Dominique Chargé

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Dominique Chargé

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@ChargeDom

Agriculteur en Loire-Atlantique Vice Président Terrena Président La Coopération Agricole Vice Président CPME aux affaires économiques

Loire-Atlantique, Pays de la L Katılım Temmuz 2014
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La Coopération Agricole
La Coopération Agricole@lacoopagricole·
#NegociationsCommerciales | Alors que la guerre au #MoyenOrient fait flamber les cours de l’#énergie et ravivent le spectre d’un nouveau choc pétrolier, les entreprises agricoles et agroalimentaires françaises voient leurs coûts de production fortement augmenter !
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Dominique Crepy
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[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #10/10] La thèse implicite : la loi n’a pas touché le cœur du système. On peut maintenant formuler ce que cette audition dit sans le dire explicitement. Dominique Chargé ne plaide pas pour le statu quo ante, ni pour une nouvelle loi. Il construit, par accumulation de faits précis et de raisonnements convergents, une thèse d'architecture : les lois EGalim ont été conçues comme des instruments de rééquilibrage à l'intérieur d'un rapport de forces commercial, sans toucher à la structure du rapport de forces lui-même. C'était, structurellement, insuffisant — même si l'on ne peut exclure que sans ces lois, la situation aurait été pire encore. Le rapport de forces est déterminé par trois réalités que la loi commerciale seule ne peut modifier : la concentration extrême de la distribution (4 centrales, 90 % du marché), la fragmentation maintenue de l'amont industriel (20 000 fournisseurs dont les capacités de regroupement restent contraintes), et l'absence de prise en compte systématique des coûts de transition dans les mécanismes de formation des prix. Tant que ces trois réalités persistent, toute mesure de protection partielle produira des effets partiels — et des effets de déplacement sur les segments non protégés. La coopération agricole, par sa nature même — entreprises non opéables, réserves indivisibles, obligation de collecte, investisseur de long terme en zone rurale —, est l'acteur qui cumule le plus directement les effets de cette inadéquation entre la logique de la loi et la logique du marché. Elle est aussi, paradoxalement, celle que les distributeurs commencent à regarder avec une inquiétude nouvelle, conscients que la déprise agricole française menace à terme leur propre approvisionnement. C'est peut-être cette inquiétude réciproque — le fournisseur dépendant du distributeur, le distributeur dépendant demain de la production française — qui constitue le levier de rééquilibrage le plus réaliste. Mais à la condition que la puissance publique accompagne cette prise de conscience d'une réflexion sur les conditions structurelles de la concurrence, et non d'une énième loi commerciale dont les effets risqueraient, une fois de plus, d'être absorbés et contournés par les acteurs qui en ont les moyens. videos.senat.fr/video.5720335_…
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Dominique Crepy
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[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #9/10] L'érosion silencieuse des fonds propres coopératifs. Florence Pradier dispose d'un instrument rare : un observatoire économique consolidé qui agrège les bilans de l'ensemble des coopératives agricoles françaises. La tendance qu'elle en tire est celle d'une érosion lente mais régulière des fonds propres depuis cinq ans. Ce n'est pas une crise soudaine, c'est une dégradation structurelle — d'autant plus préoccupante que les coopératives, par nature non opéables et dont les réserves sont indivisibles, ne peuvent pas recapitaliser par appel au marché comme le ferait une société anonyme. La baisse de 37,54 % à 35,05 % du taux de fonds propres sur bilan reflète une consommation progressive de substance économique. Elle s'explique par une pluralité de facteurs — crises climatiques, inflation, contexte de taux — dont la pression commerciale aval n'est qu'une composante, fût-elle significative. Pour des entreprises dont la mission est transgénérationnelle, cette dynamique est particulièrement contraignante au moment précis où les besoins d'investissement de transition sont les plus élevés. "On a perdu, sur la moyenne coopérative, à peu près 2 points. On était à 37,54 et on est aujourd'hui à 35,05 en taux de fonds propres sur bilan. On est donc sur une baisse des fonds propres, une consommation des fonds propres des coopératives." Ce chiffre agrégé masque des disparités importantes entre coopératives selon leur taille, leur filière et leur territoire. Mais en tant que tendance centrale, il indique que les coopératives agricoles françaises entrent dans la décennie de transformation dans un état financier fragilisé. Le paradoxe est que ce sont précisément ces entreprises qui, par leur mission de collecte obligatoire et leur ancrage territorial, absorbent les crises que le marché ne peut pas traiter seul — au prix, donc, de leur propre substance.
