Eddy Casterman@EddyCasterman
❗️Malgré notre mobilisation, la commission des affaires sociales vient d’adopter la création d’un délit d’entrave à l’euthanasie…
Chaque mot de cet article 17 de la loi sur la légalisation de l’euthanasie fait froid dans le dos. Il met une cible dans le dos de chaque soignant dont la vocation première, c’est de soulager la douleur de son patient plutôt que de lui supprimer la vie.
C’est un concentré orwellien de toutes les pires attaques contre nos libertés publiques à commencer par la liberté du soignant de convaincre le patient en fin de vie d’avoir recours aux soins palliatifs plutôt qu’à la mort.
Rien ne va dans cet article : sa rédaction n’est absolument pas conforme avec les impératifs de lisibilité de la loi pénale : on parle de « pression morale ou psychologique » de n’importe quel individu sur un patient en fin de vie ?
Mais quelle sera l’interprétation du juge sur ce que recoupe « une pression psychologique » ?
Avec cet article, pour éviter tout risque, les soignants seront incités à l’autocensure et à éviter les expressions les plus légitimes, de peur de finir devant les prétoires. C’est l’expression parfaite de la procédure bâillon qui menace la liberté d’expression des soignants.
Finir au tribunal pour avoir incité un patient à préférer la vie avec les soins palliatifs qu’à demander la mort avec l’euthanasie, voilà le sort que vous réservez à des milliers de professionnels de santé.
Certains parlent d’une loi de liberté, mais cet article 17 en fait une loi orwellienne qui demain, risque d’entraver le travail de prévention du suicide.