
Créer un "Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas" serait fracturer un peu plus l’universalisme républicain dont le Président de la République devrait être le garant. Segmenter la France en groupes d’origine comme le propose Emmanuel Macron, c’est importer le communautarisme au sommet de l’État. Or, on ne combat pas la fragmentation en l’institutionnalisant. La République française n’a pas à fédérer des diasporas, mais à unir des citoyens. Voilà un "machin" de plus au service d’une idéologie multiculturaliste et identitaire, qui substitue l’assignation et la représentation communautaire à la citoyenneté et à l'impératif de cohésion nationale. Enfin, ce dispositif soulève de graves questions : comment seront choisis ses "représentants" ? Quelle sera la "bonne couleur de peau" pour en être ? Nos compatriotes ultramarins doivent-ils accepter d'être réduits à une "diversité" à représenter ? Et par quelle contradiction l'État s'autorise-t-il à constituer une instance fondée sur l'origine ethnique quand la loi interdit d'établir la moindre statistique sur ce fondement ? Emmanuel Macron avait déclaré - l’énormité - qu’ « il n’y a pas de culture française mais des cultures en France. » Il estime donc qu’il n’y pas non plus de peuple français mais des populations. Il est finalement cohérent dans sa volonté de « déconstruire notre pays ». Le travail sera immense pour rétablir la cohésion de notre nation. #OnLeFera À lire aussi dans @LePoint le remarquable papier de @KhanNRachel : « Lettre ouverte au président de la République, de la part d’une Française » lepoint.fr/societe/lettre…



