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #8/10] Le SRP+10 : le ruissellement n’a pas eu lieu. L'un des moments les plus révélateurs de l'audition est celui où Dominique Chargé décrit le seuil de revente à perte relevé de 10 % (SRP+10) : un outil dont il reconnaît l'échec à atteindre ses objectifs initiaux, mais dont il refuse la suppression parce que les effets probables de sa disparition seraient, selon lui, pires que le maintien d'un mécanisme défaillant. C'est la définition même du piège institutionnel — un dispositif que l'on ne peut ni abandonner ni réformer sans risque. L'idée initiale était d'imposer aux distributeurs un plancher de marge sur les produits de grande consommation, de façon à réduire leur besoin de compenser en prélevant davantage sur les marges fournisseurs. Le ruissellement escompté vers l'amont ne s'est pas produit dans les proportions attendues — du moins selon les remontées coopératives, d'autres facteurs ayant pu jouer simultanément. Mais désormais, supprimer ce plancher exposerait selon Dominique Chargé les coopératives à une nouvelle vague de dévalorisation sur leurs produits, les distributeurs étant devenus structurellement dépendants du mécanisme pour financer leurs produits d'appel. "Le ruissellement n'a pas eu lieu, en tout cas dans la version qui nous avait été présentée et que j'avais comprise." "Je crains que si on le supprimait, ça n'entraîne une augmentation des besoins de marge sur les produits qui sont ceux de nos coopératives, pour pouvoir appliquer des taux de marge à zéro sur ce qu'on appelle les grands produits d'appel." Cette mécanique de verrouillage — un outil inefficace mais dont le retrait aggraverait probablement la situation — illustre la difficulté de réformer par la loi commerciale un rapport de forces structurel. Elle suggère également que l'évaluation des politiques publiques en matière de régulation commerciale ne peut se faire qu'à horizon long, en intégrant les effets d'adaptation des acteurs dominants.
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Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #7/10] 20% par client : la dépendance de fait. La question de la dépendance économique est juridiquement sensible. La caractériser revient à ouvrir la voie à des recours au titre de l'abus de dépendance économique, notion reconnue en droit français mais dont la qualification exige l'analyse complète de plusieurs critères — existence d'alternatives crédibles, substituabilité, structure du portefeuille client, puissance de négociation respective. Dominique Chargé, accompagné d'une juriste spécialisée en relations commerciales, avance avec la précision d'un praticien conscient de ces limites : il ne qualifie pas juridiquement, mais il quantifie et il confirme une réalité économique. Le seuil de 20 % du chiffre d'affaires réalisé avec un seul acteur de distribution, répété pour chacune des quatre centrales, décrit une situation de concentration client dont les effets sur la capacité de négociation sont réels, même s'ils ne suffisent pas, seuls, à fonder une qualification juridique de dépendance. L'observation reste descriptive — et c'est précisément ce qui la rend robuste. Antoinette Guhl, rapporteure, note d'ailleurs que cette formulation prudente est plus utile au travail législatif qu'une qualification prématurée. "Ça veut dire globalement que vous avez une moyenne de 20 % de votre chiffre d'affaires à la grande distribution avec chacun de ses acteurs. Oui, c'est une situation de dépendance importante." La retenue de Dominique Chargé sur ce point est elle-même significative : il ne demande pas de qualification légale, il ne réclame pas de sanctions. Il documente un état de fait et laisse au législateur et au juge le soin d'en tirer les conséquences. Cette sobriété, dans un contexte où la tentation de l'invective est forte, renforce la crédibilité du propos.
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Dominique Crepy
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[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #6/10] L'outil industriel en sursis : la grande distribution contre la France qui produit ? Derrière les débats sur la MPA et la MPI se cache une réalité industrielle que l'audition met en lumière sans en faire son point central, mais qui en constitue peut-être l'enjeu le plus grave à long terme. Le parc industriel des coopératives agricoles françaises vieillit. La compression des marges sur la MPI, conjuguée à d'autres facteurs — inflation, coût du capital, diversité des filières, arbitrages de gouvernance propres à chaque structure — a différé les investissements de renouvellement. Le résultat déclaré est un appareil de transformation dont l'âge moyen atteindrait aujourd'hui 23 ans selon les données avancées en audition par Dominique Chargé. Ce chiffre, livré sans emphase dans le cours d'une réponse sur la MPI, est d'une portée considérable pour qui réfléchit à la souveraineté alimentaire française. Un outil industriel qui ne se renouvelle pas est un outil qui se dégrade. La dépendance accrue à l'importation de produits transformés, que l'on observe dans plusieurs filières, s'inscrit dans un contexte où l'investissement de transformation en France peine à suivre les besoins. "Notre appareil de production ou de transformation vieillit. On a en moyenne aujourd'hui un outil industriel qui a 23 ans de moyenne d'âge, ce qui est très élevé, et dans lequel nous avons beaucoup d'investissements à faire, ne serait-ce que des investissements liés au maintien de l'outil." La coopération agricole prévoit 10 milliards d'euros d'investissements sur les trois prochaines années, chiffre significatif en valeur absolue mais que Dominique Chargé lui-même présente comme insuffisant au regard des besoins cumulés de modernisation, de décarbonation et d'adaptation à la transition énergétique. L'écart entre les besoins et les capacités d'investissement est ici nommé comme une menace sur la souveraineté alimentaire industrielle du pays — diagnostic que les chiffres de la balance commerciale agroalimentaire commencent à étayer indépendamment.
