


Christophe Carignano
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@carignano
Directeur des rédactions du pôle automobile du groupe @InfoproDigital. @AutoInfos @DecisionAtelier @ae_magazine et @fmmclub Rugby @staderochelais évidemment




Dans les coulisses d’un essai auto 🚘 Episode 5 1/3 ( THREAD ) ⬇️ BYD Seal 6 DM-i 🇨🇳 « Feydeau et Courtenile roulent chinois ». Pourquoi aller à Munich et vivre la bousculade du salon automobile, pour savoir que BYD c’est du lourd, du très lourd ? Du Chinois body buildé promis à devenir très vite le premier constructeur au monde. Sixième en 2024 (4,3 millions de voitures produites), mais avec déjà la 3e capitalisation boursière derrière Toyota et le groupe Mercedes-Benz. L’heure de la conquête internationale a sonné puisque les ventes jusque là se faisaient essentiellement en Chine (95%). Les mers vont très vite se charger de super navire-rouliers aux couleurs de la griffe chinoise, venant laisser échapper de leurs entrailles des milliers de petites fourmis électriques, voire hybridées pour quelques unes. Ainsi va le monde. Chez BYD pour dépasser cette image d’un géant chinois colonisateur, le développement en France passait, entre autres, par une refonte de la stratégie de communication. Nous voilà ainsi désormais, nous essayeurs professionnels, accueillis par un ancien de chez Volkswagen et une ex-Renault à l’heure d’essayer une nouveauté maison la Seal 6 DM-i. Avec pour ces pros de la com’ cette maxime : « Small is beautiful ». Un combat à mener pour convaincre la Chine de cette approche. Chez BYD l’ami Mickael (ex-VW) a parfaitement saisi l’esprit des médias automobiles français. La puissance n’est rien sans la finesse. Inutile donc de débarquer autour d’un raout prétentieux et pesant pour présenter la nouvelle Seal 6 DM-i, une auto dotée d’une motorisation dite PHEV (association thermique et électrique rechargeable) avec son offre technologique intrigante. A chaque pays sa culture. Ce qui se fait à Santiago du Chili, à Seattle à Pékin ou à Singapour n’est pas forcément transposable. A chacun ses codes. Quelques constructeurs asiatiques s’escriment à enfiler les discours techniques d’ingénieurs venus de très loin, pour nous désosser un piston ou une chaine de distribution. Le tout dans une salle de congrès avec une armée de RP et de techniciens au garde à vous. BYD a donc laissé libre arbitre à Michael Martinez. Inutile de prendre un avion, un TGV. Rendez-vous avait été donné à une heure de route de Paris au Chateau de la Bûcherie. Un havre de verdure, de paix, de silence. Et une belle table qui plus est. Ah la côte de bœuf et la tarte aux fruits rouges… Là où même la 4G et la connexion téléphonique restent impossible. Seul hic au tableau. Mais au moins on a pu se parler, écouter la conf de presse sans se laisser distraire par la dernière vidéo d’une famille de canards traversant une autoroute à Séoul protégée par la police. Ou par un chat qui court près sa queue. Et franchement là, on a bien fait d’écouter. Non pas pour se centrer sur la BYD Seal 6 DM-i qui existe en berline et en Touring (traduisez break), mais pour évoquer la motorisation proposée. Ouf déjà, ce n’est pas une 100% électrique ! Le marché français rechigne à céder aux sirènes des voitures à fil. Enfin sauf quand le leasing social vient pervertir les lois du marché creusant un peu encore le déficit d’un Etat obsédé par les subventions, pour faire passer la pilule des normes et oukases pondues à Bruxelles.


















