Dominique Chargé

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Dominique Chargé

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@ChargeDom

Agriculteur en Loire-Atlantique Vice Président Terrena Président La Coopération Agricole Vice Président CPME aux affaires économiques

Loire-Atlantique, Pays de la L Katılım Temmuz 2014
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La Coopération Agricole
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#SemaineLCA2026 J-30 | Du 30 mai au 10 juin 2026, les #coopératives agricoles seront à l'honneur pour vous faire découvrir un modèle économique innovant, collectif et ancré dans les #territoires qui agit, chaque jour, partout en France, pour une #alimentationsaine et durable 🌿
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Dominique Chargé
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(1/2) Échanges réalistes et constructifs sur la balance commerciale de notre secteur avec @N_Forissier. Prêts à relever collectivement le défi de l’amélioration de nos positions à l’export.
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#60ansLCA | C'est en 2014 que la première grande campagne publicitaire sur le modèle coopératif, et ses entreprises, a été lancée 👀 ! Pour La Coopération Agricole, il est essentiel de faire connaitre le rôle des coopératives agricoles dans l'#alimentation des Français 🍽️
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La Coopération Agricole
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#Madia | "Seule la compétitivité de nos entreprises peut permettre d’absorber les surcoûts et les chocs économiques. C’est la meilleure protection pour le revenu des agriculteurs et le pouvoir d’achat des consommateurs" 🗣️ @ChargeDom sur @franceinfo, ce mercredi 15 avril !
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La Coopération Agricole
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#NegociationsCommerciales | Alors que la guerre au #MoyenOrient fait flamber les cours de l’#énergie et ravivent le spectre d’un nouveau choc pétrolier, les entreprises agricoles et agroalimentaires françaises voient leurs coûts de production fortement augmenter !
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #10/10] La thèse implicite : la loi n’a pas touché le cœur du système. On peut maintenant formuler ce que cette audition dit sans le dire explicitement. Dominique Chargé ne plaide pas pour le statu quo ante, ni pour une nouvelle loi. Il construit, par accumulation de faits précis et de raisonnements convergents, une thèse d'architecture : les lois EGalim ont été conçues comme des instruments de rééquilibrage à l'intérieur d'un rapport de forces commercial, sans toucher à la structure du rapport de forces lui-même. C'était, structurellement, insuffisant — même si l'on ne peut exclure que sans ces lois, la situation aurait été pire encore. Le rapport de forces est déterminé par trois réalités que la loi commerciale seule ne peut modifier : la concentration extrême de la distribution (4 centrales, 90 % du marché), la fragmentation maintenue de l'amont industriel (20 000 fournisseurs dont les capacités de regroupement restent contraintes), et l'absence de prise en compte systématique des coûts de transition dans les mécanismes de formation des prix. Tant que ces trois réalités persistent, toute mesure de protection partielle produira des effets partiels — et des effets de déplacement sur les segments non protégés. La coopération agricole, par sa nature même — entreprises non opéables, réserves indivisibles, obligation de collecte, investisseur de long terme en zone rurale —, est l'acteur qui cumule le plus directement les effets de cette inadéquation entre la logique de la loi et la logique du marché. Elle est aussi, paradoxalement, celle que les distributeurs commencent à regarder avec une inquiétude nouvelle, conscients que la déprise agricole française menace à terme leur propre approvisionnement. C'est peut-être cette inquiétude réciproque — le fournisseur dépendant du distributeur, le distributeur dépendant demain de la production française — qui constitue le levier de rééquilibrage le plus réaliste. Mais à la condition que la puissance publique accompagne cette prise de conscience d'une réflexion sur les conditions structurelles de la concurrence, et non d'une énième loi commerciale dont les effets risqueraient, une fois de plus, d'être absorbés et contournés par les acteurs qui en ont les moyens. videos.senat.fr/video.5720335_…
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Dominique Crepy