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Dominique Crepy
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[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #5/10] Quand le distributeur choisit ses gagnants en rayon : pratique signalée, mécanismes non publics. Parmi les pratiques commerciales de la grande distribution, la péréquation inter-catégories est relativement connue : on compense des marges faibles sur les produits d'appel par des marges élevées ailleurs. Ce que Dominique Chargé décrit ici est différent et moins documenté : une possible modulation des taux de marge à l'intérieur d'une même catégorie de produit, entre concurrents directs. Autrement dit, la distribution ne gérerait pas seulement ses marges globalement, elle pourrait également arbitrer, au niveau du linéaire, entre les fournisseurs d'une même catégorie — avec des conséquences directes sur le positionnement compétitif de chacun. Les mécanismes précis ne sont pas publics, et les écarts de taux de marge entre fournisseurs d'une même catégorie peuvent refléter des différences légitimes de coûts logistiques, de volumes, de services promotionnels ou de conditions contractuelles. Ce que Dominique Chargé signale, c'est la perception par les producteurs d'une opacité dans ces arbitrages, et l'impossibilité pratique d'en contester les effets. "Ce qui me perturbe, c'est la capacité qu'on a, à l'heure actuelle, de faire de la péréquation de marge entre les différentes catégories de produits, mais aussi à l'intérieur d'une catégorie entre les différents acteurs. C'est-à-dire que le taux de marge appliqué entre deux acteurs concurrents peut être différent pour des raisons qui sont peut-être objectivables, mais en tout cas qui peuvent questionner." L'exemple des tomates est présenté par Dominique Chargé comme illustratif d'un mécanisme possible, non comme démonstration d'une pratique établie : un écart de prix producteur de 10 centimes entre tomates françaises et tomates marocaines se retrouverait amplifié à un euro en rayon. Plusieurs facteurs peuvent expliquer un tel écart — différences de packaging, de saisonnalité, de promotion — mais l'ordre de grandeur interroge. "C'est ce qui s'est passé avec les tomates françaises et les tomates marocaines : les tomates françaises conditionnées pour répondre à ce produit de tomate cerise marocain, vendues 10 centimes de plus au départ, se retrouvent en vente un euro plus cher en rayon. Alors que le prix de vente producteur est de juste 10 centimes de plus." Cette pratique, si elle devait être confirmée à plus grande échelle, constituerait un instrument puissant de politique d'assortiment entre les mains de la distribution. Elle pose des questions qui dépassent EGalim et touchent à la transparence des conditions tarifaires aval.
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #4/10] Quatre centrales et un royaume de dépendance. C'est sans doute le moment le plus politique — au sens noble — de l'audition. Dominique Chargé ne se contente pas de décrire des comportements ; il identifie ce qu'il perçoit comme leur substrat institutionnel. Le droit de la concurrence, tel qu'il est appliqué en France et en Europe, produirait de facto une asymétrie entre aval et amont de la chaîne alimentaire : en pratique, la concentration dans la distribution a progressé au cours des dernières décennies dans des proportions que la concentration du côté des fournisseurs et des transformateurs n'a pas suivies, qu'il s'agisse de contraintes réglementaires, d'histoire des filières ou de structures de gouvernance. Le résultat, quelle qu'en soit la cause exacte, est une asymétrie de puissance qui rend difficile tout rééquilibrage par la seule loi commerciale. L'observation ne porte pas sur une intention normative du droit de la concurrence, mais sur un effet de structure observable : la table de négociation n'est pas symétrique, et la loi commerciale s'applique sur un terrain qui ne l'est pas davantage. "Le fait qu'on favorise aujourd'hui, avec le seul souci d'avoir le prix le plus bas pour le consommateur, la concentration dans la distribution, et qu'on freine plutôt aujourd'hui la concentration dans le secteur de la production et de l'industrie agroalimentaire française, ça joue vraiment contre notre capacité à pouvoir maintenir certaines filières." "Nous sommes donc face à une concentration de la grande distribution dans laquelle nous avons aujourd'hui 4 centrales d'achat, 4 négociateurs qui concentrent 90 % des parts de marché de la grande distribution, alors que nous avons un amont, c'est-à-dire un nombre de fournisseurs à plus de 20 000, qui sont aujourd'hui fragmentés et dont on freine la possibilité de pouvoir se concentrer." Cette description — 4 contre 20 000, avec des capacités de concentration très inégales — est d'une efficacité rhétorique redoutable parce qu'elle repose sur des faits de structure. Elle pointe vers une réflexion sur les conditions de concurrence elles-mêmes, horizon autrement plus difficile à atteindre que l'ajustement des seuils EGalim, mais sans doute autrement plus décisif si l'on cherche un rééquilibrage durable.
