit instantanément et s'évanouit en une fraction de seconde. Zéro risque de fusion du cœur. Côté déchets, c'est aussi le jour et la nuit avec nos centrales actuelles. Il n'y a pas de déchets radioactifs à vie longue (ceux qui durent des centaines de milliers d'années). Le seul vrai déchet, c'est la structure même du réacteur (les parois) qui devient radioactive à force d'être bombardée par les neutrons. Mais on parle d'une radioactivité qui s'éteint en quelques dizaines d'années. Donc oui, sur le papier, c'est "propre". Le "Zugzwang" du carburant : La rareté absolue Mais voici l'éléphant dans le plasma. L'équation magique, souvenez-vous, c'est D + T (Deutérium + Tritium). Pour le Deutérium, aucun problème : on l'extrait de l'eau de mer. On en a littéralement des réserves pour des milliards d'années. Mais le Tritium ? C'est un isotope radioactif de l'hydrogène dont la demi-vie n'est que de 12,3 ans. Autrement dit, il disparaît très vite à l'échelle de la nature. Résultat : il n'y en a quasiment pas sur Terre. Actuellement, on le récupère à la petite cuillère dans certains réacteurs à fission spécifiques (les CANDU canadiens), et il coûte une fortune absolue (des dizaines de milliers de dollars le gramme). Nous sommes dans un Zugzwang parfait, cette situation aux échecs où n'importe quel coup que vous jouez vous affaiblit : on a besoin du Tritium pour lancer la fusion, mais la fusion est le seul moyen d'en produire en quantité suffisante. Le "Breeding Blanket" : L'usine chimique en enfer Alors, comment fera une centrale commerciale pour tourner 24h/24 ? La réponse relève du cauchemar d'ingénierie : la centrale devra fabriquer son propre carburant en temps réel. C'est le concept du "Breeding Blanket" (la couverture surgénératrice). L'idée est de tapisser l'intérieur du réacteur avec des modules contenant du Lithium. Quand la réaction de fusion crache ses neutrons à très haute énergie, ces derniers viennent percuter le Lithium et le transforment... en Tritium. Réalisez le niveau de complexité : il faut extraire ce gaz radioactif des parois en temps réel, le filtrer, le purifier, et le réinjecter dans le plasma sans jamais interrompre le cycle. On demande aux ingénieurs de construire une usine de raffinerie chimique d'une précision diabolique, directement intégrée dans les parois magnétiques d'une machine qui contient un feu stellaire à 50 millions de degrés. Curieusement, dans les belles vidéos 3D des start-ups qui vous promettent la fusion pour 2030, cette "usine chimique de l'enfer" est souvent omise. C'est pourtant là que se jouera la véritable bataille de l'énergie. V ) L'Horloge du Siècle : ITER, DEMO et le mirage du court terme En horlogerie, on ne triche pas avec le temps. Une seconde est une seconde, peu importe le budget marketing que vous mettez derrière. Dans le domaine de la fusion nucléaire, malheureusement, le calendrier est devenu une variable d'ajustement publicitaire. La différence de temporalité : ITER n'est pas une prise de courant Remettons la machine au centre du laboratoire. Le projet international ITER, actuellement en construction dans le sud de la France, est souvent présenté à tort comme la ligne d'arrivée. C'est faux. ITER est un laboratoire scientifique titanesque, une cathédrale de métal et d'aimants conçue pour une seule chose : prouver la faisabilité physique de l'ignition à grande échelle. Son objectif est d'atteindre un fameux Qₚₗₐₛₘₐ de 10 (produire 500 MW de puissance thermique à partir de 50 MW de puissance injectée). C'est un test grandeur nature crucial. Mais soyons d'une clarté absolue : ITER ne produira pas d'électricité pour le réseau civil. Pas un seul watt. La chaleur sera simplement dissipée. Cette merveille d'ingénierie n'allumera pas la moindre ampoule dans votre salon. DEMO et le mur de la réalité Le premier véritable électron "de fusion" injecté dans le réseau public proviendra du successeur d'ITER, sobrement baptisé DEMO (Demonstration Power Plant). Et là, le calendrier fait mal aux impatients : ce prototype pré-industriel ne verra pas le jour avant 2050, voire 2060 au plus tôt. Nous parlons d'un projet intergénérationnel. Les ingénieurs qui appuieront sur le bouton de démarrage de DEMO sont probablement encore au collège à l'heure où j'écris ces lignes. C'est le temps incompressible de la physique lourde et de la métallurgie extrême. Les vendeurs de rêve en col roulé C'est précisément cette lenteur qui a ouvert la porte à l'industrie du "mirage". Depuis quelques années, on voit fleurir des dizaines de start-ups privées (souvent focalisées sur des technologies alternatives comme le confinement inertiel par laser) qui promettent des mini-réacteurs commerciaux pour 2030 ou 2035. C'est mon moment "curiosepticosapioiste" de la semaine : c'est du délire financier. Ces entreprises vendent des