
CASSIUS
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CASSIUS
@CassiusAnalyse
Je décrypte la théorie des jeux, la nature humaine et les dynamiques de pouvoir pour ceux qui refusent d'être une simple variable dans l'équation des autres.
















Dans la vie, je pense qu’il faut donner le pouvoir à ceux qui ne veulent pas. Généralement, ceux qui ne veulent pas, ce sont les builders. La majorité des gens que j’ai croisés dans ma vie qui aiment construire des choses n’aiment pas spécialement manager, n’aiment pas être le chef du groupe, n’aiment pas contrôler les autres. Généralement, paradoxalement, ça fait des très, très bons managers parce qu’ils sont orientés vers la création de valeur plutôt que vers le contrôle. En ce sens, quelqu’un qui, dans ma boîte, cherche à être le chef, généralement, il n’aura jamais la responsabilité. Parce que je sais que c’est quelqu’un qui va plutôt maximiser son potentiel politique dans la boîte que l’intérêt de la création de valeur. Il y a une figure historique qui incarne parfaitement ça : George Washington. Après avoir gagné la guerre, il aurait pu devenir roi. Beaucoup le lui demandaient. Il a rendu son épée et est rentré planter des choux. Quand on lui a collé la présidence des États-Unis sur les épaules, il a accepté avec la même joie qu’un homme qu’on mène à l’échafaud. Il n’avait pas le « presidential fever ». Il avait juste le sens du devoir. C’est exactement ce type de profil que je cherche. Les gens qui brûlent d’être le chef passent leur temps à lire les rapports de force, à construire des alliances, à se positionner, à neutraliser les rivaux. Leur énergie est orientée vers le contrôle du territoire. Les builders, eux, ont les yeux rivés sur le produit, sur le client, sur le problème à résoudre. Le pouvoir, pour eux, n’est qu’un outil gênant qu’on leur force dans les mains parce que personne d’autre ne peut le porter correctement. Et c’est pour ça qu’ils sont si dangereux… pour les politiciens de bureau. Ils ne jouent pas le jeu. Ils n’ont pas les codes. Ils n’ont même pas envie de les avoir. Ils construisent, et le reste suit. La vraie sélection, dans une organisation saine, ce n’est pas « qui a le plus d’ambition politique ». C’est « qui a le plus de répugnance naturelle à perdre son temps en politique interne ». Donne le pouvoir à ceux qui le fuient. Ils le porteront comme un fardeau nécessaire, pas comme un trophée. Et c’est exactement pour ça qu’ils le porteront mieux.