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Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #3/10] La sanctuarisation à l’épreuve du terrain : 60% – le chiffre qui fissure le récit officiel. Au-delà des témoignages individuels, Florence Pradier apporte un chiffre issu d'une enquête déclarative conduite en pleine campagne de négociation, du 2 au 13 février 2026, auprès des membres de la fédération. Ce n'est pas une estimation rétrospective ni une projection : c'est une remontée en temps réel, pendant la période de négociation, avec ce que cela implique en termes de contexte et de perception. La donnée a une force politique et un intérêt de signal ; elle n'a pas la portée d'une expertise indépendante. Elle n'en est pas moins significative. La sanctuarisation de la matière première agricole, principe cardinal des lois EGalim, apparaît selon ces remontées très largement mise en cause dans sa mise en œuvre effective. "On a, dans l'enquête du 2 au 13 février dernier, 60 % des coopératives agricoles qui nous ont répondu que la sanctuarisation de la matière première n'avait pas été appliquée, ce qui est une valeur, je dirais, inquiétante." "Quelle que soit l'option, en fait, on a l'impression que ce n'est pas un vrai sujet, le sujet de l'option, puisque la négociation est extrêmement dure et reste extrêmement dure dans les box." L'écart entre le droit écrit et la pratique commerciale telle que la perçoivent les acteurs de terrain est ici quantifié, ce qui est rare et utile pour le législateur — à condition d'en lire correctement le statut. @ac_loisier , présidente de la commission, et @antoinetteguhl , rapporteure, notent d'ailleurs que ce type de donnée déclarative, produite en cours de négociation, constitue précisément le matériau le plus difficile à obtenir par d'autres voies. Le point sur les options de présentation (option 1, 2 ou 3) mérite d'être retenu : la distribution contesterait systématiquement les éléments factuels présentés à l'appui de la MPA, quelle que soit la méthode retenue. Le débat réglementaire sur les options, qui occupe une large place dans les discussions techniques, apparaît ici secondaire face à une contestation plus fondamentale du principe même de sanctuarisation.
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #2/10] Protéger la MPA pour mieux pressurer la MPI. L'apport le plus fort de cette audition n'est pas une critique d'EGalim en bloc, mais une critique de ses effets de bord. En clair, la sanctuarisation de la matière première agricole (MPA), en blindant un segment de la chaîne de valeur, a pu contribuer à concentrer la pression commerciale sur un autre — la matière première industrielle (MPI), c'est-à-dire les coûts de transformation, d'énergie, de logistique, d'emballage. Dans une négociation globale, dès lors qu'un poste devient non négociable, la discussion tend à se réajuster mécaniquement sur les postes qui restent accessibles. La loi a créé un plancher sur la MPA ; elle n'a pas modifié le niveau d'exigence global de marge dans la chaîne. Pour les coopératives intégrées verticalement, dont la rémunération de l'associé coopérateur dépend de l'ensemble du résultat, cette dynamique a pu se traduire par une pression accrue sur l'appareil industriel — parmi d'autres facteurs, au premier rang desquels l'inflation énergétique et la volatilité des marchés agricoles. "La matière première EGalim est une branche à laquelle la matière première agricole s'est rattrapée dans sa chute, mais que nous n'avons pas réussi à retenir la matière première industrielle. Ça a peut-être même fait chuter la matière première industrielle, de ce que nous nous entendons ici depuis le début." "Cette situation a mis une pression énorme sur ce qu'on appelle aujourd'hui la matière première industrielle, c'est-à-dire les coûts industriels." Cette mécanique de déplacement suggère que toute protection partielle, dans un système où le rapport de forces global reste inchangé, risque de déplacer la contrainte davantage que de la réduire.