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[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #9/10] L'érosion silencieuse des fonds propres coopératifs. Florence Pradier dispose d'un instrument rare : un observatoire économique consolidé qui agrège les bilans de l'ensemble des coopératives agricoles françaises. La tendance qu'elle en tire est celle d'une érosion lente mais régulière des fonds propres depuis cinq ans. Ce n'est pas une crise soudaine, c'est une dégradation structurelle — d'autant plus préoccupante que les coopératives, par nature non opéables et dont les réserves sont indivisibles, ne peuvent pas recapitaliser par appel au marché comme le ferait une société anonyme. La baisse de 37,54 % à 35,05 % du taux de fonds propres sur bilan reflète une consommation progressive de substance économique. Elle s'explique par une pluralité de facteurs — crises climatiques, inflation, contexte de taux — dont la pression commerciale aval n'est qu'une composante, fût-elle significative. Pour des entreprises dont la mission est transgénérationnelle, cette dynamique est particulièrement contraignante au moment précis où les besoins d'investissement de transition sont les plus élevés. "On a perdu, sur la moyenne coopérative, à peu près 2 points. On était à 37,54 et on est aujourd'hui à 35,05 en taux de fonds propres sur bilan. On est donc sur une baisse des fonds propres, une consommation des fonds propres des coopératives." Ce chiffre agrégé masque des disparités importantes entre coopératives selon leur taille, leur filière et leur territoire. Mais en tant que tendance centrale, il indique que les coopératives agricoles françaises entrent dans la décennie de transformation dans un état financier fragilisé. Le paradoxe est que ce sont précisément ces entreprises qui, par leur mission de collecte obligatoire et leur ancrage territorial, absorbent les crises que le marché ne peut pas traiter seul — au prix, donc, de leur propre substance.
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #8/10] Le SRP+10 : le ruissellement n’a pas eu lieu. L'un des moments les plus révélateurs de l'audition est celui où Dominique Chargé décrit le seuil de revente à perte relevé de 10 % (SRP+10) : un outil dont il reconnaît l'échec à atteindre ses objectifs initiaux, mais dont il refuse la suppression parce que les effets probables de sa disparition seraient, selon lui, pires que le maintien d'un mécanisme défaillant. C'est la définition même du piège institutionnel — un dispositif que l'on ne peut ni abandonner ni réformer sans risque. L'idée initiale était d'imposer aux distributeurs un plancher de marge sur les produits de grande consommation, de façon à réduire leur besoin de compenser en prélevant davantage sur les marges fournisseurs. Le ruissellement escompté vers l'amont ne s'est pas produit dans les proportions attendues — du moins selon les remontées coopératives, d'autres facteurs ayant pu jouer simultanément. Mais désormais, supprimer ce plancher exposerait selon Dominique Chargé les coopératives à une nouvelle vague de dévalorisation sur leurs produits, les distributeurs étant devenus structurellement dépendants du mécanisme pour financer leurs produits d'appel. "Le ruissellement n'a pas eu lieu, en tout cas dans la version qui nous avait été présentée et que j'avais comprise." "Je crains que si on le supprimait, ça n'entraîne une augmentation des besoins de marge sur les produits qui sont ceux de nos coopératives, pour pouvoir appliquer des taux de marge à zéro sur ce qu'on appelle les grands produits d'appel." Cette mécanique de verrouillage — un outil inefficace mais dont le retrait aggraverait probablement la situation — illustre la difficulté de réformer par la loi commerciale un rapport de forces structurel. Elle suggère également que l'évaluation des politiques publiques en matière de régulation commerciale ne peut se faire qu'à horizon long, en intégrant les effets d'adaptation des acteurs dominants.
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #7/10] 20% par client : la dépendance de fait. La question de la dépendance économique est juridiquement sensible. La caractériser revient à ouvrir la voie à des recours au titre de l'abus de dépendance économique, notion reconnue en droit français mais dont la qualification exige l'analyse complète de plusieurs critères — existence d'alternatives crédibles, substituabilité, structure du portefeuille client, puissance de négociation respective. Dominique Chargé, accompagné d'une juriste spécialisée en relations commerciales, avance avec la précision d'un praticien conscient de ces limites : il ne qualifie pas juridiquement, mais il quantifie et il confirme une réalité économique. Le seuil de 20 % du chiffre d'affaires réalisé avec un seul acteur de distribution, répété pour chacune des quatre centrales, décrit une situation de concentration client dont les effets sur la capacité de négociation sont réels, même s'ils ne suffisent pas, seuls, à fonder une qualification juridique de dépendance. L'observation reste descriptive — et c'est précisément ce qui la rend robuste. Antoinette Guhl, rapporteure, note d'ailleurs que cette formulation prudente est plus utile au travail législatif qu'une qualification prématurée. "Ça veut dire globalement que vous avez une moyenne de 20 % de votre chiffre d'affaires à la grande distribution avec chacun de ses acteurs. Oui, c'est une situation de dépendance importante." La retenue de Dominique Chargé sur ce point est elle-même significative : il ne demande pas de qualification légale, il ne réclame pas de sanctions. Il documente un état de fait et laisse au législateur et au juge le soin d'en tirer les conséquences. Cette sobriété, dans un contexte où la tentation de l'invective est forte, renforce la crédibilité du propos.
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