promesses irréalisables pour rassurer des fonds de capital-risque (les fameux VCs) qui n'ont, pour la plupart, jamais ouvert un manuel de thermodynamique. La triste réalité de ce siècle, c'est que la physique des plasmas ne se "disrupte" pas avec un PowerPoint léché, un beau storytelling et une levée de fonds dans la Silicon Valley. L'univers se fout éperdument de votre burn rate ou de votre charisme de CEO. La nature ne négocie pas avec ses propres lois. Conclusion : L'Everest Thermodynamique et le Droit d'Espérer La fusion nucléaire est, sans la moindre exagération, l'Everest de la science moderne. Le réacteur WEST vient de nous prouver, de façon éclatante, que nous savons forger de meilleurs crampons — en tungstène — pour affronter la glace absolue et le feu stellaire. Mais planter un piton solide à l'approche du camp de base ne signifie pas que l'on a atteint le sommet, ni que la voie est balisée pour les touristes. Et pourtant, ne vous y trompez pas. Si je sors le scalpel aujourd'hui, ce n'est pas par cynisme. Derrière le curiosepticosapioiste intransigeant qui décortique les annonces, il y a un idéaliste absolu. J'ai un respect viscéral pour cette quête. Réussir la fusion nucléaire, c'est dompter la mécanique même de l'univers. C'est l'ultime solution énergétique de notre civilisation, celle qui nous affranchira de la rareté et des déchets géologiques. J'y crois profondément, et je veux voir ce jour arriver. Mais c'est précisément parce que ce but est grandiose qu'il exige une rigueur implacable. Refuser de regarder les obstacles en face — la complexité de l'usine à Tritium, les bilans énergétiques réels, l'usure des matériaux — sous prétexte que "ça fait rêver", ce n'est pas de l'optimisme. C'est insulter la science. C'est mépriser le travail des milliers de physiciens et d'ingénieurs qui affrontent ces murs de la réalité depuis un demi-siècle. On ne dompte pas une étoile avec des vœux pieux et des campagnes de relations publiques. On la dompte avec de l'ingénierie, du temps, et une humilité totale face aux lois fondamentales de la nature. Franky Résumé « La fusion n'est pas un miracle emballé sous vide prêt à être livré par Amazon. Le record du réacteur WEST (22 minutes) est une avancée technologique phénoménale pour valider la résistance du tungstène face à un plasma de 50 millions de degrés. Mais ce succès de laboratoire ne doit pas masquer le gouffre qui nous sépare encore d'une électricité commerciale. Entre le cauchemar de la production du carburant (Tritium) et l'escroquerie intellectuelle de certaines start-ups qui confondent la chaleur de leur expérience avec le bilan électrique global de leur usine, la route est encore longue. Nous sommes en train de construire la machine la plus complexe de l'histoire humaine, et l'univers ne nous fera aucun cadeau sur les plans. » La fusion nucléaire est l'énergie de demain. Le seul problème, c'est que la thermodynamique a un calendrier que Wall Street ne sait pas lire. Bisous énergétique
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@Axel_Tech4 Bonjour, Si vous n’avez pas de compte Instagram et Messenger, vous pouvez nous contacter via notre application MySosh. Merci.
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les offres des FAI seulement pour les nouvelles souscriptions et pas pour les abonnes de très longue date ça devrait être interdit hein @Sosh_fr
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@dqmnttt Bonjour, Navré de la situation rencontrée. Notre messagerie X évolue : nos conseillers seront disponibles pour vous aider dès demain sur Messenger m.me/Sosh ou Instagram ig.me/m/Sosh_Fr, Merci.
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Dans 8 jours, elle sera chez l'un d'entre vous 👀 Tu la veux ? Follow + RT Commente #LightningBreakLimit (Ps : 500 likes et je l'ouvre)
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Après avoir lu ce tweet de Rima Hassan, j’ai eu un blan…
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Gagne ton PC Gamer de rêve d'une valeur de 4500€ : la #DreamMachine ! C'est TOI qui choisis ses composants ! Après le boitier (Corsair Frame 4500X), on enchaine avec le Processeur ! Deux choix : ➡ AMD Ryzen 7 9850X3D ➡ Intel Ultra 9 285K Dis-moi en commentaire celui que tu préfères ! Tu as jusqu'au 04/02 pour voter !
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Mes voisins ont visiblement pris une chatte pour Noël. Dans quelques jours elle sera abandonnée, comme les trois précédentes 🫠 Bref, elle a fichu en l'air mes vitres car elle n'arrête pas de gratter pour entrer. Je connais la rengaine, elle va vivre par intermittence chez moi. J'ai déjà un Cacao et eu une Moka. Je donne toujours des noms de nourriture aux chats. Avez-vous une idée ? Idéalement féminin.
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