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Dominique Crepy
Dominique Crepy@DomC_Twitt·
[La Coopération Agricole @lacoopagricole @ChargeDom au Sénat #1/10] Une régulation qui contourne le cœur du problème. Les commissions d'enquête sénatoriales sur les négociations commerciales ont souvent produit des auditions convergentes : fournisseurs dénonçant la pression des centrales, distributeurs minimisant les pratiques, parlementaires renvoyant à la loi. L'audition de la Coopération agricole sort partiellement de ce registre attendu. Non par les protestations qu'elle exprime — elles sont réelles et documentées — mais par la cohérence analytique que Dominique Chargé, président de la fédération, parvient à imposer à son propos. Agriculteur, dirigeant coopératif, vice-président de Terrena, il ne parle pas depuis l'extérieur du système mais depuis son cœur productif. Florence Pradier, directrice générale, apporte la rigueur des données de l'observatoire économique coopératif, donnant à l'ensemble une assise chiffrée inhabituelle dans ce type d'exercice. Ce qui se dégage de cette audition n'est pas un catalogue de doléances mais une thèse de fond : les lois EGalim ont redessiné le terrain sans modifier le rapport de forces. La protection d'un segment de la chaîne de valeur, sans réforme des conditions de concurrence qui gouvernent l'ensemble, ne produit que des déplacements de pression — vers d'autres postes, vers d'autres acteurs, vers l'avenir. Ces déplacements s'inscrivent dans un contexte de crises multiples — énergétique, climatique, sanitaire — qui en amplifient les effets sans en être la cause unique. videos.senat.fr/video.5720335_…
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Donner du sens : retour sur l’édition 2026 de Cultivons les Échanges Durant 5 jours, en direct du Salon International de l’Agriculture, InVivo et tous ses métiers ont animé plus de 35 plateaux TV réunissant agriculteurs, coopératives, experts et partenaires autour d’un objectif commun : comprendre, expliquer et faire avancer l’agriculture de demain. Une nouvelle fois, #CultivonsLesÉchanges a été un formidable espace de dialogue et de partage. Tout au long de la semaine, nous avons pu assister à des moments forts, et notamment : - La signature d’un partenariat entre @TotalEnergiesFR et InVivo pour développer des solutions énergétiques et agronomiques - Un échange passionnant entre @ChargeDom et Jérôme Calleau sur l’évolution des coopératives et leur place dans les transitions en cours. - La signature d’un partenariat entre Soufflet Malt et @Heineken pour accélérer la transition vers l’agriculture régénérative - La présentation de travaux stratégiques : l’étude Résilience 2050, les usages de l’IA, les filières responsables, la souveraineté des semences et des engrais… - Des temps pédagogiques sur : la zéolite, la méthanisation, la biodiversité, l’agriculture régénératrice, la décarbonation, les nouveaux modèles alimentaires. - Et bien sûr… les cartes blanches d’ @agrikol, pour aborder l’agriculture avec humour et authenticité ! Filières, climat, souveraineté, innovation, numérique, sobriété, transition alimentaire, modèles coopératifs… Tous les sujets ont été traités avec transparence, rigueur et sans dogmatisme car ceux qui nous nourrissent méritent un espace pour débattre sereinement. Un immense merci à toutes les équipes du groupe NGPA qui ont assuré chaque jour le direct et le replay des émissions, à nos intervenants et partenaires, aux journalistes, aux équipes d’InVivo et de tous ses métiers ainsi qu’au public sur place et en ligne. Ensemble, nous avons construit une semaine riche. Rendez-vous en 2027… #CultivonsLesÉchanges #SIA2026 #Agriculture #Coopération
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#SIA2026LCA 𝘑𝑜𝘶𝑟 8 & 9 🪶 | Hier, le #SIA2026 a fermé ses portes. C'est l'heure du bilan en chiffres : ➡️ 95 rendez-vous politiques ➡️ 37 interviews ➡️ 10émissions médias ➡️ 19 influenceurs agricoles ➡️ 105 évènements ➡️ 98 dégustations Merci à tous pour votre engagement 🙏
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📢@chargedom : "Ce passage en force est extrêmement préoccupant pour la santé et la crédibilité démocratique de nos institutions européennes" Retrouvez notre communiqué de presse👇dénonçant un passage en force de la Commission 🇪🇺 pour imposer l'accord avec le #MERCOSUR
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#CommuniqueDePresse | 👉 lacooperationagricole.coop/ressources/acc… La décision de la Présidente de la Commission européenne, @vonderleyen, d’engager l’application provisoire de l’accord UE-#Mercosur constitue un passage en force inacceptable.

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